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><channel><title>Journal - Economie rebelle</title> <atom:link href="http://economierebelle.com/journal/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>https://economierebelle.com/journal/</link> <description>Mon argent, mon choix</description> <lastBuildDate>Wed, 27 Jul 2022 01:54:19 +0000</lastBuildDate> <language>fr-FR</language> <sy:updatePeriod> hourly </sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency> 1 </sy:updateFrequency> <generator>https://wordpress.org/?v=6.7.1</generator> <item><title>Talent vs chance : optimisme indéterminé</title><link>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-optimisme-indetermine/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=talent-vs-chance-optimisme-indetermine</link> <comments>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-optimisme-indetermine/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Sat, 23 Jul 2022 02:30:41 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[startup]]></category> <category><![CDATA[talent vs chance]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2146</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre de Peter Thier De Zéro à Un est passablement connu. Moins connu est le fait que ce livre doit son existence à un recueil de notes du cours de Peter Thiel à Stanford par Blake Masters. En fait, les notes du cours sont à maints égards plus riches que le livre. Vous&#8230; <a
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class="screen-reader-text">Talent vs chance : optimisme indéterminé</span></a></p><p>The post <a
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href="https://economierebelle.com/livre-de-zero-a-un-de-peter-thiel/">De Zéro à Un</a></em> est passablement connu. Moins connu est le fait que ce livre doit son existence à un recueil de notes du cours de Peter Thiel à Stanford par Blake Masters.</p><p>En fait, les notes du cours sont à maints égards plus riches que le livre.</p><p>Vous ne serez pas surpris d’apprendre que le chapitre qui traite de la chance est le chapitre 13, intitulé «&nbsp;Vous n’êtes pas un ticket de loterie&nbsp;».</p><p>Il s’agit de l’antithèse de l’idée selon laquelle le rôle du hasard est prépondérant dans nos vies. Dixit Taleb, dixit Gladwell. Cette idée est tellement dans l’air du temps que nous sommes peut-être allés un peu trop loin.</p><p>Pour Peter Thiel, l’anticonformiste par excellence, le rôle du talent est ce qui est le plus important.</p><h2 class="wp-block-heading">Contre le hasard sauvage</h2><p>Il serait merveilleux de pouvoir rejouer la création de Facebook 1000 fois et voir combien de fois l’histoire se termine par un succès. S’il y a une seule fin heureuse, alors c’est la chance qui domine, mais si 1000 fois sur 1000 l’entreprise réussit alors c’est le talent.</p><p>Bien sûr, il est impossible de faire cette expérience.</p><p>Le premier argument en faveur du talent, selon Thiel, est l’existence de succès à répétition&nbsp;: Steve Jobs a créé Apple, mais aussi Pixar et Next Computer avant de revenir chez Apple. Jack Dorsey a créé Twitter et Square. Elon Musk a participé à Pay Pal avant de fonder SpaceX et Tesla. On pourra objecter à Peter Thiel que ces personnes ne repartent pas exactement de zéro&nbsp;: elles disposent d’un capital conséquent, d’un réseau d’ingénieurs et d’investisseurs et surtout d’une réputation qui les précède.</p><p>D’après Thiel, la perception actuelle du hasard est une anomalie. Au 19<sup>e</sup> siècle et jusqu’aux années 1960, la chance était vue comme une force à dompter et non comme une fatalité. Il existe plusieurs versions de la même idée&nbsp;:</p><blockquote
class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La chance d’avoir du talent ne suffit pas ; on doit avoir également le talent d’avoir de la chance.</p><cite>Hector Berlioz</cite></blockquote><blockquote
class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La chance naît de la rencontre de la préparation avec l&rsquo;opportunité.</p><cite>Sénèque</cite></blockquote><blockquote
class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Je crois dur comme fer dans la chance et je constate que plus je travaille et plus en j’ai.</p><cite>Thomas Jefferson</cite></blockquote><blockquote
class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La fortune sourit aux audacieux.</p><cite>Macchiavel</cite></blockquote><p>L’argument le plus intéressant de Thiel est que la perception erronée sur le rôle de la chance est entretenue par les entrepreneurs. Imaginons un instant que le fondateur d’une startup explique objectivement pourquoi sa réussite était prévisible et en quoi elle est principalement dû à son talent. Cet individu serait immédiatement cloué au pilori. L’idée que non seulement il existe d’importantes inégalités dans ce bas monde, mais qu’en plus certaines personnes sont capables de contrôler leurs chances est insupportable au commun des mortels.</p><h2 class="wp-block-heading">Un cadre pour penser la chance</h2><p>Une façon de réfléchir au rôle de la chance est d’examiner les attitudes face au futur.</p><p>Nous pouvons être optimistes ou pessimistes à propos du futur.</p><p>Nous pouvons, par ailleurs, imaginer le futur comme déterminé ou bien indéterminé. Dans une vision déterministe, le futur peut être connu et est contrôlable. Dans une vision non déterministe, le futur est impossible à prédire et incontrôlable.</p><p>Si l&rsquo;avenir est indéterminé, vous ne savez pas à l’avance ce qui va marcher. Vous avez intérêt à vous diversifier. Cela veut dire avoir un portefeuille d’actifs diversifié, cela veut dire avoir des expériences hétéroclites dans votre CV.</p><p>Au contraire, si le futur est déterminé, il est payant d’avoir de fortes convictions et de s’y investir complètement.</p><figure
class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td>&nbsp;</td><td><strong>Déterminé</strong></td><td><strong>Non déterminé</strong></td></tr><tr><td><strong>Optimiste</strong></td><td>USA années 50 et 60</td><td>USA après 1980</td></tr><tr><td><strong>Pessimiste</strong></td><td>Chine présent</td><td>Japon après 1990 <br>Europe présent</td></tr></tbody></table></figure><p>Par exemple, dans le tableau ci-dessus, les Chinois pensent que l’avenir sera plus sombre que le présent (pessimisme) et c’est d’ailleurs ce qui explique leur fort taux d’épargne. D’un autre côté, même si l’avenir n’est pas brillant, ils s’y préparent de façon ordonnée.</p><p>Dans un environnement indéterminé comme le nôtre, l’argent prend une importance disproportionnée. Comme on ne sait pas de quoi demain sera fait, l’optionnalité qu’offre l’argent est d’autant plus intéressante.</p><h2 class="wp-block-heading">Moment Gestalt</h2><p>Selon la philosophie de l’avenir&nbsp;qui domine, les secteurs de l’économie, les outils et les méthodes qui s’imposeront seront différents.</p><p>Peter Thiel donne ces exemples&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Dans un monde déterminé, le calcul différentiel domine. Dans un monde indéterminé, ce sont les statistiques.</li><li>Dans un monde déterminé, la technique est prépondérante. Dans un monde indéterminé, les processus sont plus importants.</li></ul><p>Son propos semble expliquer l’évolution du profil des dirigeants d’entreprise depuis trois quarts de siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, les dirigeants étaient surtout des ingénieurs. Depuis les dernières décennies, il s’agit de financiers et de vendeurs.</p><p>Dans un monde indéterminé, on ne sait pas ce qui va marcher, mais la distribution est essentielle de même que la performance financière.</p><p>L’approche de Peter Thiel consiste à dire&nbsp;: et si tout le monde se trompait, s’il existait des choses qui sont prévisibles et qu’on pouvait contrôler dans une large mesure les événements ?</p><p>Même si Peter Thiel ne développe pas ses conclusions, voici quelques implications. Dans un monde où la plupart des gens ne savent pas où ils vont, vous avez moins de concurrence si vous avez des convictions. Dans un monde où la plupart des gens ne savent pas où investir leur argent, vous avez accès à du capital bon marché pour votre projet. De nos jours, les gens poursuivent des idées stupides en bonne conscience tant qu’ils respectent les procédures… et rien ne vous oblige à les imiter.</p><h2 class="wp-block-heading">Politique</h2><p>Dans un monde indéterminé, les politiciens se tournent vers les sondages pour se positionner. Plus personne ne réfléchit sur l’avenir et comment le construire.</p><p>Thiel donne l’exemple de Mc Cain qui s’est basé sur les sondages pour choisir Sarah Palin comme colistière pour la présidence des États-Unis. En effet, les sondages indiquaient que Sarah Palin avait un taux d’approbation de 80% dans l’Alaska. Mais personne n’avait pris la peine d’essayer de comprendre d’où venait ce pourcentage élevé. En fait, l’Alaska offre des bonus à ses résidents grâce aux revenus du pétrole… Cela n’avait donc rien à voir avec les qualités intrinsèques de Sarah Palin. Mc Cain a réalisé son erreur par la suite.</p><p>A notre époque, l’épisode du virus de ces deux dernières années est sans doute du même ordre. Les décisions prises ne l’ont pas été sur des bases rationnelles mais sur des sondages dont les résultats étaient eux-mêmes influencés par l’hystérie médiatique.</p><p>Nos sociétés, à la suite des crises financières à répétition, paraissent évoluer vers davantage de pessimisme. Depuis le début des années 2000, on parle de plus en plus de déclassement, de déclinisme, de collapsologie. À force d’imaginer que le pire est inévitable, il risque bien d’arriver.</p><h2 class="wp-block-heading">Culture et startups</h2><p>La notion d’un futur indéterminé a des conséquences.</p><p>Par exemple, il n’y a plus vraiment de grands projets de travaux publics en Occident depuis des décennies. En effet, on n&rsquo;est plus si sûrs qu&rsquo;on trouvera l&rsquo;idée aussi bonne l&rsquo;année prochaine.</p><p>Le darwinisme va comme un gant à la vision indéterminée et optimiste. Tout y est question d’amélioration incrémentale, et peu importe que le résultat final ne soit pas optimal.</p><p>Dans le même ordre d’idée, les villes se développent de façon incrémentale sans plan d’ensemble. Los Angeles aurait pu être une ville magnifique si seulement elle avait été construite au début du 20<sup>e</sup> siècle. Au lieu de cela, la ville s’est développée selon le chemin de moindre résistance en s’étalant sur de grandes distances.</p><p>Comment s’étonner alors que l’entrepreneuriat ne soit pas non plus infecté par ces idées ? Le darwinisme fonctionne bien sur des millions d’itérations, pas sur le court laps de temps d’une startup. Les tests A/B pour établir les préférences des utilisateurs prend beaucoup plus de temps que de faire directement un design soigné qui va plaire aux consommateurs.</p><p>L’indétermination est surtout une excuse pour ne pas avoir de plan.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2146</post-id> </item> <item><title>Talent vs chance : la pratique délibérée</title><link>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-la-pratique-deliberee/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=talent-vs-chance-la-pratique-deliberee</link> <comments>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-la-pratique-deliberee/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Tue, 29 Mar 2022 02:16:47 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Eduquer]]></category> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[talent vs chance]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2016</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Dans leur étude, Giftedness and evidence for reproducibly superior performance: an account based on the expert performance framework, Ericsson, Roring et Kiruthiga se proposent de répondre à une question à la fois simple et importante qu’on pourrait résumer comme suit&#160;: Est-ce que n’importe qui en bonne santé peut s’entraîner pour grimper l’Everest ? En&#8230; <a
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href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;ved=2ahUKEwjCjqeR4-v2AhWVlIkEHcu-Bj0QFnoECAMQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.psychologytoday.com%2Ffiles%2Fu81%2FEricsson__Roring__and_Nandagopal__2007_.pdf&amp;usg=AOvVaw22b8otdI-CtMiKjjdpyGVn">étude</a>, <em>Giftedness and evidence for reproducibly superior performance: an account based on the expert performance framework</em>, Ericsson, Roring et Kiruthiga se proposent de répondre à une question à la fois simple et importante qu’on pourrait résumer comme suit&nbsp;:</p><figure
class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Est-ce que n’importe qui en bonne santé peut s’entraîner pour grimper l’Everest ?</p></blockquote></figure><p>En termes plus techniques, leur papier cherche à identifier si la performance est le résultat d’une pratique assidue ou d’une prédisposition naturelle, i.e. génétique. De plus, les auteurs ne se limitent pas aux sports mais considèrent aussi les performances dans les arts et les sciences.</p><h3 class="wp-block-heading">Mesurer la performance</h3><p>Une difficulté importante est de définir scientifiquement ce qu’on appelle une «&nbsp;performance&nbsp;supérieure ». Malheureusement, la performance est souvent évaluée socialement, soit par un groupe d’experts soit par le public. Cependant, de nombreux travaux scientifiques ou artistiques ont été dédaignés à leur époque pour être redécouverts bien plus tard. Inversement, certaines œuvres acclamées par leurs contemporains sont tombées dans l’oubli.</p><p>Comme cela a été démontré de nombreux travaux, l’expérience professionnelle n’est pas synonyme d’un meilleur jugement. Par exemple, la qualité du diagnostic suite à l’examen de radiographies se dégrade progressivement après la sortie de l’école de médecine. D’autre part, les experts apparaissent fortement influencés dans leurs jugements par des critères subjectifs&nbsp;: l’apparence physique, le genre et la réputation de l’artiste ou de l’athlète. Même la sélection des articles scientifiques après revue par les pairs semble fortement influencée par la réputation de l’auteur et par l’appartenance à une même école de pensée.</p><p>Plusieurs approches existent pour mesurer plus objectivement la performance&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Mesure objective, par exemple le temps pour le 100 mètres</li><li>Mesure relative, par exemple les classements à la suite de compétitions de tennis ou d’échec</li><li>Des tests prédictifs, par exemple le diagnostic posé sur la base de certaines radiographies, la prédiction d’un joueur de football sur les actions entreprises par d’autres joueurs dans des enregistrements vidéo.</li></ul><p>Notez la parenté des tests prédictifs avec les tests de QI&nbsp;: des épreuves standardisées dont les résultats sont sensés être corrélés avec un niveau d’habileté.</p><p>Toutes ces méthodes supposent une <strong>reproductibilité de la performance mesurée</strong>. Par exemple, les conseils pour l’investissement boursier ou l’évaluation de la qualité d’un vin ne rencontrent pas ce critère de reproductibilité.</p><h3 class="wp-block-heading">Créativité</h3><p>Il n’y a pas de performance plus remarquable que celle qui consiste à créer quelque chose de nouveau. Malheureusement, les découvertes d’importance sont relativement rares et il est impossible de demander à leurs auteurs de les reproduire.</p><p>Comme expliqué abondamment dans le livre de <a
href="https://economierebelle.com/livre-sur-les-decouvertes-en-sciences-par-robert-s-root-bernstein/">Root-Bernstein</a>, ce n’est pas l’homme qui fait la découverte, c’est la découverte qui trouve l’homme. Autrement dit, les découvertes sont le fait de ceux qui détiennent à un moment donné la bonne combinaison de savoirs. C’est ce qui explique aussi pourquoi une même découverte scientifique est faite indépendamment et à peu près au même moment par plusieurs chercheurs.</p><p>Une expérience avec des étudiants a permis d’établir qu’avec les connaissances dont disposait Kepler, certains des participants étaient capables de reproduire les mêmes résultats.</p><p>Il semblerait donc que pour faire de nouvelles percées, il soit essentiel de connaître toutes les idées pertinentes qui ont été générées, ne serait-ce que pour ne pas redécouvrir des principes déjà établis.</p><h3 class="wp-block-heading">Quelques observations</h3><p>L’étude contient un certain nombre d’observations intéressantes&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>La mémoire à court-terme peut être considérablement améliorée par des exercices, indépendamment du bagage génétique. De toute évidence, le développement de techniques de mémorisation donne des résultats très supérieurs à un éventuel avantage génétique si celui-ci existe.</li><li>L’accès aux outils pour la peinture, la musique etc. sont des prérequis pour l’expression du talent.</li><li>Les artistes experts sont meilleurs que les amateurs pour reproduire une image</li><li>Les musiciens experts sont meilleurs pour interpréter l’œuvre de quelqu’un d’autre</li><li>Les musiciens expérimentés sont meilleurs pour lire et interpréter sur le champ les compositions musicales</li><li>Le pic de performance est atteint généralement à la fin de la vingtaine dans les sports, et dans la trentaine ou la quarantaine pour les arts et les sciences.</li><li>L’amélioration des performances est graduelle. Il n’y a pas de preuve d’une progression spectaculaire en un court laps de temps, ni d’une maîtrise exceptionnelle sans une longue pratique assidue.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Méthodologie</h3><p>Les auteurs prétendent étudier la performance&nbsp;en identifiant d’abord les individus qui ont des résultats supérieurs <em>et reproductibles</em>. Ensuite, il s’agit d’étudier les mécanismes à l’œuvre qui expliquent leur performance supérieure.</p><p>Cette approche rappelle celle utilisée par des auteurs spécialisés en gestion d’entreprise. Dans un premier temps, ils identifient les entreprises exceptionnelles selon un certain critère avant d’essayer de comprendre ce qu’elles font de différent. Cette approche est sévèrement critiquée dans <em><a
href="https://economierebelle.com/talent-vs-chance-entreprises-chanceuses/">Are “Great” Companies Just Lucky?</a></em>.</p><p>En effet, en sélectionnant les personnes avec les meilleurs résultats, l’échantillon ainsi constitué pourrait contenir une large proportion d’individus chanceux.</p><p>En fait, comme le suggère <a
href="https://economierebelle.com/livre-the-success-equation-de-michael-mauboussin/">Michael Mauboussin</a>, il serait beaucoup plus sensé d’identifier une stratégie donnée et de voir si elle contribue au succès.</p><p>Un point très intéressant, qui a d’ailleurs été l’objet d&rsquo;un livre de Malcolm Gladwell, indique qu’il faut environ 10000 heures d’une pratique délibérée pour devenir un expert. Les auteurs citent, par ailleurs, une étude de Von Karolyi et Winner qui suggère plutôt que c’est parce que la personne n’a pas le talent qu’elle n’est pas portée à aller jusqu’à 10000 heures de pratique. Comme la poule et l’œuf, est-ce le talent qui cause la pratique ou la pratique qui cause le talent?</p><p>Les auteurs penchent pour la deuxième possibilité mais avec comme seul argument que la pratique délibérée n’est pas une activité plaisante en soi. Autrement dit, ceux qui vont plus loin dans la pratique ont une psychologie différente&nbsp;: plus concentré, plus engagé, plus déterminé.</p><p>Pourtant, il existe une façon de résoudre ce dilemme. Comme Nancy L. Segal le rapporte dans son livre <em><a
href="https://economierebelle.com/livre-twin-misconceptions-de-nancy-l-segal/">Twin Misconceptions</a></em>, l’étude des vrais jumeaux a apporté une réponse claire et définitive à la question&nbsp;: le mariage prolonge la vie ou bien une meilleure santé prolonge-t-elle la vie? – Le mariage est bon pour la santé, en général.</p><h3 class="wp-block-heading">Pratique délibérée</h3><p>Les auteurs détaillent ce qui se passe lors d’une pratique délibérée, qu’il s’agisse de gymnastique ou de toute autre activité&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>La pratique délibérée requiert une attention et une concentration complètes</li><li>Les athlètes de haut niveau passent une proportion plus importante de leur temps sur des mouvements difficiles ou pénibles que les athlètes de moins bon niveau</li><li>Dans certains sports comme l’haltérophilie ou la natation, la pratique a pour objet de développer la puissance physique et une exécution plus rapide d’une séquence de mouvements.</li><li>Même dans les sports, la performance est davantage le résultat de l’acquisition de représentations cognitives qui prépare les athlètes à toutes sortes de situations</li><li>Une étude portant sur les dactylographes a montré que les meilleurs scannent le texte à venir pendant qu’ils tapent à la machine afin de se préparer aux prochaines touches à presser.</li><li>Pratiquer l’activité au maximum d’intensité permet de découvrir des points faibles qui n’auraient pas été détectés autrement.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Limites à l’amélioration</h3><p>Les auteurs reconnaissent certaines limites à l’amélioration des performances. Mais leur parti pris ne leur fait considérer que des limites non génétiques&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Les immigrants ont de la difficulté à parler couramment la langue de leur pays d’accueil.</li><li>Certaines aptitudes sportives, comme la flexibilité des articulations pour le ballet ou le lancer de balle au baseball ne peuvent être acquise qu’avant l’adolescence par une pratique intensive.</li><li>La capacité à identifier les notes de musique isolées est possible entre 3 et 5 ans lorsque les stimuli sont encodés dans le cerveau en valeur absolue (et non relativement à d’autres stimuli).</li><li>Les techniques fondamentales sont plus facilement acquises par de jeunes élèves que des élèves plus âgés qui doivent se défaire de techniques non fondamentales (apprentissages ludiques).</li><li>Le phénomène des prophéties autoréalisatrices&nbsp;: certains enfants semblent doués pour des raisons sans rapport avec le talent et de ce fait, ils bénéficient d’opportunités fermées aux autres.</li><li>Dans le contexte professionnel, de nombreux employés restent très au-dessous de leur capacité maximale de production car peu incités à se dépasser.</li><li>Toujours dans le contexte professionnel, les salariés améliorent leur performance lorsqu’ils ont des tâches bien définies, de la rétroaction et de nombreuses opportunités de raffiner leur prestation par la répétition.</li><li>Mozart a bénéficié de voyages dans toute l’Europe où il a pu apprendre des meilleurs maîtres et être exposé aux dernières nouveautés. Tout ceci lui a permis de maintenir la supériorité de son art.</li><li>La vitesse d’apprentissage n’est pas la même selon les individus, possiblement du fait d’un plus grand niveau d’engagement et de concentration.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Autres commentaires</h3><p>Les auteurs insistent sur le fait que les tests de QI ne servent qu’à mesure la capacité à réussir les tests de QI. De tels tests n’ont que de peu pouvoir prédictif sur la performance y compris dans les sciences. Si l’on y regarde de plus près, ce ne sont pas les plus hauts QI qui font avancer leur discipline mais ceux au parcours le plus atypique.</p><p>Une autre remarque intrigante est la faible représentation des jumeaux (vrais ou faux) parmi les personnalités éminentes des sports, des arts, et des sciences. Malheureusement du fait leur faible représentation, il est difficile de déterminer la part génétique dans le succès.</p><p>Finalement, les auteurs remarquent avec justesse que les résultats sportifs d’il y a un siècle sont ceux d’amateurs à notre époque. Ils oublient de dire que nos performances semblent avoir atteint une asymptote. Chaque nouveau record constitue un gain infime par rapport au précédent.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2016</post-id> </item> <item><title>La recette du socialisme : taxes, coercition et pénuries</title><link>https://economierebelle.com/la-recette-du-socialisme-taxes-coercition-et-penuries/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-recette-du-socialisme-taxes-coercition-et-penuries</link> <comments>https://economierebelle.com/la-recette-du-socialisme-taxes-coercition-et-penuries/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 07 Jan 2022 16:00:56 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[socialisme]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=1893</guid><description><![CDATA[<p>Le socialisme ne dure que jusqu&#8217;à ce que se termine l&#8217;argent des autres. &#8211; Margaret Thatcher L’impôt L’ancien président de la République française, Jacques Chirac, avait dit «&#160;trop d’impôt tue l’impôt.&#160;» Mais c’était une autre époque, où l’action des gouvernements connaissait certaines limites, disons pour utiliser du vieux français, des limites budgétaires. L’histoire avait en&#8230; <a
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class="screen-reader-text">La recette du socialisme : taxes, coercition et pénuries</span></a></p><p>The post <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><em>Le socialisme ne dure que jusqu&rsquo;à ce que se termine l&rsquo;argent des autres.</em></p><p>&#8211; Margaret Thatcher</p><h2 class="wp-block-heading" id="l-impot">L’impôt</h2><p>L’ancien président de la République française, Jacques Chirac, avait dit «&nbsp;trop d’impôt tue l’impôt.&nbsp;»</p><p>Mais c’était une autre époque, où l’action des gouvernements connaissait certaines limites, disons pour utiliser du vieux français, des limites budgétaires.</p><p>L’histoire avait en effet enseigné aux politiciens qu’il y avait un maximum de taxes qui pouvaient être prélevées.</p><p>Les revenus de l’impôt augmentent avec le taux d’imposition jusqu’à un certain seuil. Au-delà, l&rsquo;impôt collecté diminue. Le phénomène est connu sous le nom de courbe de Laffer.</p><p>Nous imaginons la stupéfaction du bureaucrate qui découvrirait ce concept pour la première fois.</p><p>À partir d’un taux d’imposition confiscatoire, pourquoi se faire violence pour produire des biens et des services ? Pourquoi ne pas établir une résidence dans un pays plus pragmatique ? Pourquoi ne pas essayer d’exploiter la complexité du code fiscal pour se mettre à l’abri ?</p><p>Pour ce qui concerne la gestion du virus, nous pensons également que «&nbsp;trop de confinement tue le confinement&nbsp;». Nos politiciens le découvrent par essai-erreur. Parfois, ils vont un peu trop loin. Ils veulent bien faire, nous n’en doutons pas.</p><p>Mais ils gardent le cap pour lutter contre le virus&#8230; tout en ayant l’œil sur les sondages.</p><h2 class="wp-block-heading" id="socialisme-et-capitalisme-tardif">Socialisme et capitalisme tardif</h2><p>Si seulement tout le monde voulait bien coopérer ? …Tous ensemble, tous ensemble, hey!</p><p>Le problème avec le socialisme est justement qu’il suppose que tous doivent coopérer au même but sans comprendre qu’il y aura toujours des récalcitrants, des rebelles, des imbéciles, des hypocrites et aussi des gens qui réfléchissent par eux-mêmes.</p><p>Les êtres humains sont inventifs… pour le meilleur et pour le pire.</p><p>Une branche du marxisme justifie les échecs du socialisme en suggérant qu’il a été appliqué trop tôt. Vraiment ?</p><p>D’après ces marxistes, il aurait fallu attendre l’ère du «&nbsp;capitalisme tardif&nbsp;». Vous l’aurez deviné, le bon moment pour le socialisme, c’est maintenant !</p><p>Le socialisme, comme une fleur délicate, ne pourrait prendre que sur une société qui a été fumée et longuement labourée par le capitalisme.</p><p>Nous n’avons aucune idée si cette théorie est raisonnable. Mais nous savons qu’elle est populaire. 70% des Milléniaux aux États-Unis affirment qu’ils voteraient socialistes.</p><p>Quant à nous, nous préférons le mal connu, le capitalisme, que le bien qui reste à connaître.</p><p>Tandis que le capitaliste rêverait de vous <a
href="https://journalmetro.com/actualites/2634819/la-vente-air-en-bouteille-de-plus-en-plus-rentable/">vendre l’air</a> que vous respirez, nous pensons que le socialiste rêverait d’organiser une pénurie d’air.</p><p>Robert Vishny et Andrei Shleifer, deux économistes américains, expliquent que les pénuries ne sont pas un bogue du socialisme mais une fonctionnalité.</p><p>Selon leur <a
href="https://scholar.harvard.edu/shleifer/publications/pervasive-shortages-under-socialism">article</a> «&nbsp;pénuries généralisées en régime socialiste&nbsp;», les pénuries sont un moyen pour les apparatchiks de traire le peuple.</p><p>Les entreprises publiques n’ont aucune incitation à produire, car 100% des profits sont captés par l’état. Les cadres d’entreprise comprennent rapidement qu’en restreignant la production, ils créent des pénuries. Les consommateurs, afin de s’éviter des files d’attente de plusieurs jours pour le produit dont ils ont besoin, apprennent à soudoyer la bonne personne. L’offre et la demande de corruption se rencontrent.</p><p>Une question nous taraude.</p><p>Qui doit-on soudoyer pour la pénurie de liberté ?</p><p>A suivre,</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1893</post-id> </item> <item><title>Talent vs chance : la revanche du petit épargnant</title><link>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-la-revanche-du-petit-epargnant/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=talent-vs-chance-la-revanche-du-petit-epargnant</link> <comments>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-la-revanche-du-petit-epargnant/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Mon, 08 Nov 2021 00:43:36 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[macro]]></category> <category><![CDATA[talent vs chance]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=1508</guid><description><![CDATA[<p>Il y a deux cas dans lesquels un homme ne devrait pas spéculer en Bourse : quand il n&#8217;en a pas les moyens et quand il en a. &#8211; Mark Twain L’investisseur individuel face aux pros En général, l’investisseur individuel ne fait pas le poids en face des professionnels, qu’il s’agisse de traders ou de&#8230; <a
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href="https://www.jstor.org/stable/4478947">Determinants of Portfolio Performance</a></em>.</p><p>Pour être plus précis, les auteurs ont cherché à répondre à la question suivante&nbsp;en examinant les investissements des fonds de pensions américains&nbsp;entre 1974 et 1983 : «&nbsp;Quelles décisions d’investissement ont eu les plus grands impacts sur le rendement total et sur la variabilité de ce rendement ?&nbsp;»</p><p>Il faut savoir que le gestionnaire d’actifs a pour objectif de battre un indice de référence. Par exemple, s’il se spécialise sur les actions françaises, son indice de référence pourrait être le CAC40.</p><p>Le professionnel a deux leviers pour exercer son «&nbsp;talent&nbsp;»&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>En sur- ou sous-pondérant par rapport à son indice de référence.</li><li>En sélectionnant des titres de son choix.</li></ul><p>La conclusion de l’étude de Brinson et consorts est que de tels choix n’ont qu’une modeste influence sur le rendement total qui est surtout tributaire de la performance de la classe d’actif.</p><h2 class="wp-block-heading">Conclusions de l’étude</h2><p>Il y a deux conséquences à ce résultat&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Puisque la gestion active a une faible valeur ajoutée (en général) par rapport à une gestion passive, il est sans doute préférable pour un investisseur d’<strong>opter pour une gestion indicielle</strong> (utilisation de Fonds Négociés en Bourse ou ETF en anglais) surtout si l’on tient compte des frais de gestion.</li><li>Dans la mesure où il est très difficile de faire mieux que le rendement de la classe d’actif, l’essentiel de l’effort d’un investisseur devrait être de <strong>répartir adéquatement son capital entre les classes d’actifs</strong>.</li></ul><p>Le second point n’est pas sans rappeler une citation de Warren Buffet, à savoir qu’il vaut mieux être moyen dans un bon secteur qu’être bon dans un secteur moyen.</p><p>Dans le même ordre d’idée, à l’extrême limite, <strong>choisir la bonne classe d’actif au bon moment est probablement plus payant que d’espérer trouver la bonne action à acheter</strong>, en particulier dans un marché boursier surévalué comme en 2021.</p><p>L’étude précédente est un peu ancienne, mais elle a été mise à jour en 1991 avec les mêmes conclusions. Ce papier a eu une très grande influence sur le développement de la gestion indicielle et celui des FNB.</p><h2 class="wp-block-heading">Mise à jour de l’étude</h2><p>En 2000, une autre <a
href="https://www.researchgate.net/publication/23754375_Does_Asset_Allocation_Policy_Explain_40_90_100_Percent_of_Performance">étude</a> réalisée par Paul Kaplan et Robert G. Ibbotson confirme à nouveau les résultats précédents et va un peu plus loin :</p><ul
class="wp-block-list"><li>En ligne avec l’étude de Brinson et consorts, 90% des hausses et des baisses<em> au cours du temps</em> sont le résultat de la politique d’allocation.</li><li>D’autre part, 40% des différences de performance <em>entre fonds</em>, est attribuable à des différences dans leur politique d’allocation.</li></ul><p>Les auteurs notent que le choix de Brinson et consorts de baser leur analyse uniquement sur des fonds de pension &#8211; qui ont une réputation conservatrice &#8211; a eu une influence sur le résultat de l’étude. En effet, les fonds de pension révisent rarement leur politique d’investissement. Dit autrement, la question répondue par Brinson et consorts est plutôt&nbsp;:</p><p>«&nbsp;Quelles décisions d’investissement ont eu les plus grands impacts sur le rendement total et sur la variabilité de ce rendement <em>sachant que la politique d’investissement reste fixe</em> ?&nbsp;»</p><p>Pour l’investisseur individuel qui investit à long terme, cela ne change rien.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1508</post-id> </item> <item><title>Talent vs chance : avantage à la chance</title><link>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-avantage-a-la-chance/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=talent-vs-chance-avantage-a-la-chance</link> <comments>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-avantage-a-la-chance/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 05 Nov 2021 02:58:56 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[talent vs chance]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=1499</guid><description><![CDATA[<p>Il n&#8217;y a pas entre les hommes de différence, d&#8217;intelligence ou de race aussi profonde que la différence entre malades et bien portants. &#8211; F. Scott Fitzgerald, Le Grand Gatsby Le succès&#160;: un minimum de talent et un maximum de chance Il n’y a pas d’individu dix fois plus grand ou dix fois plus rapide&#8230; <a
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class="screen-reader-text">Talent vs chance : avantage à la chance</span></a></p><p>The post <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><em>Il n&rsquo;y a pas entre les hommes de différence, d&rsquo;intelligence ou de race aussi profonde que la différence entre malades et bien portants.</em></p><p>&#8211; F. Scott Fitzgerald, Le Grand Gatsby</p><h2 class="wp-block-heading">Le succès&nbsp;: un minimum de talent et un maximum de chance</h2><p>Il n’y a pas d’individu dix fois plus grand ou dix fois plus rapide qu’un autre, c’est un fait.</p><p>Pourtant, les 1% les plus riches détiennent autant de patrimoine que tout le reste de la planète réuni. Comment cela est-il possible? Il faut croire que d’autres mécanismes sont à l’œuvre qui n’ont rien à voir avec le mérite ou le travail.</p><p>Le <a
href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjBxsHCmYX0AhVBmeAKHSQIChAQFnoECAgQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.researchgate.net%2Fpublication%2F323302956_Talent_vs_Luck_the_role_of_randomness_in_success_and_failure&amp;usg=AOvVaw07YoKN4mzbfE2Xmvj6WLj9">papier</a> de A. Pluchino, A. E. Biondo et A. Rapisarda vient apporter quelques éléments de réponse à l’aide de simulations avec agents. La principale conclusion de l’étude est que, certes un certain talent est nécessaire pour réussir, mais qu’<strong>en général ce ne sont pas les personnes les mieux dotées qui réussissent, mais celles qui ont le plus de chance</strong>.</p><p>Il s’agit là d’une thèse en vogue qui a été abondamment traitée, par exemple, dans <em>Le hasard sauvage</em> de Nicholas Nassim Taleb, et dans <em>Tous winners</em> de Malcolm Gladwell ou encore <em><a
href="https://economierebelle.com/livre-the-success-equation-de-michael-mauboussin/">l’Équation du succès</a></em> de Michael Mauboussin. Selon ces auteurs, le hasard aurait beaucoup plus d’influence que généralement reconnu, en particulier pour ce qui concerne l’argent. Évidemment, cela heurte notre perception que les sociétés occidentales sont méritocratiques.</p><h2 class="wp-block-heading">Présentation du modèle</h2><p>Le modèle proposé par les auteurs est assez simple. Chaque agent dispose d’un certain niveau de talent. La plupart possède un talent un peu en dessous ou un peu au-dessus de la moyenne. Seul un petit nombre se distingue par un talent très supérieur ou très inférieur à la moyenne, comme dans la vraie vie.</p><p>Initialement, chaque individu dispose du même capital. Le capital évolue ensuite sur 80 périodes de 6 mois où la chance et le talent vont interagir pour influer sur la réussite des agents.</p><p>Les agents sont par ailleurs disposés aléatoirement sur une carte en forme de carré et leur position reste fixe. Le bon ou mauvais sort est figuré sous la forme de cercles qui se déplacent sur la carte à chaque période. La distance parcourue est toujours la même et seule la direction est aléatoire, un peu comme un ivrogne qui titube dans la rue…</p><p>Si un agent est touché par le mauvais sort, son capital est divisé par deux <em>automatiquement</em>. Si un agent est touché par le bon sort, son capital est multiplié par deux avec <em>une probabilité qui dépend de son talent</em>. Dans ce dernier cas de figure, l’idée est que l’agent qui a du talent est davantage capable de transformer une opportunité en succès qu’un agent médiocre.</p><p>Un agent peut aussi ne pas être touché par un cercle, auquel cas son capital restera inchangé.</p><h2 class="wp-block-heading">Pourquoi le talent n’est pas récompensé</h2><p>Nous connaissons tous la loi des séries, qui peut se décliner de manière négative ou positive&nbsp;: «&nbsp;un malheur n’arrive jamais seul&nbsp;» ou «&nbsp;le succès appelle le succès&nbsp;». La simulation reflète bien ce phénomène.</p><p>Par exemple, quelqu’un qui a été touché par le mauvais sort a plus de chance d’être retouché par le mauvais sort à la période suite puisque le cercle est encore dans les parages&#8230;</p><p>Comme indiqué plus haut, le modèle donne une prime au talent. Mais cela n’est vrai que lorsqu’un ou plusieurs événements chanceux se produisent pour l’agent. C&rsquo;est pourquoi, malheureusement, <strong>quelqu’un qui a énormément de talent, mais peu d’opportunités sera limité dans sa performance</strong>.</p><p>Cela nous semble réaliste. En fait, il existe certainement des gens dans les pays sous-développés dont le potentiel est du même ordre que celui de Elon Musk, Albert Einstein, ou Oprah Winfrey mais qui n’ont jamais eu la possibilité de devenir tout ce qu’ils pouvaient devenir.</p><p>Si nous nous plaçons du point de vue d’un individu, nous pouvons tirer une autre leçon. <strong>Pour que le talent puisse produire son plein effet, il faut multiplier les occasions de le mettre à l’épreuve</strong>. Jeff Bezos ne dit rien d’autre, d’ailleurs, lorsqu’il suggère qu’une entreprise devrait maximiser son taux d’échec <em>par unité de temps</em>. En effet, un taux d’échec élevé par unité de temps signifie qu’un grand nombre d’expérimentations a été réalisé, ce qui devrait permettre de voir arriver un premier succès <em>plus rapidement</em>.</p><h2 class="wp-block-heading">Discussion des conclusions des auteurs</h2><p>Dans le vrai monde, le talent est difficile à évaluer. L’approche pour le mesurer est d’observer la performance passée, qui d’après le modèle des auteurs, est principalement attribuable à la chance. Autrement dit, <strong>le système méritocratique aura tendance à récompenser ceux qui ont eu de la chance plutôt que ceux qui ont du potentiel</strong>.</p><p>Les auteurs fournissent d’ailleurs un certain nombre de références crédibles à l’appui de leurs conclusions dans le domaine de recherche scientifique ou de la gestion d’entreprise.</p><p>Cependant, les auteurs vont plus loin à partir de leur modèle, peut-être un peu trop loin du reste.</p><p>Pluchino et consorts, emploient leur modèle pour évaluer la meilleure stratégie de distribution des fonds pour la recherche. <strong>D’après leur modèle, la façon optimale d’allouer les fonds est de les partager <em>à part égales</em> entre les agents!</strong></p><p>Nous trouvons ceci très discutable pour ces raisons&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Certaines recherches aboutissent à cause des moyens mobilisés, comme le projet Manhattan ou Apollo 11. Une répartition équitable éliminerait les projets les plus ambitieux.</li><li>Les auteurs supposent que les agents sont de bonne foi et recherchent le succès. Or, beaucoup de gens sont très satisfaits d’être payés à ne rien faire.</li><li>Les auteurs supposent implicitement qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible d&rsquo;identifier le potentiel des chercheurs. Cependant, comme indiqué dans <em><a
href="https://economierebelle.com/livre-range-le-regne-des-generalistes-de-david-epstein/">Range: le règne des généralistes</a></em>, les hauts potentiels ont parfois des caractéristiques identifiables, par exemple dans leurs habitudes.</li><li>Si vraiment une répartition à parts égales des fonds était la panacée pour la recherche scientifique, elle devrait l&rsquo;être aussi pour le capital-risque qui a des caractéristiques similaires (i.e. beaucoup d’appelés, peu d’élus). Or, la stratégie qui consisterait à allouer des parts égales à des startups, dont une très grande partie va disparaître ne semble pas avisée. Plus précisément, selon <a
href="https://economierebelle.com/livre-de-zero-a-un-de-peter-thiel/">Peter Thiel</a>, il ne faudrait investir que dans des entreprises qui ont le potentiel de retourner la valeur de l’ensemble du fonds.</li></ul><p>En résumé, si le modèle est pertinent pour souligner l’influence de la chance sur le succès, il ne peut pas être utilisé aveuglément pour faire des prescriptions. Notre suggestion aux auteurs&nbsp;: qu’ils utilisent leur propre argent pour financer à parts égales les recherches de leurs collègues, par exemple en Argentine.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1499</post-id> </item> <item><title>Talent vs chance : richesse des nations</title><link>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-richesse-des-nations/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=talent-vs-chance-richesse-des-nations</link> <comments>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-richesse-des-nations/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 29 Oct 2021 01:17:52 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[macro]]></category> <category><![CDATA[talent vs chance]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=1486</guid><description><![CDATA[<p>L’histoire ne se répète pas, elle rime &#8211; Mark Twain Facteurs de succès et d’échec Il n’y a pas que les individus dont le succès dépend pour partie de la chance et pour partie du talent. Les nations peuvent aussi réussir ou échouer selon leur bonne fortune et leurs qualités. Un récent article de Ray&#8230; <a
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href="https://www.linkedin.com/pulse/determinants-how-perpetual-motion-machine-works-ray-dalio/">article</a> de Ray Dalio, qui est en fait un extrait de son prochain livre sur le changement dans l’ordre mondial, établit une liste des facteurs qui déterminent la prospérité des sociétés. Ces facteurs ont été obtenus à partir de l&rsquo;analyse de nombreux événements historiques similaires au cours des cinq derniers siècles.</p><p>La vision de Ray Dalio n’est pas sans rappeler l’approche des sciences physiques. Une cause (un facteur) entraîne un effet. A son tour, l’effet précédent devient la cause (un autre facteur) qui produit un nouvel effet. De cette manière, à partir de conditions initiales connues (notre monde) et de la connaissance des lois naturelles, le futur peut donc être connu.</p><p>Ray Dalio remarque que la plupart des gens se concentre sur les conditions initiales (le monde d’aujourd’hui) sans prêter suffisamment attention aux forces qui s’exercent pour le modifier, parfois de manière radicale, mais prévisible. Son article se concentre donc sur les facteurs ou déterminants qui font évoluer la situation.</p><h2 class="wp-block-heading">Principaux cycles</h2><p>D’après Dalio, le destin des nations est principalement influencé par trois cycles&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Le cycle des bonnes ou mauvaises finances</li><li>Le cycle de l’harmonie (ou son absence) nationale</li><li>Le cycle de l’harmonie (ou son absence) internationale</li></ul><p>Lorsque ces trois cycles vont dans le bon sens, c’est-à-dire lorsqu’il n’y a pas d’endettement excessif, que l’antagonisme social est limité par exemple par une forte classe moyenne, et que la compétition entre les états est raisonnable, alors la société a toutes les chances d’être prospère.</p><p>A ces trois cycles, Dalio ajoute également&nbsp;deux autres cycles importants&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>La technologie</li><li>Les catastrophes naturelles</li></ul><p>En effet, le progrès bien qu’il agisse de façon incrémentale est une force puissante dans l’évolution d’une société. L’impact le plus direct sur l’économie est au travers des gains de productivité. A l’inverse, les catastrophes naturelles telles que la sécheresse, les tremblements de terre ou les inondations se manifestent soudainement et peuvent renverser le cours de l’histoire.</p><h2 class="wp-block-heading">Déterminants hérités</h2><p>Ray Dalio considère également d’autres déterminants qui conditionnent l’évolution positive ou négative des sociétés. Il y en a de deux sortes, ceux qui sont hérités (géographie, géologie, climat, gènes…) &nbsp;et ceux qui ont trait au capital humain (notre façon d’interagir entre nous).</p><p>Nous ne nous attarderons pas sur la géographie, la géologie et le climat, mais la génétique mérite un commentaire.</p><p>Chose assez rare à notre époque politiquement correcte, Dalio estime que la génétique influe sur les comportements des individus à hauteur de 15%.</p><h2 class="wp-block-heading">Déterminants liés au capital humain</h2><p>Les déterminants sur le capital humain sont les plus intéressants car nous croyons, à tort ou à raison, avoir une prise sur eux.</p><p>La façon de fonctionner en société est manifestement fondamentale dans le destin d’une nation.</p><p>Golda Meir est réputée avoir dit qu’elle craindrait les Arabes le jour où ils seraient capables de faire la queue pour monter dans le bus&#8230;</p><p>Comme le remarque <a
href="https://economierebelle.com/livre-win-win-or-lose-de-bill-bonner/">Bill Bonner</a>, une société est d’autant plus civilisée que la proportion de deals gagnant-gagnant est élevée par rapport aux deals gagnant-perdant (violence, vol, fraude, taxes, etc.).</p><p>En plus de la façon de se comporter les uns avec les autres, les principaux facteurs humains qui favorisent la prospérité sont&nbsp;d’après Dalio :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Le fait de produire plus qu’on ne consomme. [Idée révolutionnaire par les temps qui courent.]</li><li>La capacité à identifier ses faiblesses et capitaliser sur ses opportunités (c’est ce qui a permis à de petits pays sans ressources naturelles d’arriver à la prospérité).</li><li>L’intérêt. Où il se situe est ce qui est important&nbsp;: au niveau de l’individu, de la famille, du pays?</li><li>L’ambition. Ce qui compte ici est le prix payé, élevé ou raisonnable, pour arriver à ses fins.</li><li>Des marchés de capitaux.</li><li>La capacité à apprendre de l’histoire. [Remarquez par exemple qu’aujourd’hui, nous sommes à une époque qui, du point de vue monétaire, ressemble aux années 1940 (répression financière) et du point de vue politique ressemble aux années 1930 (populisme, fascisme et communisme).]</li><li>La façon de penser et voir les choses de chaque génération. [Remarquez que chaque génération est marquée par ses expériences dans l’adolescence et en tant que jeune adulte. Par exemple, la génération qui a grandi lors de la Grande Dépression est connue pour être frugale.]</li><li>La préférence pour la gratification à long terme plutôt qu’à court terme.</li><li>L’inventivité. [En effet, il y a plusieurs façons de réussir. En remportant une compétition&#8230; mais aussi en devenant un pionnier et en inventant quelque chose de nouveau.]</li><li>La culture. [D’une certaine manière, la culture est à la société, ce que les habitudes sont à l’individu. De bonnes habitudes et de bons principes favorisent le succès à long terme. Voir à ce sujet le livre de <a
href="https://economierebelle.com/livre-the-success-equation-de-michael-mauboussin/">Mauboussin</a>.]</li><li>Ouverture au Monde. [Plus un pays est ouvert au monde, et plus il est en mesure d’observer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas et d’apprendre des erreurs et des réussites des autres.]</li><li>Leadership. [L’histoire avec sa grande hache est façonnée par quelques individus. Par exemple, l’arrivée au pouvoir de Dang Xiao Ping a eu une influence déterminante sur le développement de la Chine]</li><li>Inégalités limitées. [Trop d’inégalités est dangereux pour une société comme la Révolution Française l’a démontré]</li><li>Consensus sur les valeurs.</li><li>Faible antagonisme social.</li><li>Équilibre dans l’alternance entre la droite (efficacité économique) et la gauche (justice sociale).</li><li>Le niveau d’interdépendances. [Autrement dit, il y a une incitation à respecter ses engagements et maintenir un niveau de confiance élevé, ce qui en retour réduit les frictions sociales et économiques]</li><li>La préférence pour les arrangements gagnant-gagnant plutôt que gagnant-perdant.</li><li>Les jeux de pouvoir dans la nation et sur la scène internationale, dont le but est la domination des autres. [Indice&nbsp;: mieux vaut être dominant que dominé.]</li><li>Géopolitique et force militaire.</li></ul><p>Finalement, un complément intéressant à l’article de Ray Dalio est le livre «&nbsp;<a
href="https://economierebelle.com/livre-false-economy-de-alan-beattie/">False Economy</a>&nbsp;» de Walter Beatie.</p><p>Cordialement,</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1486</post-id> </item> <item><title>Talent vs chance : indicateurs non financiers</title><link>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-indicateurs-non-financiers/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=talent-vs-chance-indicateurs-non-financiers</link> <comments>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-indicateurs-non-financiers/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Sun, 03 Oct 2021 22:30:29 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[entreprise]]></category> <category><![CDATA[talent vs chance]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=1449</guid><description><![CDATA[<p>Accepter un bon conseil, c’est accroître sa propre performance. &#8211; Johann Wolfgang Goethe Introduction Le monde de l’entreprise est moins rationnel qu’on veut le croire. L’article de Christopher D. Ittner et David F. Larcker intitulé «&#160;Coming Up Short on Non Financial Performance Measurement&#160;» et publié par la Harvard Business Review en 2003 montre que la&#8230; <a
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class="screen-reader-text">Talent vs chance : indicateurs non financiers</span></a></p><p>The post <a
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href="https://hbr.org/2003/11/coming-up-short-on-nonfinancial-performance-measurement">article</a> de Christopher D. Ittner et David F. Larcker intitulé «&nbsp;Coming Up Short on Non Financial Performance Measurement&nbsp;» et publié par la Harvard Business Review en 2003 montre que la plupart des entreprises ont des standards douteux pour ce qui concerne la mesure d’indicateurs de performance non financiers.</p><p>Les auteurs notent que beaucoup d’entreprises se sont intéressées au taux de rétention des clients, à la satisfaction des employés et d’autres indicateurs qui sont susceptibles d’influer sur la rentabilité. Pourtant, la plupart de ces mêmes entreprises n’a pas fait l’effort requis pour identifier le type d’indicateur à mesurer pour faire progresser leur stratégie.</p><p>L’étude de Ittner et Larcker porte sur 60 entreprises des secteurs de l’industrie et du service et a impliqué 297 directeurs.</p><h2 class="wp-block-heading">Les indicateurs non financiers sont encore moins fiables que les indicateurs financiers</h2><p>Lors de l’étude, les auteurs ont observé que certains gestionnaires peu scrupuleux n’hésitaient pas à manipuler les indicateurs dans le but de bien paraître et toucher un bonus. Par exemple, à la suite d’un mauvais score, un directeur d’agence bancaire a fait venir des clients à l’agence et leur a offert des friandises pour les mettre dans de bonnes dispositions.</p><p>Au moins, en comptabilité, il existe certaines règles qui limitent les abus. Pour les indicateurs non financiers, le potentiel pour la manipulation semble plus grand.</p><p>Un des points les plus intéressants de leur étude a été de montrer que les entreprises qui suivent des indicateurs non financiers établis d’après un modèle causal entre les indicateurs et les résultats sont celles qui ont les meilleures performances en termes de rentabilité des actifs ou de retour sur capital.</p><h2 class="wp-block-heading">Erreurs communes</h2><h3 class="wp-block-heading">Erreur 1&nbsp;: ne pas relier l’indicateur à la stratégie</h3><p>L’objectif d’un indicateur est d’aider à l’allocation des ressources, ou d’évaluer le progrès d’un objectif stratégique, ou de mesurer la performance des gestionnaires. Tout le défi pour l’entreprise est de sélectionner le bon parmi les milliers possibles. Cela nécessite de développer un modèle causal.</p><p>Par exemple, une chaîne de restauration rapide a identifié les principaux déterminants de son succès. Une meilleure sélection d’employés entraîne une meilleure satisfaction des employés qui améliore leurs performances, ce qui augmente la satisfaction de la clientèle, qui a son tour fait croître la rétention des clients, le nombre de transactions et le bouche à oreille, ce qui ultimement génère une croissance des ventes et une augmentation de la valeur pour l’actionnaire.</p><h3 class="wp-block-heading">Erreur 2&nbsp;: ne pas valider les liens de cause à effet</h3><p>Même munies d’un modèle causal, beaucoup d’entreprises ne vont pas au bout du processus en vérifiant qu’une amélioration de l’indicateur se traduit effectivement en amélioration des résultats financiers. Manifestement, les dirigeants semblent ne pas juger nécessaire de valider leur intuition.</p><p>Dans l’exemple précédent, l’indicateur initialement étudié était le taux de roulement du personnel. Des initiatives coûteuses étaient envisagées pour retenir le personnel via des incitations financières. Du moins, jusqu’à ce qu’une analyse montre que des restaurants avec le même niveau de profitabilité avaient des taux de roulement très différents. En fait, il fallait aller une étape plus loin. Le taux de roulement vraiment important était celui des superviseurs et non celui des employés de première ligne.</p><h3 class="wp-block-heading">Erreur 3&nbsp;: Ne pas fixer les bons objectifs de performance</h3><p>Parfois, atteindre ses objectifs n’est pas souhaitable. En effet, au-delà d’un certain seuil de performance, les gains marginaux diminuent, voire sont négatifs.</p><p>Par exemple, une compagnie télécoms s’était fixé un objectif de 100% de rétention des clients. Or, il est apparu que le profit n’était pas différent entre un client satisfait à 80% et un client satisfait à 100%. Autrement dit, la compagnie avait investi de l’argent en pure perte en mettant la barre trop haut.</p><h3 class="wp-block-heading">Erreur 4&nbsp;: Mesures incorrectes</h3><p>70% des entreprises sondées utilisent de mauvaises métriques. Une partie du problème vient de ce que la collecte de données commence avant de savoir ce qu’on veut mesurer. Parfois aussi, la Haute Direction cherche à mesure des quantités très subjectives comme le leadership.</p><p>En règle générale, les mesures développées échouent dans deux domaines&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Elles ne sont pas fiables. L’indicateur est capricieux et introduit de nouvelles erreurs dans ce que l’on souhaite mesurer.</li><li>Elles ne sont pas prédictives. Si l’indicateur augmente, cela n’aura pas tendance à indiquer que les résultats s’améliorent.</li></ul><h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2><p>Selon les auteurs, la bonne question à se poser est «&nbsp;quelles sont les métriques non financières qui ont le plus d’effets à long terme sur la performance économique ?&nbsp;»</p><p>Le mode opératoire préconisé est celui-ci&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li><strong>Développez un modèle causal</strong>. S’il y a plusieurs modèles concurrents, testez-les et choisissez le meilleur.</li><li><strong>Collectez les données</strong>. Les données existent déjà dans le système d’information; il s’agit de faire l’inventaire des bases de données.</li><li><strong>Transformez les données en informations</strong>. Il convient de tester la causalité à l’aide d’analyses statistiques. D’autres études marketing peuvent ensuite confirmer l’analyse.</li><li><strong>Raffinez constamment le modèle</strong>. La compétition ou l’environnement macroéconomique peut changer la donne et il est important de constamment vérifier que le modèle reste pertinent.</li><li><strong>Baser les actions sur les conclusions du modèle</strong>.</li><li><strong>Évaluer les résultats</strong>. Très peu d’entreprises réalisent des post mortem. Pourtant même si le résultat est négatif cela permettra de mettre au jour des erreurs ou des manipulations.</li></ol><p>Dans une entreprise étudiée, la qualité du modèle causal est testée régulièrement en faisant des prédictions et en vérifiant si elles se réalisent. Cela amène de nouvelles questions qui contribuent à faire évoluer le modèle.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1449</post-id> </item> <item><title>Talent vs chance : entreprises chanceuses</title><link>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-entreprises-chanceuses/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=talent-vs-chance-entreprises-chanceuses</link> <comments>https://economierebelle.com/talent-vs-chance-entreprises-chanceuses/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 01 Oct 2021 18:19:12 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[entreprise]]></category> <category><![CDATA[talent vs chance]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=1443</guid><description><![CDATA[<p>Mieux vaut avoir de la chance que se lever tôt. &#8211; Proverbe gaélique Introduction Il existe toute une industrie du livre autour du développement personnel et de la gestion d’entreprise qui prétend connaître la recette secrète du succès. Aujourd’hui, nous présentons un papier de Michael Reynor, Mumtaz Ahmed et Andrew Henderson de Deloitte qui vient&#8230; <a
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class="screen-reader-text">Talent vs chance : entreprises chanceuses</span></a></p><p>The post <a
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href="https://www2.deloitte.com/us/en/insights/topics/operations/a-random-search-for-excellence-why-great-company-research-delivers-fables-not-facts.html">article</a> de la <em>Harvard Business Review</em>, «&nbsp;Are Great Companies Just Lucky?&nbsp;» que nous traduisons en «&nbsp;Est-ce que les entreprises exceptionnelles ont juste eu de la chance ?&nbsp;», les auteurs proposent une méthodologie rationnelle pour identifier les entreprises réellement exceptionnelles et les comparent à celles qui font l’objet de ces livres populaires&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Big winners / Big Losers</li><li>Blueprint to a Billion</li><li>Breakthrough Company</li><li>Built to last</li><li>Creative Destruction</li><li>Good to Great</li><li>In Search of Excellence</li><li>Peak Performance</li><li>Profit from the Core</li><li>Stall Points</li><li>What Really Works</li></ul><h2 class="wp-block-heading">Méthodologie</h2><p>Tout d’abord, l’objectif des auteurs de l’article, comme d’ailleurs ceux des études ci-dessus, est de trouver les pratiques managériales qui contribuent à la profitabilité de l’entreprise. Malheureusement, il est difficile de démêler la part de chance et la part de talent dans le succès des entreprises.</p><p>L’approche des auteurs consiste à classer les entreprises en déciles (10% les meilleurs, 10% suivants, … 10% les pires) selon une mesure de performance et à définir comme exceptionnelles les entreprises qui restent un long moment dans le ou les meilleurs déciles.</p><p>Leur étude porte sur environ 20000 entreprises américaines publiques sur la période 1966-2006. Certaines entreprises n’ont pas de données disponibles pour toute la période et les auteurs en tiennent compte pour établir quelles compagnies sont exceptionnelles.</p><p>Des livres comme <em>Big Winners and Big Losers</em> et <em>What Really Works</em> ont une période d’observation relativement courte: respectivement 1992-2002 et 1986-1996. Le papier des auteurs utilise une période beaucoup plus longue, ce qui permet d’éviter des effets d’un cycle économique particulier. D’autre part, la période d’étude couvre à la fois le régime inflationniste des années 1970 et le régime déflationniste qui a démarré dans les années 1980. De tels régimes peuvent en effet favoriser certaines stratégies d’entreprise sans que le management en soit responsable.</p><p>Dans la mesure où les rendements boursiers sont très fluctuants et parfois sans rapport avec la performance des entreprises, les auteurs proposent plutôt d’utiliser la Rentabilité des Actifs qui est un indicateur d’efficacité opérationnelle.</p><h2 class="wp-block-heading">Chance ou talent ?</h2><p>A partir de l’historique ainsi assemblé, les auteurs ont pu se faire une bonne idée des transitions d’une année à l’autre entre différents déciles. Ils ont par exemple observé deux phénomènes remarquables et qui ont du sens intuitivement :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Les excellentes entreprises (meilleur décile) ont près de 50% de chance de le rester l’année suivante et même chose pour les entreprises les plus médiocres (pire décile).</li><li>Plus généralement, il existe une certaine inertie dans la performance des entreprises, ce qui fait que même pour les autres déciles, la probabilité de rester dans le même décile l’année suivante est autour de 25%</li></ul><p>Les auteurs définissent la performance d’une entreprise comme la surperformance d’une entreprise par rapport aux entreprises comparables. Ainsi, une correction est appliquée pour éliminer les effets sectoriels.</p><p>En se basant sur leur analyse historique, les auteurs sont ensuite capables de simuler l’évolution d’un ensemble d’entreprises sur 10 années (par exemple). Ils en déduisent alors la probabilité d’avoir par pure chance (pas de surperformance donc) 5 années ou plus dans le meilleur décile, disons 1%. Si en regardant les données des entreprises dans l’échantillon sur 10 années exactement, il se trouve qu’il y a 5% de toutes les entreprises qui ont 5 années ou plus dans le meilleur décile, cela indique que 4% des entreprises ont surperformé. Autrement dit, dans cet échantillon, 4 entreprises sur 5 sont supérieures. Mais vous ne pourrez pas savoir lesquelles, par contre, cela permet d’être plus certain de baser l’analyse du succès sur un échantillon qui le mérite.</p><p>Un point important (sur lequel les auteurs n’insistent pas vraiment) est qu’il est fondamental de spécifier à l’avance le critère d’excellence : par exemple, pour 10 ans de données, au minimum 5 années dans le meilleur décile. Il ne faut pas changer de critère en cours de route, car en statistiques, plus on cherche, plus on trouve n’importe quoi.</p><h2 class="wp-block-heading">Résultats</h2><p>De toutes les livres cités, seul <em>Profit from the Core</em> se distingue. Sur les 32 entreprises étudiées dans ce livre, 18 se trouvent dans l’échantillon de Michael Reynor, Mumtaz Ahmed et Andrew Henderson et 7 (soit 40%) se trouvent dans la liste de compagnies qui surperforment selon leurs critères. Pour les 60% qui restent, d’après les auteurs, la performance n’est pas suffisante pour l’attribuer avec quasi-certitude au talent.</p><p>Pour la plupart des autres études, aucune compagnie n&rsquo;a été retrouvée dans la liste de celles qui surperforment au sens des auteurs. En conclusion, lisez ces livres pour vous inspirer mais peut-être pas pour mettre en pratique des recettes basées sur des mirages.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1443</post-id> </item> <item><title>Econo-fiction : l&#8217;après covid, partie 2</title><link>https://economierebelle.com/econo-fiction-lapres-covid-partie-2/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=econo-fiction-lapres-covid-partie-2</link> <comments>https://economierebelle.com/econo-fiction-lapres-covid-partie-2/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:43:47 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[économie]]></category> <category><![CDATA[virus]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=1306</guid><description><![CDATA[<p>Le monde, tel que nous le connaissons, est ce lieu où les grands affrontent les petits, sans que les uns ou les autres soient jamais sûrs de leurs tailles respectives, et d’ailleurs tous se trompent. &#8211; David Gilbert, Les Normaux Scénario 2&#160;: l’atténuation de la crise Introduction Cet article est la suite du scénario 1:&#8230; <a
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class="screen-reader-text">Econo-fiction : l&#8217;après covid, partie 2</span></a></p><p>The post <a
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href="https://economierebelle.com/econo-fiction-lapres-covid-partie-1/">scénario 1: l&rsquo;aggravation de la crise</a>.</p><p>Dans ce scénario, de nouvelles forces viennent tempérer la psychose collective vis-à-vis du virus. Le virus n’est ni plus ni moins mortel que dans le scénario précédent. Seule la perception change.</p><p>L’accalmie permettra au public de réaliser que le pire est sans doute derrière nous. Le virus rejoindra alors la famille quatre des coronavirus existants pour devenir un rhume comme un autre.</p><p>La première vague du virus au début 2020 a probablement décimé la partie de la population humaine dont le code génétique n’était pas adapté et qui n’a pas bénéficié d’une immunité naturelle croisée ou par vaccin. Pour la suite des choses, seules les personnes non exposées et non vaccinées qui font partie des groupes à risque auront réellement du souci à se faire.</p><h3 class="wp-block-heading">Tournant dans la perception des mesures sanitaires</h3><p>L’autorisation sera donnée pour offrir le vaccin aux jeunes de moins de 12 ans sur une base volontaire. Les parents particulièrement inquiets se précipiteront pour faire inoculer leurs enfants. Quelques jours plus tard, le décès d’un enfant de 6 ans des suites du vaccin fera la une des journaux.</p><p>L’émotion suscitée va amener certains médecins à sortir de l’ombre et briser l’omerta. Ils dénonceront la vaccination pour les enfants comme contraire à l’éthique. Un torrent de témoignages va démontrer les pressions exercées sur les soignants pour ne pas aller à l’encontre du discours dominant.</p><p>Par principe de réalisme, le gouvernement décrètera un moratoire et désignera une commission d’enquête. Naturellement, même sans cette décision, les parents ne voudront plus vacciner leurs enfants.</p><p>Un débat public est demandé pour discuter du bien fondé de la stratégie sanitaire. Des experts qui n’avaient jusque là pas le droit de cité exposeront les alternatives&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>La Suède, qui a connu une mortalité moyenne sans sacrifier les libertés individuelles et qui a abandonné toutes les restrictions ;</li><li>D’autres pays qui n’ont pas mis en œuvre de restrictions et où il n’y a pas eu d’hécatombe ;</li><li>Les pays africains et les bidonvilles indiens où le virus s’est largement diffusé sans faire beaucoup de victime du fait de l’immunité naturelle.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">A l’école</h3><p>Des parents échangeront des insultes et des coups lors d’une manifestation devant une école contre le port du masque. Le pays sera sous le choc à la suite de ces images. Dans les journaux télévisés, certains experts expliqueront que les enfants n’étant pas à risque, plus vite le virus circulera plus vite l’immunité naturelle sera acquise. Quant aux populations à risque, elles auront eu tout le temps de se faire vacciner. Pour les familles avec des membres immunodéprimés, on pourra proposer l’école à distance.</p><p>Le gouvernement retirera finalement l’obligation du port du masque à l’école. Les parents qui souhaiteront continuer à faire porter le masque à leur progéniture seront autorisés à le faire. A la suite de cette décision, certains parents préfèreront faire l’école à la maison plutôt que de risquer d’attraper le virus.</p><p>Au passage d’une n-ième manifestation hostile aux mesures sanitaires, un individu armé ouvrira le feu sur les manifestants provoquant la mort de trois personnes, avant d’être interpellé. L’opinion basculera après cet incident.</p><h3 class="wp-block-heading">Retour au travail</h3><p>Le premier signe d&rsquo;un changement d&rsquo;approche des autorités sanitaires sera la reconnaissance que l&rsquo;immunité naturelle offre une protection au moins égale à celle du vaccin. Par conséquent, les survivants du virus seront éligibles pour le passeport vaccinal pour une durée de 18 mois.</p><p>La perspective d’une vaccination obligatoire s’éloignera et le gouvernement laissera le champ libre aux entreprises pour décider si elles imposent la vaccination à leurs salariés ou non. Les compagnies minières et pétrolières et celles de la construction décideront de ne pas imposer le vaccin. Les banques et les compagnies technologiques iront de l’avant.</p><p>Un article de presse attirera l’attention sur des cas de plus en plus nombreux d’employés de bureau vaccinés qui refusent de réintégrer leur poste alors même que tous leurs collègues sont vaccinés et portent des masques. Ils auront en effet compris que le virus peut être transmis par leurs collègues vaccinés et ne voudront pas risquer de le rapporter à la maison.</p><h3 class="wp-block-heading">Réduction des restrictions sanitaires</h3><p>Un nombre important de pays étrangers décidera d’alléger les restrictions sanitaires, ce qui fournira la justification au gouvernement pour mettre un terme au passeport vaccinal.</p><p>Certaines entreprises qui ont une clientèle à risque souhaiteront le maintenir et porteront l’affaire au tribunal administratif, qui se déclarera incompétent. L’affaire sera ensuite portée à la plus haute cour de justice qui devra dire si une entreprise peut discriminer sa clientèle selon le statut vaccinal. La cour tranchera en faveur de ces entreprises mais uniquement dans le cas d’un vaccin stérilisant qui empêche la transmission.</p><p>Avec la fin du passeport vaccinal, une partie des vaccinés réduira ses activités sociales de peur d’être contaminée par les non-vaccinés et leurs enfants, surtout leurs enfants. Un groupe de pression provax verra le jour pour demander au gouvernement des accommodements raisonnables&nbsp;: réserver l’accès aux restaurants, cinémas et spectacles uniquement aux vaccinés certains soirs de la semaine.</p><p>La plupart des élus étant dans le groupe à risque, la mesure sera votée au parlement sans difficulté. De plus, le passeport vaccinal demeurera en place pour les événements impliquant plus de 5000 personnes.</p><h3 class="wp-block-heading">Approche plus équilibrée pour lutter contre le virus</h3><p>Avec le retour à la raison, un nouveau consensus se dégagera pour lutter contre le virus selon une approche concertée. Certains suggéreront que s’il s’agit réellement d’une guerre, alors pourquoi n’engager qu’une seule arme&nbsp;? La réponse devra désormais couvrir différents volets&nbsp;: immunité naturelle, traitements médicamenteux, kit de prévention à base de vitamine D et de zinc, masques N95 pour les travailleurs en contact avec le public, nouveaux systèmes de ventilation anti-gouttelettes, gestes barrières, lavement nasal avant le coucher, tests rapides à partir de salive, incitations financières pour une contamination lors des creux épidémiques, vaccins et surtout investissements massifs dans le renforcement des capacités hospitalières.</p><p>Dans la mesure où les chiffres indiquent que 95% des personnes hospitalisées ont plus de 60 ans, la communication des autorités sanitaires se concentrera principalement sur ce groupe. Des convocations sont émises à destination des assurés de plus de 60 ans pour une vaccination tous les deux mois.</p><h3 class="wp-block-heading">Société civile</h3><p>Dans les salles de presse et les plateaux télévisés, c’est l’heure des règlements de compte. Des journalistes qui étaient en pointe pour porter la parole officielle pendant la crise seront l’objet de campagnes de dénigrement. On leur reprochera leurs manquements au code déontologique et le harcèlement qu&rsquo;ils ont organisé contre des collègues sceptiques.</p><p>En parallèle, des voix s’élèveront pour amender la constitution afin de fermer une brèche que les gouvernements ont exploité lors de la crise&nbsp;: tel le pompier pyromane, un gouvernement mal intentionné peut restreindre la capacité hospitalière ce qui crée une urgence sanitaire qui lui permet de gouverner sans contre-pouvoirs. De même, à partir de la jurisprudence du vaccin, des groupes anti-avortement proposeront de faire payer le prix de la liberté à celles qui exerceront leur droit&nbsp;: interdiction d’utiliser une clinique d’infertilité, interdiction d’adopter, etc.</p><p>A l’université, une crise sans précédent éclatera. Les universitaires n’étant jamais intervenus publiquement pour s’opposer aux mesures liberticides ou si peu, ils apparaîtront du mauvais côté de l’histoire. Les langues commenceront à se délier et révèleront une infestation marxiste du monde universitaire où la pensée critique a été remplacée par la pensée unique.</p><p>L’image de la science sera aussi écornée auprès du public. Le choc de l’autorisation de la vaccination des enfants mettra en lumière une volonté de faire le bonheur des gens malgré eux, quitte à prendre quelques libertés avec la vérité. Des dénonciations anonymes sur de possibles conflits d’intérêt pousseront à la démission certains hauts fonctionnaires et des médecins reconnus mondialement.</p><h3 class="wp-block-heading">Inflation</h3><p>Dans ce scénario, avec la fin du passeport vaccinal, une partie de la population très favorable aux mesures sanitaires ne souhaitera plus prendre le risque de rencontrer des non-vaccinés. Le chiffre d’affaires des commerces baissera donc, mais moins que dans le premier scénario puisque les vaccinés réfractaires au passeport vaccinal participeront dans ce scénario.</p><p>Au travail, il y aura la même configuration. Une partie des vaccinés ne voudra pas être près de non-vaccinés dans les entreprises qui n’imposent pas la vaccination. Ceux qui sont proches de la retraite la prendront par anticipation ou en négociant avec l’employeur. Certaines femmes tomberont opportunément enceintes pour gagner du temps en attendant d’y voir plus clair. D’autres pourront continuer en télétravail indéfiniment, du moins jusqu’au moment où ils en auront assez. Finalement, un petit nombre quittera son emploi pour travailler dans des entreprises où la vaccination est imposée.</p><p>Les vaccinés qui côtoieront des non-vaccinés s’acclimateront rapidement. Dans de rares cas, des employés vaccinés seront hospitalisés à la suite d’une infection sur le lieu de travail, ce qui entrainera des poursuites judiciaires contre les employeurs. Mais les montants en jeu seront faibles et de toute façon couverts par un programme gouvernemental.</p><p>La perte de productivité sera moindre que dans le premier scénario mais suffisante pour une poussée inflationniste. De plus, l’interventionnisme de l’État et l’augmentation du ratio de dépendants (retraités, inactifs, chômeurs etc.) contribueront également à la hausse des prix.</p><h3 class="wp-block-heading">Normalité presque normale</h3><p>Les gouvernements feront passer le message qu’il faudra apprendre à vivre avec le virus. Cette fois-ci, ils voudront dire qu’étant donné qu’il n’existe pas de remède miracle, l’essentiel des contraintes pèseront sur les personnes à risques. Elles seront toutefois libres de leurs choix.</p><p>Une manifestation de personnes du groupe à risque souhaitant la reprise de mesures draconiennes rassemblera quelques dizaines de personnes seulement. L’échec de cette manifestation sera dû à la peur des participants d’attraper le virus à l’extérieur à cause des autres manifestants triplement vaccinés et masqués. Les organisateurs annonceront qu’une autre manifestation est prévue et se tiendra en voiture (et masque).</p><p>Les vols internationaux continueront d&rsquo;exiger un test PCR et/ou un vaccin.</p><h3 class="wp-block-heading">Fin de la crise du covid</h3><p>Quelques années après la fin de la crise du covid, le virus ne fera plus vraiment peur. La presque totalité de l’humanité y aura été exposé, avec ou sans vaccin. Les gens seront attentifs à l’apparition d’une nouvelle souche de grippe ou d’Ebola, mais sans perdre le sommeil pour la plupart.</p><p>Néanmoins, une minorité indécrottable continuera de porter le masque à l’épicerie ou à demander une preuve de vaccination avant de laisser rentrer un plombier ou un entrepreneur.</p><p>De l’autre côté du spectre, un groupuscule nommé «&nbsp;Pure Gêne&nbsp;» prétendra préserver la pureté de leur code génétique de toute interférence des vaccins ADN et ARNm. Ces personnes refuseront de se reproduire avec les vaccinés au prétexte que leur patrimoine génétique est altéré.</p><p>Hormis ces cas extrêmes, la vie ressemblera à celle d’avant le virus.</p><p>La nature ayant horreur du vide, les inquiétudes sur le virus cèderont la place à celles sur le changement climatique. Il sera proposé de pénaliser «&nbsp;ceux dont les choix de vie nous mettent tous en danger&nbsp;»&nbsp;: interdiction des voitures non électriques dans les villes, quota de déchets maximum par foyer, campagne de harcèlement social vis-à-vis des mangeurs de viande.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1306</post-id> </item> <item><title>Econo-fiction : l&#8217;après covid, partie 1</title><link>https://economierebelle.com/econo-fiction-lapres-covid-partie-1/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=econo-fiction-lapres-covid-partie-1</link> <comments>https://economierebelle.com/econo-fiction-lapres-covid-partie-1/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Tue, 07 Sep 2021 23:04:53 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[économie]]></category> <category><![CDATA[virus]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=1293</guid><description><![CDATA[<p>Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n&#8217;est pas impossible que tout le monde ait tort. &#8211; Gandhi Dans la peau de nos dirigeants La crise du coronavirus qui a démarré à la fin de 2019 est exceptionnelle, non à cause de sa sévérité, mais de par la réaction des gouvernements.&#8230; <a
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class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><em>Les temps difficiles créent des hommes forts, les hommes forts créent des temps prospères, les temps prospères créent des hommes faibles, et les hommes faibles créent des temps difficiles</em>.</p></blockquote></figure><p>Nous voici donc à la fin du cycle, celui des hommes faibles.</p><p>Les décisions de la plupart des autorités ont été davantage guidé par le <strong>besoin de se couvrir</strong> que par la volonté de faire ce qui doit être fait. Les mesures sanitaires ont par exemple été décidées par imitation. Si tout le monde l’a fait, il doit bien y avoir une bonne raison, non ?</p><p>Clairement, les prises de position des politiciens sont davantage basées sur les sondages que sur la science. Et les sondages sont le résultat de la propagande de peur des médias et d’une minorité intolérante.</p><p>Peu importe que les statistiques montrent que les confinements et les couvre-feux ont eu des effets au mieux inutiles au pire délétères, ceux-ci continuent d’être appliqués ici et là. Malgré des études randomisées sur l’<a
href="https://www.acpjournals.org/doi/10.7326/M20-6817">inutilité du masque</a> (tel qu’utilisé par la population en général), celui-ci continue d’être obligatoire à peu près partout. En dépit de la perte importante d’efficacité des vaccins ARNm au bout de quelques mois, la santé publique envisage une troisième et même une quatrième dose.</p><p>Nous ne pensons pas qu’il y ait une intention maligne des gouvernements à promouvoir la vaccination. De leur point de vue, et ils ont raison de leur point de vue, c’est une méthode peu coûteuse pour arrêter l’épidémie. Un vaccin à 20 euros ou 20 dollars est bien préférable à des frais d’hospitalisation de 100&nbsp;000 euros ou dollars. De plus, si tout le monde est vacciné, on pourra revenir au monde d’avant. Est-ce si sûr&nbsp;?</p><p>Même avec une couverture de 100% (ce qui n’arrivera pas), l’épidémie ne sera jamais éradiquée. Cela illustre un autre principe de nos gouvernants&nbsp;: <strong>au mieux le court-termisme, au pire l’aveuglement</strong>. Comme le retrait de l’armée américaine en Afghanistan l’a montré, nos dirigeants ne semblent pas réaliser que leur vision du monde est polluée par l’idéologie et déconnectée de la réalité. Autrement dit, ils prennent leurs désirs pour des réalités.</p><p>A ce stade, il convient de réaliser que la crise du covid n’est pas temporaire et qu’elle laissera des traces pour au moins les dix prochaines années. Il est plus que temps de s’y préparer. Voici donc les trois scénarios pour le futur&nbsp;qui pourront aider dans cette préparation :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Aggravation de la crise</li><li>Atténuation de la crise</li><li>Discontinuité majeure&nbsp;: mutation (vraiment) dangereuse</li></ul><h2 class="wp-block-heading">Scénario 1&nbsp;: l’aggravation de la crise</h2><h3 class="wp-block-heading">Introduction</h3><p>Dans ce scénario, les tendances à l’œuvre actuellement sont amplifiées.</p><p>Selon le principe dégagé plus haut, la seule chose qui empêche réellement de décréter la vaccination obligatoire dans les démocraties libérales est la peur des autorités d’être tenues pour responsables des décès dus à la vaccination.</p><p>A mesure que les données de la phase 3 des vaccins (phase actuelle) s’accumulent, les statistiques sur la mortalité et les effets secondaires graves sont tabulés par les bureaucrates. Actuellement, la vaccination étant un «&nbsp;choix personnel&nbsp;», les conséquences graves sont peu ou pas prises en charge par l’État. A titre d&rsquo;exemple, le gouvernement canadien vient tout juste de créer un <a
href="https://torontosun.com/news/national/burial-costs-covered-for-canadians-killed-by-approved-vaccines">fonds de 75 millions</a> de dollars pour les frais d’enterrement.</p><h3 class="wp-block-heading">Obligation de discriminer pour les entreprises</h3><p>Les gouvernements vont s’efforcer de rendre la vie impossible aux récalcitrants. Une des innovations majeures des ces derniers mois a été le changement de la relation entre le gouvernement et les entreprises. Jusqu’ici, le gouvernement veillait à ce que les entreprises ne discriminent pas. Désormais, <strong>les entreprises seront mises à contribution pour appliquer une discrimination</strong>. Ce phénomène va aller en s’amplifiant&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Immunité pour les entreprises qui licencieront du personnel non vacciné ou par rapport à d’éventuels dommage des vaccins.</li><li>Pénalités pour les entreprises (biens non essentiels) qui ne coopèreront pas dans la discrimination des non-vaccinés.</li><li>Certaines entreprises, notamment les grandes entreprises technologiques, feront la promotion de la vaccination d’elles-mêmes.</li></ul><p>Voici quelques exemples&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Non content d’empêcher les voyageurs non-vaccinés de voyager par avion et par train, les gouvernements vont obliger les compagnies d’autobus à interdire les non-vaccinés.</li><li>Les hôtels ou auberges devront contrôler le statut vaccinal à la réservation ou à l’arrivée, peu importe leur taille.</li><li>Pour prendre des leçons de conduite, il faudra prouver le statut vaccinal.</li><li>Facebook, LinkedIn, Twitter coopèreront avec les gouvernements pour identifier parmi les individus récalcitrants ceux qui ont le plus d’influence. Des actions ciblées seront entreprises&nbsp;: prise de contact avec l’employeur, contrôles fiscaux, actions en justice, etc.</li><li>Facebook, LinkedIn, Twitter permettront de vérifier le QR code pour démontrer le statut vaccinal sur les réseaux sociaux.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Pointer du doigt les non-vaccinés</h3><p>Une hausse des cas de covid, provoquée possiblement par davantage de tests à l’école, servira de prétexte pour mettre en place un couvre-feu ou un confinement spécifique aux non-vaccinés. La délation sera encouragée. Des brigades mobiles de policier contrôleront aléatoirement les passeports vaccinaux.</p><p>Des horaires spéciaux seront aménagés dans les épiceries pour les non-vaccinés. Ces derniers seront obligés de prendre davantage de précautions&nbsp;: gants obligatoires et visière, en sus du masque. Ces horaires donneront lieu à des comités d’accueil anti-récalcitrants, des actions de sensibilisation ainsi que l’installation de tentes de vaccination sur le parking.</p><p>Après quelques cas de contamination ayant pour origine un professeur non-vacciné (ou une infirmière non-vaccinée), un décret criminalisera le fait de contaminer autrui, si l’on n’est pas vacciné. Même si le décret est inapplicable, cela incitera les patrons de petites entreprises à mettre de la pression sur leurs employés.</p><h3 class="wp-block-heading">Plus de contrôles et plus de harcèlements</h3><p>Sur le front des mesures sanitaires, le passeport vaccinal sera utilisé pour contrôler l’inoculation de la troisième puis de la quatrième dose. La stratégie gouvernementale inavouée est d’attendre l’arrivée d’un vaccin stérilisant, notamment le vaccin Novavax avec une longue durée de protection.</p><p>Quelques manifestations, dont certaines violentes, troubleront quelque peu l’impression d’unanimisme dans la population. Des hackeurs citoyens organiseront une plateforme avec vidéos et photos à destination de la population pour identifier les manifestants et entrer en contact avec eux (ou leurs employeurs) afin de les ramener à la raison.</p><p>Une application qui a fait son apparition en Australie qui allie géolocalisation et reconnaissance faciale sera déclinée dans la plupart des pays afin de contrôler le confinement pour les non-vaccinés et la quarantaine des voyageurs vaccinés internationaux ou interprovinciaux.</p><h3 class="wp-block-heading">Début de stagflation</h3><p>Côté économie, l’effet net du passeport vaccinal est une baisse de la fréquentation des services. D’une part, il y a ceux qui voudraient bien mais sont empêchés et d’autre part, il y a ceux qui pourraient mais n’ont pas envie de se faire contrôler. Une spirale inflationniste semble enclenchée. Le prix des loyers, de l’énergie et de la nourriture augmente fortement et alimente le mécontentement d’un large segment de la population.</p><p>Pour pallier le «&nbsp;manque d’argent&nbsp;», les gouvernements feront tourner la planche à billet, ce qui aggravera la situation. La méthodologie du calcul de l’indice des prix à la consommation sera alors modifiée pour retirer l’effet des « composantes volatiles&nbsp;» de l’indice.</p><p>A cause des régulations supplémentaires imposées par les gouvernements, les coûts de production augmenteront partout dans le monde. On assistera à des pénuries de certains produits et marchandises. Celles-ci sont accrues par l’action d’acteurs du marché qui feront des stocks, soit pour se protéger des pénuries, soit pour spéculer.</p><p>Des incendies à l’origine douteuse permettront à des entrepreneurs pris à la gorge de toucher les primes d’assurances et changer de secteur… ou de pays.</p><h3 class="wp-block-heading">Délitement social</h3><p>Dans la société, la polarisation entre fanatiques du vaccin et antivax, produira d’étranges effets. Jamais les dons de sang ou d’argent n&rsquo;auront été aussi faibles. En effet, les récalcitrants ne voudront pas contribuer à une société qui les exclut et les fanatiques du vaccin ne voudront pas courir le risque que leurs dons bénéficient à des antivax. Certaines associations caritatives se plaindront d’un manque de volontaires. En effet, les volontaires retraités ne souhaiteront plus prendre de risques tandis que les volontaires non-vaccinés en auront assez de subir du harcèlement.</p><p>Un mouvement appelé «&nbsp;Société Parallèle&nbsp;» verra le jour, et regroupera des non-vaccinés qui s’échangeront des biens et des services hors du système. Un de leur crédo est de retirer leur participation à un système qui les maltraite&nbsp;: retirer leur argent des banques, retirer leurs enfants de l’école, ne plus contribuer aux organismes de charité, réduire leurs dépenses au strict nécessaire.</p><p>Un scandale impliquant des épidémiologistes, des fonctionnaires et des politiciens éclatera et démontrera que certaines modélisations étaient téléguidées pour influencer la population. Le scandale sera rapidement enterré et oublié. Après tout, personne n’y avait jamais vraiment cru et ce n’était pas non plus une surprise.</p><h3 class="wp-block-heading">Solution finale&nbsp;: vaccination obligatoire</h3><p>Lorsque le nombre de récalcitrants sera suffisamment faible, les gouvernements décrèteront la vaccination obligatoire. Le fait de rendre la vaccination obligatoire les rendra responsables des dommages. Les indemnisations seront alors beaucoup plus élevées qu’aujourd’hui, et sans doute de l’ordre de plusieurs millions d’euros ou dollars (un autre genre de loterie si l&rsquo;on veut).</p><p>Ne pas se soumettre à la vaccination obligatoire entraînera des amendes, la suspension des allocations et possiblement une peine de prison. Les irréductibles n’auront d’autres choix que de partir vers des cieux plus cléments, s’ils le peuvent.</p><p>Il restera à organiser la vaccination des enfants. Selon le pays, sa culture et son taux d’alphabétisation, plusieurs stratégies seront possibles. Dans les pays pauvres qui peuvent s’offrir des vaccins, des infirmières se rendront dans les établissements et vaccineront une classe après l’autre, tout simplement. Dans les pays riches, même si une majorité sera favorable à la vaccination des écoliers, plus d’efforts seront nécessaires pour «&nbsp;convaincre&nbsp;».</p><p>En dépit de <a
href="https://www.bbc.com/news/health-58438669">l’exemple britannique</a>, la plupart des autorités de santé publique et des agences du médicament vont donner leur accord à la vaccination des enfants. Malgré les résultats mitigés des essais cliniques qui ne démontrent pas un bénéfice pour les enfants, les autorités et la presse feront valoir des bénéfices intangibles comme la réduction des cas de «&nbsp;covid long&nbsp;» ou le «&nbsp;bénéfice pour l’ensemble de la société&nbsp;». Après avoir vacciné une large proportion des écoliers, les gouvernements exigeront des enfants non-vaccinés qu’ils se soumettent à des tests rapides tous les jours. Ils seront aussi privés de sorties &#8230; scolaires.</p><h3 class="wp-block-heading">Résurgence du virus</h3><p>Comme l’indique les <a
href="https://twitter.com/RanIsraeli/status/1434630860435869697">données en provenance d’Israël</a>, la proportion des personnes vaccinés qui se retrouvent hospitalisées est comparable à celle des personnes vaccinées dans la population. Ceci donne à penser que le vaccin offre une maigre protection pour les publics à risques.</p><p>Les gouvernements vont progressivement tirer les conclusions qui s’imposent de telles données. En particulier, ils vont recommander aux personnes âgées de se faire vacciner tous les deux mois pour une meilleure efficacité et de panacher les différents types de vaccins.</p><h3 class="wp-block-heading">Nouvelle normalité</h3><p>Les gouvernements feront passer le message qu’il faudra s’habituer à vivre avec le virus. Ce qu’il faudra comprendre par-là est qu’il faudra s’habituer au maintien des restrictions sanitaires&nbsp;: masques, passeports vaccinaux, restrictions sur les libertés personnelles etc.</p><p>Les gouvernants n’anticiperont pas une autre complication, pourtant prévisible. A force de caresses ou, plus souvent, d’intimidations, ils auront atteint un objectif de vaccination de près de 100%. Ainsi, il n’existera pratiquement plus de candidats sains et non-vaccinés pour les essais cliniques de nouveaux vaccins. De plus, le fait de participer à une étude clinique ne permettra pas d’obtenir un passeport vaccinal valide. Autrement dit, les volontaires se feront rares. D’un autre côté, sans groupe de contrôle non-vacciné, il sera impossible de prouver que les vaccins ont causé des dommages à long terme, ce qui évitera des procès embarrassants au personnel politique encore en vie dans dix ou vingt ans.</p><p>Malgré une couverture proche de 100% de vaccination, le virus continuera de se diffuser et de tuer les individus à risque. La réalité rattrapera alors la fiction lorsque les gouvernements décrèteront l’obligation vaccinale pour les chiens et les chats. Après beaucoup d’hésitation, le gouvernement se résoudra à obliger les tests rapides y compris pour les personnes vaccinées. Ce sera un tollé et la mesure sera finalement abandonnée au profit d’une autre&nbsp;: le bracelet électronique avec mesures biométriques pour les voyageurs internationaux. Si leurs signes vitaux montrent une infection, ceux-ci sont placés d’office ainsi que leurs hôtes dans les camps de quarantaine. Rappelons que ces camps étaient initialement prévus pour les volontaires qui voulaient s&rsquo;isoler loin de leur communauté pour protéger les autres.</p><p>Par ailleurs, une loi sera débattue puis adoptée par le parlement pour rendre quasi-obligatoire le don d&rsquo;organe. En effet, suivant en cela la logique du vaccin, c&rsquo;est un infime sacrifice qui permet de sauver des vies. Les rares récalcitrants se verront désactiver leur passeport vaccinal afin de les inciter à faire le bon choix personnel pour le collectif.</p><h3 class="wp-block-heading">Fin de la crise du covid</h3><p>Quelques années après avoir atteint le taux de vaccination maximal, le virus circulera toujours mais le sujet sera devenu tabou. Lorsqu&rsquo;on entendra que la grand-mère d’Untel est décédée, l’on s’abstiendra de demander «&nbsp;de quoi&nbsp;?&nbsp;». Personne ne voudra plus entendre parler du virus.</p><p>La dégradation de l’économie et la baisse du niveau de vie reviendront progressivement au premier plan des préoccupations des gens. Le poids électoral basculera vers les générations plus jeunes qui ont une préférence pour les politiques publiques socialistes&nbsp;: plus d’interventions pour lutter contre le réchauffement climatique, plus de micro-management du comportement des citoyens, plus d’impôts pour les riches, plus de bureaucratie.</p><p>Ces politiques ne produiront pas les résultats escomptés mais comme pour le communisme, la conclusion sera : « nous n’avons pas été assez loin ».</p><p><a
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