Distorsions économiques et sociales en vues

A chaque fois que la continuité des relations entre l’Église et les fidèles a été violemment interrompue pour des raisons politiques, comme lors de la Révolution française, les pertes subies par l’Église furent incalculables.

– Antonio Gramsci

De plus en plus bizarre

De plus en plus d’indices indiquent que les interventions monétaire et budgétaire de l’année passée ont été excessives. Le Wall Street Journal souligne que les comptes en banques débordent en Allemagne :

Les plus grandes banques d’Allemagne, Deutsche Bank et Commerzbank, demandent depuis l’année dernière à leurs nouveaux clients de payer un taux annuel de 0,5% pour des dépôts importants. Les banques affirment ne plus pouvoir absorber les taux d’intérêts négatifs que la Banque Centrale Européenne leur applique.

De l’autre côté du Rhin, les banques françaises ont d’autres problèmes. Elles demandent un retour d’ascenseur à l’état pour leurs bons services en 2020. D’après Le Monde :

Responsables de la crise de 2008, les banques ont cette fois permis d’éviter la catastrophe due à la pandémie en distribuant les crédits fournis par l’État. Mais leurs failles se sont creusées. Elles demandent en retour l’allégement d’une réglementation qui les « étrangle ».

Ainsi, les banques veulent être récompensées pour avoir distribué des fonds qui n’étaient pas les leurs et sur lesquels elles ont prélevé une commission. Un peu plus loin, la journaliste écrit :

L’État et les banques ont toujours travaillé en osmose, dans un mélange d’intérêts bien compris.

Pourquoi l’état et les banques devraient-ils travailler en osmose? Nous nous le demandons. Et pour quels intérêts bien compris?

Du côté des épargnants, la situation est également assez inédite. Même si les taux obligataires ont brusquement augmenté ces dernières semaines, ils restent à des niveaux historiquement bas.

Avec un taux d’intérêt de 1,5% à dix ans aux États-Unis, il faudrait un capital d’environ 3,3 million de dollars pour obtenir un revenu annuel de 50,000 USD.

Mais pourquoi nous préoccuper de ce qui nous tuera dans dix ans alors qu’il y a tellement d’autres choses qui risquent de nous emporter d’ici là ?

Anti-social

En France, les rixes entre bandes rivales ont augmenté de 25% en un an. La corrélation n’implique pas la causalité, mais nous notons que les adultes se font rares dans les rues. Nos jeunes rejouent peut-être sans le savoir la trame de « Sa majesté des mouches ».

Venons-en aux adultes.

Les plus âgés se terrent en attendant le vaccin. La majorité est absorbée par les écrans : télétravail… Netflix… Jeux vidéo… la Bourse… D’autres, plus chanceux, profitent de la nature grâce à leur maison de campagne.

La « normalisation » de l’économie risque d’apporter son lot de surprises. Le conjoint jaloux devra laisser sa conjointe reprendre son activité… Le Millénial ne pourra plus spéculer sur la bourse pendant qu’il sert un plat au restaurant… Les retraités pourront faire leurs emplettes le samedi matin sans être regardés de travers…

Les derniers mois ont créé de nouvelles habitudes et de nouvelles attentes au sein de la population. Personne ne sait vraiment ce qui va en sortir.

Mais si l’on se fie sur l’histoire, les gouvernements vont imprimer des tonnes de monnaie. Les citoyens auront moins confiance les uns dans les autres ainsi que dans leurs institutions et bien sûr leur monnaie. Une chose est presque assurée: le niveau de vie va diminuer.

A suivre,

Khalid Lyoubi

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