⭐⭐⭐⭐Livre « Hard Times in Paradise » des Colfax

Introduction

Les époux Colfax sont un couple d’universitaires et activistes d’extrême gauche. Leur engagement politique leur a valu d’être mis au ban du monde académique. Las des menaces, n’ayant aucune perspective de continuer leur carrière, le couple entreprit un changement radical : un retour à la terre dans les montagnes de Californie à Mendocino.

Avec leurs trois enfants, les Colfax ont aménagé leur ranch dans des conditions très difficiles et parfois dangereuses sur une dizaine d’années.

Ils ont fait toutes les erreurs possibles et imaginables. C’est sans doute ce qui a permis à leurs enfants d’apprendre la débrouillardise, le sens des responsabilités et la coopération. Aucun des enfants n’a été scolarisé. Leurs parents les ont laissé développer leurs talents naturels sans intervention autre que de les encourager, de répondre à leurs questions et de leur fournir le matériel nécessaire à leur exploration autonome.

C’est un ouvrage à méditer avant de vous lancer dans une aventure du même genre.

Points clés à retenir

  • Les Colfax ont achèté leur terrain de 47 acres au nord de la Californie au début des années 1970 à une époque où les hippies étaient légion.
  • Une des premières erreurs des Colfax a été d’acheter une tronçonneuse, un outil essentiel pour défricher, qui n’était pas adaptée à leurs besoins : trop lourde, peu maniable, d’occasion.
  • Malheureusement pour eux, leur terrain était resté en friche depuis une vingtaine d’années. Un terrain dont les arbres viennent d’être coupés est beaucoup plus facile à aménager que le même terrain 20 ans après. Il suffirait de brûler les branches, les écorces et les rondins de bois inutilisables. Vous disposeriez aussi de grands espaces laissés par les arbres coupés, de routes pour l’accès et de plateformes aménagées pour disposer les rondins.
  • Les Colfax ont eu de la visite après avoir incinéré des débris végétaux. Le feu et la fumée ont tendance à inquiéter ou susciter la curiosité des voisins. C’est ainsi qu’ils ont la visite de leur voisin, un juge qui était par ailleurs riche et propriétaire d’un journal…
  • Ils ont aussi reçu la visite de l’homme à tout faire de la région – sans doute informé – par l’agent immobilier qu’il y avait de nouveaux arrivants.
  • La nature peut être magnifique, mais il faut aussi compter sur les insectes et autres nuisibles, le jour et la nuit.
  • Les Colfax ont attendu 3 ans avant d’avoir de vraies toilettes, le temps de construire leur maison, la salle de bain, installer les canalisations, la fosse septique et le champ de drainage.
  • Il semblerait que le manque total de préparation, d’expérience et de bon sens du couple d’universitaires des Colfax dans l’aménagement de leur terrain, soit la principale raison du succès de leurs quatre enfants. Ils ont appris très tôt à ne compter que sur eux-mêmes!
  • La construction de leur maison s’est faite selon le code de la construction pour éviter une visite des autorités et surtout pour ne pas prendre le risque d’une démolition.
  • La famille s’est aperçue de certains défauts des contreplaqués livrés uniquement lorsqu’elle a coulé le béton dans les fondations. Malgré leurs efforts pour ajuster les fondations avant qu’elles ne durcissent, un côté n’a pas pu être rattrapé. Pour cette raison, à cet endroit-là, le sol est légèrement déformé.
  • Au plus fort de l’été, la famille a reçu de nombreux visiteurs indésirables qui croyaient avoir affaire à des hippies. L’aide apportée n’était pas à la hauteur de la gêne occasionnée, en particulier la fois où ils ont hébergé un toxicomane paranoïaque.
  • Alors que le toit n’était pas encore construit à l’automne, il a plu de manière continue ce qui a bien failli déformer les poutres censées soutenir le toit.
  • Leurs enfants apprenaient bien trop en travaillant avec leurs parents pour que le couple se préoccupe de les inscrire à l’école.
  • Une autre de leur erreur a été de planter un verger avant même de prévoir son irrigation! Au moins, ils ont eu l’idée de faire financer l’achat des arbres fruitiers par leur famille, un arbre à la fois.
  • Pendant tout ce temps, la famille n’avait pas accès à l’eau courante. L’eau pour la cuisine et les bains hebdomadaires devait être transportée depuis un ruisseau en contrebas jusqu’au campement. Après l’achat d’une pompe et du matériel requis, une autre déception attendait les Colfax. En effet, c’est seulement une fois que tout le dispositif a été péniblement assemblé et installé qu’ils réalisèrent que la pompe était défaillante. L’achat d’une autre pompe créa d’autres problèmes à cause de l’incompatibilité des raccordements…
  • Un petit bassin d’eau pour les besoins quotidiens avait été construit pour récolter l’eau puisée grâce à la pompe. Le bassin a attiré des cochons sauvages qui sont venus s’y abreuver.
  • En échange de leur travail, la famille a pu emprunter de l’équipement pour creuser un puits à l’endroit précis où un magnétiseur avait dit qu’il y avait une source à 25 mètres sous la surface. Après un mois de travail pénible et acharné, ce fut une nouvelle déception.
  • Finalement, le problème de l’eau fut résolu grâce à la générosité d’un voisin qui leur donna accès a ses sources. Il restait juste à éclaircir un passage entre leur maison et la source du voisin.
  • Cependant, contrairement aux spécifications techniques, la pompe utilisée avait des difficultés à extraire l’eau depuis la source du voisin. Ainsi, chaque année, les Colfax devaient remplacer la pompe, en général au plus fort de l’été.
  • Un jour, des guêpes s’en sont prises à la chèvre de la famille. La famille est allée essayer de libérer la chèvre – sans protection une première fois, avant de recommencer. Le couple s’est fait piquer. La femme a perdu connaissance à la suite d’un choc anaphylactique. Le médecin des urgences lui indiqua qu’elle aurait pu en mourir et qu’elle devrait considérer un kit pour les piqûres d’abeilles à l’avenir.
  • Une autre erreur aura été d’entamer leurs économies en faisant un aller-retour entre le ranch et Saint-Louis où les Colfax avaient entreposé leur mobilier. Au bout du compte, les machines à laver et à sécher du couple sont restées trois ans dans la maison dans leur emballage avant de finir au dépotoir.
  • David Colfax a fait de l’auto-stop jusqu’à la côte est pour acheter un pick-up massif. Son retour a été émaillé de nombreux problèmes techniques. Le moteur était détruit. 3000$ venaient de partir en fumée. David aurait pu acheter un véhicule équivalent (et sans problèmes) auprès de leurs voisins pour 2000$… Mais après tout, il n’y connaissait rien.
  • Lorsque l’argent est devenu un problème, les Colfax ont commencé à vendre des bûches de bois à un prix défiant toute concurrence. Dans ce commerce, ils ont dû faire affaire avec des gens plus ou moins bizarres comme par exemple le personnage qui inspectait les bûches une à une avant de les faire déposer près de sa Mercédès immaculée. « Le problème quand on est pauvre, c’est que vous n’avez plus de temps à vous. »
  • David Colfax fut recruté pour construire la maison d’une connaissance. Il évita les erreurs qu’il avait commises, mais n’en retira aucune satisfaction. Au contraire, il détestait cela et le fait de ne pas voir ses enfants de la journée et de rentrer épuisé à la maison le fit changer d’approche.
  • David Colfax, après 4 ans passés dans les bois, s’est finalement résolu à revenir dans le monde universitaire. Après avoir accepté une offre ferme pour un poste d’enseignement dans l’Illinois (payé moitié moins que son précédent poste), et avoir loué une maison pour la rentrée, l’université l’a informé que l’offre n’était plus sur la table ! La même chose se produisit avec deux autres offres.
  • En désespoir de cause, et après avoir dépensé leurs économies pour rendre la maison habitable, les Colfax prirent la décision d’aller enseigner au lac Supérieur dans une communauté isolée qui recherchait désespérément des professeurs.
  • Une semaine avant de partir au Canada, l’agence d’adoption leur a confirmé qu’ils allaient être les heureux parents d’un bébé esquimau.
  • Lors de leur déménagement à 3000km au nord, les Colfax n’ont pris avec eux aucun meuble, mais seulement des outils. L’idée était de fabriquer leurs propres meubles à partir de contreplaqué.
  • La vie en appartement leur a permis de redécouvrir la télévision et les commodités de la vie moderne. Après quelques mois, la télévision a perdu son attrait et la famille est tombée d’accord sur le fait que rien n’égalait la vie dans les montagnes de Californie sauf sans doute l’éclairage électrique supérieur à l’éclairage au kérosène pour lire le soir.
  • Les Colfax ont jugé que l’école ne pourrait pas faire bien du tort aux enfants pour le peu de temps qu’ils prévoyaient rester au Canada. Les enfants n’ont pas détesté ça, mais trouvaient qu’il s’agissait d’une terrible perte de temps.
  • Reed, le troisième enfant, a sauté la maternelle puisqu’une évaluation avait montré qu’il avait le niveau de lecture d’un 5ème ou 6ème année.
  • Drew le cadet a créé un incident dans le bus scolaire en refusant d’obéir à la consigne d’un 4ème année de ne pas s’asseoir avec la personne de son choix. Une fois chez le principal, il est resté muet et a refusé de s’identifier et de répondre à ses questions. Finalement, quelqu’un est allé chercher son frère aîné, Grant qui a joué les médiateurs.
  • Le contraste de leur vie bien ordonnée au Canada avec leurs aventures en Californie était saisissant. Les Colfax n’aimaient pas vraiment se soumettre à des routines quotidiennes décidées par les autres. Ils préféraient organiser leur vie ou leur survie en famille.
  • En quittant le Canada, Micki Colfax repensa aux trois mois passés au Maroc dans l’espoir d’aller enseigner en Ouganda, avant finalement de retourner aux États-Unis et de commencer leur aventure en Californie : « J’ai encore le même sentiment de m’échapper d’une prison. »
  • De retour en Californie, le couple Colfax a proposé sans trop de conviction à leurs enfants de devenir membre de l’organisation 4H pour rencontrer d’autres jeunes garçons. L’idée les a emballés. 4H est une sorte d’association de scoutisme où les enfants de la région peuvent s’initier aux métiers de la ferme auprès de professionnels.
  • C’est ainsi que l’aîné Grant, âgé de 13 ans, a appris à stopper net un bœuf Angus qui lui fonçait dessus à l’aide d’un coup de planche sur la tête. La famille venait en effet de mettre toutes leurs économies dans l’achat de deux bœufs.
  • Après avoir engraissé les bœufs, Grant et Drew ont participé à une vente aux enchères. Bien que leurs bœufs aient obtenu le meilleur ratio du poids ajouté par quantité de nourriture fournie, ils ont obtenu le prix le plus bas environ 60 cents la livre alors que d’autres avaient obtenu près de 3 dollars la livre. La famille réalisa qu’elle faisait très peu affaire avec le reste de la communauté et que par conséquent personne ne se sentait obliger de donner un bon prix.
  • La famille a remarqué que peu importe les protections mises en place pour mettre à l’abri leur potager, des lapins ou des chevreuils trouvaient toujours le moyen d’y pénétrer. Ils utilisèrent cela à leur avantage pour piéger le gibier à proximité de cet endroit stratégique.
  • Grant et Drew ont réussi à gagner quelques centaines de dollars en élevant des moutons. Grant, qui s’était pris de passion pour l’étude des chèvres, a lu énormément sur le sujet et a investi son argent ainsi que celui de ses parents pour sélectionner les bonnes chèvres et démarrer un élevage. Quelque temps plus tard, Grant réalisa que ses chèvres n’étaient peut-être pas si bonnes que cela!
  • Grant avait tout de même eu une bonne intuition. Il n’y avait pas d’argent à faire en vendant le lait de chèvre. Le seul commerce réellement rentable était l’élevage et la vente de chèvres de bon pedigree. Profitant du départ à la retraite de propriétaires d’un bouc d’exception, il convainquit ses parents d’acheter l’animal. Drew fit la même chose avec des moutons au lieu de chèvres. Après quelques années, la famille fut connue dans la région pour ses animaux de qualité supérieure.
  • La famille a connu toutes sortes de mésaventures dans leurs expériences. Par exemple, David et un de ses fils ont fait une violente réaction allergique en brûlant du sumac vénéneux du chêne. Leur visage a gonflé subitement et ils ont dû se rendre à l’hôpital.
  • Un mouton qui a réussi à pénétrer dans la réserve s’était empiffré avec des céréales. Chez les ruminants, cela génère la production de gaz qui s’ils ne sont pas évacués provoque la mort. Il y a deux méthodes pour les sauver, soit inciser un de leurs estomacs avec tous les risques que cela comporte, soit lui faire évacuer le contenu des estomacs par aspiration!
  • Leur vieux pick-up dont toutes les pièces avaient été changées au moins une fois a failli coûter la vie à Micky et trois de ses enfants lorsque les freins ont lâché dans une descente dangereuse. Ils n’ont dû la vie qu’à un rocher qui se trouvait sur l’accotement.
  • Drew et Reed développèrent un goût pour les courses à pied et ne tardèrent pas à ajouter des trophées de course de la région ou de l’état à tous ceux que la famille avait gagnés lors des foires agricoles.
  • Le couple Colfax a toujours profité de l’anniversaire de leurs enfants pour leur donner soit des cadeaux éducatifs (livres de leurs auteurs favoris ou sur les sujets qu’ils aiment, encyclopédies, etc.), soit des objets utiles pour leurs projets (seaux en inox, outils, etc.). Drew avait démontré de l’intérêt pour l’astronomie. Comme un télescope était beaucoup trop dispendieux, et sur les conseils d’un vendeur spécialisé, Micky acheta tout le matériel nécessaire à la construction d’un télescope. Drew passa des centaines d’heures à poncer le miroir principal et à réaliser l’assemblage. Lui et son frère créèrent un observatoire dans le verger. À peine trois semaines plus tard, il observa une comète en même temps que trois autres observateurs amateurs.
  • La pompe explosa et déclencha un incendie. Il fallut que Reed coure à travers les bois pour pouvoir appeler les pompiers chez le voisin. Heureusement, l’incendie fut contenu. Cela démontra à la famille la nécessité d’avoir accès à une ligne téléphonique!
  • Le fait de ne pas être connecté au réseau électrique n’a jamais dérangé la famille. Les générateurs suffisaient amplement pour faire fonctionner les outils. De plus, la famille s’était habituée à faire chauffer l’eau sur le poêle pour leur hygiène quotidienne. En revanche, l’absence du téléphone a toujours été problématique : les visiteurs indésirables pouvaient arriver sans prévenir, beaucoup de temps était perdu lorsqu’un article n’était pas disponible chez le fournisseur et qu’un simple coup de fil aurait pu soit permettre d’éviter le voyage, soit permettre de discuter avec la famille d’un article de substitution.
  • Pour avoir accès à l’électricité, cela suppose que les voisins soient d’accord pour installer des lignes électriques sur leur terrain. En résumé, cela revient à abandonner une partie du terrain à la compagnie d’électricité pour maintenir les lignes et à prendre les risques associés aux lignes haute tension, sans parler de l’esthétique. La ligne téléphonique suit les mêmes lignes que le réseau électrique en général. Mais il existe une autre option : les lignes téléphoniques rurales.
  • Avec le matériel approprié, la famille a dû établir une ligne en hauteur suspendue d’un arbre à l’autre tous les 15m. Le travail à réaliser était énorme : éclaircir le bois, couper certains arbres, éviter que le fil ne touche les branches !
  • Le téléphone perturbait leur vie quotidienne, paisible et tranquille jusque-là. Malgré tout, au total, le téléphone améliora leur qualité de vie. En fait, cela leur donna davantage de temps libre pour se consacrer aux loisirs (films) ou à de l’activisme politique.
  • L’isolement de la famille a été clé au début de leur aventure pour les mettre à l’abri des autorités scolaires. Plus tard, le fait que tous leurs enfants décrochaient les meilleurs prix au club 4-H a démontré clairement aux yeux de tous qu’ils avaient appris bien plus à la maison qu’en allant à l’école.
  • Contrairement à d’autres familles qui ne se sont pas accrochées, les Colfax ont réussi à tenir le cap. Grant, l’aîné est celui qui a essuyé les plâtres. Par la suite, Grant a pu aider ses parents à contribuer à l’enseignement de ses frères puisqu’il savait ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas.
  • Grant décida d’aller à l’université. Pour ce faire, il s’imposa un programme intensif d’études. Grant a ainsi noté ses progrès au cours de 4 mois : 420 pages de mathématiques, 800 pages d’anglais, 200 pages de chimie, l’équivalent d’une deuxième année d’espagnol.
  • La famille a accompagné Grant pour ses entrevues avec les universités. La première à Cornell s’est mal passée, car la personne en charge du recrutement se disait incapable de l’évaluer. L’argent était aussi un problème dans la mesure où même les universités d’état étaient trop coûteuses. Il ne pouvait pas non plus, dans le cas de Grant, compter sur une bourse athlétique. Harvard et Yale en revanche disposaient de programme de bourses d’études tout compris.
  • Grant a obtenu d’excellents scores au SAT et autres tests standardisés. Ses entrevues dans la plupart des Universités se sont très bien déroulées. Elles avaient tendance à durer une ou deux heures au lieu des 15 minutes réglementaires. Naturellement, il fut admis à Harvard pour y faire médecine – tous frais payés. Plus tard Drew et Reed seront également admis à Harvard.
  • Au total, cela a pris environ 10 ans de dur labeur à la famille Colfax pour devenir autosuffisante. La recette de leur succès a été de faire une gestion attentive et méticuleuse d’un petit nombre de bêtes de qualité supérieure. Rien de cela n’aurait été possible sans avoir utilisé le travail de leurs quatre enfants. Désormais, ils allaient quitter le ranch familial l’un après l’autre.
  • Les Colfax ont vu de nombreuses tentatives romantiques de revivre à la campagne. Toutes ou presque se sont soldées par des échecs : commerce de planches à découper, un hôtel, une mise en conserves, un magasin bio, le magasin d’aliments pour animaux, la fabrique de cidre. Les vignobles semblaient faire exception, mais sans doute parce que ceux qui se lançaient en affaire le faisaient avec des fonds importants : « Dans le commerce du vin, vous finissez en général avec une petite fortune après y avoir investi une grande. » Dans la pratique, la vallée ne semblait pas capable de soutenir plus que 2 ou 3 quincailleries, 2 ou 3 stations-service et 1 ou 2 cafés. Les seuls qui avaient l’air de prospérer étaient les agents immobiliers qui tiraient parti des fantasmes des néoruraux.
  • Un partenariat improbable avec une cheffe à la cuisine dédiée à un public snob améliora la situation financière de la famille. Au début, ce restaurant chic détonait compte tenu de la population locale de fermiers. Après plusieurs mois sans réelle clientèle, d’un seul coup, le restaurant fut découvert par son public d’écrivains, de critiques gastronomiques et autres gourmets de San Francisco et du reste du pays. Les Colfax approvisionnaient le restaurant en échange de repas gratuits. Le restaurant proposa à ses clients des logements pittoresques et recommanda la famille Colfax qui venait de construire une cabine à louer dans le ranch avec un petit-déjeuner de la ferme.
  • La cabine fut un immense succès. Malheureusement, l’expérience pouvait devenir pénible avec des clients curieux de leur mode de vie et qui les interrogeaient sur leur méthode d’enseignement et comment il avait réussi à envoyer leur fils aîné à Harvard.
  • La publicité générée par les articles de presse autour des prouesses de la famille a suscité l’intérêt du mouvement « homeschooling » pour l’éducation des enfants à la maison. Les Colfax se faisaient payer pour les appels de parents désireux d’en savoir plus sur leur méthode. De là est née l’idée d’écrire un livre sur le sujet.
  • La gentrification de la vallée n’apportait pas que des désagréments. Par exemple, avec l’arrivée de clients affluents, de nouveaux débouchés s’offraient aux entreprises de la région.

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