⭐⭐⭐⭐Livre « Adventure Capitalist » de Jim Rogers

Introduction

Jim Rogers, le célèbre investisseur, raconte son deuxième voyage autour du monde, entre 1999 et 2001, dans son livre Adventure Capitalist.

Jim Rogers ne se fie pas sur ce que racontent les médias. Il préfère se faire sa propre idée sur les pays qu’il visite pour le plaisir, pour l’aventure, pour faire de nouvelles expériences et pour investir.

Points clés à retenir

Préparatifs

Pour son second voyage au tour du monde, en 1999, Jim Rogers a d’abord essayé de trouver le véhicule idéal, avant d’opter pour un véhicule modifié : convertible, avec capote rigide (résistantes aux déchirures) rétractable, transmission tout-terrain, large espace sous le châssis, diesel (on ne trouve pas de l’essence partout sur la planète, mais le diesel oui).

Finalement, avec l’aide de Prisma Design, il s’est décidé pour la carrosserie et l’intérieur d’une voiture de sport Mercedes SLK couplée au châssis et au moteur diesel d’une G-Wagen. Le coffre étant utilisé par la capote rétractable, Jim Rogers a fait ajouter une remorque sur mesure pour ses bagages.

Un réservoir additionnel fut aussi ajouté ainsi qu’un compartiment secret pour y cacher de l’argent.

En optant pour Mercedes, Jim Rogers savait pertinemment qu’il trouverait toujours partout un concessionnaire ou garage Mercedes dans le monde en cas de problème. En effet, les dictateurs, chef de Cartels, officiels des organisations humanitaires et autres seigneurs de guerre semblent avoir une prédilection pour cette marque automobile.

L’apparence très bizarre de son véhicule ainsi que le choix d’une couleur jaune poussin présentaient l’avantage vital d’étonner et d’amuser les badauds et les prédateurs.

Après avoir consulté deux ou trois médecins, Jim et sa compagne ont préparé une trousse de premiers soins très fournie (antibiotiques, pilules anti-malaria), mais pas si grande qu’elle ne pouvait pas être emportée dans la cabine d’un avion.

Jim Roger eut aussi l’idée de se faire faire un second portefeuille et de le remplir avec des cartes de crédit périmées et des devises à faible valeur (pesos, lire).

Pour ce qui est de la communication, en plus de téléphones GSM, Jim Rogers a fait l’acquisition de téléphones satellitaires Iridium.

Réflexions générales

  • Depuis trois siècles environ, la technologie a favorisé l’émergence d’empires. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée. Il existe environ 200 pays aujourd’hui. Dans un siècle ou deux, il y en aura peut-être trois ou quatre cents. Ce phénomène est visible en Europe, en Afrique et en Asie. Le processus peut être à l’origine de nouvelles guerres, mais ce n’est pas non plus une fatalité.
  • Pour faire un investissement réussi dans un pays donné, il faut arriver à un moment où la situation semble désespérée.
  • La devise d’un pays est comme un thermomètre. Lorsque les employés gouvernementaux n’acceptent pas leur propre devise comme forme de paiement, il y a quelque chose de grave qui se trame.
  • Les problèmes d’un pays sont souvent associés – à tort – à la religion ou à la race. En fait, il s’agit presque toujours d’un problème dans l’économie. D’ailleurs, tant que les affaires vont bien, il n’y a jamais de problème d’immigration. Mais lorsque l’économie souffre, il faut trouver un coupable, le juif, le musulman, le Blanc, le Noir.
  • À Rome, parle avec les Romains.
  • Les droits de douane sont passés de 55% en 1945 à moins de 5% aujourd’hui (en 2000). C’est l’une des raisons pour lesquelles notre monde est plus riche aujourd’hui.
  • Il est toujours instructif lorsqu’on visite un pays de faire un tour au marché noir. Celui-ci se trouve habituellement non loin de la banque. Si la prime demandée par les marchands au noir est faible par rapport au taux affiché à la banque, c’est bon signe.
  • Changez toujours une petite partie de votre argent à la banque. Vous aurez alors un point de comparaison lorsqu’on vous tendra de la fausse monnaie.
  • Aucune devise indexée sur une autre n’a réussi. Jamais.
  • L’impact d’une guerre, même victorieuse, est équivalent à brûler une large part de la richesse nationale.
  • Lorsque vous faites un investissement et que vous en parlez autour de vous, l’hostilité que les autres manifestent est un très bon signe.
  • Les révolutions ne sont pas tant le résultat de l’oppression politique que d’attentes entretenues puis déçues.
  • Lorsque le dirigeant à forte poigne d’un pays, d’une compagnie ou d’une famille qui a régné sur une longue période disparaît, la succession peut être très mouvementée.
  • L’investisseur astucieux est celui qui ne fait rien, du moins tant qu’il ne voit pas un tas d’argent dans un coin, où il n’a qu’à faire un pas et se baisser pour le ramasser.
  • Ceux qui s’opposent à l’immigration ont toujours les mêmes arguments : « Ces immigrants-là sont différents des précédents ! »
  • Les bureaucrates préfèrent mentir plutôt que de dire qu’ils ne savent pas. Pour cette raison, croiser vos sources gouvernementales.
  • Les famines ne sont pas tant créées par le manque de nourriture que par l’incompétence des gouvernements.
  • Le moyen le plus sûr pour devenir riche est de se rendre dans un pays après une guerre dévastatrice.
  • Lorsque vous traversez une frontière, faites-le vite, quelqu’un pourrait changer d’avis.
  • Un endroit où la vie est chère est un endroit où les affaires coûtent cher.
  • Si la devise de votre pays subit une dislocation, changez vite votre argent au marché noir, peu importe le taux et sortez-le du pays, et vous-même par la même occasion.
  • L’histoire est remplie d’exemples où les dirigeants agissent comme des fous furieux et où les vrais patriotes sont ceux qui se sont opposés au gouvernement.
  • Lorsque vous investissez à l’étranger, choisissez votre courtier dans la plus grande banque du pays. Ainsi, même s’il devait arriver un problème à cette banque, le gouvernement interviendrait et vos avoirs seraient protégés au moins en partie. Il faut toujours commencer par de petites sommes juste pour vous assurer que la mécanique fonctionne, que l’argent va sur le bon compte et que la banque sait quoi faire avec cet argent et vos instructions.
  • Les trafiquants de drogue achètent les meilleurs chiens renifleurs qu’ils utilisent pour tester leurs paquets. Si les chiens détectent quelque chose, ils refont l’emballage.

Europe

  • La fin du communisme a ouvert les marchés d’Asie Centrale à la Turquie. Ces pays partagent la même religion, la même culture, la même histoire et parfois la même langue que les Turcs.
  • Avant d’investir en Europe, il faut considérer la bombe à retardement démographique. À cause du vieillissement de la population, ouvrir une usine en Allemagne ou en Espagne signifie s’exposer à des coûts de financement des retraites et de la sécurité sociale prohibitifs.
  • Un pays avec une population jeune est plus ouvert au changement qu’un pays dominé par le 3e âge. Pour cette raison, un pays comme l’Iran est prometteur en dépit des stéréotypes.
  • L’Union européenne aurait été mieux avisée d’inclure la Turquie dans l’Union que les petits pays baltiques et surtout les pays d’Europe Centrale qui sont tourmentés par des préoccupations d’ethnies, de frontières et par de vieilles rancunes.
  • L’euro a été une bonne chose, mais il est peu probable que la monnaie unique survive sur le long terme. L’euro ne peut fonctionner que si tous les pays gèrent leur économie de façon raisonnable. C’est bien sûr un vœu pieux. Au bout du compte, voici ce qui va se passer. Un gouvernement populiste va blâmer Bruxelles et l’euro et la sortie de l’euro sera un désastre. 

Asie Centrale

  • La Géorgie, sous la férule du criminel soviétique Shevardnadze, n’a pas réellement fait de progrès depuis une décennie. La situation risque d’empirer encore et encore avant de s’améliorer…
  • Après la chute de l’Union soviétique, les responsables sur place se sont approprié les usines, les hôtels, etc.. Par la suite, la mafia est venue à leur rencontre pour leur offrir sa protection… Tout cela a incité les responsables à essayer d’extraire le maximum de leur propriété en un minimum de temps. Le résultat : un état de délabrement avancé des propriétés.
  • Même si le communisme a disparu, la mentalité de certains policiers est restée la même. Une rencontre avec eux pourrait se comparer avec un interrogatoire par le KGB.
  • Lors de l’effondrement de l’Union soviétique, certains entrepreneurs intrépides ont obtenu des permis d’exportation (en échange de pots-de-vin). Par exemple, ils pouvaient acheter des produits chimiques à l’usine locale au prix soviétique défiant toute concurrence pour le revendre à des entreprises de l’Ouest au prix du marché et surtout payer en devises sur des comptes en Suisse. L’opportunité a duré un ou deux ans avant que d’autres ne réalisent ce qui se passait.
  • En Azerbaïdjan, le capitalisme des oligarques, s’il s’agit de capitalisme, est un capitalisme de prédation. Seul le plus fort survit. Tout le système fonctionne sur ce type d’interactions avec les représentants du gouvernement : « de quoi as-tu besoin ? Voici ce dont j’ai besoin. Comment je l’obtiens ? »
  • L’Iran est un pays avec un très grand potentiel. Les changements se produiront seulement très graduellement. Il faut par exemple savoir que n’importe que le dernier mot dans un processus administratif (comme l’octroi d’un visa) revient toujours à un membre du Clergé.
  • Le Turkménistan est un pays totalitaire de 5 millions d’habitants avec les signes habituels de ce type d’État : affiches géantes du portrait du leader, misère générale sauf pour les apparatchiks. Le pays dispose de ressources gazières gigantesques.
  • L’Asie centrale est l’objet de disputes au sujet des frontières, des ressources naturelles, de l’eau. Si un conflit éclate, la Russie n’y pourra rien… Elle n’arrive même pas à mater la rébellion en Tchétchénie, un pays d’à peine 1,5 million d’habitants.

Chine

  • La Chine a une longue histoire entrepreneuriale. Le communisme pur et dur n’a affecté la Chine que de 1949 à 1979. De nombreux Chinois qui avaient connu le capitalisme avant cette période étaient encore en vie à l’arrivée au pouvoir de Deng Xiao Ping. De plus, la mère patrie pouvait compter sur une importante diaspora chinoise et tout particulièrement celle de Hong Kong.
  • En Chine, personne n’est oisif, personne ne fait la sieste.
  • Les Chinois épargnent environ 30% de leurs revenus versus 1% pour les Américains.
  • Shanghai est à la Chine du début du 21e siècle ce que New York était aux États-Unis en 1900.
  • La société chinoise est sophistiquée. Les Chinois comprennent la finance, le capitalisme, l’épargne, l’investissement et l’éducation.
  • La politique de l’enfant unique a eu pour résultat de créer une génération d’enfants gâtés. Si vous voulez devenir riche en Chine, ouvrez une école privée ! Le fait d’avoir un seul enfant par famille devrait par ailleurs limiter les velléités d’agression de la Chine.
  • La seule étape qu’il reste à accomplir à la Chine avant de consacrer sa domination est de laisser flotter sa monnaie.

Corée du Sud et Japon

  • La Corée du Sud est moins libre que la Chine sous plusieurs rapports. Ce n’est pas un endroit recommandé pour y vivre, y faire des affaires ou y investir.
  • La prospérité coréenne vient des milliards de dollars injectés par l’Oncle Sam.
  • La Corée du Sud et d’autres pays ont indexé leur devise sur le dollar US à un moment où il était déprécié. Par la suite, avec la remontée du dollar, leurs entreprises ont perdu en compétitivité sur les marchés internationaux.
  • Le Japon est un pays extraordinairement riche, mais il a un problème majeur : sa démographie vieillissante.
  • Le racisme est tellement ancré au Japon que les citoyens préfèrent le déclin plutôt que d’accepter des immigrés.
  • L’une des raisons pour laquelle l’immobilier est si cher au Japon tient aux subventions pour la culture du riz. Le fermier n’est donc pas incité à céder ses terrains pour de nouvelles constructions.
  • Les Japonais sont passés maîtres dans l’art de dire non. Essayez donc d’ouvrir un compte de courtage là-bas.

Asie du Sud-Est

  • La Birmanie : en 1962, c’était l’un des pays les plus riches d’Asie. Aujourd’hui, c’est l’un des pays les plus pauvres du monde.
  • La population, bouddhiste, est très croyante.
  • La Birmanie est en proie à de nombreux séparatismes et ses frontières ne sont pas stables.
  • Singapour est un exemple de succès du despotisme éclairé. En à peine 40 ans, il est devenu l’un des pays les plus prospères, les plus sûrs et les mieux éduqués au monde.
  • Comme d’autres nations qui ont réussi, Singapour est victime d’une forme d’autosatisfaction. Pour cette raison, Singapour ne deviendra peut-être jamais un grand centre financier comme Hong Kong.
  • Singapour a réalisé récemment que si la discipline peut se décréter, ce n’est pas le cas de la créativité.
  • L’Indonésie : la corruption y est un mode de vie. Le groupe ethnique de Minangabau représente quelques millions d’individus seulement, mais domine un pays de 200 millions d’habitants. L’Indonésie est une société matriarcale. Elle compte 14000 îles, dont 6000 inhabitées. Les conflits politiques et interethniques sont récurrents. Comme l’Espagne du 16e siècle avec l’or et l’argent du Nouveau Monde, l’Indonésie survit grâce à ses réserves de pétrole. Le conflit au Timor oriental n’a rien à avoir avec une guerre de religion, mais plutôt avec des réserves d’hydrocarbures découvertes au large de l’île. Cette partie du monde qui compte 1 million d’habitants pourrait bien devenir le nouveau Koweït.

Océanie

  • L’Australie est un pays de contrastes. L’Australie est protectionniste, mais a toujours un esprit pionnier et ressemble au Far West dans ses immenses ranchs ou ses « villes » minières.
  • Darwin se développe beaucoup du fait des ressources naturelles, de la proximité avec l’Asie et de la construction d’une base militaire.
  • Il existe en Australie un sentiment anti-immigration très présent.
  • La Nouvelle-Zélande : voilà un autre exemple d’un pays qui se referme sur lui-même et s’endette bien au-delà du raisonnable.

Russie

  • Sibérie : le vide économique laissé par la chute de l’empire soviétique a été rempli par le capital japonais et la main-d’œuvre chinoise. Cette zone qui regorge de matières premières est destinée à connaître un énorme développement au 21e siècle.
  • À terme, la Sibérie redeviendra chinoise, ce qu’elle a toujours été avant le 19e siècle.
  • En Russie, il y a une queue pour tout. La différence avec l’ère communiste est qu’on peut couper la file avec des devises.
  • Les parrains de la mafia russe ont tous la même dégaine : costume noir avec une coupe européenne, crâne rasé.
  • La Russie est un pays du tiers monde, doté de vastes ressources naturelles, d’une population éduquée et d’une base industrielle diversifiée. Son principal problème est l’absence d’une culture entrepreneuriale.
  • Contrairement aux autres empires de l’histoire, l’empire soviétique n’a pas attiré les talents du reste du monde et il n’a rien laissé de valable derrière lui. Les choses ne sont pas près de s’améliorer aujourd’hui. Contrairement à la Chine, par exemple, la diaspora n’est pas du tout intéressée à revenir ou à investir en Russie !

Scandinavie

  • Un symptôme des problèmes des pays comme la Suède ou le Danemark est le changement d’attitude vis-à-vis de l’immigration.
  • Dans les pays scandinaves, les jeunes sont peu intéressés aux bienfaits de la démocratie sociale. Tout ce qu’ils voient est qu’ils paient beaucoup d’impôts et que la dette nationale est très élevée. Les plus capables parmi eux votent avec leurs pieds.

Afrique

  • Parmi les pays d’Afrique, les anciennes colonies françaises, comme la Côte d’Ivoire, qui font partie de la zone Franc CFA s’en sortent mieux que les anciennes colonies britanniques comme le Ghana. La zone du Franc CFA impose une discipline dans ces pays qui empêche leurs dirigeants d’imprimer de la monnaie à tout va et de détruire leur économie.
  • Nigéria : son principal produit d’exportation est le crime organisé. Le pays dispose de ressources pétrolières, mais tout l’argent est volé et le pays est en proie à toutes sortes de conflits. Le pays a été créé de toutes pièces par les Européens et il y a peu de chances qu’il survive comme un État-nation.
  • Cameroun : un pays riche en ressources agricoles avec des terrains peu chers… car interdit de vente aux étrangers.
  • Namibie : un pays qui est heureux d’accueillir les investisseurs.
  • Afrique du Sud : la fin de l’Apartheid n’a pas apporté les changements espérés. En fait, la seule chose qui empêche l’Afrique du Sud de sombrer est Nelson Mandela. Il y a onze groupes ethniques différents. Les autorités sont corrompues. On y vend des permis pour devenir barbier, avocat, infirmier et même pilote !
  • Madagascar : un magnifique pays à visiter, mais qui malheureusement souffre d’instabilité politique.
  • Mozambique : un pays ravagé par la guerre civile, avec un gouvernement qui avait le bon discours, des biens bradés à vil prix. Le Mozambique aurait pu être le paradis pour des investisseurs avisés si les ONG n’avaient pas tout gâché. L’argent des dons a été accaparé par les bureaucrates et politiciens, ce qui a favorisé un développement incontrôlable de la corruption. Au moins, les colonisateurs avaient à répondre devant quelqu’un. Les humanitaires n’avaient aucun compte à rendre.
  • Tanzanie : le meilleur pays en Afrique pour y faire du tourisme. C’est aussi un pays qui après une longue période d’isolement socialiste s’est ouvert au capitalisme dans les années 1980. Aujourd’hui, la Tanzanie a le meilleur système éducatif en Afrique et dispose de beaucoup de ressources naturelles. Le pays devrait probablement être coupé en deux entités comme par le passé, le Zanzibar arabe d’un côté, la Tanzanie africaine de l’autre.
  • Kenya : son attrait touristique est moindre que la Tanzanie, mais surtout la société est gangrénée par le crime et le niveau de corruption y est très élevé. Pour couronner le tout, le pays a des infrastructures en piteux état.
  • Éthiopie : le deuxième pays le plus pauvre au monde. Il y a eu une famine dans ce pays qui a touché 3 millions de personnes. Ce qui est moins connu est que les 60 millions restants n’ont eu aucun problème à se nourrir dans une zone fertile où naît le Nil. Les aides humanitaires ont simplement détruit le savoir-faire agricole, car rien ne peut concurrencer du blé gratuit. Il en va de même avec les vêtements donnés par des organismes de charité. Dès qu’ils arrivent en Afrique, ils sont vendus à l’encan à des grossistes qui font la vente de détail dans les villages.

Monde arabe

  • Égypte : Le pays le plus bureaucratique qui soit, même davantage que l’Inde. Le régime de Moubarak est haï dans la population. Il y a des espions partout et la moindre velléité contre le pouvoir est tuée dans l’œuf. Le dictateur ne reste en place que grâce au soutien américain. L’eau qui arrive en Égypte provient de pays qui vont exploiter de plus en plus cette ressource, ce qui ne manquera pas de créer des tensions.
  • Arabie Saoudite : Les Saoudiens ne travaillent pas. Ce sont les immigrants qui font tourner l’économie. Malgré sa richesse, l’Arabie est endettée à l’excès. Si le prix du pétrole venait à baisser durablement, le gouvernement serait menacé.

Sous-continent indien

  • Pakistan : personne ne vous demandera un bakchich, mais en donner un accélérera les choses. Depuis son indépendance en 1947, le Pakistan est en état de guerre froide ou chaude avec l’Inde. Les habitants de ce pays destiné à disparaître n’ont rien à voir les uns avec les autres : paysans pour les uns, guerriers tribaux pour les autres. Comme l’Égypte, l’existence du Pakistan dépend du barrage Sukur qui fournit l’eau nécessaire à l’irrigation des cultures.
  • Inde : ce pays se caractérise par son instabilité et sa violence politique. Après des années de socialisme, l’économie s’est quelque peu libéralisée, mais la mentalité n’est pas encourageante : bureaucratie, chauvinisme et protectionnisme. Il existe une large classe moyenne de 200 millions de personnes, mais 800 millions n’en font pas partie. Sur 165 millions d’enfants en âge d’aller au primaire, seuls 35 millions compléteront le cursus élémentaire. L’infrastructure est celle d’un pays du tiers monde.
  • Bangladesh : Le pays le plus densément peuplé. La capitale Dhaka est la ville la plus polluée du monde.

Amérique du Sud

  • Polynésie française : de belles plages, mais rien de très spécial sauf que les prix sont les mêmes qu’à Paris.
  • Chili : sous la férule de Pinochet, le pays a été beaucoup mieux géré que ses voisins, mais au prix de milliers de morts chez ses opposants. Le pays est vraiment juste une route du Nord au Sud. Ses excellentes infrastructures ont favorisé son développement économique.  
  • Argentine : les routes mal entretenues et les barrages de police, tous les quelques kilomètres n’étaient pas bons signes en 2001. La devise argentine était indexée sur le dollar dont la valeur avait augmenté ces dernières années. Comme il n’était pas question d’imprimer de la monnaie, le pays s’est endetté lourdement… pour acheter les votes. Peu après, le Pesos a été dévalué.
  • Uruguay : L’équivalent de Monaco pour le secret bancaire en Amérique Latine. Punta del Este est un endroit magnifique.
  • Brésil : un pays qui risque fort bien de se séparer en deux, le Nord et le Sud.
  • Paraguay : ce pays ne devrait pas exister. C’est une succession de catastrophes depuis le départ des jésuites en 1767. Le Paraguay ne fonctionne pas comme un pays, mais comme un gigantesque marché noir. C’est un repère de gangsters et de voyous du monde entier. Curieusement, des milliers d’Amish des États-Unis et du Canada ont acheté de larges terrains à Chaco pour fuir l’oppression gouvernementale en Amérique du Nord. Effectivement, le pays est très tolérant puisqu’il a même accueilli Josef Mengele.
  • Bolivie et Équateur : républiques bananières. Les choses se sont malgré tout améliorées pour ces deux pays en proie aux coups d’État et aux insurrections depuis une vingtaine d’années. L’Équateur dispose quant à lui de ressources pétrolières.
  • Colombie : Pays magnifique avec des habitants charmants et très bien éduqués, mais malheureusement dirigé par un fou. Seuls les riches et les politiciens vivent sous la menace d’être tués ou enlevés.
  • Costa Rica : le pays veut donner une impression d’hospitalité, notamment vis-à-vis des retraités américains.  Pour les investisseurs, c’est une autre histoire. Il faut se présenter en personne pour recevoir des dividendes !
  • Belize : le pays vend ses passeports.

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