⭐⭐⭐Livre « Le Prince » de Machiavel

Introduction

Le Prince de Machiavel est la bible des politiciens dans nos états-nations et éclaire leurs agissements.

Points clés à retenir

Chapitre 2, monarchies héréditaires

Le pouvoir est plus stable dans une monarchie héréditaire que dans une monarchie qui vient de se constituer. Le prince a moins de difficultés à régner s’il ne fait que prolonger l’état des choses. Sauf s’il se fait haïr pour des vices extraordinaires, il n’aura aucun mal à se faire aimer de son peuple.

Chapitre 3, monarchies mixtes

Les hommes inclinent toujours à rechercher de nouveaux maîtres en croyant que ceux-ci seront meilleurs que les anciens. Ils se trompent en général. Du point de vue du prince, le coup d’État est une entreprise difficile puisqu’il se met à dos le peuple conquis et qu’en même temps il ne peut pas toujours récompenser ceux qui l’ont soutenu à hauteur de leurs espérances. Pour se prémunir des frustrations en tout genre, le prince devra profiter de l’impunité qui caractérise les périodes troublées pour identifier les suspects, arrêter les coupables et prendre des dispositions sur les points les plus faibles.

Si le pays à conquérir est voisin par la langue et les mœurs et que de plus le peuple n’est pas libre, l’entreprise sera aisée. On peut donner cependant deux conseils au prince. D’abord, il devra exterminer la lignée ennemie. Ensuite, laisser tel quel le cadre juridique et administratif de l’État conquis. Les réels problèmes se posent lorsque le prince conquiert un État différent par les coutumes et par la langue. Le meilleur conseil qu’on puisse donner est que le prince aille en personne habiter sur place. Ainsi on étouffera le mal à la racine avant qu’il ne prenne des proportions incontrôlables. De plus, la présence du prince limite les incartades des fonctionnaires. Enfin, la proximité du prince (et la possibilité d’un recours auprès de lui) le fera davantage aimer par les sujets loyaux et davantage craindre par les autres. Un second conseil utile est l’établissement de colonies dans le pays conquis. Celles-ci ne coûtent pratiquement rien. Elles lèsent une infime minorité de la population qui est pauvre et dispersée et qui par conséquent ne peut nuire. En revanche, le maintien de troupes dans la contrée est plus dangereux en même temps qu’il est plus coûteux. Parce que l’on fait subir du tort à plus de monde et que ces gens ont encore tous leurs moyens, on doit donc dans ce cas craindre la vengeance.

En faisant la conquête d’une province, le prince devra se faire chef et défenseur des puissances mineures adjacentes et empêcher un étranger puissant d’étendre son influence dans la région. En principe cela ne pose pas de difficultés, car ces dernières se rallient d’elles-mêmes à nous. Il faudra simplement prendre garde avec nos forces et leur accord à ce qu’aucune ne nous fasse de l’ombre (il faut même les abaisser).

Chapitre 4, pourquoi le royaume de Darius ne se révolta pas après la mort d’Alexandre

Il y a deux sortes de monarchies ; dans l’une on trouve un prince et ses ministres qui détiennent leur pouvoir de par la volonté du prince ; dans l’autre on trouve un prince et des barons qui doivent leur prestige à leur sang. Le premier type jouit de plus d’autorité que le second parce que les sujets n’y ont pas d’autre maître que le prince et s’ils obéissent à ses fonctionnaires, ils ne leur sont nullement attachés. Le premier genre est plus difficile à conquérir, car le pays est uni et on ne peut espérer vaincre en y semant le désordre et en même temps plus facile à conserver (royaume du Turc). Le second vérifie la situation opposée (royaume de France).

Chapitre 5, comment gouverner les cités conquises qui avaient leurs lois propres

Il y a trois moyens de procéder quand on veut conquérir une cité habituée à ses propres lois et à la liberté : la détruire, y habiter ou constituer un gouvernement oligarchique tout en laissant leurs lois. Dans la pratique, seules les deux premières ont un effet. Les peuples habitués à la liberté ne l’oublient pas. Un gouvernement oligarchique composé de citoyens de la cité et maintenu par nous permet certes de mieux accepter le joug, mais il ne fait en général que retarder l’inévitable.

Chapitre 6, monarchies nouvelles acquises par nos armes et nos talents

Le génie sans l’occasion s’éteint, et sans le génie, c’est en vain que vient l’occasion. De grands hommes nous enseignent comment par leurs talents ils ont réussi à créer de nouveaux royaumes au travers des difficultés.

Une entreprise particulièrement périlleuse lorsqu’on établit une nouvelle monarchie est l’introduction de nouvelles institutions destinées à nous protéger et à fonder l’État. D’un côté s’y opposent tous ceux que les anciennes lois avantageaient, de l’autre ceux qui y peuvent gagner demandent à voir (de plus, ils ont les anciennes lois contre eux). Les novateurs suivant qu’ils peuvent contraindre ou qu’ils ne le peuvent pas, réussiront ou échoueront lamentablement. Il est facile de convaincre les foules, mais il est malaisé de les maintenir dans leur croyance.

Chapitre 7, monarchies acquises par les armes des autres ou par la chance

Quand la fortune nous sourit et qu’on a la chance d’accéder au pouvoir grâce à elle, les difficultés ne manquent pas pour se maintenir. Il faut s’assurer de ses ennemis, se gagner des amis, vaincre par force ou par ruse, se faire aimer ou craindre du peuple, suivre et respecter des soldats, supprimer ceux qui doivent ou peuvent nuire, rénover par de nouveaux usages les institutions anciennes, être sévère et bienveillant, magnanime et libéral, détruire une milice infidèle, en recréer une nouvelle, entretenir l’amitié des rois pour qu’ils aient ou plaisir à vous être utile ou inquiétude à vous nuire.

Note en passant : quand on a une basse besogne à exécuter (comme de pacifier une province) autant le faire faire par un ministre qui servira de bouc émissaire le moment venu.

Ne pas oublier que des bienfaits ne compensent pas des préjudices de sorte qu’il faut toujours se méfier de ceux à qui on a causé du tort et aussi de ceux qui ont peur de vous.

Chapitre 8, De ceux qui sont devenus princes par scélératesse

Considérez l’exemple d’Agathocle qui devint prince de Syracuse grâce au mérite, mais s’y maintint par des scélératesses. Il tua les sénateurs les plus riches et trahit ses amis entre autres choses.

On peut faire plus ou moins bon usage de la cruauté. Si celle-ci est faite d’un seul coup pour assurer sa sécurité (et celle de ses concitoyens), son goût ne persistera pas. Si au contraire elles se perpétuent en s’amplifiant au cours des années, il y a matière à craindre un contre coup. On doit alors dispenser les bienfaits à la suite de ses cruautés de façon qu’on les savoure. Surtout les changements dans l’attitude du prince ne doivent pas dépendre de la conjoncture plus ou moins heureuse de ses affaires. En cas de coup dur, ses bienfaits paraîtront forcés, et on ne lui en saura pas gré.

Chapitre 9, monarchie civile

Le prince peut obtenir la faveur du pouvoir par les grands ou par le peuple. Les grands font un prince parce qu’ils ne peuvent résister au peuple et qu’ils comptent assouvir leurs désirs à son ombre. Le peuple fait un prince parce qu’il ne peut résister aux grands afin que son autorité les protège. Par le peuple, il sera plus libre n’ayant pas de rival. D’autre part le peuple est plus facile à contenter que tous les grands. Ses vues sont plus modestes et moins ambitieuses. Les grands sont aussi plus à craindre, car ils sont prompts à découvrir qui va nous détrôner et à s’acquérir ses faveurs. Enfin, élu par le peuple, c’est lui qui fera et défera les grands, tandis qu’il gouvernera toujours le même peuple.

Des grands, il s’en trouvera de plusieurs sortes. Ceux qui se lient à nous et les autres. Parmi ceux-là, il y a ceux qui ne le font pas par manque de courage : ceux-là sont de bon conseil dans la prospérité et inoffensifs dans l’adversité et il y a ceux qui le font par calcul et par ambition : ceux-là n’attendent que l’occasion pour nous combattre.

Le prince qui acquiert le pouvoir à la faveur des grands doit se gagner le peuple avant toute chose. S’il y parvient, il sera d’autant plus aimé que le peuple s’attendait à être opprimé et qu’il trouve un protecteur. De plus, le prince devra se rendre nécessaire aux citoyens de façon qu’ils ne se débinent à la première occasion (pas quand une avarie surviendra).

Chapitre 10, comment évaluer les forces de toutes monarchies

Deux situations sont possibles pour le prince. Ou bien il est capable par l’argent ou par le nombre de lever une armée capable de le défendre ou bien il est obligé d’être secouru par autrui. S’il est capable de livrer bataille et si en outre son peuple ne le hait point et que sa ville est solide, peu oseront l’attaquer. On rechigne toujours devant les entreprises difficiles, jamais devant les faciles.

Si malgré tout on l’attaque et qu’on assiège sa ville, il devra surmonter de nouvelles difficultés. L’ennemi détruira naturellement les possessions des habitants à l’extérieur de la ville ; le prince devra empêcher les plus virulents de son camp d’intervenir. Les sacrifices que le peuple aura faits pour le prince le rendront encore plus précieux pour lui. On s’attache à quelqu’un par ses bienfaits, mais aussi par suite de ceux qu’on lui prodigue.

Chapitre 12, combien de sortes d’armées il y a

les mercenaires ne devraient pas faire partie de l’armée du prince. Dans la paix, ils nous rançonnent et dans la guerre ils s’enfuient. Ainsi si l’État doit combattre, il faut qu’il emploie ses propres ressources et qu’elles soient commandées par un citoyen habile que les lois empêcheront de s’écarter du droit chemin.

Chapitre 13, des soldats auxiliaires mixtes et propres

Les troupes auxiliaires sont plus dangereuses que l’autre sorte. Celles-ci ne sont pas payées par nous, et sont toutes dévouées à un autre. D’où il résulte encore une fois que ses armes propres sont meilleures que celles qui sont empruntées.

Chapitre 14, ce qui convient au prince en matière militaire

C’est souvent par les armes que se font les princes. C’est aussi parce qu’on les néglige qu’on perd le pouvoir. Il y a un monde de différence entre celui qui est désarmé et celui qui est armé. Le premier est méprisé, même chez les siens. Et il faut craindre d’être entouré de serviteurs armés quand on est soi-même inoffensif.

Le prince devra donc s’appliquer à connaître à fond l’art militaire. Surtout en temps de paix, en plus des manœuvres de l’armée, il devra s’habituer à la peine et à l’effort (chasse par exemple) et apprendre à reconnaître son pays. Il y trouvera deux avantages ; d’abord, il sera plus à même de le défendre le moment venu et ensuite il sera plus facile de reconnaître de nouveaux sites au moyen de cette première expérience. Il y lui faut également exercer son esprit par la lecture des hauts faits d’armes et par ce qu’enseigne l’histoire sur comment mener une guerre.

Chapitre 15, des choses pour lesquelles les princes sont loués ou blâmés

Il n’est pas bon qu’un prince cherche à être vertueux en tout point et en tout moment. Au contraire, il y a des vertus qui le perdront et des vices qui lui assureront la sécurité.

Chapitre 16, libéralité et parcimonie

Le prince ne doit pas avoir peur de passer pour un pingre. Car s’il est libéral, il va droit à sa perte en consumant les ressources de ses administrés, en devenant pauvre et méprisé et en étant contraint à devenir rapace. Tandis que s’il est parcimonieux, il ne manquera jamais de fonds pour ses entreprises et pour la défense. En plus, les citoyens lui sauront gré de ne pas les taxer outre mesure et seulement un petit nombre lui en voudra de ne pas lui donner davantage.

La libéralité ne se justifie que quand le prétendant au pouvoir est en passe de devenir prince ou lorsqu’étant prince il use du bien d’autrui (rapines) pour sa libéralité. Dans ce dernier cas, c’est même une nécessité pour que les soldats le suivent.

Chapitre 17, être aimé ou être craint, telle est la question

Le nouveau prince aura du mal à ne pas se faire une réputation de cruauté. Même s’il est meilleur d’avoir une réputation de magnanimité que de cruauté, il est non moins vrai qu’être magnanime et laisser les désordres se prolonger est plus mauvais pour la collectivité que d’être cruel et de faire exécuter quelques particuliers.

Si le prince n’a pas la possibilité d’être craint et aimé tout à la fois, il devra préférer d’être craint. Les hommes sont par nature ingrats, changeants, simulateurs et dissimulateurs, ennemis des dangers et avides de gains. Quand le besoin est lointain, ils te promettent leur sang ; quand il s’approche, ils se dérobent. Les amitiés que le prince acquiert à prix d’argent sont pour ainsi dire louées et le moment venu on ne peut les utiliser. Pire, les gens hésitent moins à nuire à un prince qui est aimé parce que l’amour est facilement rompu par toute occasion de profit particulier qu’à un prince qui est craint parce que la peur du châtiment est plus durable.

Cependant, le prince devra faire en sorte que s’il ne peut être aimé qu’au moins il ne soit pas haï. Cela peut se faire aisément en se gardant d’usurper le bien d’autrui. Si le sang doit parfois être versé, il faut que l’acte soit pleinement justifié. Dans tous les cas, les sujets oublient moins facilement la mort d’un père que la perte de patrimoine.

En revanche dans la guerre le prince ne devra pas craindre de passer pour cruel auprès de ses soldats, il y gagnera même en autorité.

Chapitre 18, comment les princes doivent garder leur foi

Le prince ne saurait être toujours loyal et respecter les promesses qu’il a faites. Quand la mise en œuvre de celles-ci doit tourner à son désavantage ou bien que les raisons qui les ont motivées sont devenues caduques, le prince doit y renoncer et il trouvera bien de quoi se justifier auprès de son peuple. Il peut user de la ruse en bien d’autres occasions ; il devra être un grand simulateur et dissimulateur. Les hommes sont simples et il trouvera toujours qui tromper. En bref, il faut toujours prêcher la bonne parole et faire le contraire quand c’est utile. Seule une minorité impuissante percevra la nature réelle du prince, le reste de la foule ne se fiera qu’aux apparences.

Chapitre 19, éviter le mépris et la haine

Pour ne pas être haï, le prince ne devra pas atteindre aux biens ni à l’honneur de ses sujets. Pour ne pas être méprisé, il devra faire preuve de courage, de gravité et de fermeté. Un prince qui est révéré par ses citoyens est difficile à renverser. On trouve peu de gens prêts à conspirer et d’ennemis déterminés à partir en guerre contre lui. De ces dernières il se garde avec de bonnes armes et des amis, l’un et l’autre allant de pair. Contre la conspiration, il y a l’appui du peuple : celle-ci ne peut qu’échouer si le peuple ne hait pas le prince.

Note : faire faire les basses besognes par les autres et s’adjuger les actions positives

Cependant si l’on ne peut être aimé de toutes les collectivités il faut s’assurer la plus puissante (souvent les soldats) au risque d’être injuste envers le reste de la population.

Chapitre 20, forteresses utiles ou nuisibles

Quand on devient maître de son pays, il est naturel d’armer ses sujets. Ceux que tu armes deviennent tes obligés par la faveur qui leur est faite et les autres t’excusent parce qu’ils comprennent que les récompenses s’accompagnent de plus de dangers et de responsabilités. Quand on acquiert une province, il faut là encore armer ses partisans ; cependant à long terme il faut que toutes tes armes soient détenues par les seules troupes de ton État.

Semer la discorde pour mieux manipuler ses sujets peut être utile en temps de paix, mais se révèle catastrophique quand la guerre éclate en facilitant la tâche à l’ennemi.

Le prince trouvera de plus fidèles serviteurs en ceux qui lui sont suspects quand il accède au pouvoir qu’auprès des autres. En effets, ceux-là veulent effacer la mauvaise opinion qu’on a d’eux en le servant loyalement tandis que les autres sont confiants et ont tendance à négliger ses affaires. De la même façon, lorsque c’est le peuple qui a installé au pouvoir le prince parce qu’il était mécontent de l’ancien État, le prince aura plus de facilité à satisfaire ceux qui étaient contents de l’ancien État que de garder l’amitié du reste du peuple.

Chapitre 21, ce qui convient au prince pour se faire estimer

Il convient au prince de faire des grandes choses afin de tenir son peuple en haleine pour ainsi dire. Ensuite le prince doit être vrai ami et vrai ennemi, c’est-à-dire qu’il prend parti franchement (exemple d’une guerre entre deux États voisins, conséquences). Celui qui te demande de rester neutre est ton ennemi et celui qui te demande de prendre les armes est ton ami. Si tu perds la guerre, tu as un compagnon d’infortune. Si tu la gagnes, et que c’est grâce à toi, ton ami t’est redevable. Si c’est ton ami qui est le plus fort, c’est toi qui es son prisonnier.

Favoriser les arts et les lettres ainsi que le commerce, etc.

Chapitre 22, des ministres des princes

C’est dans le choix des ministres que l’on peut observer la qualité d’un prince. Il y a cependant un moyen simple de savoir si un ministre est bon ou non : pense-t-il davantage à lui-même qu’au prince ? Ou bien l’entretient-il de choses qui ne l’intéressent pas ? Dans l’autre sens, le prince devra veiller à enrichir son ministre et à lui donner suffisamment de charges et d’honneurs pour qu’il n’en désire pas davantage.

Chapitre 23, comment il faut fuir les flatteurs

Pour se garder des flatteurs, il faut donner la permission à quelques esprits éclairés de nous dire toute la vérité et à ceux-là seulement. En effet, sinon chacun est libre de dire ce qu’il pense et il s’ensuit que nous serions méprisés. Ensuite, le prince se fait son propre jugement et doit rester ferme dans ses convictions même s’il entend maints avis contradictoires par la suite. Il devra en outre distinguer dans les conseils qu’on lui donne ce qui lui est utile.

Chapitre 24, pourquoi les princes d’Italie ont perdu leur État.

Il y a une double gloire pour les monarchies nouvelles à s’être établies puis maintenues. C’est en effet toujours par le mérite que le prince conserve le pouvoir après l’avoir conquis. En revanche, il y a une double peine à ceux qui ont eu gratuitement leur État et qui l’ont perdu.

Chapitre 25, comment résister à la fortune

La fortune n’est pas seule responsable de notre sort. D’ailleurs, bien souvent, ses effets peuvent être atténués pourvu qu’on ait pris les devants. De plus, si la nature du prince changeait avec les temps, la fortune elle ne changerait pas. Il y a des époques où il faut être impétueux et d’autres où il faut être circonspect.

Note : cependant en règle générale il vaut mieux être impétueux, car la fortune sourit plus souvent aux audacieux c’est-à-dire qu’ils provoquent l’occasion.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *