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><channel><title>guerre - Economie rebelle</title> <atom:link href="http://economierebelle.com/tag/guerre/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>https://economierebelle.com/tag/guerre/</link> <description>Mon argent, mon choix</description> <lastBuildDate>Fri, 10 Jun 2022 02:45:18 +0000</lastBuildDate> <language>fr-FR</language> <sy:updatePeriod> hourly </sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency> 1 </sy:updateFrequency> <generator>https://wordpress.org/?v=6.6.1</generator> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;Livre « How the Weak Win Wars » par Ivan Arreguin-Toft</title><link>https://economierebelle.com/livre-how-the-weak-win-wars-par-ivan-arreguin-toft/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-how-the-weak-win-wars-par-ivan-arreguin-toft</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-how-the-weak-win-wars-par-ivan-arreguin-toft/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 10 Jun 2022 02:41:28 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Comprendre]]></category> <category><![CDATA[guerre]]></category> <category><![CDATA[histoire]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2124</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre How the Weak Win Wars est un livre dont la thèse principale est que lors d&#8217;une guerre asymétrique, le faible l&#8217;emporte tant que le fort mène une guerre conventionnelle et se refuse à cibler les civils. L&#8217;ouvrage est répétitif et la thèse proposée n&#8217;est pas suffisamment supportée par les données. Nous lui&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2><p>Le livre <em>How the Weak Win Wars</em> est un livre dont la thèse principale est que lors d&rsquo;une guerre asymétrique, le faible l&#8217;emporte tant que le fort mène une guerre conventionnelle et se refuse à cibler les civils.</p><p>L&rsquo;ouvrage est répétitif et la thèse proposée n&rsquo;est pas suffisamment supportée par les données. Nous lui préférons la thèse de Walter Laqueur selon laquelle les guérillas qui ont réussi sont celles qui disposaient d&rsquo;un sanctuaire et étaient soutenues par une des grandes puissances.</p><p>L&rsquo;intérêt principal du livre réside dans l&rsquo;étude et la comparaison des principales guerres asymétriques de l&rsquo;époque moderne.</p><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><h3 class="wp-block-heading">Mise en contexte</h3><p>Depuis 1816, les conflits asymétriques entre un acteur beaucoup plus fort que son adversaire a tourné à l’avantage du plus fort <em>seulement</em> dans deux cas sur trois. Ce résultat est surprenant car il ne reflète pas la force relative des belligérants et semble donner un avantage particulier au plus faible.</p><p>En fait, entre 1950 et 1999, le ratio s’est dégradé. Le plus fort l’a emporté autant de fois qu’il a perdu.</p><p>Certains avancent que les pays autoritaires sont plus efficients dans la guerre que les pays démocratiques du fait de leur contrôle de l’information et de leur capacité de coercition et du peu de cas qu’ils font de la vie humaine. Toutefois, au total, il semblerait que les pays autoritaires soient fortement pénalisés par leur économie planifiée et centralisée.</p><p>Une autre hypothèse est que le faible, qui se bat pour survivre, a beaucoup plus à perdre que le fort. Il est donc incité à se battre jusqu’au bout. D’un autre côté, on pourrait objecter qu’une superpuissance risque de voir son statut menacé si elle bat en retraite face à un adversaire faible.</p><p>L’interaction stratégique entre belligérants offre une meilleure explication. Pour simplifier, deux grands types de stratégies existent&nbsp;: la stratégie directe et la stratégie indirecte. Les cas où le faible l’emporte semble correspondre aux situations où le fort utilise la stratégie directe et le faible la stratégie indirecte.</p><h3 class="wp-block-heading">Le conflit asymétrique expliqué</h3><p>Les régimes autoritaires ont un double avantage sur les démocraties. Tout d’abord, ils ont un bien meilleur contrôle de l’information qui parvient à leurs sujets. Ils peuvent ainsi justifier leurs guerres. D’autre part, lorsque les sujets ont connaissance des exactions commises par leur régime, cela peut apparaître comme une juste rétribution pour actions de l’ennemi.</p><p>En général, toutefois, les pays autoritaires gagnent moins souvent leurs guerres que les pays démocratiques. En effet, ils sont souvent dotés d’une économie planifiée et centralisée qui les handicapent. Il y a toutefois une exception. Lorsque les guerres sont particulièrement longues, les régimes autoritaires ont l’avantage.</p><p>Lorsqu’un acteur fort, à la suite d’une longue guerre, n’a que peu à gagner d’une victoire et que l’adversaire ne constitue pas une menace immédiate, il est incité à abandonner le combat. La population et/ou la classe dirigeante ne souhaite plus payer le prix économique et en pertes humaines pour poursuivre la guerre.</p><p>Les belligérants peuvent adopter toutes sortes de stratégies ou combinaisons de stratégies pour atteindre leurs objectifs politiques et militaires. Si l’un des acteurs est capable de prédire la stratégie de son ennemi, il dispose d’un avantage colossal. Il pourra trouver la meilleure stratégie à adopter.</p><p>La stratégie directe consiste à détruire les forces militaires de l’ennemi. La stratégie indirecte consiste à détruire la volonté de combattre de l’ennemi. Des exemples de stratégies indirectes&nbsp;: les exactions contre les civils, la guérilla, le terrorisme et la désobéissance civile.</p><p>Le fait d’utiliser une stratégie indirecte en réponse à une stratégie directe a pour résultat de frustrer les attentes de l’adversaire. Pour cette raison, la lutte s’éternise. Or, plus le temps passe et plus le faible augmente ses chances de l’emporter.</p><p>Dans 77% des 202 conflits asymétriques entre 1816 et 2003, les deux belligérants conservent la même stratégie du début à la fin du conflit. Ce chiffre suggère qu’il y a inertie liée à des groupes d’intérêt, à des technologies, à des doctrines ou des formations. D’autre part, des pays comme les Etats-Unis sont plus préoccupés d’un éventuel face à face avec la Russie qu’avec des guérilleros dans une jungle.</p><p>En face d’un adversaire qui recourt à la guérilla, un attaquant beaucoup plus fort aura toutes les chances de l’emporter s’il recourt à une stratégie indirecte de meurtres, torture et viols contre l’adversaire le plus faible pour le soumettre.</p><p>Dans environ ¾ des cas où le fort et le faible emploient la même approche (directe-directe ou indirecte-indirecte), soit 151 conflits, le fort l’emporte. Dans les 2/3 des cas où le fort et le faible emploient une approche opposée (directe-indirecte ou indirecte-direct), <strong>soit 22 conflits</strong>, le faible l’emporte.</p><h3 class="wp-block-heading">Russie contre le Caucase, 1830-1859</h3><p>Les montagnes du Daguestan prolongées par les monts et les forêts denses de Tchétchénie représentaient une position défensive formidable. Lorsque les Russes concentraient leurs troupes, ils devenaient des cibles faciles pour les Tchétchènes. Lorsque les Russes se dispersaient, ils devenaient plus mobiles et moins vulnérables, mais ils perdaient aussi l’avantage de l’artillerie et de leur approvisionnement.</p><p>Les Russes se sont finalement adaptés en construisant des forts et en abattant les forêts, ce qui n’est pas sans rappeler la stratégie des Américains au Vietnam avec l’utilisation de défoliants. Du point de vue Tchéchène, la résistance a été victorieuse tant que les différentes ethnies ont pu présenter un front uni contre l’adversaire.</p><p>La Russie impériale était le stéréotype d’un pays autoritaire. L’intérêt de la classe dirigeante dans la conquête du Caucase était simple&nbsp;: la gloire, l’annexation de nouveaux territoires, la conversion et la pacification.</p><p>A la suite des atrocités commises par les Russes particulièrement à l’endroit des populations musulmanes, les tribus du Daguestan et de Tchétchénie s’unifièrent sous l’égide de Khazi Muhammed en 1930 et adoptèrent le Muridisme une forme de fanatisme islamique. Après la mort sur le champ de bataille de Khazi Muhammed, puis celle de son successeur, Shamil devint le 3<sup>ème</sup> imam et exerça une autorité absolue les 25 années suivantes. Jusque-là les Muridites obtenaient d’éclatantes victoires tactiques mais sans coordinations stratégiques. L’intérêt des Muridites a également évolué de la rapine et la gloire à celui de l’expulsion des infidèles et l’établissement d’une théocratie de la mer Noire à la mer Caspienne.</p><p>Une des clés dans la montée en puissance du mouvement de Shamil a été la série de victoires contre les Russes. Cela a suscité des vocations dans les tribus soucieuses de voler au secours de la victoire.</p><p>Après de nombreuses erreurs, les Russes ont finalement trouvé la bonne méthode&nbsp;: déforestation massive, larges routes, installation de l’artillerie à portée des forts ennemis, blocage de l’approvisionnement des combattants par la population… et une politique de clémence. Mais tout cela n’aurait sans doute pas pu avoir d’effet sans une longue période de lutte.</p><p>Une des leçons de cette guerre est qu’une guérilla n’est efficace que si elle s’appuie sur une forte organisation sociale qui rend inopérant les bakchichs et la coercition.</p><h3 class="wp-block-heading">Grande-Bretagne et Guerre des Boers 1899-1902</h3><p>La Grande-Bretagne avait installé un avant-poste colonial en Afrique du Sud et souhaitait annexer les deux Républiques des Boers fondées par les Afrikaners. L’option de la guerre, même soutenue par la propagande des journaux, était difficilement justifiable auprès de l’opinion britannique. Chamberlain, alors Secrétaire Colonial, a justifié l’emploi de la force pour ne pas donner l’impression de faiblesse aux ennemis de la Grande-Bretagne et aussi car il prétendait que Kruger, le président de la République de Transvaal, lui céderait sans combattre.</p><p>De leur côté, les Boers voulaient l’indépendance.</p><p>La guerre a mobilisé environ 200&nbsp;000 troupes britanniques contre 45&nbsp;000 Boers sur une population totale d’environ 250&nbsp;000 Afrikaners. Initialement, seules 15&nbsp;000 soldats britanniques étaient présents sur le sol sud-africain. Les Boers ont raté l’occasion de prendre un avantage décisif avant l’arrivée des renforts.</p><p>Les commandos mobiles Boers se sont très vites illustrés face aux Britanniques. Les Boers avaient des armes à feu supérieures, des tactiques «&nbsp;hit-and-run&nbsp;», mais peu d’artillerie. Les Britanniques, quant à eux, répétaient leurs tactiques des guerres coloniales sans succès contre un ennemi européens. Leur principale erreur aura été de sous-estimer la valeur militaire des Boers.</p><p>Après une série de défaites humiliantes, la Grande Bretagne envoya de nombreux renforts et remplaça le commandement britannique en Afrique du Sud en juin 1900. Roberts repris les grandes villes très rapidement.</p><p>Christiaan De Vet, le meilleur général Boer, fit adopter par le conseil de guerre Boer le passage à la stratégie de guérilla, 4 jours seulement après la prise de la première ville par les Britanniques. La stratégie avait 3 volets.</p><p>Tout d’abord, il fallait une force Boer entièrement dédiée au combat. De Vet avait donné congé à ses hommes sachant pertinemment que peu reviendraient, mais ceux qui reviendraient seraient fiables.</p><p>Deuxièmement, cette force ne devait plus dépendre de la caravane traditionnelle Boer tirée par des bœufs.</p><p>Troisièmement, De Vet insista pour que les Boers n’attaquent plus des forces britanniques concentrées mais uniquement leurs lignes de communication qui étaient très vulnérables.</p><p>Enfin, plus que tout autre chose, il fallait des victoires, aussi insignifiantes soient-elles, pour soutenir le moral de la population.</p><p>La stratégie de la guérilla, comme devaient le savoir les commandants Boers, exposait les civils aux représailles britanniques. C’est ce qui s’est produit. Roberts fit brûler des fermes et déporta les femmes et les enfants dans des camps de concentration.</p><p>L’incompétence de l’armée britannique pour ce qui concerne la logistique ne tarda pas à causer des morts dans leurs rangs, en particulier à la suite d’épidémies de typhus. Les femmes et les enfants commencèrent également à mourir en grand nombre dans les conditions insalubres des camps.</p><p>L’opinion publique britannique découvrit la situation et les conditions s’améliorèrent. Sur le front, les Britanniques armèrent les Africains contre les Boers. Ils retournèrent les femmes et les enfants aux Boers au pire moment&nbsp;: pas de nourriture pour eux, attaques continues des indigènes, pas de moyens pour continuer la guerre, la menace de la confiscation des terres, l’impossibilité de conserver les prisonniers britanniques (ils étaient libérés faute de pouvoir les garder).</p><p>Le conseil de guerre entérina la cessation des hostilités et l’acceptation des conditions de la Grande-Bretagne.</p><h3 class="wp-block-heading">L’Italie en Éthiopie&nbsp;: 1935-1940</h3><p>L’Italie a fabriqué un prétexte pour s’en prendre à l’Éthiopie en 1934. En réalité, les intérêts de l’Italie étaient les suivants&nbsp;: effacer l’humiliation d’une défaite cuisante à Adowa contre les Éthiopiens quelques décennies auparavant, s’affirmer comme une puissance coloniale et exploiter les ressources naturelles de ce pays.</p><p>L’Éthiopie, quant à elle, était dirigée par l’empereur Hailé Sélassié, mais seulement jusqu’à un certain point. Il s’agissait d’un régime féodal où chaque région était sous la direction d’une famille noble. La principale motivation des Éthiopiens dans le conflit était l’honneur&nbsp;: familial, tribal, voire national.</p><p>L’avancée italienne est rentrée sans opposition au cœur du territoire éthiopien jusqu’à Adowa. Le général italien se montrait extrêmement prudent alors qu’il disposait d’une écrasante supériorité en nombre de soldats et en qualité de l’équipement, sans parler de la domination des airs et de leurs communications radio.</p><p>Sélassié a très vite réalisé qu’une guerre de guérilla était la seule chance de l’Éthiopie. Cependant, pour des raisons culturelles, les Éthiopiens avaient des scrupules à attaquer par derrière leur ennemi.</p><p>Lors de la première bataille à Tembien, les Italiens ont mal coordonné leurs attaques, mais surtout les armées éthiopiennes se sont battues avec une détermination inouïe sous les bombes, attaquant les chars à mains nues pour ainsi dire. Les Éthiopiens ont de plus très vite appris à se disperser à l’approche des avions pour limiter les pertes dues aux bombardements. Pour éviter la déroute, les Italiens décidèrent d’employer le gaz moutarde.</p><p>L’effet sur les armées éthiopiennes fut décisif. Sélassié utilisa sa garde impériale pour monter une attaque contre les Italiens. Au courant de ses plans grâce à une interception radio, les Italiens eurent tout de même beaucoup de difficulté à repousser son attaque. Finalement, Sélassié dut battre en retraite. L’empereur quitta Addis Abeba pour Djibouti.</p><p>Après à peine deux mois de paix relative, des chefs tribaux lancèrent une attaque contre la capitale sans succès. Le commandement italien captura par la suite les instigateurs et les fit exécuter.</p><p>Le commandant militaire italien fut pris pour cible dans un attentat à la grenade où il fut grièvement blessé. Incapable de retrouver les auteurs, il donna libre cours à sa colère en tuant, violant et brûlant les habitants de la capitale. En outre, il extermina l’élite éthiopienne. En 1937, ce fut le tour de 297 moines du monastère Debra Libanos. Cela n’eut pas tout à fait l’effet escompté.</p><p>Le changement de commandement à l’initiative de Mussolini ne changea rien à la révolte. Les Éthiopiens n’étaient plus intéressés à discuter avec les Italiens. Plusieurs campagnes militaires furent montées pour mater la rébellion, mais aussitôt qu’une région semblait pacifiée qu’une autre s’embrasait. Les Italiens ne contrôlaient réellement que les garnisons dans lesquelles ils étaient enfermés.</p><p>Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale a changé la donne. Les Britanniques, après une série de revers contre les Italiens en Éthiopie, ont pris l’avantage et ont réinstallé Sélassié au pouvoir en 1941.</p><h3 class="wp-block-heading">Guerre du Vietnam&nbsp;: 1969-1973</h3><p>Après la victoire de Diên Biên Phu contre les Français, le Vietnam a été scindé en deux en 1955. Après plusieurs années d’agitation politique dans le Sud orchestrée par le Parti communiste, Hô Chi Minh démarra les préparatifs pour la guerre en 1959 avec l’objectif de chasser tout étranger du pays, y compris ceux qui répondaient à des intérêts étrangers.</p><p>4000 soldats furent affectés à la construction d’une ligne de communication à travers le Vietnam, le Laos et le Cambodge, appelée chemin Hô Chi Minh. Les Nord-Vietnamiens envoyèrent clandestinement des armes au Sud par la mer. En 1960, ils créèrent le Front de libération nationale pour coordonner la guerre contre le sud Vietnam. En 1961, les unités de guérilla nord-vietnamienne ou Viet Kong assassinèrent des milliers de chefs de village ou de province. Ceux-ci furent remplacés par des militaires sud-vietnamiens sans attaches dans leurs communautés.</p><p>Le leader sud-vietnamien, Ngo Dinh Diem, était avant tout intéressé à consolider son pouvoir, d’abord sur le sud Vietnam puis &nbsp;sur le Nord. Pour cette raison, il s’entoura d’un carré de fidèles, pas toujours les plus compétents. Son armée s’avéra tout juste capable de réprimer la population et d’éliminer les menaces de rivaux au Sud. Diem a été assassiné en 1963 et son successeur Nguyen Khanh était davantage préoccupé par sa survie que par la reconstruction économique et militaire du Sud, et ce malgré le support très actif des États-Unis.</p><p>Les États-Unis ne semblaient pas intéressés à détruire la République démocratique du Vietnam, mais seulement à empêcher l’effondrement du sud Vietnam et le risque d’une contagion communiste en Asie du Sud-Est puis ailleurs dans le monde.</p><p>La première phase de la guerre appelée «&nbsp;Rolling Thunder&nbsp;» de 1965 à 1968 à consister à bombarder massivement le nord Vietnam pour qu’il cesse de soutenir la guérilla au sud Vietnam. Les cibles avaient une valeur militaire quasi nulle et ont causé beaucoup de dommages collatéraux sans faire fléchir le gouvernement nord-vietnamien.</p><p>Dans leurs rencontres contre l’armée régulière nord-vietnamienne et les grandes unités Viet Kong, l’armée américaine a presque systématiquement prouvé sa supériorité dans sa capacité à manœuvrer, sa puissance de feu et la qualité de son équipement. Toutefois, les Nord-Vietnamiens se sont adaptés et ont réduit le nombre d’engagements de cette nature. Ils ont aussi apporté des changements tactiques. Lors des engagements, l’armée nord-vietnamienne venait immédiatement au contact de l’ennemi l’empêchant ainsi d’utiliser son artillerie et son aviation. D’un point de vue stratégique, le nord Vietnam intensifia son soutien à la guérilla au sud Vietnam.</p><p>Dans le Sud Vietnam, l’usage indiscriminé de l’artillerie et des bombardements aériens ont progressivement entamé le soutien des populations locales.</p><p>Les Américains démontrèrent également une grande capacité d’adaptation. Ils s’inspirèrent de la méthode «&nbsp;agroville&nbsp;» des Français. Un village au complet a été relocalisé dans un hameau fortifié, ce qui privait les Viet Kong de renseignements et de leur approvisionnement. Cependant, l’effet fut désastreux lorsque ces scènes furent montrées dans les médias. Surtout, l’implémentation par l’armée sud-vietnamienne était lamentable du fait de sa corruption et de son incompétence. Par exemple, les hameaux n’étaient pas fortifiés. Cela a jeté de nombreux villageois dans les bras des Viet Kong.</p><p>Les Américains exécutèrent aussi une autre stratégie beaucoup plus payante&nbsp;: le projet Phoenix. La stratégie a consisté à éliminer physiquement les cadres Viet Kong dans le sud Vietnam. Certains considèrent que c’est ce qui a conduit le nord Vietnam à lancer les offensives coûteuses du Tet en 1968. En 1969, techniquement, le nord Vietnam était défait militairement. Mais Hô Chi Minh a réussi à prolonger suffisamment sa défaite finale que les États-Unis ont finalement abandonné la lutte en 1973.</p><h3 class="wp-block-heading">Afghanistan et URSS&nbsp;: 1979-1989</h3><p>L’URSS avait trois motivations principales pour son invasion de l’Afghanistan en 1979&nbsp;: soutenir un régime marxiste ami et voisin, la possibilité d’avoir une tête de pont vers le golfe arabo-persique, et réduire le risque que les investissements passés l’aient été en pure perte. Initialement, l’intervention était d’une ampleur limitée&nbsp;: soutenir le régime et se concentrer sur les grandes villes.</p><p>L’État afghan a cessé d’exister en 1978 avec la fin du régime de Daoud. D’un côté, les différentes factions marxistes étaient occupées à piller les ressources et éliminer leurs adversaires, sans aucun relais pour administrer ou appliquer leurs «&nbsp;réformes&nbsp;» radicales et hors sol. De l’autre, une douzaine de mouvements de résistance, sunnites, chiites, pashtounes, azéris, ouzbeks, etc. ont adopté la même structure&nbsp;: une direction politique installée au Pakistan et un commandement militaire en Afghanistan. L’invasion russe a cimenté la résistance avec pour objectif unique de chasser l’occupant et ses sbires.</p><p>Entre 1980 et 1982, l’URSS a déployé une stratégie conventionnelle contre la guérilla des Moudjahidines. La première phase a consisté à prendre Kaboul, éliminer le dirigeant afghan, Amin et le remplacer par un pantin, Karmal. Un message radio prétendant venir de Radio Kaboul a commencé par annoncer le changement de gouvernement et sa demande d’assistance à l’URSS. Les troupes russes n’ont rencontré aucune résistance jusqu’à Kaboul où elles ont eu à faire face à la garde personnelle d’Amine.</p><p>En préparation de leur intervention, les Russes ont&nbsp;empoisonné Amin, saboté les blindés de la Garde, changé les balles pour des balles à blanc. Malgré tout cela, les armées russes rencontrèrent une résistance farouche. De peur de voir d’autres unités afghanes se joindre à la Garde, les Russes employèrent des gaz neurotoxiques. Pas un seul soldat des 1800 soldats de la Garde ne survécut.</p><p>La géographie de l’Afghanistan est faite de vallées flanquées de hautes montagnes qui sont autant d’ouvertures sur d’autres vallées. Pour cette raison, certains points qui se trouvaient à l’intersection de vallées et de routes le long des rivières constituaient des lieux stratégiques. Malheureusement pour les Russes, ils n’ont jamais réussi à mettre suffisamment d’hommes pour en assurer la défense.</p><p>Les forces russes étaient par ailleurs constituées de jeunes conscrits inexpérimentés. Leurs équipements étaient vétustes et médiocres et inadaptés au terrain montagneux. Une embuscade typique consistait à immobiliser une colonne de blindés russes en détruisant le véhicule de tête. Par la suite, les soldats paniqués tiraient à l’aveugle jusqu’à épuisement de leurs munitions. L’issue était en général fatale.</p><p>Les Russes s’adaptèrent en réduisant l’usage des chars et en augmentant celui des hélicoptères. Plusieurs offensives furent menées avec des succès mitigés dans la vallée du Panshir contre Massoud.</p><p>En 1982, la stratégie des Russes évolua à nouveau. Les Russes détruisirent les systèmes d’irrigations, les vergers et les champs de culture. Les non-combattants étaient visés tout particulièrement après des pertes militaires.</p><p>Après un cessez-le-feu en 1983, les Russes ont repris leurs offensives dans la vallée du Panshir, mais avec un équipement beaucoup plus moderne et des tactiques plus efficaces contre les Moudjahidines. Cependant, les forces de Massoud étaient pour l’essentiel intactes et les Russes commirent l’erreur d’installer des garnisons fortifiées. Ces forteresses nécessitaient un approvisionnement continu, ce qui exposait les convois russes aux embuscades.</p><p>Les Russes étaient si peu nombreux en Afghanistan que Massoud pouvait ralentir leurs opérations ailleurs dans le pays en attaquant leurs garnisons dans la vallée.</p><p>Les Russes, par une stratégie de dépopulation des vallées, étaient parvenus à détruire l’approvisionnement local des Moudjahidines qui dépendaient de plus en plus de l’aide extérieure de l’Arabie Saoudite, du Pakistan et des États-Unis. En 1986, les missiles Stinger permirent un saut qualitatif dans l’armement des Moudjahidines. Ce fut un tournant dans la mesure où les Soviétiques avaient tout misé sur les forces aéroportées et tout particulièrement les hélicoptères.</p><p>On estime qu’en 1987, près de 10% de la population afghane a été tuée, soit une proportion supérieure à celle de l’URSS au sortir de la Seconde Guerre mondiale. 6 millions de personnes ont été déplacées, principalement en Iran et au Pakistan.</p><p>Une des leçons de la guerre en Afghanistan est qu’il est possible pour une guérilla de survivre à une stratégie de dépopulation à condition (1) de s’approvisionner à l’extérieur du pays (et de disposer d’un sanctuaire) et (2) d’obtenir du renseignement par exemple au travers d’éléments infiltrés dans les forces armées.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2124</post-id> </item> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « Le Prince » de Machiavel</title><link>https://economierebelle.com/livre-le-prince-de-machiavel/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-le-prince-de-machiavel</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-le-prince-de-machiavel/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Tue, 08 Mar 2022 23:38:00 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Comprendre]]></category> <category><![CDATA[guerre]]></category> <category><![CDATA[histoire]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2004</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le Prince de Machiavel est la bible des politiciens dans nos états-nations et éclaire leurs agissements. Points clés à retenir Chapitre 2, monarchies héréditaires Le pouvoir est plus stable dans une monarchie héréditaire que dans une monarchie qui vient de se constituer. Le prince a moins de difficultés à régner s’il ne fait que&#8230; <a
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Du point de vue du prince, le coup d’État est une entreprise difficile puisqu’il se met à dos le peuple conquis et qu’en même temps il ne peut pas toujours récompenser ceux qui l’ont soutenu à hauteur de leurs espérances. Pour se prémunir des frustrations en tout genre, le prince devra profiter de l’impunité qui caractérise les périodes troublées pour identifier les suspects, arrêter les coupables et prendre des dispositions sur les points les plus faibles.</p><p>Si le pays à conquérir est voisin par la langue et les mœurs et que de plus le peuple n’est pas libre, l’entreprise sera aisée. On peut donner cependant deux conseils au prince. D’abord, il devra exterminer la lignée ennemie. Ensuite, laisser tel quel le cadre juridique et administratif de l’État conquis. Les réels problèmes se posent lorsque le prince conquiert un État différent par les coutumes et par la langue. Le meilleur conseil qu’on puisse donner est que le prince aille en personne habiter sur place. Ainsi on étouffera le mal à la racine avant qu’il ne prenne des proportions incontrôlables. De plus, la présence du prince limite les incartades des fonctionnaires. Enfin, la proximité du prince (et la possibilité d’un recours auprès de lui) le fera davantage aimer par les sujets loyaux et davantage craindre par les autres. Un second conseil utile est l’établissement de colonies dans le pays conquis. Celles-ci ne coûtent pratiquement rien. Elles lèsent une infime minorité de la population qui est pauvre et dispersée et qui par conséquent ne peut nuire. En revanche, le maintien de troupes dans la contrée est plus dangereux en même temps qu’il est plus coûteux. Parce que l’on fait subir du tort à plus de monde et que ces gens ont encore tous leurs moyens, on doit donc dans ce cas craindre la vengeance.</p><p>En faisant la conquête d’une province, le prince devra se faire chef et défenseur des puissances mineures adjacentes et empêcher un étranger puissant d’étendre son influence dans la région. En principe cela ne pose pas de difficultés, car ces dernières se rallient d’elles-mêmes à nous. Il faudra simplement prendre garde avec nos forces et leur accord à ce qu’aucune ne nous fasse de l’ombre (il faut même les abaisser).</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 4, pourquoi le royaume de Darius ne se révolta pas après la mort d’Alexandre</h3><p>Il y a deux sortes de monarchies&nbsp;; dans l’une on trouve un prince et ses ministres qui détiennent leur pouvoir de par la volonté du prince&nbsp;; dans l’autre on trouve un prince et des barons qui doivent leur prestige à leur sang. Le premier type jouit de plus d’autorité que le second parce que les sujets n’y ont pas d’autre maître que le prince et s’ils obéissent à ses fonctionnaires, ils ne leur sont nullement attachés. Le premier genre est plus difficile à conquérir, car le pays est uni et on ne peut espérer vaincre en y semant le désordre et en même temps plus facile à conserver (royaume du Turc). Le second vérifie la situation opposée (royaume de France).</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 5, comment gouverner les cités conquises qui avaient leurs lois propres</h3><p>Il y a trois moyens de procéder quand on veut conquérir une cité habituée à ses propres lois et à la liberté&nbsp;: la détruire, y habiter ou constituer un gouvernement oligarchique tout en laissant leurs lois. Dans la pratique, seules les deux premières ont un effet. Les peuples habitués à la liberté ne l’oublient pas. Un gouvernement oligarchique composé de citoyens de la cité et maintenu par nous permet certes de mieux accepter le joug, mais il ne fait en général que retarder l’inévitable.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 6, monarchies nouvelles acquises par nos armes et nos talents</h3><p>Le génie sans l’occasion s’éteint, et sans le génie, c’est en vain que vient l’occasion. De grands hommes nous enseignent comment par leurs talents ils ont réussi à créer de nouveaux royaumes au travers des difficultés.</p><p>Une entreprise particulièrement périlleuse lorsqu’on établit une nouvelle monarchie est l’introduction de nouvelles institutions destinées à nous protéger et à fonder l’État. D’un côté s’y opposent tous ceux que les anciennes lois avantageaient, de l’autre ceux qui y peuvent gagner demandent à voir (de plus, ils ont les anciennes lois contre eux). Les novateurs suivant qu’ils peuvent contraindre ou qu’ils ne le peuvent pas, réussiront ou échoueront lamentablement. Il est facile de convaincre les foules, mais il est malaisé de les maintenir dans leur croyance.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 7, monarchies acquises par les armes des autres ou par la chance</h3><p>Quand la fortune nous sourit et qu’on a la chance d’accéder au pouvoir grâce à elle, les difficultés ne manquent pas pour se maintenir. Il faut s’assurer de ses ennemis, se gagner des amis, vaincre par force ou par ruse, se faire aimer ou craindre du peuple, suivre et respecter des soldats, supprimer ceux qui doivent ou peuvent nuire, rénover par de nouveaux usages les institutions anciennes, être sévère et bienveillant, magnanime et libéral, détruire une milice infidèle, en recréer une nouvelle, entretenir l’amitié des rois pour qu’ils aient ou plaisir à vous être utile ou inquiétude à vous nuire.</p><p>Note en passant&nbsp;: quand on a une basse besogne à exécuter (comme de pacifier une province) autant le faire faire par un ministre qui servira de bouc émissaire le moment venu.</p><p>Ne pas oublier que des bienfaits ne compensent pas des préjudices de sorte qu’il faut toujours se méfier de ceux à qui on a causé du tort et aussi de ceux qui ont peur de vous.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 8, De ceux qui sont devenus princes par scélératesse</h3><p>Considérez l&rsquo;exemple d’Agathocle qui devint prince de Syracuse grâce au mérite, mais s’y maintint par des scélératesses. Il tua les sénateurs les plus riches et trahit ses amis entre autres choses.</p><p>On peut faire plus ou moins bon usage de la cruauté. Si celle-ci est faite d’un seul coup pour assurer sa sécurité (et celle de ses concitoyens), son goût ne persistera pas. Si au contraire elles se perpétuent en s’amplifiant au cours des années, il y a matière à craindre un contre coup. On doit alors dispenser les bienfaits à la suite de ses cruautés de façon qu’on les savoure. Surtout les changements dans l’attitude du prince ne doivent pas dépendre de la conjoncture plus ou moins heureuse de ses affaires. En cas de coup dur, ses bienfaits paraîtront forcés, et on ne lui en saura pas gré.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 9, monarchie civile</h3><p>Le prince peut obtenir la faveur du pouvoir par les grands ou par le peuple. Les grands font un prince parce qu’ils ne peuvent résister au peuple et qu’ils comptent assouvir leurs désirs à son ombre. Le peuple fait un prince parce qu’il ne peut résister aux grands afin que son autorité les protège. Par le peuple, il sera plus libre n’ayant pas de rival. D’autre part le peuple est plus facile à contenter que tous les grands. Ses vues sont plus modestes et moins ambitieuses. Les grands sont aussi plus à craindre, car ils sont prompts à découvrir qui va nous détrôner et à s’acquérir ses faveurs. Enfin, élu par le peuple, c’est lui qui fera et défera les grands, tandis qu’il gouvernera toujours le même peuple.</p><p>Des grands, il s’en trouvera de plusieurs sortes. Ceux qui se lient à nous et les autres. Parmi ceux-là, il y a ceux qui ne le font pas par manque de courage&nbsp;: ceux-là sont de bon conseil dans la prospérité et inoffensifs dans l’adversité et il y a ceux qui le font par calcul et par ambition&nbsp;: ceux-là n’attendent que l’occasion pour nous combattre.</p><p>Le prince qui acquiert le pouvoir à la faveur des grands doit se gagner le peuple avant toute chose. S’il y parvient, il sera d’autant plus aimé que le peuple s’attendait à être opprimé et qu’il trouve un protecteur. De plus, le prince devra se rendre nécessaire aux citoyens de façon qu’ils ne se débinent à la première occasion (pas quand une avarie surviendra).</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 10, comment évaluer les forces de toutes monarchies</h3><p>Deux situations sont possibles pour le prince. Ou bien il est capable par l’argent ou par le nombre de lever une armée capable de le défendre ou bien il est obligé d’être secouru par autrui. S’il est capable de livrer bataille et si en outre son peuple ne le hait point et que sa ville est solide, peu oseront l’attaquer. On rechigne toujours devant les entreprises difficiles, jamais devant les faciles.</p><p>Si malgré tout on l’attaque et qu’on assiège sa ville, il devra surmonter de nouvelles difficultés. L’ennemi détruira naturellement les possessions des habitants à l’extérieur de la ville&nbsp;; le prince devra empêcher les plus virulents de son camp d’intervenir. Les sacrifices que le peuple aura faits pour le prince le rendront encore plus précieux pour lui. On s’attache à quelqu’un par ses bienfaits, mais aussi par suite de ceux qu’on lui prodigue.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 12, combien de sortes d’armées il y a</h3><p>les mercenaires ne devraient pas faire partie de l’armée du prince. Dans la paix, ils nous rançonnent et dans la guerre ils s’enfuient. Ainsi si l’État doit combattre, il faut qu’il emploie ses propres ressources et qu’elles soient commandées par un citoyen habile que les lois empêcheront de s’écarter du droit chemin.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 13, des soldats auxiliaires mixtes et propres</h3><p>Les troupes auxiliaires sont plus dangereuses que l’autre sorte. Celles-ci ne sont pas payées par nous, et sont toutes dévouées à un autre. D’où il résulte encore une fois que ses armes propres sont meilleures que celles qui sont empruntées.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 14, ce qui convient au prince en matière militaire</h3><p>C’est souvent par les armes que se font les princes. C’est aussi parce qu’on les néglige qu’on perd le pouvoir. Il y a un monde de différence entre celui qui est désarmé et celui qui est armé. Le premier est méprisé, même chez les siens. Et il faut craindre d’être entouré de serviteurs armés quand on est soi-même inoffensif.</p><p>Le prince devra donc s’appliquer à connaître à fond l’art militaire. Surtout en temps de paix, en plus des manœuvres de l’armée, il devra s’habituer à la peine et à l’effort (chasse par exemple) et apprendre à reconnaître son pays. Il y trouvera deux avantages&nbsp;; d’abord, il sera plus à même de le défendre le moment venu et ensuite il sera plus facile de reconnaître de nouveaux sites au moyen de cette première expérience. Il y lui faut également exercer son esprit par la lecture des hauts faits d’armes et par ce qu’enseigne l’histoire sur comment mener une guerre.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 15, des choses pour lesquelles les princes sont loués ou blâmés</h3><p>Il n’est pas bon qu’un prince cherche à être vertueux en tout point et en tout moment. Au contraire, il y a des vertus qui le perdront et des vices qui lui assureront la sécurité.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 16, libéralité et parcimonie</h3><p>Le prince ne doit pas avoir peur de passer pour un pingre. Car s’il est libéral, il va droit à sa perte en consumant les ressources de ses administrés, en devenant pauvre et méprisé et en étant contraint à devenir rapace. Tandis que s’il est parcimonieux, il ne manquera jamais de fonds pour ses entreprises et pour la défense. En plus, les citoyens lui sauront gré de ne pas les taxer outre mesure et seulement un petit nombre lui en voudra de ne pas lui donner davantage.</p><p>La libéralité ne se justifie que quand le prétendant au pouvoir est en passe de devenir prince ou lorsqu’étant prince il use du bien d’autrui (rapines) pour sa libéralité. Dans ce dernier cas, c’est même une nécessité pour que les soldats le suivent.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 17, être aimé ou être craint, telle est la question</h3><p>Le nouveau prince aura du mal à ne pas se faire une réputation de cruauté. Même s’il est meilleur d’avoir une réputation de magnanimité que de cruauté, il est non moins vrai qu’être magnanime et laisser les désordres se prolonger est plus mauvais pour la collectivité que d’être cruel et de faire exécuter quelques particuliers.</p><p>Si le prince n’a pas la possibilité d’être craint et aimé tout à la fois, il devra préférer d’être craint. Les hommes sont par nature ingrats, changeants, simulateurs et dissimulateurs, ennemis des dangers et avides de gains. Quand le besoin est lointain, ils te promettent leur sang&nbsp;; quand il s’approche, ils se dérobent. Les amitiés que le prince acquiert à prix d’argent sont pour ainsi dire louées et le moment venu on ne peut les utiliser. Pire, les gens hésitent moins à nuire à un prince qui est aimé parce que l’amour est facilement rompu par toute occasion de profit particulier qu’à un prince qui est craint parce que la peur du châtiment est plus durable.</p><p>Cependant, le prince devra faire en sorte que s’il ne peut être aimé qu’au moins il ne soit pas haï. Cela peut se faire aisément en se gardant d’usurper le bien d’autrui. Si le sang doit parfois être versé, il faut que l’acte soit pleinement justifié. Dans tous les cas, les sujets oublient moins facilement la mort d’un père que la perte de patrimoine.</p><p>En revanche dans la guerre le prince ne devra pas craindre de passer pour cruel auprès de ses soldats, il y gagnera même en autorité.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 18, comment les princes doivent garder leur foi</h3><p>Le prince ne saurait être toujours loyal et respecter les promesses qu’il a faites. Quand la mise en œuvre de celles-ci doit tourner à son désavantage ou bien que les raisons qui les ont motivées sont devenues caduques, le prince doit y renoncer et il trouvera bien de quoi se justifier auprès de son peuple. Il peut user de la ruse en bien d’autres occasions&nbsp;; il devra être un grand simulateur et dissimulateur. Les hommes sont simples et il trouvera toujours qui tromper. En bref, il faut toujours prêcher la bonne parole et faire le contraire quand c’est utile. Seule une minorité impuissante percevra la nature réelle du prince, le reste de la foule ne se fiera qu’aux apparences.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 19, éviter le mépris et la haine</h3><p>Pour ne pas être haï, le prince ne devra pas atteindre aux biens ni à l’honneur de ses sujets. Pour ne pas être méprisé, il devra faire preuve de courage, de gravité et de fermeté. Un prince qui est révéré par ses citoyens est difficile à renverser. On trouve peu de gens prêts à conspirer et d’ennemis déterminés à partir en guerre contre lui. De ces dernières il se garde avec de bonnes armes et des amis, l’un et l’autre allant de pair. Contre la conspiration, il y a l’appui du peuple&nbsp;: celle-ci ne peut qu’échouer si le peuple ne hait pas le prince.</p><p>Note&nbsp;: faire faire les basses besognes par les autres et s’adjuger les actions positives</p><p>Cependant si l’on ne peut être aimé de toutes les collectivités il faut s’assurer la plus puissante (souvent les soldats) au risque d’être injuste envers le reste de la population.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 20, forteresses utiles ou nuisibles</h3><p>Quand on devient maître de son pays, il est naturel d’armer ses sujets. Ceux que tu armes deviennent tes obligés par la faveur qui leur est faite et les autres t’excusent parce qu’ils comprennent que les récompenses s’accompagnent de plus de dangers et de responsabilités. Quand on acquiert une province, il faut là encore armer ses partisans&nbsp;; cependant à long terme il faut que toutes tes armes soient détenues par les seules troupes de ton État.</p><p>Semer la discorde pour mieux manipuler ses sujets peut être utile en temps de paix, mais se révèle catastrophique quand la guerre éclate en facilitant la tâche à l’ennemi.</p><p>Le prince trouvera de plus fidèles serviteurs en ceux qui lui sont suspects quand il accède au pouvoir qu’auprès des autres. En effets, ceux-là veulent effacer la mauvaise opinion qu’on a d’eux en le servant loyalement tandis que les autres sont confiants et ont tendance à négliger ses affaires. De la même façon, lorsque c’est le peuple qui a installé au pouvoir le prince parce qu’il était mécontent de l’ancien État, le prince aura plus de facilité à satisfaire ceux qui étaient contents de l’ancien État que de garder l’amitié du reste du peuple.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 21, ce qui convient au prince pour se faire estimer</h3><p>Il convient au prince de faire des grandes choses afin de tenir son peuple en haleine pour ainsi dire. Ensuite le prince doit être vrai ami et vrai ennemi, c’est-à-dire qu’il prend parti franchement (exemple d’une guerre entre deux États voisins, conséquences). Celui qui te demande de rester neutre est ton ennemi et celui qui te demande de prendre les armes est ton ami. Si tu perds la guerre, tu as un compagnon d’infortune. Si tu la gagnes, et que c’est grâce à toi, ton ami t’est redevable. Si c’est ton ami qui est le plus fort, c’est toi qui es son prisonnier.</p><p>Favoriser les arts et les lettres ainsi que le commerce, etc.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 22, des ministres des princes</h3><p>C’est dans le choix des ministres que l’on peut observer la qualité d’un prince. Il y a cependant un moyen simple de savoir si un ministre est bon ou non&nbsp;: pense-t-il davantage à lui-même qu’au prince&nbsp;? Ou bien l’entretient-il de choses qui ne l’intéressent pas&nbsp;? Dans l’autre sens, le prince devra veiller à enrichir son ministre et à lui donner suffisamment de charges et d’honneurs pour qu’il n’en désire pas davantage.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 23, comment il faut fuir les flatteurs</h3><p>Pour se garder des flatteurs, il faut donner la permission à quelques esprits éclairés de nous dire toute la vérité et à ceux-là seulement. En effet, sinon chacun est libre de dire ce qu’il pense et il s’ensuit que nous serions méprisés. Ensuite, le prince se fait son propre jugement et doit rester ferme dans ses convictions même s’il entend maints avis contradictoires par la suite. Il devra en outre distinguer dans les conseils qu’on lui donne ce qui lui est utile.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 24, pourquoi les princes d’Italie ont perdu leur État.</h3><p>Il y a une double gloire pour les monarchies nouvelles à s’être établies puis maintenues. C’est en effet toujours par le mérite que le prince conserve le pouvoir après l’avoir conquis. En revanche, il y a une double peine à ceux qui ont eu gratuitement leur État et qui l’ont perdu.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 25, comment résister à la fortune</h3><p>La fortune n’est pas seule responsable de notre sort. D’ailleurs, bien souvent, ses effets peuvent être atténués pourvu qu’on ait pris les devants. De plus, si la nature du prince changeait avec les temps, la fortune elle ne changerait pas. Il y a des époques où il faut être impétueux et d’autres où il faut être circonspect.</p><p>Note&nbsp;: cependant en règle générale il vaut mieux être impétueux, car la fortune sourit plus souvent aux audacieux c’est-à-dire qu’ils provoquent l’occasion.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2004</post-id> </item> <item><title>Les États-Unis et la Chine dans le piège de Thucydide</title><link>https://economierebelle.com/les-etats-unis-et-la-chine-dans-le-piege-de-thucydide/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=les-etats-unis-et-la-chine-dans-le-piege-de-thucydide</link> <comments>https://economierebelle.com/les-etats-unis-et-la-chine-dans-le-piege-de-thucydide/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Tue, 27 Apr 2021 22:43:50 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[Chine]]></category> <category><![CDATA[guerre]]></category> <category><![CDATA[inflation]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=697</guid><description><![CDATA[<p>Les États-Unis se vantent de leur système politique, mais leur président dit une chose pendant l’élection, une autre lorsqu’il prend ses fonctions, autre chose à mi-mandat et encore une autre lorsqu’il quitte ses fonctions. &#8211; Deng Xiaoping Qui veut la paix&#8230; Lorsque Bill Clinton a permis à la Chine de se joindre à l’Organisation Mondiale&#8230; <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">697</post-id> </item> <item><title>La continuation de la politique par d&#8217;autres moyens</title><link>https://economierebelle.com/la-continuation-de-la-politique-par-dautres-moyens/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-continuation-de-la-politique-par-dautres-moyens</link> <comments>https://economierebelle.com/la-continuation-de-la-politique-par-dautres-moyens/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Mon, 12 Apr 2021 23:48:55 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[guerre]]></category> <category><![CDATA[inflation]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=656</guid><description><![CDATA[<p>Le mot État est identique au mot guerre. &#8211; Petr Alekseïevitch Kropotkine Inflation temporaire La FED prétend que s’il y a une hausse de l’inflation, elle sera de courte durée. Pour les économistes de l’institution, l’augmentation de l’inflation, est technique… presque juste une illusion d&#8217;optique. D’abord, il y a l’effet de base. Le niveau des&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><em>Le mot État est identique au mot guerre.</em></p><p>&#8211; Petr Alekseïevitch Kropotkine</p><h2 class="wp-block-heading">Inflation temporaire</h2><p>La FED prétend que s’il y a une hausse de l’inflation, elle sera de courte durée.</p><p>Pour les économistes de l’institution, l’augmentation de l’inflation, est technique… presque juste une illusion d&rsquo;optique.</p><p>D’abord, il y a l’effet de base. Le niveau des prix en avril 2021 va apparaître élevé en comparaison avec avril 2020 à cause du choc déflationniste au moment du confinement. Mais ça ne devrait pas durer&#8230;</p><p>Ensuite, il y a les goulots d’étranglement dans les chaînes d’approvisionnement. Comme un vieux moteur diesel, il faut un temps de préchauffage aux entreprises pour remettre en marche leurs chaînes de production et pour assurer la logistique. Là non plus ça ne devrait pas durer&#8230;</p><p>Enfin, il y a une armée de réserve de chômeurs. Juste aux Etats-Unis, la population active compterait près de dix millions de personnes sans emploi de plus qu’il y a un an. Si jamais les salaires augmentent tant soit peu, les chômeurs, femmes au foyer et autres papy-boomers viendront offrir leurs services et limiter ainsi l’inflation. Encore une fois, l’inflation devrait être temporaire&#8230;</p><h2 class="wp-block-heading">Intervention excessive</h2><p>Certains, pourtant eux-aussi du sérail, émettent des doutes. Le Financial Times rapporte les propos de Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor&nbsp;américain:</p><figure
class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Cela pourrait se manifester par une période de boom euphorique et par un optimisme qui conduirait à des bulles non soutenables, ou cela pourrait fonctionner. Mais, il ne semble pas que les probabilités penchent vers un éventuel succès. Ainsi, je suis inquiet que ce qui est en train d’être est substantiellement excessif.</p></blockquote></figure><p>Voilà où cela pourrait mal tourner. L’inflation, telle une pique-assiette envahissante, choisit de prolonger son séjour et s’installe pour de bon. Les autorités auront deux choix&nbsp;: faire comme si de rien n’était ou bien augmenter les taux.</p><p>Dans le premier cas, l’inflation explosera. Dans le second, les marchés imploseront.</p><p>Pour notre part, les dépenses excessives ne sont pas le plus inquiétant, mais plutôt que l’État ait désormais des moyens illimités.</p><h2 class="wp-block-heading">Guerre</h2><p>N’est-il pas curieux que la majorité de la population soit en faveur des plans d’aide et pour davantage d’intervention étatique ?</p><p>Pourtant la planche à billets a surtout favorisé les 1% les plus riches, ceux qui détiennent de l’immobilier et des actions.</p><p>Winston Churchill a dit que la démocratie était le pire régime à l’exception de tous les autres. Mais il a également dit que le meilleur argument contre la démocratie était une conversation de cinq minutes avec le citoyen moyen.</p><p>En démocratie, il semble ne jamais y avoir un responsable… pour les défaillances du système de santé… pour les morts dans les auspices de vieux… pour les écoles restées fermées depuis un an… pour le scandale des masques au graphène&#8230;</p><p>De la même façon, les États d’aujourd’hui pensent maintenant pouvoir dépenser impunément… Le peuple croit pouvoir en profiter en mettant dans sa poche gauche ce qui se trouvait dans sa poche droite&#8230;</p><p>Cependant, historiquement, lorsque les États peuvent emprunter sans compter, la façon la plus rapide de brûler l’argent… est la guerre.</p><p>C’est pourquoi, selon David Ricardo, si les gouvernements devaient obtenir le financement de leurs guerres par la levée des taxes, il n’y aurait pratiquement plus de guerre.</p><p>Ce n&rsquo;est malheureusement pas notre monde.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">656</post-id> </item> <item><title>La Russie et la Chine bombent le torse</title><link>https://economierebelle.com/la-russie-et-la-chine-bombent-le-torse/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-russie-et-la-chine-bombent-le-torse</link> <comments>https://economierebelle.com/la-russie-et-la-chine-bombent-le-torse/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Thu, 01 Apr 2021 23:37:27 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[guerre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=579</guid><description><![CDATA[<p>La guerre, c&#8217;est comme la chasse, sauf qu&#8217;à la guerre les lapins tirent. &#8211; Charles de Gaulle Nouvel ordre mondial Jacques Chirac et Dominique de Villepin avaient popularisé l’idée d’un monde multipolaire il y a 20 ans. Nous y voilà. Joe Biden a récemment traité Putin de « tueur ». L’intéressé lui a répondu en des termes&#8230; <a
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class="screen-reader-text">La Russie et la Chine bombent le torse</span></a></p><p>The post <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><em>La guerre, c&rsquo;est comme la chasse, sauf qu&rsquo;à la guerre les lapins tirent.</em></p><p>&#8211; Charles de Gaulle</p><h2 class="wp-block-heading">Nouvel ordre mondial</h2><p>Jacques Chirac et Dominique de Villepin avaient popularisé l’idée d’un monde multipolaire il y a 20 ans. Nous y voilà.</p><p>Joe Biden a récemment traité Putin de « tueur ». L’intéressé lui a répondu en des termes peu amènes selon Asia Times :</p><figure
class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>D’une façon inhabituellement insistante, Putin a rappelé le passé génocidaire des États-Unis vis-à-vis de ses peuples indigènes, la cicatrice cruelle de l’esclavage, l’oppression des Noirs américains aujourd’hui et le largage non nécessaire des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki durant la Seconde Guerre Mondiale.</p></blockquote></figure><p>Selon Putin, les états ne devraient pas juger les autres selon leurs standards. En clair : « C’est celui qui dit qui l’est ».</p><p>La Chine aussi se rebiffe.</p><p>Lors de la récente rencontre au sommet en Alaska entre diplomates chinois et américains, le message était sensiblement le même. Toujours d’après Asia Times, Yang Jiechi, un haut responsable du parti communiste chinois aurait dénoncé l’hypocrisie américaine&nbsp;:</p><figure
class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Les États-Unis ne sont pas en position de demander à parler à la Chine en position de supériorité. Les États-Unis utilisent leur force militaire et leur hégémonie financière pour implémenter une juridiction au bras long et réduire au silence les autres pays. Ils abusent de la notion de sécurité nationale pour interférer dans des échanges commerciaux normaux et inciter certains pays à attaquer la Chine.</p></blockquote></figure><h2 class="wp-block-heading">Puissance chinoise</h2><p>Ray Dalio croit que l’ordre mondial est en train de basculer en faveur de la Chine. Le cycle historique de l’émergence d’un empire jusqu’à son déclin, serait schématiquement le suivant&nbsp;:</p><p>Stade 1 : le nouvel ordre est établi et consolide son pouvoir<br>Stade 2 : le système d’allocation des ressources et l’administration sont mis en place. Si cela est fait correctement alors…<br>Stade 3 : une phase de paix et de prospérité s’ensuit… ce qui conduit à<br>Stade 4 : de grands excès dans les dépenses et l’endettement, l’augmentation des inégalités et des divisions politiques croissantes… ce qui amène<br>Stade 5 : des conditions budgétaires et financières exécrables et des conflits intenses… ce qui provoque<br>Stade 6 : des guerres civiles ou des révolutions.</p><p>Nous ne savons pas si la Chine va réellement dominer le monde dans le futur.</p><p>Par contre, nous pouvons parier sur des conflits croissants entre la puissance montante et la puissance déclinante.</p><p>En fait, nous pourrions même penser que les États-Unis auraient intérêt à attaquer le plus tôt possible… tant qu&rsquo;ils ont des chances de gagner.</p><h2 class="wp-block-heading">Taïwan menacé</h2><p>Comme indiqué dans un précédent <a
href="https://economierebelle.com/un-accident-a-taiwan-est-si-vite-arrive/">article</a>, la situation à Taïwan pourrait dégénérer. Le Japon et Taïwan viennent de rapporter des incursions aériennes chinoises près de leurs territoires. Ce n’est pas la première fois… Sans doute pas la dernière non plus&#8230;En fait tout est possible.</p><p>Les Chinois souhaiteraient envoyer un signal ou bien ils prépareraient réellement une attaque.</p><p>Ou alors, comme souvent dans l&rsquo;histoire, un imprévu va donner lieu à un malentendu et de fil en aiguille les protagonistes aurons droit à une vraie guerre.</p><p>Pour nous en Occident, fini les gadgets peu dispendieux à Walmart… Attention également au réseau électrique ou à l’Internet…</p><p>De plus, Taïwan est absolument critique pour les chaînes d’approvisionnement mondiales en particulier pour les semi-conducteurs. C&rsquo;est encore plus vrai aujourd&rsquo;hui compte tenu des pénuries et des goulots d&rsquo;étranglement.</p><p>Notons aussi que la Chine semble préparer sa population à l’éventualité d’une guerre. Les médias font un parallèle (sans jeu de mots) avec la guerre de Corée où la Chine a été impliquée dans le conflit « à l’insu de son plein gré ». Dans la même veine, la presse nationale chinoise rapporte régulièrement des « provocations » taïwanaises ou américaines.</p><p>A suivre,</p><p>Khalid Lyoubi</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">579</post-id> </item> <item><title>Un accident à Taïwan est si vite arrivé</title><link>https://economierebelle.com/un-accident-a-taiwan-est-si-vite-arrive/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=un-accident-a-taiwan-est-si-vite-arrive</link> <comments>https://economierebelle.com/un-accident-a-taiwan-est-si-vite-arrive/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Tue, 16 Mar 2021 23:08:07 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[Chine]]></category> <category><![CDATA[guerre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=317</guid><description><![CDATA[<p>La première panacée pour une nation mal dirigée est l’inflation monétaire, la seconde est la guerre. Les deux apportent prospérité temporaire et destruction indélébile. Les deux sont le refuge des opportunistes économiques et politiques. &#8211; Ernest Hemingway L&#8217;ennemi chinois Dans notre précédent article, nous avons remarqué en quoi les capitalismes américains et chinois étaient influencés&#8230; <a
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class="screen-reader-text">Un accident à Taïwan est si vite arrivé</span></a></p><p>The post <a
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href="https://economierebelle.com/le-capitalisme-sous-influence-socialiste/">article</a>, nous avons remarqué en quoi les capitalismes américains et chinois étaient influencés de différentes façons par l’idéologie socialiste.</p><p>Pour autant, les États-Unis et la Chine ne sont pas près de s’entendre.</p><p>Chacun de ces deux pays a ses problèmes internes. Les États-Unis sont au bout d’un cycle d’endettement de long terme. Ils n’ont plus la possibilité de stimuler leur économie au travers d’une baisse des taux, ni même de rachats d’actifs (assouplissement quantitatif). Les États-Unis soutiennent l’économie par des déficits budgétaires jamais vus depuis la deuxième Guerre Mondiale qui sont monétisés par la banque centrale.</p><p>Les inégalités n’ont jamais été aussi fortes. Malgré les chèques de stimulus et les transferts sociaux, les politiques monétaires et budgétaires bénéficient surtout aux riches. Comment pourrait-il en être autrement ?</p><p>La fausse monnaie créée par la banque n’augmente pas les biens et services disponibles. Elle transfère du pouvoir d’achat des pauvres vers les riches. Les tensions vont donc aller en croissant dans la société américaine.</p><p>Dans ce contexte, historiquement, les politiciens trouvent un bouc-émissaire, un ennemi intérieur ou extérieur.</p><p>La Chine est le candidat idéal pour la description de poste. C’est d’ailleurs l’un des rares sujets sur lesquels Démocrates et Républicains semblent d’accord.</p><h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;ennemi américain</h2><p>L’Amérique représente désormais 20% du Produit Intérieur Brut mondial et sa part dans l’économie décroît. Par contraste, la Chine a atteint un pourcentage équivalent et continue de croître.</p><p>Historiquement, la puissance hégémonique n’abandonne pas de bon gré la première place.</p><p>Du côté de la Chine, le ton se durcit. Nous ne savons pas vraiment ce qui se passe à l’intérieur de l’appareil d’état Chinois. Mais comme dit Yogi Berra, on peut observer beaucoup de choses rien qu’en ouvrant les yeux.</p><p>Comme dans le cas des États-Unis, des tensions sociales majeures travaillent la Chine. A cause des avortements sélectifs, il y a un surplus de 15% d’hommes. Tous les amateurs de soirées savent que 60% de jeunes hommes est un ratio dangereux.</p><p>Notons aussi que le capitalisme Chinois crée beaucoup de richesses… et encore plus d’envieux chez les pauvres et au parti.</p><p>La société Chinoise pourrait être tentée par des aventures militaires pour faire diversion.</p><p>Les Chinois, à la différence des Américains apparemment, semblent avoir un plan. Depuis des années par exemple, la Chine réduit son exposition au dollar. Voici quelques exemples édifiants :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Recyclage des dollars sous forme d’achat d’or par sa Banque Centrale…</li><li>Recyclage des dollars en actifs réels au travers des projets d’infrastructures de la « Route de la Soie »…</li><li>Commerce avec la Russie avec une part croissante hors dollar…</li><li>Depuis 2013, achats de bons du Trésor américain au lieu d’obligations du Trésor. Les bons du Trésor ont une maturité très courte (quelques mois) ce qui limite plusieurs risques en cas d’hostilités.</li></ul><h2 class="wp-block-heading">Taïwan</h2><p>La plupart des guerres sont des surprises… sauf pour ceux qui les préparent.</p><p>Il y a comme un scénario qui se répète depuis quelques années qui devrait nous mettre la puce à l’oreille.</p><p>La Chine a commencé à mettre la pression sur Hong Kong doucement, en tout cas selon le standard des régimes totalitaires. Ça n’a pas eu les résultats escomptés. Finalement, Pékin a tapé du poing sur la table.</p><p>De même, la Chine y était allée de façon progressive au Xinjiang, sans succès. Finalement, Pékin a perdu patience… et organise ce qui s’apparente à un génocide.</p><p>Pour ce qui concerne Taïwan, l’approche a été graduelle encore une fois. En réaction, les Taïwanais ont élu un indépendantiste…</p><p>Les Chinois sont des incompris, il faut croire.</p><p>S’ils attaquent Taïwan, tous les scénarios sont possibles. Au minimum, les Chinois auront droit à un gel de leurs avoirs. Classique&#8230;.</p><p>Sauf que la Chine est devenue l’atelier du monde. Il faudra prévoir de graves répercussions sur les chaînes d’approvisionnement et sans doute une crise financière mondiale. Encore, oui.</p><p>A suivre,</p><p>Khalid Lyoubi</p><p>The post <a
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