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><channel><title>Travailler sur soi - Economie rebelle</title> <atom:link href="http://economierebelle.com/ressources/travailler-sur-soi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>https://economierebelle.com/ressources/travailler-sur-soi/</link> <description>Mon argent, mon choix</description> <lastBuildDate>Sat, 16 Mar 2024 19:13:04 +0000</lastBuildDate> <language>fr-FR</language> <sy:updatePeriod> hourly </sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency> 1 </sy:updateFrequency> <generator>https://wordpress.org/?v=6.7.1</generator> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « The ONE Thing » de Gary Keller</title><link>https://economierebelle.com/%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90livre-the-one-thing-de-gary-keller/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=%25e2%25ad%2590%25e2%25ad%2590%25e2%25ad%2590%25e2%25ad%2590%25e2%25ad%2590livre-the-one-thing-de-gary-keller</link> <comments>https://economierebelle.com/%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90livre-the-one-thing-de-gary-keller/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Sat, 02 Sep 2023 18:45:09 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Décider]]></category> <category><![CDATA[Travailler sur soi]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <category><![CDATA[productivité]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2278</guid><description><![CDATA[<p>Introduction La thèse du livre The ONE Thing de Gary Keller est que notre effort est en pure perte s&#8217;il n&#8217;est pas concentré. C&#8217;est encore plus vrai dans le monde des affaires. Gary Keller détaille les bonnes questions à se poser ainsi que les bonnes pratiques pour être davantage productifs et éviter les distractions. Points&#8230; <a
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class="wp-block-list"><li>L’égale importance de chaque chose</li><li>Le multitâche</li><li>La discipline</li><li>Le fait que la volonté est disponible à la demande</li><li>L’équilibre travail et vie privée</li><li>Le fait qu’il vaut mieux éviter de voir grand</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Chaque chose est également importante</h3><p>Non, chaque chose n’est pas également importante.</p><p>En particulier, comment décidez-vous par quoi commencer dans votre journée&nbsp;? Ce qui distingue ceux qui réussissent&nbsp;: ils ont une vision claire sur ce qui est prioritaire.</p><p>Tout le monde a sa liste des choses à faire. Mais comment faire le tri&nbsp;? Il s’agit de filtrer les idées. Le principe de Pareto nous dit que 20% de l’effort produit 80% du résultat. Il en est de même pour la liste. On peut même pousser les choses plus loin&nbsp;: 20% de 20% de l’effort produisent 64% du résultat. En fait, on peut aller aussi loin que de ne sélectionner qu’une seule idée dans la liste.</p><h3 class="wp-block-heading">Le multitâche</h3><p>Les études démontrent que ceux qui font du multitâche ont des performances moindres dans tous les domaines. Les gens qui font du multitâche font plus d’erreurs et ont besoin de plus temps pour finir leurs tâches, notamment parce qu’il faut un certain temps au cerveau pour se mettre dans le contexte.</p><h3 class="wp-block-heading">La discipline</h3><p>La discipline est surestimée. Vous avez besoin de discipline, mais seulement le temps nécessaire pour créer et solidifier une habitude.</p><p>D’après une étude, il faut entre 18 et 254 jours pour établir une nouvelle habitude. Lorsque quelqu’un développe une bonne habitude, cela affecte sa vie positivement et d’autres choses deviennent plus faciles.</p><h3 class="wp-block-heading">La volonté</h3><p>Le problème avec la volonté est qu’elle n’est pas disponible à la demande.&nbsp;&nbsp;</p><p>D’un autre côté, la volonté est critique pour le succès comme par exemple pour ce qui est de retarder la gratification. Il s’agit donc d’utiliser cette ressource limitée à bon escient.</p><p>Chaque effort de volonté fait durant la journée vient réduire la capacité disponible durant la journée.&nbsp;</p><p>Les études montrent qu’après un effort de volonté, le niveau de sucre dans le sang diminuait du fait de la surconsommation du néocortex. C’est pourquoi un régime à base de sucres lents qui vise un niveau de sucre constamment élevé fait du sens.</p><p>Vous devez apprendre à faire attention à votre réserve de volonté, car sinon&nbsp;<strong>il n’en restera pas assez pour faire ce qui est important</strong>. Voici ce qui peut la réduire&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Mettre en œuvre de nouveaux comportements</li><li>Filtrer des distractions</li><li>Résister aux tentations</li><li>Inhiber ses émotions</li><li>Limiter son agressivité</li><li>Réduire ses impulsions</li><li>Passer des examens</li><li>Essayer d’impressionner les autres</li><li>Gérer sa peur</li><li>Faire quelque chose qu’on n’aime pas</li><li>Privilégier des objectifs à long terme plutôt qu’à court terme.</li></ul><p>Le but du jeu est d’utiliser votre volonté à son maximum de capacité (peu après le réveil) sur ce qui compte et d’avoir suffisamment de réserve pour ne pas vous saboter le reste de la journée.</p><h3 class="wp-block-heading">Une vie équilibrée</h3><p>Une vie équilibrée n’a jamais produit de résultats exceptionnels. Pour réussir, il faut s’éloigner de la moyenne et flirter avec les extrêmes.</p><p>Lorsque vous vous concentrez sur ce qui compte vraiment, il y a des choses qui passent à la trappe. C’est inévitable. D’un autre côté, vous ne devriez pas tout sacrifier au point qu’il n’y a plus de retour en arrière possible.</p><p>Une étude montre que les personnes qui travaillent plus de 55 heures par semaine sont 67% plus de chance de développer une maladie cardiovasculaire.</p><p>Pour obtenir des résultats exceptionnels dans une activité, il faut y consacrer le maximum de temps de pratique délibérée. Quant à votre vie personnelle, il vous faut prêter attention à certains signaux&nbsp;: votre corps, votre esprit, vos relations avec vos proches, vos besoins.</p><p>Il faut se représenter la vie comme le jonglage avec 5 balles, le travail, la famille, la santé, les amis et l’intégrité. Sauf que le travail est une balle rebondissante, si vous la laissez tomber vous pourrez toujours la récupérer. Tandis que les autres balles sont en verre. Si vous les laissez tomber, elles se briseront une fois pour toutes.</p><h3 class="wp-block-heading">Ne pas voir trop grand</h3><p>Si vous craignez de réussir, vous risquez de vous saboter. Nous avons tendance à nous limiter, car cela semble plus prudent. L’histoire nous enseigne que nous sous-estimons ce que nous sommes capables d’accomplir.</p><p>Même si nous ne connaissons pas nos limites, il semble plus judicieux de viser trop haut que de viser trop bas, ne serait-ce que pour ne pas se limiter artificiellement.</p><p>Les gens développent leurs systèmes pour réussir&nbsp;: savoir-faire, relations, etc. Cependant, lorsqu’ils veulent passer à l’étape supérieure, ils se retrouvent bloqués. Leur système était conçu pour de modestes ambitions et il a atteint ses limites.</p><h3 class="wp-block-heading">La question sur laquelle se concentrer</h3><p>Le défi de la vie est qu’il faut découvrir les bonnes questions à se poser et cela est loin d’être évident.</p><p><strong>La bonne question est celle-ci&nbsp;: quelle est LA chose que je peux faire, qui si je la fais, tout le reste sera soit plus facile soit non nécessaire&nbsp;?</strong></p><p>Cette question vous aide à déterminer par quoi commencer&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>«&nbsp;LA chose que je peux faire&nbsp;»&nbsp;: l’action est à ma portée.</li><li>«&nbsp;qui si je la fais&nbsp;»&nbsp;: si je fais cette action, quelque chose de précis va se produire</li><li>«&nbsp;tout le reste sera plus facile…&nbsp;»&nbsp;: il s’agit de trouver un levier.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">La bonne habitude qui mène au succès</h3><p>La question précédente doit devenir une habitude dans tous les domaines importants de la vie&nbsp;: finances, spiritualité, santé, vie privée, amitiés, carrière, affaires.</p><h3 class="wp-block-heading">La voie vers les bonnes réponses</h3><p>La question «&nbsp;quelle est la chose que je peux faire, qui si je la fais, tout le reste sera soit plus facile soit non nécessaire&nbsp;?&nbsp;» devrait être combinée avec des objectifs ambitieux et spécifiques comme dans ceci&nbsp;:</p><p>«&nbsp;Quelle est la chose que je peux faire pour&nbsp;<strong>doubler mes ventes à un horizon de six mois</strong>, qui si je la fais, tout le reste sera soit plus facile soit non nécessaire&nbsp;?&nbsp;»</p><p>Une des premières choses à faire est de rechercher si quelqu’un a étudié le sujet ou atteint un objectif similaire. L’étape suivante consiste à identifier les possibilités à partir de l’état de l’art.</p><h3 class="wp-block-heading">Donnez un sens à votre vie</h3><p>Vous ne serez jamais heureux si votre but dans la vie est de faire de l’argent. Vous devriez avoir une autre raison de vous démener. Sans cette raison, premièrement, vous n’aurez pas la motivation pour réussir. Deuxièmement, vous ne saurez pas quand vous arrêter.</p><h3 class="wp-block-heading">Priorisez</h3><p>La raison pour laquelle nous établissons des objectifs et un plan pour les atteindre est pour lutter contre notre tendance naturelle à privilégier le présent au détriment du futur.</p><p>D’une certaine manière, l’établissement d’un objectif permet de ramener le futur au moment présent.</p><p>La réalisation cumulative de la priorité du moment sur une longue période est ce qui permet d’atteindre l’objectif.</p><p>Telles des poupées russes, la priorité du jour est enchâssée à l’intérieur de la priorité de la semaine qui est elle-même est imbriquée dans la priorité du mois, etc.</p><p>Vous devriez vous demander&nbsp;:</p><p>«&nbsp;Basé sur mon objectif ultime, quelle est LA chose que je peux faire durant les cinq prochaines années pour être en bonne voie de l’atteindre&nbsp;? Basé sur mon objectif à cinq ans, quelle est LA chose que je peux faire durant l’année en cours pour être en bonne voie d’atteindre mon objectif à cinq ans afin que je sois en bonne voie d’atteindre mon objectif ultime&nbsp;» et ainsi de suite jusqu’à LA chose que vous pouvez faire maintenant.</p><p>Il est important que vous visualisiez le processus qui vous mène du moment présent jusqu’à la réalisation de votre objectif.</p><h3 class="wp-block-heading">Productivité</h3><p>Les personnes qui réussissent le mieux sont celles qui sont les plus productives. Elles consacrent le plus de temps possible à être productives sur leur priorité numéro 1. Elles veillent à ce que ce temps-là soit non négociable et que rien n’empiète dessus.</p><p>Rien de tel pour obtenir des résultats que de bloquer du temps pour LA chose à faire. S’il s’agit d’une chose en particulier, céduler le temps nécessaire. S’il s’agit d’une tâche récurrente, céduler une plage horaire régulière. Tout le reste&nbsp;: courriels, rencontres, etc. doit être remis à plus tard.</p><p>Planifier des plages pour ces activités et dans cet ordre&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Vacances</li><li>LA chose à faire (considérer un minimum de 4h par jour, le plus tôt possible dans la journée)</li><li>Temps de planification</li></ul><p>Une astuce de Seinfeld est de se procurer un calendrier et marquer une croix chaque jour qu’il réalisait SA chose&nbsp;: écrire des blagues. Le but du jeu consiste à ne pas briser la&nbsp;chaîne.</p><p>Protéger votre temps bloqué n’est pas chose aisée. Voici quelques astuces pour vous y aider&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Isolez-vous et éliminez les distractions réelles ou virtuelles</li><li>Faites le plein de snacks, boissons, fournitures de bureau pour éviter les rencontres</li><li>Éteignez votre téléphone, fermez votre courriel et votre navigateur.</li><li>Faites-vous aider.</li><li>En désespoir de cause, si vous n’arrivez pas à bloquer du temps, posez-vous LA question à ce sujet.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Les trois engagements</h3><p>Le temps bloqué ne sert à rien à moins de respecter trois engagements&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Devenir maître de votre art par la pratique délibérée.</li><li>Passer d’une vision&nbsp;: «&nbsp;le faire de mon mieux&nbsp;» à «&nbsp;le faire de la meilleure façon possible&nbsp;».&nbsp;&nbsp;La seconde méthode implique de devenir quelqu’un d’autre.</li><li>Le plus important&nbsp;: être imputable pour ne pas être une victime des événements.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Les quatre voleurs</h3><p>En dépit de vos bonnes intentions, il existe au moins quatre sources de perte de productivité&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>L’incapacité à dire non</li><li>La peur du chaos</li><li>De mauvaises habitudes de santé</li><li>Un environnement récalcitrant</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Incapacité à dire non</h4><p>Il peut être délicat de dire non. Parfois, on peut répondre aux demandes des autres sans perdre son temps, par exemple en établissant une bibliothèque de documentation ou en créant un wiki. Une autre astuce consiste à contrôler qui entre dans votre bulle à moins d’un mètre de vous. Si vous n’êtes pas capable de dire non souvent, vous ne serez jamais capable de dire oui à LA chose importante pour vous.</p><h4 class="wp-block-heading">Peur du chaos</h4><p>Le monde n’arrête pas de tourner lorsque vous vous concentrez sur LA tâche. En fait, les problèmes auront tendance à s’empiler. Certaines personnes ont du mal à accepter le désordre et à y faire face de façon créative. Pourtant vous n’aurez pas le choix, alors adaptez-vous.</p><h4 class="wp-block-heading">Mauvaises habitudes de santé</h4><p>Certains vont vouloir en faire trop pour réussir, sacrifiant au passage leur santé.</p><p>Pour réussir, vous aurez besoin d’énormes réserves d’énergie. L’astuce consiste à savoir comment les obtenir et les conserver.</p><p>Les premières heures de votre journée déterminent le restant de votre journée. L’idée est d’avoir un début de journée énergisé et intense. Le reste suivra.</p><p>Si vous n’avez pas de temps pour faire de l’exercice, faites au moins 10000 pas dans la journée. Achetez l’équipement nécessaire.</p><p>Mangez équilibré.</p><p>Profitez des moments avec vos proches.</p><p>Dormez comment il faut et maintenez une routine stricte à ce sujet.</p><h4 class="wp-block-heading">Environnement récalcitrant</h4><p>Les personnes autour de vous et votre environnement physique doivent soutenir vos objectifs.</p><p>Qu’on le veuille ou non, nous ne sommes que la somme des influences extérieures et si elles sont négatives, cela se fera sentir.</p><p>De même, notre environnement physique ne doit pas être riche en distractions. </p><h3 class="wp-block-heading">Le voyage</h3><p>Les gens en fin de vie sont les mieux placés pour donner des leçons de vie. Le point commun de leurs observations&nbsp;: «&nbsp;vivez votre vie pour minimiser les regrets que vous pourriez avoir à la fin&nbsp;». Les plus communs sont&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>J’aurais aimé m’autoriser davantage à être heureux</li><li>J’aurais aimé rester en contact avec mes amis</li><li>J’aurais aimé avoir le courage d’exprimer mes sentiments</li><li>J’aurais aimé ne pas avoir travaillé si dur</li><li>Et le plus commun&nbsp;: j’aurais aimé avoir le courage de vivre une vie authentique et non celle que les autres attendaient de moi</li></ul><p>Pour résumer, mieux vaut avoir des remords que des regrets.</p><h3 class="wp-block-heading">En pratique</h3><p>Il s’agit maintenant de passer à la pratique. Votre priorité maintenant devrait être de trouver la réponse à des questions de ce genre.</p><h4 class="wp-block-heading">Vie personnelle</h4><ul
class="wp-block-list"><li>Quelle est LA chose que je peux faire cette semaine pour découvrir ou affirmer le but de mon existence (qui si je la fais, tout le reste est soit plus facile soit non nécessaire) ?</li><li>Quelle est LA chose que je peux faire en 90 jours pour être dans la forme physique que je désire&nbsp;(…)?</li><li>Quelle est LA chose que je peux faire aujourd’hui pour renforcer ma vie spirituelle (…)&nbsp;?</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Famille</h4><ul
class="wp-block-list"><li>Quelle est LA chose que je peux faire cette semaine pour améliorer notre mariage (…)&nbsp;?</li><li>Quelle est LA chose que je peux faire chaque semaine pour passer davantage de temps en famille (…)&nbsp;?</li><li>Quelle est LA chose que je peux faire ce soir pour aider notre enfant dans ses devoirs (…)&nbsp;?</li><li>Quelle est LA chose que je peux faire pour que nos prochaines vacances soient les meilleures&nbsp;(…)&nbsp;?</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Travail</h4><ul
class="wp-block-list"><li>Quelle est LA chose que je peux faire aujourd’hui pour terminer mon projet avant la date butoir&nbsp;(…) ?</li><li>Quelle est LA chose que je peux faire ce mois pour produire un meilleur travail (…)&nbsp;?</li><li>Quelle est LA chose que je peux faire avant ma prochaine revue annuelle pour obtenir l’augmentation que je souhaite (…)&nbsp;?</li><li>Quelle est LA chose que je peux faire tous les jours pour terminer mon travail et rentrer chez moi à l’heure&nbsp;(…)&nbsp;?</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Équipe</h4><ul
class="wp-block-list"><li>Dans chaque rencontre, quelle est LA chose que nous pouvons accomplir durant la rencontrer pour terminer d’avance&nbsp;(…) ?</li><li>Dans la constitution d’une équipe, quelle est LA chose que je peux faire dans les six prochains mois pour trouver et développer un talent incroyable (…)&nbsp;?</li><li>Dans la planification du mois prochaine (ou autre), quelle est LA chose que nous pouvons faire maintenant pour atteindre nos objectifs d’avance et en dessous du budget&nbsp;(…) ?</li></ul><p>Et ainsi de suite pour les différents domaines de votre vie.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2278</post-id> </item> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « So Good They Can&#8217;t Ignore You » de Cal Newport</title><link>https://economierebelle.com/livre-so-good-they-cant-ignore-you-de-cal-newport/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-so-good-they-cant-ignore-you-de-cal-newport</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-so-good-they-cant-ignore-you-de-cal-newport/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Sun, 26 Feb 2023 04:54:16 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Travailler sur soi]]></category> <category><![CDATA[développement personnel]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2223</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre&#160;So Good They Can’t&#160;Ignore You de Cal Newport est à contrecourant de l’idée selon laquelle il faudrait suivre sa passion. Pour cet auteur, les gens se trompent sur leurs supposées passions et les suivre est tout simplement une très mauvaise idée. Points clés à retenir Trouvez sa passion n’a pas de sens Si&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2><p>Le livre&nbsp;<em>So Good They Can’t</em>&nbsp;Ignore You de Cal Newport est à contrecourant de l’idée selon laquelle il faudrait suivre sa passion. Pour cet auteur, les gens se trompent sur leurs supposées passions et les suivre est tout simplement une très mauvaise idée.</p><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><h3 class="wp-block-heading">Trouvez sa passion n’a pas de sens</h3><p>Si vous voulez faire un travail que vous aimez, il n’est pas forcément avisé de suivre vos passions. En fait, la logique devrait être renversée : devenir si bon qu’on ne pourra plus vous ignorer !</p><p>L’idée reçue pourrait être exprimée ainsi&nbsp;: «&nbsp;la clé pour être heureux au travail est de d’abord découvrir notre passion, et ensuite de trouver l’emploi qui correspond à cette passion&nbsp;». Toute une littérature du développement personnel est bâtie sur cette prémisse.</p><p>Peut-être la référence la plus connue en la matière est le discours de Steve Jobs à Stanford en 2005 où il dit en substance de faire ce que nous aimons. Il s’agit d’un exemple classique du «&nbsp;Faites ce que je dis, pas ce que je fais.&nbsp;»</p><p>En réalité, la création d’Apple doit plus à un concours de circonstance qu&rsquo;à l’amour de la technologie. </p><p>Il est tentant d’imaginer à l’avance ce qui va nous plaire. Cependant, en faire l’expérience peut s’avérer très différent de l’idée qu’on s’en fait&nbsp;!</p><p>Les gens qui réussissent semblent avoir un profil similaire. Ils ont eu des parcours complexes et des expériences très diversifiées. Ils ont l’ambition d’être aussi bons que possible dans leur domaine.</p><p>Ceux qui suivent leur passion et réussissent sont donc plutôt des exceptions.</p><p>Une étude a démontré que les employés les plus heureux étaient ceux qui étaient restés le plus longtemps en poste. Une façon d’interpréter ces résultats est de considérer que plus un employé est expérimenté, plus il apprécie sa carrière. De plus, les liens avec les collègues sont sans doute plus développés avec le temps.</p><p>Une erreur courante de ceux qui aspirent au succès est de rechercher une recette miracle : comment approcher telle personne, comment écrire un manuscrit, etc. En fait, la seule question valable est : « comment je deviens vraiment bon ? »</p><h3 class="wp-block-heading">Le capital carrière</h3><p>S’il y a une activité dans laquelle vous souhaitez vous améliorer, alors commencez à mesurer le temps que vous y passer chaque mois. L’attention que vous porterez à la qualité de votre travail aura plus d’influence que tout le reste.</p><p>La plupart des gens commencent au bas de l’échelle. Ce qui différencie ceux qui réussissent des autres est leur acharnement à développer des compétences rares et intéressantes.&nbsp;</p><p>Il y a cependant une nuance. Certaines carrières ne méritent pas d’être poursuivis si&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Vous n’avez pas de possibilité de vous distinguer en développant des compétences</li><li>Le travail vous semble inutile voire nuisible</li><li>Cela vous oblige à travailler avec des gens que vous détestez</li></ul><p>La pratique délibérée est la clé pour augmenter son capital de compétence. Comme pour l’apprentissage de la musique, deux ingrédients sont essentiels pour progresser&nbsp;: pratiquer son art au seuil de résistance, là où l’effort est pénible, et obtenir une rétroaction la plus rapide possible sur sa prestation.&nbsp;</p><p>Selon l’opinion commune, il faut dix ans de pratique assidue ou 10 000 heures pour maîtriser un sujet donné. Cependant une étude de 2005 réalisée par Neil Charness de la Florida State University sur 400 joueurs d’échecs va plus loin en cherchant à comprendre comment cette pratique devait se réaliser pour les meilleurs résultats.</p><p>Avant l’étude de Charness, il y avait une polémique sur ce qui était le plus bénéfique : participer le plus possible à des tournois, ou étudier intensément. En fait, l’étude a démontré que le facteur dominant était (de très loin) le temps passé à étudier. On estime ainsi que les grands maîtres consacrent 5 000 heures sur 10 000 à l’étude intensive contre environ 1 000 heures sur 10 000 pour les joueurs d’un niveau intermédiaire. </p><p>L’étude approfondie permet de sélectionner les sujets justes un peu au-dessus de la zone de confort. En revanche, dans les tournois, le plus probable est d’affronter quelqu’un dont le niveau est très au-dessus ou très au-dessous du sien. De telles rencontres sont rarement productives.</p><p>Pour la plupart des gens qui développent une habileté ou une compétence, il s’agit principalement d&rsquo;y mettre le temps et de travailler dur. Cependant, cette stratégie vous conduit à un plateau à partir duquel il est difficile de progresser, car elle fait l’impasse sur l’étude approfondie des grands maîtres. Une autre technique consiste à soumettre régulièrement son travail à la critique par les pairs.</p><p>De même qu’il existe des marchés de capitaux, il existe des marchés du « capital carrière ». Il y en a de deux types : le marché où le gagnant remporte la mise et les enchères. Dans le premier, seule une compétence clé compte et le meilleur décroche l’emploi. Dans le second, il faut une combinaison de compétences et qui va l&#8217;emporter est beaucoup moins clair. Il est fondamental de savoir dans quel type de marché vous êtes.</p><h3 class="wp-block-heading">Plus de contrôle, mais dans les bonnes conditions</h3><p>De nombreuses études démontrent que plus on a de contrôle sur sa vie, mieux on se porte sur les plans scolaire, professionnel et personnel. Mais tous les emplois n’offrent pas cette possibilité. Pour l’obtenir, il vous faut du capital carrière, c’est-à-dire des compétences rares et valorisées, que vous pourrez utiliser pour choisir les options qui vous donnent du contrôle.</p><p>Même lorsque vous réussissez à obtenir un emploi qui vous donne de l’autonomie, un autre problème surgit toujours. Votre employeur va faire son possible pour vous empêcher d’avoir plus d’autonomie car il veut vous garder !</p><p>La difficulté est de déterminer votre situation&nbsp;: avez-vous assez de capital carrière pour passer au projet qui vous intéresse&nbsp;?</p><p>Derek Sivers explique bien les choses :</p><blockquote
class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Vous voulez dire le type d’heuristique qui empêche l’avocate avec 20 ans d’expérience et de réussites, de dire subitement : ‘‘Vous savez, j’adore les massages, je vais devenir masseuse’’ ?</p></blockquote><p>Sa règle est simple&nbsp;: «&nbsp;<strong>Faites avant tout les choses pour lesquelles les gens sont prêts à payer&nbsp;!</strong>&nbsp;»&nbsp;</p><p>Dit autrement, avant de faire le grand saut dans un projet où vous aurez plus de contrôle et plus d’autonomie, demandez-vous si quelqu&rsquo;un va vous payer pour : un client, un sponsor, un investisseur ou un employeur.</p><h3 class="wp-block-heading">La mission</h3><p>Rester travailler tard pour que votre firme augmente ses profits de quelques millions de dollars n’est pas aussi gratifiant que de le faire pour changer le monde.</p><p>Une carrière orientée mission ressemble à une découverte scientifique. Il s’agit d’une innovation qui n’attend qu’à être découverte lorsque toutes les conditions sont réunies. Une de ces conditions est de se trouver à l’avant-garde de la recherche.</p><p>C’est en étant à l’avant-garde de son domaine qu’on est le mieux à même d’entrevoir les possibilités d’une percée et donc la direction à donner à son travail.</p><p>En pratique, plusieurs pistes peuvent se présenter. Un nouveau problème est de sélectionner la bonne.</p><p>L’approche à privilégier est celle mise en œuvre par Steve Jobs ou Jeff Bezos&nbsp;: de nombreuses (petites et rapides) expérimentations qui échouent la plupart du temps mais dont certaines se révèlent prometteuses. En effet, il est souvent impossible de savoir à l’avance ce qui va fonctionner.</p><p>Une autre possibilité, inspirée du marketing, est de se faire remarquer. Quitte à choisir, entre plusieurs projets, il vaut mieux sélectionner celui avec un effet «&nbsp;wow&nbsp;», celui dont les gens vont vouloir parler autour d’eux. Toutefois, pour se faire remarquer, il ne suffit pas d’être remarquable, il faut utiliser le bon medium pour donner de l’élan au message et pour toucher l’audience cible&nbsp;: communautés, blogs, réseaux sociaux, etc.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2223</post-id> </item> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « Think Twice » de Michael J. Mauboussin</title><link>https://economierebelle.com/livre-think-twice-de-michael-j-mauboussin/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-think-twice-de-michael-j-mauboussin</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-think-twice-de-michael-j-mauboussin/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Sat, 11 Feb 2023 22:14:40 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Décider]]></category> <category><![CDATA[Travailler sur soi]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <category><![CDATA[psychologie]]></category> <category><![CDATA[talent vs chance]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2217</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre Think Twice de Michael J. Mauboussin passe en revue la littérature moderne sur les biais cognitifs et comment les contrer pour prendre de bonnes décisions. Mise en contexte Des gens intelligents peuvent prendre des décisions, on ne peut plus stupides. Les tests de QI ne mesurent pas la flexibilité intellectuelle, l’introspection, ni&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h3 class="wp-block-heading">Introduction</h3><p>Le livre <em>Think Twice</em> de Michael J. Mauboussin passe en revue la littérature moderne sur les biais cognitifs et comment les contrer pour prendre de bonnes décisions.</p><h3 class="wp-block-heading">Mise en contexte</h3><p>Des gens intelligents peuvent prendre des décisions, on ne peut plus stupides.</p><p>Les tests de QI ne mesurent pas la flexibilité intellectuelle, l’introspection, ni la capacité à tirer des conclusions selon un faisceau d’indices, qui sont pourtant importantes pour prendre des décisions rationnelles.</p><p>Il est possible de réduire les erreurs que nous faisons de deux manières. D’abord, en s’efforçant de clarifier le problème posé. Ensuite, en tirant parti des erreurs des autres.</p><p>Les étapes pour progresser sont&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Apprendre sur les erreurs en général</li><li>Reconnaître suivant le contexte quel type d’erreur vous risquez de faire</li><li>Limiter la fréquence et la sévérité de vos erreurs en étant sur vos gardes</li></ol><p>La plupart des gens passent moins de 25% du temps à essayer de penser clairement au sujet d’un problème. Pour donner le change vis-à-vis d’un supérieur, beaucoup de temps est en fait passé à collecter des données.</p><h3 class="wp-block-heading">Prendre du recul</h3><p>Différentes études démontrent que la plupart des gens se considèrent supérieurs à la moyenne. Par exemple, 80% des gens se croient meilleurs conducteurs que la moyenne! Pire, les moins compétents sont ceux qui se montrent les plus confiants dans leurs capacités!</p><p>L’erreur dont il est question consiste à être trop optimiste et à croire que l’on contrôle les événements. Tout simplement, les gens pensent être meilleurs ou différents des autres. Il est bien plus raisonnable de prendre un point de vue extérieur. Par exemple, quel est le taux de réussite d’un traitement médical ?</p><p>Si vous voulez savoir comment les choses vont se passer pour vous, demandez-vous comment elles vont se passer pour quelqu’un dans votre situation.</p><h3 class="wp-block-heading">Ouvert à toutes les options</h3><p>Nous raisonnons à partir de certaines prémisses sur la façon dont le monde fonctionne. Mais nous n’arrivons pas à considérer les options qui se présenteraient si ces prémisses étaient fausses.</p><p>D’autre part, la façon dont un problème est posé conditionne les choix possibles. Enfin, nos modèles mentaux de la réalité pourraient être inadéquats dans certains contextes.</p><p>D’autres biais affectent notre évaluation d’une situation. Par exemple, nous nous basons sur l’apparence pour nous faire une opinion sur quelqu’un. Nous avons davantage peur de voler après un crash d’avion. Nous avons tendance à essayer de prédire en identifiant des tendances qui sont plus fictives que réelles.</p><p>La plupart des gens sont peu sensibles à l’information qui provient de l’extérieur, car ils sélectionnent ce qui est compatible avec leurs croyances et rejettent le reste. Ce biais, appelé biais de confirmation, limite notre exposition à des idées différentes.</p><p>Le stress aussi réduit la qualité de nos décisions, car il nous conduit à donner la priorité au court terme et néglige le long terme.</p><p>Pour éviter d’avoir des œillères&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Considérer explicitement des alternatives, plus il y en a le mieux c’est.</li><li>Rechercher des opinions contradictoires. Commencez par vous faire l’avocat du diable.</li><li>Conserver une trace de vos décisions. Relisez-vous pour les alternatives considérées après coup.</li><li>Évitez de prendre des décisions sous le coup de l’émotion.</li><li>Tenez compte de l’influence des incitations sur vos décisions.</li></ol><h3 class="wp-block-heading">Les experts sont dépassés</h3><p>Best Buy a obtenu de meilleures prévisions de ses ventes en interrogeant des centaines de ses employés qu’en écoutant ses propres experts.</p><p>Selon le domaine considéré, de nouveaux outils ou de nouvelles méthodes sont parfois plus fiables que l’avis des experts. Citons par exemple des domaines où les experts ne s’entendent pas entre eux tels que dans les prévisions économiques ou géopolitiques. Un autre exemple est donné par les situations où il existe des règles simples, des formules ou des algorithmes pour décider&nbsp;: score de crédit, diagnostic médical simple.</p><p>Dans l’exemple de Best Buy, la sagesse des foules donne d’excellents résultats, car les avis exprimés sont honnêtes et indépendants les uns des autres. Mais ce n’est pas toujours le cas.</p><p>Pour utiliser au mieux les experts, ayez en tête les points suivants&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Adapter les outils au problème. Les experts sont pertinents seulement dans certaines situations.</li><li>Les généralistes font de meilleurs prévisionnistes que les spécialistes.</li><li>Utiliser la technologie lorsque c’est possible.</li></ol><h3 class="wp-block-heading">Appréciation de la situation</h3><p>Des expériences de psychologie démontrent que les perceptions du groupe affectent grandement nos perceptions.</p><p>Le conformisme touche tout le monde, mais il existe aussi des différences culturelles. Les Occidentaux vont juger les actions de l’individu en fonction de l’individu tandis que les Orientaux auront plutôt tendance à juger selon les circonstances et la situation de l’individu.</p><p>Notre subconscient influence grandement nos décisions. Des chercheurs ont ainsi mesuré les ventes de vins français et allemands mis sur le même stand en jouant alternativement de la musique allemande ou de l’accordéon. Lorsque la musique française jouait, les vins français représentaient 77% des ventes. Lorsque la musique allemande jouait, les vins allemands représentaient 73% des ventes !</p><p>Le consentement au don d’organe varie grandement d’un pays à l’autre. En fait, cela est dû à la façon de présenter le choix&nbsp;: «&nbsp;opt in&nbsp;» ou «&nbsp;opt out&nbsp;». Les pays à fort consentement comme la Suède ou l’Autriche sont ceux où le choix par défaut est le don.</p><p>Une interprétation de l’expérience de Milgram, dans laquelle les participants font subir des chocs électriques supposément de plus en plus intenses à un acteur, est que c’est l’occasion qui fait le larron. Autrement dit, les comportements s’adaptent à la situation.</p><p>Voici quelques pistes pour faire attention à votre environnement&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Prendre conscience de votre situation&nbsp;: votre état psychologique, les influences extérieures</li><li>La situation compte plus que l’individu.</li><li>Les gens font ce qu’ils font parce que les autres le font. Parfois même il y a une incitation.</li><li>Évitez l’inertie. «&nbsp;Si nous ne le faisions pas déjà, le ferions-nous sachant ce que nous savons ?&nbsp;»</li></ol><h3 class="wp-block-heading">Plus, c’est différent</h3><p>Les fourmis d’une colonie ont un comportement très simple, mais la colonie prise dans son ensemble semble douée d’intelligence.</p><p>Les propriétés de tels systèmes sont impossibles à déterminer sur la base de ses composantes. Autrement dit, ils résistent à l’analyse. Le marché est un tel système. Écouter des investisseurs ne vous mènera nulle part, tandis que l’agrégation des opinions de tous ces acteurs c’est-à-dire le marché est en général très efficient.</p><p>Une étude de la Harvard Business School a montré que la performance des stars de l’analyse financière décevait après leur arrivée dans une nouvelle compagnie. En effet, nous accordons beaucoup trop d’importance au mérite personnel et négligeons l’apport de l’environnement, ses ressources et tout simplement une meilleure connaissance des processus dans l’ancienne organisation.</p><p>Que faire?</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Observer un système à l’échelle appropriée.</li><li>Prêter attention aux systèmes fortement couplés. Ceux-ci peuvent générer une catastrophe.</li><li>Utiliser des simulations de mondes virtuels.</li></ol><h3 class="wp-block-heading">Ne pas présumer</h3><p>L’ordre de naissance affecte le comportement des enfants. Les aînés sont plus ambitieux, plus sérieux, plus conventionnels. Les plus jeunes, quant à eux, sont plus rebelles, plus ouverts et plus aventuriers.</p><p>Même si cet effet existe bel et bien, les études montrent que cela ne s’applique qu’au contexte familial. A l’extérieur, l’effet de l’ordre de naissance est insignifiant. Ce phénomène est plus général, ce qui est vrai dans un contexte donné peut être faux dans un autre contexte.</p><p>Essayer de réussir en se basant sur des observations de ceux qui réussissent est risqué. Ce serait un peu comme de vouloir apprendre à voler en imitant les oiseaux. Il est plus avisé de déterminer les relations de cause à effet en testant différentes théories.</p><p>Une erreur très commune consiste à confondre corrélation et causalité. Pour que X cause Y, il faut 3 conditions, (1) que X se produise avant Y, (2) que X et Y prennent chacune au moins deux valeurs, (3) qu’il n’y ait pas une cause Z qui entraîne à la fois X et Y. Pour illustrer ce dernier point, on peut montrer que la télévision n’entraîne pas l’obésité, mais plutôt que des conditions économiques défavorables augmentent les probabilités de devenir obèse et de regarder trop la télévision.</p><p>Demandez-vous&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Est-ce que votre théorie correspond vraiment aux faits observés ?</li><li>Ne pas confondre corrélation et causalité.</li><li>Reconnaissez les conditions d’application de vos règles.</li><li>Lorsqu’il y a de nombreuses dimensions qui interagissent, on ne peut pas déterminer qui est le meilleur ou quelle est la meilleure stratégie. A peut gagner contre B, B contre C et C contre A.</li></ol><h3 class="wp-block-heading">Transitions de phase</h3><p>Il y a deux types de rétroaction dans les phénomènes physiques ou sociaux&nbsp;: positive ou négative. Les rétroactions négatives diminuent le phénomène tandis que les rétroactions positives l’amplifient.</p><p>Le phénomène précédent se combine parfois avec une transition de phase où un petit changement a des répercussions disproportionnées. C’est ce qui se passe pour l’eau qui devient soudainement solide à zéro degré. Cela démontre qu’il est déraisonnable d’extrapoler le comportement d’un système sur la base de quelques observations.</p><p>L’exemple typique est celui de la dinde qui est nourrie 1000 jours d’affilé et dont la confiance dans le fermier croît de jour en jour, jusqu’au moment fatidique où elle est tuée.</p><p>Le monde qui nous entoure est soumis au hasard le plus sauvage. Cependant, les économistes ne considèrent une version du hasard plus bénigne afin de pouvoir résoudre leurs équations. En conséquence, ils sous-estiment les risques d’événements catastrophiques. Ils supposent aussi un monde qui est essentiellement statique. Or, «&nbsp;lorsque l’économie va mal, la seule chose qui augmente ce sont les corrélations&nbsp;».</p><p>Parmi ce qui explique les rétroactions positives dans les phénomènes sociaux, on trouve le mimétisme social. Ainsi, une expérience a mesuré la popularité des chansons auprès de différents groupes. Un groupe était isolé tandis que les autres pouvaient voir les chansons choisies par les autres. L’expérience a clairement établi que le classement des chansons les plus populaires était très fortement influencé par ce que faisaient les autres.</p><p>Pour appréhender les systèmes avec des transitions de phase&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Demandez-vous si vous êtes-vous au Médiocristan (ex.&nbsp;: taille) ou en Extremistan (ex.&nbsp;: revenus).</li><li>Identifier les transitions de phase. Celles-ci ont lieu lorsque les actions deviennent coordonnées.</li><li>Méfiez-vous des projections.</li><li>Profitez des bonnes surprises et assurez-vous contre les mauvaises.</li></ol><h3 class="wp-block-heading">Distinguer le talent de la chance</h3><p>Dans la plupart des activités humaines, le succès est une combinaison de talent et de chance. Un concept important en statistique est celui du retour à la moyenne. Dans les activités où la chance joue un rôle prépondérant, comme en investissement, la classe d’actifs la moins performante de l’année passée a toutes les chances d’avoir une meilleure performance cette année.</p><p>Le retour à la moyenne dit simplement que des résultats exceptionnels (bon ou mauvais) impliquent une grande dose de chance et que par la suite, la part de chance ou de malchance sera sans doute moindre et les résultats moins extrêmes.</p><p>Comment prêter une attention suffisante au retour à la moyenne ?</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Essayez d’identifier la part de chance et de talent de l’activité. La chance joue un rôle prépondérant si vous n’êtes pas capable de <em>perdre</em> exprès.</li><li>Faites attention à la taille de l’échantillon. Ne tirez pas de conclusion à partir de quelques cas.</li><li>Surveiller la stabilité du système. Par exemple, la performance décroît avec l’âge.</li><li>Ne tombez pas dans le piège de l’effet halo, qui consiste à prêter toutes les qualités aux gens qui réussissent. Bien souvent, le succès est une question d’un peu de talent et beaucoup de chance.</li></ol><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2217</post-id> </item> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « Comment mettre la chance de votre côté » de Richard Wiseman</title><link>https://economierebelle.com/livre-comment-mettre-la-chance-de-votre-cote-de-richard-wiseman/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-comment-mettre-la-chance-de-votre-cote-de-richard-wiseman</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-comment-mettre-la-chance-de-votre-cote-de-richard-wiseman/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 22 Jul 2022 22:50:03 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Devenir résilient]]></category> <category><![CDATA[Négocier/Vendre]]></category> <category><![CDATA[Travailler sur soi]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <category><![CDATA[psychologie]]></category> <category><![CDATA[talent vs chance]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2143</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre Comment mettre la chance de votre côté du Pr Richard Wiseman établit le profil psychologique du chanceux. En somme, la chance est surtout une question de personnalité. Préliminaires Richard Wiseman a consulté auprès de 700 personnes, certaines se considérant comme chanceuses et les autres comme malchanceuses. Il a voulu trouver ce qui&#8230; <a
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class="wp-block-list" type="1"><li>Les chanceux rencontrent souvent des personnes qui vont exercer une influence positive sur leur vie</li><li>Les chanceux prennent de bonnes décisions sans y mettre trop d’efforts.</li><li>Les chanceux concrétisent leurs rêves.</li><li>Les chanceux sont capables de transformer des épisodes malchanceux en occasions favorables.</li></ol><h3 class="wp-block-heading">Tirer parti des occasions fortuites</h3><p>Si l’intelligence et la magie n’interviennent pas dans la chance, la personnalité a son importance. Comme dans le slogan « 100% des gagnants ont tenté leur chance », les chanceux passent beaucoup de temps à tenter leurs chances, mais aussi à en tirer le plus grand profit.</p><h4 class="wp-block-heading">Réseau de chance</h4><p>En particulier, ils vont chercher à faire le plus de rencontres possible. Autrement dit, les chanceux ont davantage tendance à être plus extravertis que les autres. Pour augmenter encore plus leur taux de réussite, les extravertis ont une attitude avenante : plus souriant et avec un langage corporel ouvert à l’autre, on a naturellement envie d’engager la conversation avec eux.</p><p>Les chanceux extravertis ne sont pas seulement faciles d’abord, ils entretiennent leur réseau comme un capital en contactant régulièrement leurs connaissances. Plus ce réseau est important, plus il offre d&rsquo;occasions de toutes sortes.</p><h4 class="wp-block-heading">Attitude zen</h4><p>Les chanceux sont aussi caractérisés par une certaine légèreté. Grâce à cette attitude, ils repèrent plus facilement que les autres les opportunités qui méritent leur attention. En effet, le stress focalise l’attention sur un point particulier au détriment de tout le reste. À l’inverse, les gens détendus trouvent plus souvent de l’argent par terre.</p><h4 class="wp-block-heading">Expériences nouvelles</h4><p>Si vous empruntez toujours le même chemin et que vos journées se ressemblent, vous ferez peu de découvertes. Les chanceux sont plus ouverts aux nouvelles expériences que les autres. Cela leur permet de sortir des sentiers battus et de découvrir de nouvelles possibilités pour se développer. Essayez de nouveaux produits, écoutez la radio pour trouver des idées, apprenez une nouvelle langue.</p><h3 class="wp-block-heading">Écouter son intuition</h3><h4 class="wp-block-heading">La voie intérieure</h4><p>Les expériences de Richard Wiseman ne lui ont pas permis d’identifier des différences dans la prise de décision entre chanceux et malchanceux hormis sur un point. Les chanceux écoutent davantage écouter leur intuition pour prendre éviter de prendre des décisions stupides, qu’il s’agisse de nouer des relations interpersonnelles, d’un choix de carrière, d’une décision d’affaires ou d’un investissement.</p><p>Au fond de nous, nous savons que quelque chose cloche, mais les malchanceux ont tendance à passer outre pour s’engager avec la mauvaise personne ou perdre ses économies dans une escroquerie.</p><h4 class="wp-block-heading">Développer son intuition</h4><p>Les chanceux développent activement leur intuition. Une part plus importante des chanceux que les malchanceux utilisent des techniques appropriées&nbsp;: méditer, revenir plus tard sur un problème, s’éclaircir l’esprit, ou se recueillir dans un endroit calme.</p><h3 class="wp-block-heading">S’attendre à avoir de la chance</h3><h4 class="wp-block-heading">Les chanceux croient en leur bonne étoile</h4><p>D’autres questionnaires de Richard Wiseman ont montré que les chanceux étaient beaucoup plus optimistes à propos de leur bonne fortune que les malchanceux. Ainsi, ces derniers ont tendance à développer des attentes ou des ambitions parfois exagérées. Les malchanceux, à l’inverse, étaient plus enclins à anticiper un coup du sort ou un grand malheur.</p><h4 class="wp-block-heading">Les chanceux essaient de réaliser leurs objectifs, peu importe leurs chances</h4><p>Le principal problème des malchanceux est qu’ils abandonnent avant même de commencer. D’un autre côté, les chanceux, même s’ils croient en leur chance, ne sont pas négligents pour autant. S’ils ont un entretien d’embauche, ils s’assurent de le préparer par exemple. Autre atout des chanceux, ils persévèrent face à la difficulté. Dans une expérience, un puzzle complexe géant en forme de cube devait être remonté. Les chanceux avaient tendance à essayer de résoudre le puzzle, peu importe le temps tandis que les malchanceux abandonnaient au bout de 20 minutes.</p><h4 class="wp-block-heading">Les chanceux s’attendent à avoir des relations positives avec les autres</h4><p>Les chanceux ont tendance à avoir des attentes positives dans leurs relations avec les autres. En étant ainsi disposés, ils ont une attitude plus amicale et plus ouverte, ce qui encourage les autres à faire de même.</p><h3 class="wp-block-heading">Tourner à son avantage les coups du sort</h3><p>Tout un chacun connaît son lot d’infortune et de malheur. Néanmoins, là encore, les chanceux se distinguent des autres dans leur façon de réagir aux problèmes.</p><h4 class="wp-block-heading">Voir le bon côté des choses</h4><p>Tout d’abord, les chanceux ont tendance à voir le bon côté des choses. À la question : « vous estimez-vous chanceux ou malchanceux si un malfaiteur vous tire une balle dans le bras après avoir dévalisé une banque ? », les malchanceux considèrent qu’il s’agit d’une grande malchance tandis que les chanceux considèrent qu’ils ont eu de la chance, car cela aurait pu être bien pire !</p><p>Une partie du problème des malchanceux est qu’ils se comparent souvent à des personnes qui réussissent mieux qu’eux. Au contraire, les chanceux se disent toujours qu’il y a plus malheureux qu’eux ce qui a pour effet d’adoucir l’impact émotionnel des accidents de la vie.</p><h4 class="wp-block-heading">La malchance finira par tourner</h4><p>Lorsqu’ils repensent à leurs mésaventures, les chanceux sont capables d’identifier des bénéfices qu’ils ont en tiré par la suite. Richard Wiseman donne un exemple tiré de son expérience personnelle. Alors qu’il devait se produire en Californie pour un spectacle de magie, il perdit ses effets personnels quelques jours avant le spectacle. Cela l’obligea à réinventer de fond en comble son numéro qui fut célébré pour son originalité.</p><h4 class="wp-block-heading">Les chanceux ne ruminent pas leurs malheurs</h4><p>Il y a des choses qu’on peut contrôler et d’autres non. Les chanceux ont tendance à le comprendre et à ne pas ruminer sur les choses qu’ils ne peuvent contrôler. Nombre d’entre eux ont recours à la méditation pour laisser filer leurs angoisses. Et ils font bien. Les études montrent que ceux qui passent leur temps à ressasser les événements pénibles de leur vie sont plus enclins à la dépression. D’autre part, l’humeur influence les informations retenues. Une humeur positive permet de mieux mémoriser des événements positifs et réciproquement.</p><h4 class="wp-block-heading">Les chanceux préfèrent prévenir que guérir</h4><p>Les chanceux se démarquent à nouveau par leur persévérance face à l’adversité. Leur échec les motive à recommencer ne serait-ce que pour avoir l’impression d’avoir fait quelque chose de positif. D’autre part, ils vont essayer d’apprendre de leurs erreurs. Si un employeur ne veut pas d’eux, ils vont probablement demander ce qui ne va pas afin de s’améliorer.</p><p>Les chanceux se distinguent aussi par leur créativité. Face aux problèmes, plutôt que d’accepter la fatalité, ils vont réfléchir à une façon de se tirer d’affaire sans se limiter aux méthodes conventionnelles.</p><p>L’approche des malchanceux est beaucoup moins constructive. Par exemple, les malchanceux sont deux fois plus superstitieux que les chanceux. Le malchanceux est celui qui déclare qu’il déteste son travail, mais y reste des années. Lorsqu’on lui dit de changer d’emploi, il répond qu’il ne peut pas ou qu’il n’a pas le choix…</p><h3 class="wp-block-heading">Autres observations</h3><p>Une expérience fascinante sur les chanceux et les malchanceux explique en partie pourquoi certains sont heureux en amour et d’autres non. En la matière, la règle est « qui se ressemble s’assemble ». Les « opposés s’attirent » n’est pas vrai. Dans l’expérience, les chanceux se sont fait présenter des profils de chance de partenaires potentiels. Ces derniers ont préféré prendre des profils semblables au leur, à savoir extraverti, optimiste, intuitif et proactif. En revanche, les malchanceux ont sélectionné des profils sans rapport avec les leurs et c’est sans doute là le problème.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2143</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;Livre « 59 secondes » de Richard Wiseman</title><link>https://economierebelle.com/livre-59-secondes-de-richard-wiseman/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-59-secondes-de-richard-wiseman</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-59-secondes-de-richard-wiseman/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Sat, 11 Dec 2021 20:14:07 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Décider]]></category> <category><![CDATA[Eduquer]]></category> <category><![CDATA[Négocier/Vendre]]></category> <category><![CDATA[Travailler sur soi]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <category><![CDATA[psychologie]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=1806</guid><description><![CDATA[<p>Introduction L&#8217;industrie du développement personnel est malheureusement souvent construite sur des mythes. Si vous préférez des faits et des preuves aussi scientifiques que cela est possible dans le domaine des sciences sociales, alors le livre de Richard Wiseman est sans doute ce qu&#8217;il y a de plus convainquant. L&#8217;ouvrage s&#8217;intitule 59 secondes car le défi&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2><p>L&rsquo;industrie du développement personnel est malheureusement souvent construite sur des mythes.</p><p>Si vous préférez des faits et des preuves aussi scientifiques que cela est possible dans le domaine des sciences sociales, alors le livre de Richard Wiseman est sans doute ce qu&rsquo;il y a de plus convainquant.</p><p>L&rsquo;ouvrage s&rsquo;intitule <em>59 secondes</em> car le défi que s&rsquo;est lancé l&rsquo;auteur est d&rsquo;expliquer en moins d&rsquo;une minute des astuces psychologiques utilisables dans la vie quotidienne.</p><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><p>Une expérience menée par Ellen Langer a démontré qu’en donnant une plante verte à arroser les pensionnaires d’une résidence pour personnes âgées étaient plus heureuses et en meilleure santé que les autres!</p><h3 class="wp-block-heading">1. Bonheur</h3><p>Le bonheur est bon en lui-même mais il a aussi une série d’effets bénéfiques : il nous rend plus sociable, améliore notre capacité à résoudre les conflits et renforce notre système immunitaire. Si nous maintenons cet état sur une longue durée, nous développons de meilleures relations et vivons plus longtemps.</p><p>L’argent, au-delà de la satisfaction de nos besoins de base, contribue assez peu au bonheur. En fait, les études montrent que 50% de notre attitude est conditionnée par nos gènes, 10% par le milieu social (éducation, revenus, mariage ou célibat) qui est lui aussi difficilement sous notre contrôle. Nous ne contrôlons donc moins de 40% des paramètres.</p><p>Une idée fausse propagée par la littérature du développement personnel est qu’il faut pratiquer la pensée positive. Or, paradoxalement, plus nous essayons de chasser des pensées négatives, plus elles nous obsèdent, ce qui a un impact négatif. Faire des activités pour se distraire n’est pas non plus une panacée. En fait, rien de tel que de tenir soigneusement un journal intime pour contribuer à améliorer son humeur.</p><h4 class="wp-block-heading">Journal intime</h4><p>Contrairement à ce que croient 90% des gens, partager avec les autres nos expériences traumatiques, décès, maladie, divorce, viol n’aide en rien à se rétablir. En revanche, l’écriture d’un journal permet d’améliorer son état psychologique en créant du sens dans notre parcours de vie.</p><p>Le journal intime, lorsqu’il nous permet de nous remémorer des moments heureux, a un effet bénéfique sur nous. En d’autres termes, la mémoire du bonheur suscite le bonheur. Une variante sur le même thème est d’imaginer et de décrire son avenir idéal. Toujours selon le même principe, écrire des mots doux pour la personne aimée a les mêmes effets.</p><h4 class="wp-block-heading">Le pouvoir du lèche-vitrine</h4><p>Les gens qui attachent beaucoup d’importance aux possessions matérielles et qui aiment acheter des objets de luxe pour épater les autres ont tendance à être plus malheureux que la moyenne. Les personnes matérialistes ont aussi tendance à être égoïstes et cela peut être un obstacle au bonheur.</p><p>Plus précisément, il existe une corrélation entre le fait de dépenser pour les autres et le fait d’être heureux. Une expérience ingénieuse a finalement démontré que la relation était bien dans ce sens : c&rsquo;est l’altruisme cause le bonheur.</p><p>Une autre expérience a par ailleurs montré qu’en faisant cinq actions altruistes dans une même journée, le bien-être augmente de 40%.</p><h4 class="wp-block-heading">Le bonheur à portée de crayon</h4><p>Nous sourions parce que nous sommes heureux. Mais l’inverse est aussi vrai. En mimant un sourire, notre cerveau associe automatiquement l’émotion positive qui va avec un sourire. De plus, si le sourire est durable (de 15s à 30s), l’émotion positive ainsi créée se prolonge dans le temps.</p><p>Essayez donc d’imaginer à différents moments de la journée des situations agréables qui déclencheront un sourire&nbsp;!</p><p>Les changements circonstanciels, comme une prime salariale ou un déménagement, nous apportent de la joie mais l’effet est temporaire. D’un autre côté, les changements intentionnels, dus à nos efforts comme la création d’une nouvelle entreprise, la participation à un club ou le démarrage d’un projet, apportent une satisfaction plus durable.</p><h3 class="wp-block-heading">La persuasion</h3><p>Contrairement à l’opinion commune, la promesse d’une forte récompense est démotivante. En effet, peut-être à cause de l’école, les gens se disent intérieurement que s’il y a besoin d’une récompense, c’est que le travail n’est pas agréable. Mais si la carotte ne fonctionne pas réellement, quels sont les encouragements qui ont un effet ? Apparemment, des cadeaux surprises et des compliments sont intéressants à utiliser.</p><h4 class="wp-block-heading">Entretien d’embauche</h4><p>Le recrutement est sensé dépendre de deux facteurs : l’expérience professionnelle et la formation. En réalité, seul un élément qui n’a rien à voir compte, à savoir : est-ce que le candidat a l’air sympathique ?</p><p>Une étude a également établi que les faiblesses ou fautes dans le parcours d’un candidat étaient beaucoup plus facilement pardonnées si elles étaient affichées d’emblée au début de l’entretien. A l’inverse, les éléments avantageux sont pénalisants s’ils sont partagés au début de la rencontre car ils donnent l’impression d’un candidat prétentieux.</p><p>Voici une petite astuce tirée d’une étude sur le jeu « le maillon faible », si vous êtes dans un groupe, tâchez de vous mettre au milieu. En effet, dans ce jeu, 42% de ceux qui se trouvaient au centre arrivaient en finale contre seulement 17% de ceux qui se trouvaient aux côtés ! Pourquoi ? Simplement parce que les gens ont tendance à penser que dans un groupe, les gens importants sont au milieu.</p><h3 class="wp-block-heading"> 2. Petits services</h3><p>Faire fructifier son capital sympathie peut littéralement vous sauver la vie. Pour ce faire, intéressez-vous sincèrement à votre entourage.</p><p>Benjamin Franklin cherchait à s’attirer les bonnes grâces d’un juge de Pennsylvanie connu pour son caractère maussade. Plutôt que d’user de flagornerie, il se contenta de lui emprunter un livre. Quelques jours plus tard, il eut le plaisir de remarquer la courtoisie du juge à son endroit.</p><p>Faire quelques petites bévues n’est pas un problème, au contraire même. Les gens s’identifient plus facilement à quelqu’un qui est spontané et commet des maladresses.</p><p>Enfin, curieusement, lorsque quelqu’un parle des autres en bien ou en mal, les gens vont instinctivement lui associer les qualités ou défauts qu’il décrit. Ne parlez donc pas en mal des autres !</p><p>Dans le registre de la persuasion, une étude a montré que nous étions beaucoup plus sensibles à des slogans rimés que l’alternative&nbsp;: «&nbsp;science sans conscience…&nbsp;».</p><p>Dans les négociations, une pointe d’humour à la fin des pourparlers fait aussi son effet&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Mon offre finale est de XXX dollars, avec le sourire de la crémière.&nbsp;»</p><h4 class="wp-block-heading">Les cuisiniers qui gâchent la sauce</h4><p>Plus il y a de monde autour de vous, moins on est enclin à aider les autres par exemple dans une situation d&rsquo;urgence.</p><p>Apparemment, lorsque le groupe ne fait rien, un individu en déduira que les autres ont une bonne raison de ne rien faire et s’abstiendra d’agir. De plus, puisqu’il y a d’autres personnes, il se ne considèrera pas aussi responsable que s’il était seul.</p><p>Que faire si c’est vous qui avez besoin d’assistance au milieu d’une foule ? D’après Cialdini, il faut repérer un visage sympathique, lui expliquer ce qui arrive et lui dire ce qu’il peut faire pour vous aider.</p><p>Une expérience pour une association caritative a permis de tester quatre messages différents « Soyez généreux », « Chaque centime compte », « Chaque dollar compte », et « Vous pouvez changer les choses ». C’est la boîte « Chaque centime compte » qui a récolté le plus de dons avec 62% du total. La boîte « Chaque dollar compte » n’a rapporté que 17% du total. L’explication est à rechercher dans le fait que la boîte « Chaque centime compte » déculpabilise le client sur le montant minimal qu’il peut donner. Autre enseignement : la couleur rouge attire davantage les donateurs !</p><h4 class="wp-block-heading">Petit coup de pouce</h4><p>Il y a en psychologie un phénomène appelé réciprocité qui pousse la personne pour qui vous avez eu une petite attention à retourner la pareille, en fait même plus que la pareille.</p><p>Par exemple, le simple fait pour un serveur d’ajouter un bonbon avec l’addition permet de récolter 3% de pourboire en plus, et 14% de plus avec deux bonbons ! Mais la manière compte aussi. Si le serveur, après avoir donné un bonbon, pioche dans sa réserve et rajoute subrepticement un deuxième bonbon, le gain est de 23%.</p><p>Mais attention avec la réciprocité, si vous voulez obtenir une faveur en retour, n’attendez pas trop longtemps.</p><h4 class="wp-block-heading">Comment éviter de perdre son portefeuille</h4><p>Une curieuse expérience a consisté à abandonner 240 portefeuilles sur la voie publique pour mesurer le taux de retour selon son contenu. Au bout d’une semaine, 52% avaient été rapportés. Dans ce total, un tiers des portefeuilles contenait une photo de bébé, soit deux fois leur proportion dans les 240 portefeuilles.</p><h3 class="wp-block-heading">3. Motivation</h3><p>Contrairement à ce que prétendent certains livres de développement personnel, il est contre-productif de fantasmer sur sa vie idéale. Une hypothèse est que ceux qui rêvent en couleur ont tendance à baisser plus facilement les bras face aux obstacles. Mais il existe des méthodes éprouvées qui permettent de rester motivé.</p><h4 class="wp-block-heading">Plan de bataille</h4><p>Une enquête impliquant 5000 participants a cherché à évaluer les méthodes les plus efficaces pour rester motiver et atteindre ses objectifs. A l’issue de l’étude, seul 10% avaient atteint leur objectif&nbsp;: perdre du poids, changer de carrière, rencontrer l’âme sœur etc.</p><p>Voici ce qui ne marche pas : prendre modèle sur une célébrité, refouler les images de tentations, penser aux conséquences si on ne réussit pas, et se laisser aller à des rêves éveillés de gloire et de succès.</p><p>Voici ce qui marche&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Établir un plan de bataille, c’est-à-dire décomposer l’objectif final en sous-objectifs concrets et en jalons.</li><li>Partager ses objectifs avec sa famille et ses amis, ce qui accroît l&rsquo;imputabilité.</li><li>Identifier les avantages qui découleront du succès.</li><li>Se récompenser symboliquement pour chaque petite victoire.</li><li>S’engager par écrit, par exemple au travers d’un journal intime.</li></ul><p>La procrastination est un obstacle récurrent pour atteindre ses objectifs. Elle a beaucoup de causes variées, mais peu importe. <strong>La bonne façon de gérer la procrastination est de se dire&nbsp;:&nbsp;« je m’y mets&nbsp;juste quelques minutes&nbsp;».</strong> Souvent, une fois la tâche commencée, la personne persévère jusqu’à la fin.</p><h4 class="wp-block-heading">Double pensée</h4><p>Gabriele Oettingen a mis au point une méthodologie qui concilie à la fois le fantasme et le réalisme. Il s’agit de noter les deux principaux avantages qui découle de la réussite de l’objectif, et les deux principaux obstacles pour y parvenir. Le sujet doit alors se représenter à la fois le premier avantage et le premier obstacle et imaginer le moyen de surmonter la difficulté. Même chose pour le second avantage et le second obstacle.</p><h4 class="wp-block-heading">Au régime</h4><p>Des chercheurs se sont aperçus que les gens mangeaient tant qu&rsquo;il en restait dans leur assiette.  Ainsi, plus l’assiette est petite, moins ils vont manger! Cela donne aussi une méthode efficace pour réduire la consommation de nourriture ou d’alcool.</p><p>Parmi les autres astuces pour perdre du poids : mangez lentement, utilisez une petite cuillère ou une petite fourchette, éloignez les friandises et l’alcool, mangez sans distraction (TV, livre, bavardage avec des amis), notez ce que vous mangez dans votre journal, pensez aux remords que vous aurez de ne pas aller à la salle de sport pour vous motiver, organisez-vous pour dépenser plus d’énergie dans vos tâches quotidiennes, placez un miroir dans votre cuisine pour prendre conscience de votre corps, et n’utilisez pas de coupe-faim car ils vous déculpabilisent.</p><h3 class="wp-block-heading">4. Créativité</h3><p>Max Ringelmann, un ingénieur agronome français, a tenté de nombreuses expériences en 1880 pour améliorer la productivité des ouvriers. Il découvrit que ceux qui travaillaient seuls plutôt qu’en groupe soulevaient des poids plus lourds avec une corde (85kg au lieu de 65kg). Il s’agit du même phénomène de déresponsabilisation en groupe déjà vu auparavant.</p><p>C’est aussi pourquoi les séances de remue-méninges en groupe sont beaucoup moins productives qu’on ne le pense.</p><h4 class="wp-block-heading">Écoutez l’homme tranquille</h4><p>Notre inconscient est une des sources de notre créativité. Lorsque nous n’arrivons pas à résoudre un problème, une pause plus ou moins courte peut aider. Pourquoi cela fonctionne-t-il ? Il faut se représenter notre moi et notre inconscient respectivement comme un homme sûr de lui et dominateur mais peu créatif, et un homme timide et créatif. Lorsque l’homme sûr de lui est aux manettes, il ne laisse pas l’autre en placer une. La solution ? Donner de quoi s’occuper à l’homme sûr de lui pour laisser l’homme timide s’exprimer.</p><p>En somme, <strong>la clé de la créativité n’est pas de relaxer, mais d’accaparer l’attention du bavard en nous</strong>.</p><p>Si vous avez un problème à résoudre et qu’après y avoir bien réfléchi, vous ne trouvez pas de solution, changez-vous les idées en visitant un musée, en feuilletant un magazine, en faisant des mots croisés etc.</p><p>Changez de perspective, essayez de voir le monde avec les yeux d’un enfant, d’un étranger, d’un crétin, d’un artiste, d’un extraterrestre. Ne vous prenez pas trop au sérieux, faites une cure de rire et revenez à votre problème ensuite. De même, si le monde autour de vous devient trop familier, restez curieux, essayez de répondre à toutes sortes de questions étranges chaque semaine.</p><h4 class="wp-block-heading">L’appel de la nature</h4><p>Des études montrent que les patients hospitalisés ont plus de chances de guérir s’ils peuvent voir des arbres. De même, les prisonniers seront en meilleure santé s’ils voient une forêt ou des champs depuis leur cellule.</p><p>En ville, la présence d’espaces verts réduit la criminalité et augmente la créativité. Une hypothèse est que la proximité des plantes nous rassurerait car l&rsquo;évolution nous ferait associer la présence de plantes avec la disponibilité de sources de nourriture.</p><p>Une question intéressante est de déterminer si les équipes dont les membres ne changent pas sont plus (ou moins) créatives que celles dont les membres changent régulièrement. En fait, les équipes statiques sont plus agréables mais moins créatives. D&rsquo;autre part, inutile d&rsquo;en faire trop pour restructurer les équipes, l’ajout ne serait-ce que d’un seul nouveau membre semble beaucoup stimuler la créativité des autres membres de l’équipe.</p><h4 class="wp-block-heading">Petit mais costaud</h4><p>Les petits détails anodins nous influencent beaucoup plus que nous le croyons. Lorsqu’on demande à des personnes d&rsquo;écrire quelques commentaires sur les punks et à d’autres personnes d&rsquo;écrire sur les ingénieurs, le premier groupe se montre plus créatif que le second !</p><p>Dans le même ordre d’idée, avoir un billet de banque comme fond d’écran favorise l’égoïsme et les comportements asociaux.</p><h3 class="wp-block-heading">5. Séduction</h3><p>Les biscuits pris dans un paquet presque vide ont meilleur goût que ceux pris dans un paquet plein. Ce principe s’applique aussi à la séduction.</p><p>De nombreux manuels de séduction modernes prétendent qu’il faut cacher son désir. Toutefois, des expériences ont montré que ce n’était pas tout à fait exact. En fait, socialement, il ne faut pas paraître trop facile, mais surtout il est important de montrer à l’autre que c’est lui ou elle qu’on a choisi, et que c&rsquo;est lui ou elle qui nous a conquit.</p><h4 class="wp-block-heading">Le pouvoir de l’effleurement</h4><p>Une expérience réalisée en discothèque par Nicholas Guégen est très édifiante. Une jeune femme d’apparence ordinaire et avec une petite poitrine devait servir d’appât. Un chercheur faisait alors le décompte des invitations à danser. Par la suite, un rembourrage fut utilisé pour mesurer les effets sur la gent masculine :</p><p>80A : 13 invitations</p><p>85B&nbsp;: 19</p><p>95C&nbsp;: 44</p><p>L’expérience fut poursuivie sur le bord de la route pour mesurer le nombre d’auto-stoppeurs qui s’arrêtaient. L’apparence de la jeune femme n’avait aucun effet sur les conductrices, mais en avait bien un sur les hommes&nbsp;:</p><p>9% des conductrices se sont arrêtées</p><p>80A&nbsp;: 15% des conducteurs</p><p>85B&nbsp;: 18%</p><p>95D&nbsp;: 24%</p><p>Dans un autre registre, l’effleurement a une grande influence dans la séduction. En boîte de nuit, 47% des femmes acceptent une invitation à danser sans effleurement, 67% avec effleurement. Dans la rue, 10% des femmes donnent leur numéro de téléphone sans effleurement, 20% avec.</p><p>L’explication&nbsp;: le fait de toucher est un marqueur du statut social, point important pour les femmes. En effet, celui qui touche a tendance à être dominateur et celui qui est touché a tendance à être dominé.</p><h4 class="wp-block-heading">Speed dating</h4><p>La meilleure stratégie au « speed dating »  serait de demander à votre partenaire la garniture de pizza préférée, ne pas draguer à outrance et rester modeste.</p><p>Les pires méthodes d’abordages sont : « vous venez ici souvent ? », « j’ai un doctorat en informatique ».</p><p>Les meilleures entrées en matière sont de l’ordre de la plaisanterie : « si tu jouais dans une comédie musicale, tu serais quel personnage ? »</p><p>Pour établir un lien, les plus doués orientait la conversation vers un sujet intime ou surprenant.</p><p>Une expérience de Rick van Baaren a mis en évidence la force de l’effet miroir sur les pourboires des serveurs.&nbsp; L’effet miroir est ce qui nous pousse à imiter les autres et qui indirectement nous permet de ressentir ce qu’ils ressentent. L’expérience a montré que les serveurs qui répétaient les mots des clients au moment de prendre la commande recevaient 70% de pourboires en plus que les autres.</p><p>Pour ce qui concerne la séduction, une stratégie similaire est payante car elle donne à penser au partenaire que vous avez des atomes crochus avec lui ou elle.</p><p>Un autre phénomène identifié lors de séances de « speed dating » est que plus on est sélectif, plus on est jugé séduisant. Toutes choses égales par ailleurs et en particulier à physique équivalent, ceux qui donnent l’impression de vouloir rencontrer le plus possible de personnes sont mal jugés.</p><p>Finalement, les hommes beaux et avec un rang social élevé n’étaient pas considérés comme de bons partis. Les femmes semblaient en effet tenir compte des problèmes que pourraient causer la concurrence des autres femmes avec un tel partenaire.</p><p>Loin devant la générosité et la tendresse, le courage physique et moral est la qualité la plus recherchée par les femmes chez un homme.</p><h4 class="wp-block-heading">Comment réussir son rendez-vous galant</h4><p>Lorsque nous avons un coup de foudre, notre cœur bat plus vite. Mais la réciproque est aussi vraie. Si notre cœur bat plus vite, par exemple après un effort physique ou une frayeur, nous aurons plus tendance à croire que nous en pinçons pour l’autre. Moralité, allez dans un parc d’attraction pour faire les montagnes russes ou regardez un film d’horreur.</p><p>Le fait de se faire des confidences, par exemple avec le jeu de la vérité, permet aussi de créer des liens.</p><p>Voici aussi quelques autres conclusions des recherches&nbsp;scientifiques sur le sujet&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Les femmes trouvent plus séduisant un homme à qui d’autres femmes sourient ou qui apprécient sa compagnie.</li><li>Personne n’aime que son rendez-vous dise oui à tout, tout de suite.</li><li>Les faux sourires font mauvais effet.</li><li>L’amour a tendance à se traduire par un rapprochement des deux partenaires, le désir a tendance à se manifester par un passage de la langue sur les lèvres.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">6. Stress</h3><p>Le stress et la frustration ne peuvent être éliminés en se défoulant. Au contraire, il semblerait que s’énerver ne fait qu’ajouter de l’huile sur le feu.</p><h4 class="wp-block-heading">Avantages</h4><p>Si se mettre en colère n’aide pas, comment gérer nos émotions après un incendie, un deuil, ou une attaque cardiaque ?</p><p>Apparemment, la bonne approche est de se remémorer ces événements et d’identifier les avantages qui en ont résulté.</p><p>Voici quelques autres astuces issues de la recherche qui aident à gérer la frustration et la colère&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Prier pour autrui</li><li>Écouter Vivaldi permet de faire baisser la tension artérielle</li><li>Passer plus de 30 minutes en plein air lorsque la météo est ensoleillée</li><li>Rire plus de 15 minutes par jour</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Animaux de compagnie</h4><p>Les propriétaires de chiens qui ont fait un infarctus ont neuf fois plus de chance d’être encore en vie un an après que les autres!</p><p>Avoir un chien permet de diminuer significativement le stress et le risque de dépression. Les chats, même s’ils améliorent l’humeur, n’ont pas d’effets comparables.</p><p>Il est possible que les promenades quotidiennes expliquent une partie du bénéfice qu’apporte les chiens. En particulier, la promenade du chien offre l’occasion d’établir davantage de rapports sociaux et de briser la solitude.</p><h3 class="wp-block-heading">7. Couple</h3><p>Les couples unis ont tendance à suivre un mode opératoire spécial. La femme identifie un problème et propose des solutions possibles. L’homme, lorsqu&rsquo;il est suffisamment ouvert pour accepter certaines de ces solutions, a plus de chance de faire durer la relation.</p><h4 class="wp-block-heading">L’intimité</h4><p>Les couples amoureux peuvent passer beaucoup de temps à se regarder dans les yeux. Au début des année 1980, James Laird a voulu vérifier si la réciproque était vraie. Prétendant réaliser une expérience sur la télépathie, il a amené de nombreux inconnus à se regarder longuement dans les yeux. A leur insu, ces personnes ont développé une attirance pour leur partenaire.</p><p>Les gestes les plus romantiques d’après les femmes sont&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Lui bander les yeux et lui offrir un cadeau : 40%</li><li>L’emmener en week-end : 40%</li><li>Lui dédier une chanson ou un poème : 28%</li><li>Lui dire qu’elle est la femme la plus merveilleuse que vous ayez jamais rencontrée : 25%</li><li>Faire couler un bain chaud pour elle après une rude journée de travail : 23%</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Cinq contre un</h4><p>Nous sommes plus sensibles à la critique qu’aux compliments. Ainsi, pour qu’une relation de couple dure, il faut un ratio d’au moins 5 remarques positives pour une remarque négative.</p><p>Dans les thérapies de couple, les activités suivantes sont bénéfiques&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Prenez dix minutes pour mettre par écrit vos sentiments</li><li>Pensez à des connaissances dont le couple bat de l’aile et notez trois raisons pour lesquelles votre couple est plus solide que le leur</li><li>Notez la plus grande qualité de votre partenaire. Notez son plus grand défaut et comment il peut être vu sous un angle positif.</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Chambre avec vue</h4><p>La décoration intérieure du lieu de vie reflète la personnalité de l’occupant dans une certaine mesure. C’est aussi vrai des couples. Plus la décoration est le fruit d’un travail collaboratif du couple, plus le couple sera solide.</p><p>Une autre expérience de psychologie vient éclairer le phénomène précédent. En effet, des chercheurs ont montré qu’après avoir pensé à l’être aimé, il était beaucoup plus difficile de tomber sous le charme d’une personne séduisante. Ainsi, les divers objets qui garnissent un appartement sont autant de rappels des liens qui nous unissent à notre partenaire.</p><h3 class="wp-block-heading">Décisions</h3><p>Les expériences de James Stoner au début des années 1960 se sont intéressées à la qualité des décisions prise par un groupe plutôt que par un individu. Le résultat de ces recherches et des recherches ultérieures est que <strong>les décisions du groupe accentuent les opinions individuelles des membres dans une direction plus radicale</strong>. Si vous regroupez des extrémistes ensemble, ils développeront des opinions encore plus fanatiques. Cela s’applique en particulier aux réseaux sociaux.</p><p>Lorsque vous rejoignez un nouveau groupe où certaines opinions ne sont plus taboues ou censurées, vous avez moins de scrupules à exprimer vos sentiments refoulés, ce qui encourage d’autres personnes à faire de même. Progressivement, vous finirez par défendre une position de plus en plus extrême.</p><p>Ce n’est pas tout. En plus de la radicalisation, la dynamique de groupe est souvent caractérisée par le dogmatisme, la justification d’actes irrationnels et les préjugés à l’encontre des intrus.</p><p>Si le groupe n’aide pas à prendre de bonnes décisions, quelle serait la bonne façon de s’y prendre?</p><h4 class="wp-block-heading">Le pied dans la porte</h4><p>Toutes sortes de techniques sont employées pour augmenter les ventes. Il y a le fait de faire des propositions de plus en plus intéressantes jusqu’à que la pulsion d’achat soit irrésistible. Une expérience a montré que 40% des clients achèteraient un gâteau + deux biscuits pour 5$ tandis que 73% achèteraient un gâteau pour 5$ + deux biscuits <em>gratuits</em>.</p><p>Une autre technique populaire consiste à surprendre le prospect. Un clochard qui demande 25 centimes reçoit plus de dons que les autres. Voici une autre illustration tirée de la vente de cartes postales. L’amorce «&nbsp;On les vend pour 300 centimes, c’est-à-dire 3$. C’est une aubaine&nbsp;» permet de doubler les ventes par rapport à «&nbsp;On les vend 3$. C’est une aubaine.&nbsp;» !</p><p>La technique de vente probablement la plus populaire est celle dite du pied dans la porte. Dans une expérience célèbre, des chercheurs ont demandé à des personnes de placer devant leur maison un panneau géant pour que les automobilistes ralentissent. La plupart a refusé. Les chercheurs ont ensuite demandé à un autre groupe de propriétaires de placer un petit panneau. Presque tous ont accepté. Deux semaines plus tard, les chercheurs demandaient à placer le panneau géant&nbsp;: 76% ont accepté!</p><p>Une variante de la technique précédente procède à l’envers. Il s’agit d’abord de formuler une demande extravagante, puis de faire une proposition qui aura l’air plus raisonnable en comparaison. Dans une expérience, les chercheurs ont demandé à des étudiants s’ils étaient disposés à passer une journée à visiter un zoo avec des jeunes délinquants. 20% ont accepté. Les chercheurs se sont ensuite adressés à un autre groupe d’étudiants pour une demande encore plus extravagante : accepteraient-ils de consacrer deux heures par semaine à s’occuper de jeunes délinquants ? Devant le refus de la plupart des étudiants, ils ont ensuite proposé la journée au zoo : plus de la moitié a alors donné son accord!</p><h4 class="wp-block-heading">Ne plus jamais regretter de décision</h4><p>Vous devez choisir entre plusieurs alternatives. Il y a plusieurs façons de s’y prendre&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Peser le pour et le contre en fonction de critères bien identifiés</li><li>Sélectionner l&rsquo;option qui vous parle le plus</li><li>Utiliser une méthode scientifique pour prendre la meilleure décision</li></ul><p>En l’occurrence, la méthode scientifiquement éprouvée, qu’il s’agisse de l’achat d’une maison, d’une voiture ou d’un investissement en bourse, consiste à avoir une activité cérébrale intense avant de prendre la décision. Par exemple, avant de vous décider, faîtes des sudokus ou résolvez des anagrammes.</p><p>Que se passe-t-il au juste ? L’esprit conscient est très bon pour comparer des objets similaires selon une dimension à la fois. Cependant, <strong>lorsqu’il est question d’évaluer une situation dans son ensemble, l’esprit conscient va se focaliser sur des éléments mesurables mais risque de perdre de vue l’essentiel</strong>.</p><p>Le subconscient en revanche est capable d’intégrer une multitude de paramètres si on lui en laisse le temps. Pour cela, il faut simplement occuper l’esprit conscient à un tâche très prenante (et inutile).</p><p>Dans un registre similaire, Thomas Gilovich a noté que 75% des gens regrettent des choses <em>qu’ils n’ont pas faites</em>, alors que 25% seulement ont des remords par rapport à des choses <em>qu’ils ont faites</em>. Autrement dit, «&nbsp;mieux vaut avoir des remords que des regrets.&nbsp;»</p><h4 class="wp-block-heading">Comment savoir si on vous ment?</h4><p>Il y a fort longtemps, on utilisait la méthode du tisonnier pour savoir si quelqu’un mentait. Le suspect devait lécher un tisonnier brûlant. S’il avait de la salive, c’est qu’il disait la vérité, sinon … dommage pour lui.</p><p>Aujourd’hui, nous n’avons pas réellement fait plus de progrès pour détecter les menteurs, même si les méthodes sont moins barbares.  </p><p>Il semblerait que nos détecteurs de mensonge soient davantage des détecteurs de stress. Or beaucoup de menteurs peuvent mentir avec aplomb et sans ressentir le moindre scrupule.</p><p>La vérité est que nous sommes très mauvais pour détecter les menteurs.</p><p>Les recherches indiquent qu’au lieu de considérer les signes de nervosité, il vaut mieux identifier certaines caractéristiques&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Le menteur se fige ou fait peu de gestes</li><li>Le menteur est concentré</li><li>Il utilise un ton impersonnel</li><li>Il cherche à éluder les questions</li><li>Le menteur fait des réponses brèves ou répond par une autre question</li><li>Il cite peu de noms</li></ul><p>Si vous avez affaire à un inconnu, commencez par poser des questions anodines pour évaluer le comportement de base de cette personne lorsqu’elle dit la vérité.</p><p>Une étude intéressante a révélé que nous mentions dans 14% des courriels, 21% des textos et 37% des coups de fil. En d’autres termes, nous sommes plus réticents à mentir par écrit.</p><h3 class="wp-block-heading">9. Enfants</h3><p>Une expérience réalisée par Schellenberg à Toronto a offert des cours gratuits à 140 enfants en les répartissant aléatoirement dans quatre groupes : piano, chant, théâtre, et groupe témoin sans cours (le cours était offert à la fin de l’étude).</p><p>Les enfants qui avaient reçu des cours de piano et de chant ont eu de meilleurs scores au test de QI. L’hypothèse est que de tels cours aident à développer la concentration, la mémorisation et l’autodiscipline.</p><h4 class="wp-block-heading">Le choix du prénom</h4><p>De nombreuses études étayent l’avantage d’avoir un nom de famille proche du début de l’alphabet. Plus étrange encore, l’effet du nom de famille sur la réussite semble s’accentuer avec l’âge.</p><p>D’autre part, les recherches ont montré qu’un prénom connoté positivement comme Rose ou en lien avec la royauté avait tendance à obtenir de meilleures notes. A l’inverse, un prénom connoté négativement avait tendance à créer un sentiment d’infériorité.</p><h4 class="wp-block-heading">Encouragements</h4><p>Il est très dommageable de dire à son enfant qu’il est intelligent ou talentueux. Dans une expérience impliquant des enfants de tous milieux entre 10 et 12 ans, les chercheurs ont fait passer des tests de QI. Ils ont ensuite dit à une partie des jeunes participants qu’ils avaient brillamment réussi tandis qu’ils n’avaient fait aucun commentaire à une autre partie du groupe.</p><p>Les participants qui avaient ainsi été encouragés étaient ensuite moins enclins à faire des exercices difficiles, possiblement pour ne pas risquer de perdre leur statut de génie. Un test de QI ultérieur a même montré que les participants complimentés ont obtenu des scores inférieurs à leurs camarades!</p><p>L’expérience impliquait en fait aussi un autre sous-groupe&nbsp;: les enfants complimentés pour leur effort et non leur intelligence. Ce sous-groupe est celui qui a obtenu les meilleurs résultats et qui a choisi à 90% de faire des exercices plus difficiles.</p><h4 class="wp-block-heading">S’autodiscipliner</h4><p>Dans la célèbre expérience de la guimauve, des enfants devaient décider s’ils mangeaient tout de suite une guimauve ou s’ils patientaient pour en avoir deux. Grosso modo, un tiers mangeait la guimauve immédiatement, un tiers attendait un peu avant de se précipiter dessus et un autre tiers attendait patiemment l’autre guimauve.</p><p>Les chercheurs ont recontacté les familles de ces enfants dix ans plus tard. Les enfants qui s’étaient montré patients lors de l&rsquo;expérience étaient plus motivés, organisés et déterminés. En fait, la capacité à différer la gratification est un facteur plus prédictif du succès que les tests de QI.</p><p>Que faire pour les autres enfants? Il existe des techniques qui améliorent la concentration comme par exemple certains jeux où l’enfant doit suivre des consignes et se contrôler.</p><h3 class="wp-block-heading">10. Personnalité</h3><h4 class="wp-block-heading">La règle de cinq</h4><p>Au début des années 1990, après une série de raffinements successifs, une étude a mis en évidence cinq dimensions principales de la personnalité (mesurées sur une échelle de 1 à 5)&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Ouvert d’esprit ou pas, mesure la curiosité et l’appétit pour de nouvelles expériences</li><li>Consciencieux ou pas, mesure le degré d’organisation et d’autodiscipline</li><li>Extraverti ou pas, mesure le besoin d’être stimulé par le monde extérieur</li><li>Attentionné ou pas, mesure l’amabilité</li><li>Névrotique ou pas, mesure la force morale et la capacité à gérer le stress</li></ol><p>La complexité apparente de la personnalité sera en fait un leurre. Pour se faire une idée de notre personnalité ou de celle des autres, les cinq dimensions suffisent.</p><h4 class="wp-block-heading">L’effet Casanova</h4><p>L’effet Casanova est le fait d’avoir un annulaire plus long que l’index. Cette caractéristique est typiquement masculine. Chez les femmes, l’index a la même longueur que l’annulaire en moyenne. Chez les hommes le ratio index/annulaire est de 0,98 en moyenne.</p><p>Selon une théorie controversée, plus ce ratio est faible, plus cela signifierait que l’individu a des taux élevés de testostérone, l’hormone de la virilité. Empiriquement, les hommes dont l’annulaire est plus grand que l’index ont tendance à être plus fort physiquement et courent plus vite que les autres. Des comparaisons entre athlètes et gens ordinaires ont aussi mis en évidence cette particularité.</p><p>Les avantages ne sont pas uniquement physiques. Un ratio index/annulaire faible correspond souvent à une meilleure capacité à se représenter l’espace et des aptitudes pour la musique.</p><p>Il semblerait aussi que les hommes avec un annulaire plus long que l&rsquo;index soient aussi surreprésentés dans le show business.</p><h4 class="wp-block-heading">Cerner la personnalité de votre interlocuteur en une minute</h4><ol
class="wp-block-list" type="1"><li><strong>A-t-il un animal de compagnie?</strong><br>Une étude portant sur 2000 propriétaires d’animaux a permis d’établir que les propriétaires de poissons étaient les plus heureux; les propriétaires de chiens ceux qui étaient les plus drôles; les propriétaires de chats, ceux qui étaient les plus fiables et les plus sensibles; les propriétaires de reptiles ceux qui étaient les plus indépendants. L’étude a aussi montré que les propriétaires d’animaux avaient tendance à projeter leur personnalité sur celles de leur compagnon à poils ou écailles, à moins que ce ne soit l’inverse. Demandez donc à votre interlocuteur de parler de la personnalité de son animal domestique pour en savoir plus sur lui.<br></li><li><strong>Stickers de voiture?<br></strong>Une étude a montré que l’agressivité au volant était corrélée au nombre de stickers collés sur la voiture.<br></li><li><strong>Pouce?<br></strong>On parle de cerveau droit (personnalité artistique) et de cerveau gauche (personnalité analytique). Pour savoir à qui vous avez affaire, demandez à votre interlocuteur s’il est droitier ou gaucher. S’il est droitier, demandez-lui de mettre ses pouces l’un sur l’autre. S’il met le pouce droit sur le pouce gauche spontanément, c’est qu’il est plutôt « cerveau gauche ».<br></li><li><strong>Du matin ou du soir?</strong><br>Demandez à votre interlocuteur à quelle heure il se réveillerait s’il n’avait pas de réveil : 7h, 8h, 9h, 10h ? Demandez-lui ensuite à quelle heure il se coucherait s’il n’avait pas d’obligation le lendemain. Les couche-tard ont tendance à être plus audacieux, créatifs, indépendants et impulsifs. Les lève-tôt ont tendance à être plus introvertis, et soucieux de l’opinion des autres.</li></ol><iframe
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1806</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;Livre « Les principes du succès » de Ray Dalio</title><link>https://economierebelle.com/livre-les-principes-du-succes-de-ray-dalio/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-les-principes-du-succes-de-ray-dalio</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-les-principes-du-succes-de-ray-dalio/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Sun, 05 Dec 2021 23:33:11 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Décider]]></category> <category><![CDATA[Travailler sur soi]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <category><![CDATA[milliardaire]]></category> <category><![CDATA[psychologie]]></category> <guid
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Sans ces principes, vous devrez réagir à chaque situation comme si vous la rencontriez pour la première fois.</p><p>Il est important de clarifier ses propres principes. Par exemple, certains de nos principes sont hérités et il est risqué de les accepter sans les questionner. De même, nos principes vont déterminer comment nous allons interagir avec les autres.</p><p>Une façon de dégager progressivement nos principes est de noter systématiquement nos critères de décision lorsqu’un choix doit être fait.</p><h3 class="wp-block-heading">L’attrait de l’aventure&nbsp;: 1949-1967</h3><p>Gagner de l’argent, c’est bien. Mais avoir un travail qui a du sens et qui absorbe toute votre attention c’est mieux. De même, les relations avec des personnes que vous aimez et qui vous aiment sont plus importantes que l’argent.</p><h3 class="wp-block-heading">Traversée du désert&nbsp;: 1979-1982</h3><p>En étudiant attentivement les évolutions des principales économies sur de très longues périodes, il est possible d’arriver à des principes testés, intemporels et universels pour la prise de décision. &nbsp;</p><p>Imaginez que vous ayez à traverser une jungle. Vous pouvez rester où vous êtes et vivre une vie sans risque et ordinaire. Mais vous pouvez aussi prendre le risque de traverser la jungle et avoir une vie extraordinaire. Comment approcheriez-vous ce choix&nbsp;? Pour Ray Dalio, pour affronter les dangers des marchés, il ne pouvait pas se contenter de son intime conviction, il lui fallait trouver le moyen de répondre à cette question&nbsp;: «&nbsp;Comment est-ce que je peux savoir si j’ai raison&nbsp;?&nbsp;».</p><p>Pour ce faire, Ray Dalio s’est entouré d’individus indépendants avec la même mission mais des perspectives différentes afin de mettre à l’épreuve les idées des uns et des autres et sélectionner les meilleures.</p><h3 class="wp-block-heading">Chemin de croix&nbsp;: 1983-1994</h3><p>Une grande partie du succès de Bridgewater, la compagnie fondée par Ray Dalio, repose sur l’utilisation des ordinateurs. Les micro-ordinateurs étaient devenus accessibles à la fin des années 1970 et Dalio les a utilisés pour tester ses hypothèses et faire des régressions économétriques. Après de multiples déconvenues, Dalio finit par réaliser qu’il n’avait pas besoin de prédire le futur, mais seulement de savoir comment réagir en fonction des données disponibles à l’instant t.</p><p>Plus précisément, l’approche de Dalio a été d’améliorer son processus de décision en écrivant ses principes d’investissement sous la forme d’algorithmes à traiter par l’ordinateur, en les testant sur une longue période, et en les utilisant en temps réel en parallèle à son processus normal de décision. La plupart du temps, l’ordinateur a raison, mais parfois (moins de 2% des cas aujourd’hui), le système se trompe car le contexte est très particulier et l’humain est mieux à même d’imaginer ce qui va se passer. Les algorithmes sont ensuite mis à jour pour tenir compte des nouveaux cas de figure rencontrés.</p><p>Une des principales leçons que Ray Dalio a retenu de son expérience des marchés est que pour gagner sur les marchés, il faut uniquement faire des paris où vous avez une forte conviction et, de plus, il faut bien diversifier ces paris.</p><p>Au début des années 90, un trader avait oublié de placer une transaction pour un client ce qui a causé une perte de plusieurs centaines de milliers de dollars. Plutôt que de renvoyer le fautif, Dalio raisonna que cela ne ferait qu’encourager les autres à cacher leurs erreurs. Il créa plutôt un « journal des erreurs&nbsp;» plus tard rebaptisé en «&nbsp;journal des problèmes&nbsp;» qui permettrait de comprendre l’origine des problèmes et de prendre action pour améliorer l’exécution. Personne ne pouvait vous reprocher une erreur, si et seulement si vous étiez celui qui l’avait rapportée&nbsp;! Progressivement, les erreurs opérationnelles ont été éliminées grâce à ce système.</p><p>La gestion de Ray Dalio n’allait pas sans créer un malaise dans l’entreprise qui se transforma en crise en 1993. Dalio était à la croisée des chemins et il devait choisir entre deux alternatives apparemment incompatibles&nbsp;: (1) instaurer une transparence radicale avec ce que cela implique comme remises en cause et inconfort et (2) avoir des employés heureux. De manière caractéristique, Ray Dalio prit le temps de réfléchir pour obtenir un compromis qui produise autant que possible des bénéfices des deux choix. C’est ainsi que sont nés les principes de travail de Bridgewater.</p><h3 class="wp-block-heading">L’apothéose&nbsp;: 1995-2010</h3><p>Il n’y a vraiment que deux forces économiques dont il faut se préoccuper&nbsp;: l’inflation et la croissance. Pour cette raison, il y a quatre types d’environnement économique possible selon les combinaisons&nbsp;possibles de la hausse/baisse de l’inflation et de la croissance. Pour chaque environnement économique possible, il existe une stratégie appropriée. Il est ainsi possible de créer un Portefeuille Tout Terrain, ou «&nbsp;All Weather Portfolio&nbsp;», qui se comportera bien quelles que soient les circonstances en mixant adéquatement les quatre stratégies.</p><p>En 2003, Dalio a dû choisir entre faire grandir Bridgewater ou conserver sa taille actuelle. Typiquement, Dalio choisit de faire grandir Bridgewater sans diluer ses principes de fonctionnement. Avec davantage d’employés, il n’était plus possible que tout le monde se connaisse intimement et cela allait générer des frictions compte tenu de l’approche radicalement transparente de la compagnie. Pour pallier ces problèmes, Dalio a explicité les principes de prise de décision, a partagé les enregistrements des rencontres de direction avec toute l’entreprise et a généralisé l’utilisation de tests psychométriques comme le test de Myers-Briggs pour que chacun se connaisse mieux et connaisse mieux le mode de pensée des autres.</p><h3 class="wp-block-heading">Passage de témoin&nbsp;: 2011-2015</h3><p>Le 1<sup>er</sup> janvier 2011, Dalio annonça son départ progressif de Bridgewater. Il profita de cette occasion pour rechercher ce qui caractérisait un profil de visionnaire comme le sien, ou ceux de Steve Jobs, Bill Gates, Isaac Newton, ou Dang Xio Ping. Il soumit certains de ses visionnaires à un test et identifia plusieurs caractéristiques communes&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Penseurs indépendants qui ne reculent devant rien pour atteindre leurs objectifs</li><li>Ils utilisent des modèles mentaux sur le fonctionnement du monde qu’ils testent et améliorent, et sont disposés à changer leurs façons de faire.</li><li>Ils sont très résilients car le besoin de réussir est plus fort que la souffrance qu’ils ressentent dans leurs efforts pour y parvenir.</li><li>Plus intéressant encore, ils ont une palette de visions plus riche que les gens ordinaires, soit qu’ils la possèdent intrinsèquement, soit qu’ils savent comme l’obtenir de quelqu’un d’autre qui perçoit ce qu’ils ne perçoivent pas.</li><li>Ils ont capables de voir les choses à la fois à haut niveau, mais aussi de façon granulaire et à tous les niveaux intermédiaires.</li><li>Ils sont créatifs, systématiques, et pragmatiques.</li><li>Ils sont assertifs et ouverts d’esprit à la fois.</li><li>Par-dessus tout, ils sont passionnés par ce qu’ils font et ne tolèrent pas la médiocrité chez ceux qui travaillent pour eux.</li><li>Ils ont peu de considérations pour les opinions des autres. Plus précisément, s’il y a un choix à faire entre atteindre leur objectif et ne pas blesser les autres, ils choisissent toujours d’atteindre leur objectif.</li></ul><p>Il existe toutefois quelques nuances dans ce groupe d’individus exceptionnels. Certains sont des visionnaires pour inventer, d’autres pour manager. Une minorité comme Steve Jobs, Bill Gates, Elon Musk, et Jeff Bezos se retrouvent dans les deux catégories.</p><p>A partir de ces observations, Dalio a entreprit de créer un système supérieur de prise de décision qui n’a plus besoin de compter sur le talent de ceux qui sont dans l’entreprise, y compris Ray Dalio, et de leur mode de fonctionnement. Le système de gestion est directement inspiré du système d’investissement de Bridgewater&nbsp;: des principes mis en action sous forme d’algorithme. Seul l’objet de ce système diffère&nbsp;: au lieu des marchés, il s’agit d’évaluer la nature des personnes, leurs points forts et leurs faiblesses.</p><h3 class="wp-block-heading">Rétrospective</h3><p>La philosophie de Ray Dalio est basée sur le fait que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les mêmes types d’événements se reproduisent encore et encore. Avec un peu de recul, nous pouvons réaliser qu’il est avantageux de comprendre comment la réalité fonctionne pour pouvoir réagir adéquatement. Au lieu d’en être frustrés, les expériences douloureuses de la vie sont des opportunités de découvrir quelque chose d’important.</p><p>Ray Dalio qui est d’origine modeste a gravi tous les échelons et accumulé des succès éclatants. Voici ce qu’il en retient. Les gens surestiment les avantages qu’il y a à être riche. Une fois couverts le principal&nbsp;: un bon lit, de bons amis, la bonne chère, une bonne intimité, le reste n’apporte pas grand-chose de plus. En fait, plus l’on possède de choses et plus cela va demander d’énergie pour s’en occuper. En tout état de cause, il vaut aussi mieux être anonyme que célèbre. D’autre part, les gens ne sont pas plus ou pas moins intéressants au sommet qu’en bas de la pyramide. Au bout du compte, les gens les plus heureux sont ceux qui découvrent leur vraie nature et construisent la vie qui va avec.</p><h3 class="wp-block-heading">Accepter la réalité et y faire face</h3><p>Dalio voit la vie comme un jeu où chaque problème est un casse-tête dont la résolution permet de faire face non seulement à la situation présente mais à toutes les situations futures similaires.</p><p>Les émotions peuvent rentrer en conflit avec l’intellect. Mais s’il y a un moyen de les réconcilier, alors les décisions sont de meilleure qualité.</p><p>Les personnes qui réussissent comprennent la réalité. Pour simplifier, l’équation du succès est&nbsp;:</p><p><strong>Succès = Rêve + Réalité + Détermination</strong></p><p>Bien sûr, le succès peut signifier une chose ou une autre selon la personne. Demandez-vous ce qui vous importe le plus, c’est-à-dire ce pourquoi vous êtes prêt à faire les plus grands sacrifices&nbsp;: profiter de la vie ou avoir un impact ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.</p><p>La vérité ou, plus précisément, une compréhension aigüe de la réalité est la fondation de tout progrès. La plupart des gens vont rejeter la vérité lorsqu’elle ne leur plaît pas. A l’inverse, en étant radicalement ouvert et transparent, le processus d’apprentissage est accéléré même s’il est aussi plus abrasif. Si vous vous protégez trop, vous n’apprendrez rien.</p><p>Le processus est très similaire à la prise de parole en public. Initialement, vous êtes mal à l’aise, mais avec la pratique, vos appréhensions disparaissent. En bonus, vous serez davantage vous-même et vous aurez moins de malentendus avec les autres. Ici, il ne s’agit pas d’exposer vos secrets ou vos pensées intimes, mais simplement de partager avec les autres (1) ce que vous pensez d’eux et (2) comment vous pensez que le monde fonctionne.</p><p>Cela prend typiquement 18 mois pour s’adapter à cette façon de faire, ce qui est cohérent avec n’importe quel autre changement d’habitude. Il est ensuite très difficile de revenir en arrière.</p><p>Il est facile de se prendre pour le centre du monde en tant qu’espèce, mais une meilleure approche est probablement de réaliser que la nature est plus intelligente dans son ensemble que nous ne le serons jamais. <strong>Si vous observez quelque chose dans la nature qui vous semble mauvais, il vaut mieux partir du principe que c’est vous qui avez tort.</strong></p><p>Pour juger de ce qui est bon, vous ne devez pas seulement identifier ce qui est bon pour vous ou pour votre groupe immédiatement mais ce qui est bon pour tout l’écosystème au bout du compte.</p><p>Rien ne dure en ce bas monde, seul le changement est permanent. Aussi, la principale force de l’univers est-elle l’évolution. Ce processus touche toute chose, les pays, les entreprises, les individus. Ceux qui s’adaptent en apprenant rapidement de leurs échecs réussissent et les autres déclinent.</p><p>L’évolution s’appuie sur trois principes, (1) les individus ont des incitations qui les conduisent à faire progresser l’ensemble, (2) la sélection naturelle et (3) des expérimentations rapides. Le dernier point est celui que nous pouvons contrôler le mieux à notre niveau.</p><p><strong>Pour devenir plus fort, il n’y a pas d’autre choix que de tester continuellement ses limites</strong>, ce qui est douloureux. Toute l’astuce consiste à percevoir la souffrance comme une opportunité d’apprendre. Si ce n’est pas possible de réfléchir lorsque nous souffrons, nous pouvons le faire après coup. En choisissant d’aller aux devants de la peine, vous aurez les bénéfices suivants&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Identifier, accepter et apprendre à gérer ses faiblesses</li><li>Avoir des relations honnêtes et franches avec les autres</li><li>Être vous-même et ne pas avoir à faire semblant d’être fort là où vous êtes faible</li></ul><p>Un autre signe distinctif des personnes qui réussissent par rapport à celles qui échouent est leur capacité à anticiper les effets au deuxième et troisième ordre. Par exemple, faire de l’exercice peut être rébarbatif ou pénible à première vue, mais apporte des bénéfices inestimables à plus long terme&nbsp;: meilleure santé, meilleure apparence etc. De la même manière, ceux qui sont capables d’éviter les tentations et de supporter une certaine dose de frustration pour atteindre leurs objectifs ont tendance à mieux réussir leur vie.</p><p>L’attitude face aux événements est également fondamentale. <strong>Des études montrent que ceux qui croient que ce qui leur arrive est sous leur contrôle ont plus de succès que ceux qui pensent être le jouet de la fatalité</strong>. Peu importe ce qui vous arrive, identifiez ce que vous voulez puis, trouver ce dont vous avez besoin pour y arriver et ayez le courage de faire le nécessaire.</p><p>Il existe une façon de voir qui est très féconde. Voyez-vous comme à la fois un architecte et un ouvrier de votre vie. Vous avez des objectifs que vous essayez d’atteindre. A partir de votre connaissance du monde, l’architecte conçoit un plan ou une approche. Ensuite, l’ouvrier met en œuvre le plan ou l’approche et vous observez votre résultat. En principe, la rétroaction du monde extérieur va vous inciter à faire deux choses&nbsp;: améliorer le plan et/ou améliorer l’exécution. La plupart des gens se concentre sur l’exécution et ne réfléchissent pas suffisamment sur la conception.</p><p>Dans le même ordre d’idée, ce sont les gens qui sont capables de regarder les choses avec du recul et objectivement qui réussissent. Contrairement à ceux qui sont prisonniers de leur subjectivité, ils sont capables d’intégrer les points de vue des autres. De plus, ils peuvent voir les forces et les faiblesses des autres et ainsi décider qui est le mieux à même d’exécuter telle ou telle tâche.</p><p>Lorsque vous découvrez une de vos faiblesses, vous devriez vous réjouir. Il y a quatre façons de réagir face à une faiblesse&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li><strong>Être dans le déni&nbsp;</strong>: c’est ce qui se passe le plus souvent. Le problème est que cela vous condamne à revivre encore et encore les problèmes causés par cette faiblesse.</li><li><strong>Convertir la faiblesse en force</strong>&nbsp;: c’est la meilleure solution <em>si vous y arrivez </em>! Changez demande beaucoup d’effort et de temps. Engagez vous dans cette voie si elle correspond à une inclination naturelle chez vous.</li><li><strong>Trouver un moyen de contournement</strong>&nbsp;: c’est typiquement la voie la plus facile et paradoxalement la moins suivie.</li><li><strong>Changer vos objectifs&nbsp;</strong>: cela demande une très grande flexibilité.</li></ul><p>Toutes les personnes qui ont du succès sont adeptes à trouver la bonne personne qui est forte là où elles ont une faiblesse. C’est une qualité essentielle à développer.</p><h3 class="wp-block-heading">Utiliser la méthode en cinq étapes pour obtenir ce que vous voulez dans la vie</h3><p>Si vous êtes capables de faire ces cinq étapes comme il faut, vous pourrez réussir à peu près n’importe quoi&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Définissez des objectifs clairs.</li><li>Identifiez et ne tolérez pas que les problèmes vous barrent la route.</li><li>Diagnostiquez précisément les problèmes pour arriver à la cause primordiale.</li><li>Concevez des plans pour surmonter ou contourner les problèmes.</li><li>Faîtes le nécessaire pour exécuter vos plans et les traduire en résultats.</li></ol><p>Il est très important de faire une étape à la fois et d’être le plus rationnel possible dans vos réflexions. Si cela peut vous aider à prendre du recul, efforcez-vous d’imaginer être dans un jeu dont vous êtes le héros. D’autre part, notez que les trois premières tâches sont des tâches de synthèse, tandis que les deux dernières sont des tâches d’implémentation.</p><p>Il faut accepter que si vous pouvez obtenir ce que vous voulez, vous ne pourrez pas obtenir tout ce que vous voulez. Il faut faire un choix faute de quoi vous n’arriverez nulle part. Par ailleurs, ne confondez pas un objectif, c’est-à-dire ce que vous avez besoin de réussir, avec un désir, c’est-à-dire quelque chose que vous voulez qui risque de vous empêcher d’atteindre votre objectif. <strong>L’idéal est en fait de réconcilier vos objectifs avec vos désirs</strong> car vous pourrez ainsi exploiter vos passions pour arriver à vos fins.</p><p>Ne craignez pas non plus de placer la barre trop haut pour vos objectifs. Ce sera à vous de faire preuve de flexibilité et de créativité pour les atteindre. Il faudra aussi vous préparer à faire face à des déconvenues en comprenant bien que la suite dépendra de la qualité de votre réaction.</p><p>Chaque problème que vous rencontrez constitue une opportunité de vous améliorer. <strong>Faîtes en sorte de faire remontrer les problèmes à surface, même si ce n’est pas naturel.</strong> Si vos difficultés sont dues à un manque de talent, n’en ayez pas honte et acceptez le fait. Ne confondez pas le problème, qui génère une souffrance, et ses causes potentielles&nbsp;: habitudes, entourage, etc. Une fois qu’un problème est identifié, appliquez une tolérance zéro face à celui-ci.</p><p>Vient ensuite l’analyse des causes du problème. Il y a typiquement les causes immédiates&nbsp;«&nbsp;j’ai raté le train parce que je n’ai pas vérifié les horaires&nbsp;» et les causes primordiales&nbsp;«&nbsp;je n’ai pas regardé les horaires car je suis négligent&nbsp;». <strong>Ce sont les causes primordiales que vous devez considérer pour résoudre votre problème.</strong> Prenez aussi l’habitude d’évaluer les autres en plus de vous-même pour identifier leurs forces et leurs faiblesses.</p><p>Rejouer le film de ce qui a précédé le problème. Essayez de visualiser ce que vous et d’autres acteurs devez faire pour atteindre vos objectifs. Par exemple, représentez-vous le problème comme le résultat d’une machine et réfléchissez à ce qui peut être fait pour obtenir de meilleurs résultats. <strong>Dressez un plan général puis complétez les détails&nbsp;: tâches, responsables, dates butoirs qui vous servira pour l’exécution</strong>.</p><p><strong>De saines habitudes de travail sont essentielles pour mettre en œuvre votre plan d’action</strong>. Vous devriez avec une liste d’actions à prendre et les traiter selon leur priorité. Établissez aussi des métriques pour mesurer votre progrès dans la réalisation de votre objectif.</p><p>Personne ne peut réaliser parfaitement les cinq tâches précédentes. Essayez d’identifier à quelle étape, vous échouez et pourquoi. Vous aurez alors deux issues&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Vous trouverez en vous les ressources nécessaires pour changer cet état de fait</li><li>Vous trouvez de l’aide auprès des autres</li></ul><p>Dans ce dernier cas, cela exigera de vous de l’humilité. Idéalement, vous devriez chercher à développer à la fois votre humilité et vos ressources internes.</p><h3 class="wp-block-heading">Soyez radicalement ouvert</h3><p>Il y a deux barrières à franchir pour améliorer la qualité de vos décisions : votre égo et vos points aveugles. En fait, ce sont probablement uniquement ces deux barrières qui empêchent les personnes travaillantes et intelligentes de réussir.</p><p>Votre égo est l’ensemble des mécanismes de défense qui rend difficile d’accepter vos faiblesses et vos erreurs. Par exemple, si quelqu’un demande d’expliquer votre comportement, votre moi émotionnel se sentira provoqué et pourra prendre le dessus sur votre moi rationnel. Dans ce type de situation, ou lorsque vous êtes trop fier, ou que vous vous croyez meilleur que les autres, vous apprendrez moins et prendrez de moins bonnes décisions.</p><p>Vos points aveugles sont des zones où votre façon de penser vous empêche de comprendre les choses précisément. C’est un peu similaire au daltonisme. Cependant, là où les daltoniens finissent par réaliser qu’ils ne voient pas comme les autres, ce n’est pas du tout le cas pour les façons de penser.</p><p>La fermeture d’esprit qu’engendre ces deux barrières a un coup énorme&nbsp;: des désaccords, des opportunités manquées et des signaux de danger ignorés. Les personnes qui s’adaptent le mieux le font&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>En développant des habitudes mentales non naturelles pour eux</li><li>En utilisant des béquilles&nbsp;: rappels…</li><li>En sollicitant l’aide d’autres personnes complémentaires</li></ul><p>L’ouverture radicale n’est pas simplement une attitude ou une habitude. Il s’agit plutôt de se préoccuper constamment de ne pas voir correctement vos options. <strong>Il s’agit aussi de remplacer votre volonté d’avoir toujours raison par le plaisir de découvrir ce qui est vrai.</strong></p><p>Commencez par reconnaître que ce que vous savez est moins important que votre attitude face à ce que vous ne savez pas. Toute bonne décision suppose de naviguer un certain temps dans l’obscurité, de poser les bonnes questions aux bonnes personnes.</p><p>Lorsque vous avez un débat dépassionné avec une personne qui a une vue opposée à la vôtre, n’essayez pas de la convaincre, mais plutôt de déterminer qui des deux a tort – ça peut être vous. Dans de tels échanges, chaque intervenant s’efforce de voir les choses comme les voit l’adversaire. Approchez la discussion comme si vous essayiez juste de comprendre. <strong>Posez des questions plutôt que de faire des affirmations.</strong> Reformulez la thèse de l’autre personne pour vous assurer que vous avez bien compris. Ce type d’exercice prend du temps et demande des efforts. Vous devriez donc bien choisir vos interlocuteurs (ceux qui savent de quoi ils parlent) pour éviter de perdre votre temps.</p><p>Deux personnes intelligentes qui ont un débat contradictoire sont de bien meilleurs professeurs que celui qui fait un cours magistral devant son tableau. <strong>Sollicitez <em>plusieurs</em> personnes crédibles et au fait de leur discipline pour vous faire une opinion</strong>. Puis, si c’est possible faites-les débattre entre elles. &nbsp;&nbsp;</p><p>Pour avoir une ouverture d’esprit plus grande, vous devriez vous pratiquer&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Apprenez à identifier les signes de mal à l’aise en vous lorsque quelqu’un met en cause une idée chère.</li><li>Développez l’habitude d’être ouvert.</li><li>Identifiez les domaines où vous avez systématiquement pris de mauvaises décisions car vous n’avez pas vu ce que d’autres voyaient. Plaquez-les sur le mur pour ne pas oublier de vous faire assister si vous devez prendre une décision dans un tel domaine.</li><li>Si plusieurs personnes crédibles sont d’un avis contraire au vôtre, vous devriez au minimum poser des questions.</li><li>Méditez. Cela aide à garder le calme au cœur même du chaos.</li><li>Basez-vous sur les faits.</li><li>Aidez les autres à devenir plus ouverts. En étant plus ouvert, les autres chercheront moins à vous fuir, ni à s’opposer à vous.</li><li>Utilisez des outils d’aide à la prise de décision qui non seulement empêchent les interférences de vos émotions mais permettent aussi de démultiplier vos capacités.</li><li>Sachez arrêter les frais et ayez confiance dans votre système de prise de décision. La pensée critique a du bon, mais il est parfois plus avisé d’accepter ce que des personnes mieux informées pensent être vrai.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Réalisez que les gens sont câblés très différemment</h3><p>De nombreux désaccords trouvent leur source dans les différences qui existent dans nos façons de percevoir et de penser. A l’intérieur des entreprises, ce type de problématique est résolu en donnant le dernier mot aux personnes qui ont le plus d’autorité. Mais cela est sous-optimal.</p><p>Le précepte «&nbsp;Connais-toi toi-même&nbsp;» est vieux comme le monde, mais comment répondre à cette question ?</p><p>La question est importante car si nous sommes en mesure de mieux nous connaître, alors nous serons capables de déterminer ce qui peut être changé et comment, ainsi que ce qui <em>ne peut pas</em> être changé et ce qu’on peut y faire.</p><p><strong>Les tests psychométriques tels que Myers-Briggs peuvent beaucoup aider à déterminer notre style de pensée.</strong> Notre style de pensée semble en effet une donnée. Nous ne pouvons pas le changer de même que nous ne pouvons pas modifier notre squelette en faisant de la musculation.</p><p>Si l’on accepte que les différences dans les façons de penser sont d’ordre physiologique, cela veut dire que pouvons diminuer les frustrations dans nos interactions avec les autres et maximiser notre efficacité.</p><p>Ray Dalio a construit chez Bridgewater un système d’évaluation des forces et faiblesses de chaque employé un peu à la manière des profils de sportifs contenant leurs caractéristiques. Ces données ont été compilées en faisant évaluer par les collègues les points forts et les points faibles de chaque employé.</p><p>Notre cerveau est préprogrammé pour apprécier et aimer les relations interpersonnelles. Nous sommes plus heureux, plus sains, et plus productifs lorsque nous coopérons avec d’autres individus. Cela est un héritage de notre évolution qui est le résultat d’une sélection des individus mais aussi des groupes. Aujourd’hui encore, ces deux forces, l’intérêt individuel et l’intérêt collectif s’opposent, mais il est clair que <strong>l’intérêt collectif est ce qui est le plus important et ultimement ce qui est aussi le mieux pour l’individu</strong>.</p><p>Il y a deux versions de vous-même, la partie subconsciente que nous avons en commun avec les autres animaux, et la partie consciente. Il est important de comprendre comment ces deux versions de vous-même interagissent. Beaucoup de gens sous-estiment le pouvoir du subconscient. Par exemple, de façon contre-intuitive, vider votre esprit est un des meilleurs moyens de faire des progrès car cela permet d’accéder à l’inspiration du subconscient.</p><p>Voici une autre illustration de la coopération entre conscient et subconscient. Apprenez à écouter les suggestions de votre subconscient, mais sans prendre action immédiatement. Prenez le temps de les examiner avec votre esprit logique.</p><p>Nos plus grands conflits intérieurs sont entre nos sentiments (subconscient) et nos pensées. L’amygdale, une glande à la base du cerveau, déclenche des réactions émotives intenses. Apprenez à les reconnaître et réalisez que malgré l’intensité, ces réactions sont de courtes durées. Ne réagissez pas à l’impulsion et reprenez consciemment le contrôle en réalisant ce qui se passe. <strong>La plus grande différence entre ceux qui réussissent et les autres est qu’ils prêtent une grande attention à ce qui fait réagir leur amygdale</strong>.</p><p>Une autre partie du cerveau, appelée noyaux gris centraux, contrôlent nos habitudes. Ce qu’on appelle de bonnes habitudes sont les habitudes qui vous amènent à réaliser ce que votre moi conscient veut. Les mauvaises habitudes sont celles voulues par votre subconscient et qui font obstacle à ce que votre moi conscient souhaite. Les études montrent que si vous êtes capables de maintenir une habitude durant dix-huit mois, alors cette habitude sera ancrée indéfiniment. <strong>Si vous souhaitez réellement changer, vous devriez vous demander quelles habitudes prendre et quelles autres abandonner.</strong> Pour Ray Dalio, l’habitude qu’il a mise en place et qui a eu le plus d’impact dans sa vie a consisté à utiliser la douleur comme un signal pour avoir une réflexion approfondie.</p><p>Vous ne devriez pas traiter votre subconscient ni comme un ennemi, ni comme un subalterne mais plutôt comme votre enfant, avec gentillesse et patience.</p><p>Vous avez sans doute entendu parler de cerveau droit et cerveau gauche. Des recherches récentes tendent à montrer que cette distinction est réelle. Les personnes chez qui l’hémisphère gauche prédomine ont tendance à être plus analytiques, logiques et rationnelles tandis que celles chez qui l’hémisphère droit a le dessus ont tendance à être plus créatives, imaginatives et émotionnelles.</p><p>Le cerveau est adaptable et peut faire preuve d’une extraordinaire plasticité. Néanmoins, il est peu probable que nous puissions modifier les préférences de fonctionnement de notre cerveau<strong>. Plutôt que s’efforcer d’être parfait ou de vouloir changer les autres, il est plus productif d’accepter nos faiblesses et celles des autres même si ce n’est pas naturel</strong>.</p><p>Chez Bridgewater, quatre types de tests psychométriques sont utilisés pour évaluer le mode de pensée des employés&nbsp;: <em>Myers-Briggs Type Indicator</em>, <em>Workplace Personality Inventory</em>, <em>Teams Dimensions Profile</em>, et <em>Stratified Systems Theory</em>. Les dichotomies intéressantes entre les individus sont celles-ci&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Introverti/extraverti</li><li>Intuitif/perceptif (ou vision d’ensemble/orienté détails)</li><li>Intellectuel/empathique</li><li>Planificateur/flexible</li><li>Créateur/Promoteur/Standardisateur/Implémentateur/Généraliste</li><li>Axé objectifs/axé tâches (recouvre souvent la dichotomie intuitif/perceptif)</li><li>Valeurs du candidat (et adéquation au poste)</li></ul><p>Ces types de tests permettent de définir 25 ou 50 caractéristiques qui donnent un portrait assez fidèle de l’employé. Comme dans la vraie vie, cela donne lieu à des stéréotypes de personnes&nbsp;: l’artiste, le visionnaire, le démolisseur, le colporteur de ragots, le juge sage, etc.</p><p>L’idéal dans une équipe est d’avoir le bon mélange de personnalités et qu’elles soient assorties à leurs tâches respectives. Le principal défi sera de gérer votre moi émotionnel. En la matière, la bonne approche consistera à développer les habitudes bénéfiques. Un des aspects les plus ingrats dans l’organisation d’une équipe est de se débarrasser de ceux qui ne performent pas individuellement ou avec les autres. Pour prendre une image, la mise en place et la gestion d’une équipe pour implémenter une vision ressemble au travail d’un chef d’orchestre.</p><h3 class="wp-block-heading">Apprenez à prendre des décisions efficacement</h3><p>Le défi pour la prise de décision est de décrire clairement et précisément les processus qui mène à la conclusion. L’objectif doit être de mettre sur pied un système reproductible qui permette de donner les mêmes bonnes décisions dans les mêmes circonstances.</p><p><strong>Le principal problème lors de la prise de décision vient de l’interférence des émotions.</strong> Avant de décider, prenez le temps de collecter l’information. Demandez-vous&nbsp;: «&nbsp;est-ce que je suis en train d’apprendre&nbsp;? », puis «&nbsp;Est-ce que j’ai suffisamment de données pour prendre une décision&nbsp;? »</p><p>Lorsque vous rassemblez les faits, ne vous arrêtez pas tant que vous n’avez pas une image riche et complète des éléments qui peuvent affecter votre décision. Vous êtes près du but lorsque vous êtes capable de faire une synthèse précise. Recherchez ensuite l’avis des autres en particulier ceux qui sont doués pour faire des synthèses et qui sont crédibles dans le domaine concerné.</p><p>Pour décider, vous devrez sélectionner les faits pertinents puis à partir de votre compréhension des relations de cause à effet, vous devez déterminer votre plan d’action. En général, cela suppose d’imaginer différents scénarios et réfléchir à comment obtenir le résultat voulu. Comme il existe des conséquences au premier, au second et au troisième ordre, il est important de toutes les considérer pour prendre une décision éclairée.</p><p>Il est difficile de ne pas se noyer dans les détails, mais afin de garder une certaine hauteur de vue, vous pouvez prendre les dispositions suivantes&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Choisissez bien à qui vous posez des questions. Ces personnes doivent être bien informées et crédibles.</li><li>Ne croyez pas tout ce qu’on vous raconte et ne confondez pas des opinions avec des faits.</li><li>Prenez du recul. Les choses paraissent plus dramatiques dans l’instant, alors il peut être parfois bon d’attendre un peu avant de décider.</li><li>Privilégier la valeur sure à la nouveauté.</li><li>Ne surinterprétez pas les éléments d’information que vous avez.</li></ul><p>Lorsque vous analysez les données sur une certaine période de temps, vous voulez en extraire une information exploitable. Par exemple, vous voulez identifier des tendances, observer le taux de changement et mais aussi comparer par rapport à des seuils. Ces comparaisons vous aident à <strong>déterminer si les choses se passent plutôt bien ou plutôt mal</strong>.</p><p>Préférez <strong>voir à peu près juste</strong> que précisément faux. Si vous pensez que quelque chose est vrai et quelqu’un rétorque que ce n’est pas totalement vrai, vous pourrez vous dire que c’est quand même grosso modo vrai. Et cela suffit.</p><p><strong>Utilisez la règle du 80/20.</strong> Autrement dit, avec 20% de l’effort, vous obtenez 80% de la valeur. Alors, il n’est peut-être pas avisé de faire 80% de l’effort pour les 20% de valeur restante.</p><p><strong>Ne soyez pas perfectionniste.</strong> Il n’y a en général que 5 à 10 facteurs vraiment importants et vous devriez faire le maximum pour les comprendre à fond. Les autres facteurs vous feront perdre du temps.</p><p>Dans votre analyse des données, il est fondamental de déterminer le bon niveau auquel vous vous placez. Il s’agit en quelque sorte de sélectionner le bon zoom pour avoir une idée claire de la situation. <strong>Les décisions doivent être prises en sélectionnant le bon niveau pour la vue d’ensemble</strong>, mais vous devez aussi vous assurez qu’elles sont cohérentes entre la vue d’ensemble et les différents niveaux d’analyse subalternes.</p><p>Le processus de décision devrait reposer sur la logique, la raison et le bon sens plutôt que sur les émotions ou le subconscient. En groupe, c’est encore plus vrai. Sans un processus qui donne la primauté aux contributions informées et crédibles, les décisions seront prises par les personnes qui ont le plus d’autorité ou de pouvoir, ce qui est injuste et sous-optimal.</p><p>Voyez chaque décision comme un pari. Comme pour n’importe quel pari, la bonne façon de s’y prendre est de calculer l’espérance de gain. Pour faire simple, il s’agit d’évaluer la probabilité d’avoir raison et le gain associé, et la probabilité d’avoir tort et la perte associée.</p><p>Remarquez que vous avez un certain contrôle sur la probabilité d’avoir raison, puisque <strong>plus vous avez d’information, plus vos chances s’améliorent</strong>. C’est pourquoi il est payant de revérifier et revalider vos idées.</p><p>Dans le même ordre d’idée, vous aurez de meilleurs résultats si vous ne participez qu’aux paris dans lesquels vous avez le plus confiance d’avoir raison.</p><p>Les meilleures décisions sont celles qui impliquent plus de «&nbsp;pour&nbsp;» que de «&nbsp;contre&nbsp;». Il est tout à fait normal d’avoir des objections, mais tout est question de les mettre en balance avec le reste.</p><p>En même temps que vous séparez l’essentiel de l’accessoire pour prendre une décision, vous devez évaluer constamment le bénéfice d’aller chercher un peu plus d’information versus le coût de ne pas décider sur le champ. Les bonnes pratiques consistent à traiter vos «&nbsp;must&nbsp;» (requis obligatoires) avant de considérer vos «&nbsp;nice to have&nbsp;» (requis souhaitables)… si vous avez le temps. De plus, ne mettez pas sur le même plan un chose probable et une chose possible. Comme presque tout est possible, vous risquez de perdre du temps à étudier des scénarios qui n’ont pratiquement aucune chance de se produire.</p><p><strong>Dans la mesure où nous rencontrons toujours et encore les mêmes situations, nous pouvons économiser beaucoup d’énergie en ayant une approche basée sur des principes</strong>. Au moment de prendre une décision&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Ralentissez et faîtes de l’introspection. Identifiez le critère que vous utilisez pour prendre votre décision.</li><li>Écrivez ce critère. C’est un de vos principes.</li><li>Lorsque le résultat de votre décision se manifeste, analysez-le puis raffinez en conséquence vos critères avant la prochaine occurrence.</li></ol><p>La qualité de la prise de décision est par ailleurs améliorée lorsque nous pondérons l’avis des personnes que nous interrogeons en fonction de leur crédibilité. En effet, les erreurs parmi les plus courantes consistent à (1) surévaluer votre propre crédibilité et (2) ne pas distinguer les avis entre ceux qui sont crédibles et les autres. Dans vos échanges, en cas de désaccord, essayez de voir si vous vous entendez au moins sur les principes qui serviront de base à la prise de décision.</p><p>L’étape d’après est de transcrire sous forme algorithmique le processus de décision. Outre la puissance de calcul de l’ordinateur, sa fiabilité, son objectivité, le principal bénéfice est de disposer d’un partenaire qui va permettre de vérifier vos conclusions.</p><iframe
style="width:120px;height:240px;" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" src="//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?ServiceVersion=20070822&amp;OneJS=1&amp;Operation=GetAdHtml&amp;MarketPlace=FR&amp;source=ss&amp;ref=as_ss_li_til&amp;ad_type=product_link&amp;tracking_id=economierebel-21&amp;language=fr_FR&amp;marketplace=amazon&amp;region=FR&amp;placement=2361170299&amp;asins=2361170299&amp;linkId=24125d5fd68916e7174afaf6e1c7cc14&amp;show_border=true&amp;link_opens_in_new_window=true" frameborder="0"></iframe><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1788</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;Livre sur la gestion de la colère par Ronald Potter-Efron</title><link>https://economierebelle.com/livre-sur-la-gestion-de-la-colere-par-ronald-potter-efron/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-sur-la-gestion-de-la-colere-par-ronald-potter-efron</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-sur-la-gestion-de-la-colere-par-ronald-potter-efron/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 20 Aug 2021 23:55:51 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Travailler sur soi]]></category> <category><![CDATA[développement personnel]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <category><![CDATA[psychologie]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=1031</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre « Healing The Angry Brain » de Ronald Potter-Efron analyse ce qui se passe dans le cerveau en colère. L&#8217;auteur propose des pistes pour réorganiser le cerveau afin de mieux gérer la colère. Points clés à retenir Faire des changements importants dans le cerveau prend du temps. Un programme de modification du cerveau prend&#8230; <a
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class="wp-block-list"><li>Amygdale&nbsp;: peur conditionnée (comme pour les chiens de Pavlov)</li><li>Hippocampe : apprentissage et mémoire. Un hippocampe qui fonctionne bien peut aider à garder du recul et mettre les problèmes en perspective. Il permet de démêler les situations menaçantes et non menaçantes.</li><li>Hypothalamus : Maintient un équilibre entre la fonction stimulante du système nerveux sympathique et la fonction calmante du système nerveux parasympathique.</li><li>Cortex orbitofrontal et cortex préfrontal dorsolatéral : affectent le contrôle des impulsions, priorisent le comportement et comprennent comment vos actions seront perçues par les autres.</li></ul><p>De nombreux scientifiques pensent que les nouvelles parties du cerveau (humain) sont conçues pour contrôler les impulsions. Sans elles, nous serions incapables de vivre dans des familles, des communautés et des nations car nous ne serions pas maîtres des pulsions sexuelles et agressives.</p><h3 class="wp-block-heading">2. Les émotions</h3><p>Les émotions motivent les gens à agir et énergisent le comportement qui s&rsquo;ensuit. Vous pouvez avoir une émotion sans vous en rendre compte.</p><p>Les émotions primaires (colère, peur, joie, tristesse, surprise, dégoût) sont absolument essentielles à la survie et sont ancrées dans le cerveau.</p><p>Les émotions sociales (honte, culpabilité, gêne, fierté) sont essentielles à votre survie sociale.</p><p>Chaque émotion provoque généralement une réaction spécifique.</p><p>Les émotions aident à nous alerter sur des signaux importants, à nous préparer à l&rsquo;action, à prendre des décisions et à attirer l’attention des autres&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Appel à l&rsquo;action : les émotions sont comme des haut-parleurs.</li><li>Prise de décision&nbsp;: peu importe à quel point les faits sont convaincants, vous ne pouvez pas décider sans émotions (lequel des faits m&rsquo;importe vraiment&nbsp;?). La colère aide certainement les gens à prendre des décisions importantes.</li><li>Attirer l’attention : l’objet principal pour les émotions est interpersonnel.</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Six étapes du traitement émotionnel</h4><ol
class="wp-block-list"><li><strong>Activation</strong> : quelque chose se passe (interne, externe, conscient ou inconscient</li><li><strong>Modulation </strong>: Une fois le système émotionnel activé, la prochaine question importante est de savoir à quel point vous êtes censé réagir. Le thérapeute demande souvent à ses clients d&rsquo;évaluer leurs pensées de 0 à 10. 2 serait «&nbsp;c&rsquo;est ennuyeux mais pas grave&nbsp;». 6 serait «&nbsp;Je ferais mieux de faire attention à ce problème.&nbsp;»&nbsp;10 est réservé aux situations mettant la vie en danger immédiatement. Chaque fois qu&rsquo;il y a un fossé important entre votre réaction cognitive (le score précédent) et votre réaction émotionnelle à un événement, vous êtes susceptible de vous sentir confus et incertain. Pourtant, l&rsquo;échelle des émotions prédit l&rsquo;action beaucoup mieux que le score de la pensée.</li><li><strong>Préparation </strong>: le but de cette étape est de se préparer à l&rsquo;action. La colère augmentera votre rythme cardiaque, votre tension artérielle. Le flux d&rsquo;air vers vos poumons augmentera tandis que votre système digestif sera arrêté. Cependant, toute la préparation n&rsquo;aura pas lieu inconsciemment. Vous aurez un peu de temps pour réfléchir. Vous avez une bonne occasion de savoir comment bien utiliser votre colère, surtout si vous prenez le temps de vous calmer un peu avant d&rsquo;agir.</li><li><strong>Action </strong>: les émotions ne sont pas que des messagers. Les émotions font partie de l&rsquo;action. Il est tout à fait naturel d&rsquo;arrêter de faire quelque chose qui semble intrinsèquement insatisfaisant. Les émotions sont toutes importantes pour créer un changement à long terme.</li><li><strong>Rétroaction </strong>: les émotions vous donnent un feedback afin que vous sachiez si votre action a été utile ou appropriée.</li><li><strong>Désactivation </strong>: les émotions sont désactivées lorsque le stimulus qui les a déclenchées a été manipulé ou a disparu. Les émotions consomment de l&rsquo;énergie et votre cerveau les éteindra lorsqu&rsquo;elles ne sont plus nécessaires.</li></ol><h4 class="wp-block-heading">Des émotions mal gérées</h4><ol
class="wp-block-list"><li>Activation mal gérée : le système peut ne pas s&rsquo;activer (vous êtes absorbé par une autre activité que vous aimez). La deuxième erreur d&rsquo;activation se produit lorsque le système devient trop bon et que vous devenez hypersensible. Une amygdale hyperactive ou endommagée est une cause connue de peur excessive et une source d&rsquo;hypersensibilité à la colère.</li><li>Modulation mal gérée : certaines personnes réagissent mal, d&rsquo;autres réagissent de manière excessive. L&rsquo;hippocampe vous aide normalement à moduler votre état émotionnel. Mais cette partie du cerveau est susceptible d&rsquo;être endommagée à la suite d&rsquo;événements stressants.</li><li>Préparation mal gérée : le système pourrait également avoir des « problèmes de contrôle exécutif » à ce stade. C&rsquo;est-à-dire l&rsquo;incapacité des lobes frontaux à exercer une influence suffisante sur les centres émotionnels les plus primitifs. Si vous n&rsquo;êtes pas convaincu par l&rsquo;une des alternatives dans la prise de décision, vous aurez du mal au stade de la préparation (instinct). Vous devriez vous concentrer sur vos objectifs.</li><li>Action mal gérée : la devise du cerveau sain devrait être «&nbsp;La modération en toutes choses&nbsp;». Même si les étapes 1 à 3 se déroulent bien, les gens commettent des erreurs prévisibles en sous-réagissant ou en surréagissant ou en ne réagissant pas du tout (dans le cas de la peur).</li><li>Rétroaction mal gérée : une rétroaction mal interprétée peut entraîner des erreurs de calcul et vous inciter à commettre des erreurs qui nuisent à vos relations. L&#8217;empathie implique des régions du cortex préfrontal du cerveau qui rendent plus difficile de ressentir de la colère, du ressentiment ou de la haine envers cette personne.</li><li>Désactivation mal gérée : Vous pouvez désactiver trop rapidement ou en cas de colère, vous pouvez conserver des ressentiments comme autant de bijoux précieux que vous sortiriez fréquemment pour les caresser.</li></ol><h3 class="wp-block-heading">3. Le cerveau en colère</h3><p>L&rsquo;agression devient un outil positif lorsqu&rsquo;elle est utilisée de manière appropriée selon les règles de la société dans laquelle vous résidez.</p><p>Les études animales montrent qu&rsquo;il existe une distinction entre l&rsquo;agression prédatrice et défensive. Elles suivent différents circuits dans le cerveau. En fait, elles ne peuvent pas être activées toutes les deux en même temps.</p><p>Types d&rsquo;agressivité défensive&nbsp;: agression intersexuelle, maternelle, liée au sexe, induite par la peur et irritabilité.</p><p>Sur l&rsquo;agression induite par la peur : les voies de la peur et de la colère sont clairement connectées dans le cerveau. Lors de situations menaçantes, la peur et la colère sont une émotion combinée. Cela s&rsquo;applique particulièrement aux personnes qui ont été maltraitées. Alors que ces personnes ressentent des peurs qui les paralysent, elles sont aussi capables d&rsquo;actes de violence soudains et irrationnels envers des menaces imaginaires ou réelles.</p><p>Sur l&rsquo;agressivité irritable : tout peut déclencher une réaction de colère dans cet état. Elle peut être causée par la frustration, la faim, la soif, les problèmes de sommeil, le manque de contact social, la douleur physique, la douleur émotionnelle et l&rsquo;inquiétude.</p><p>Passage à l&rsquo;agressivité défensive : Il y a deux voies qui se chevauchent, l&rsquo;une inconsciente (prend une demi-seconde), l&rsquo;autre impliquant la conscience (3 secondes).</p><ol
class="wp-block-list"><li>Les organes sensoriels recueillent des informations sur les menaces possibles, et ces informations sont traitées dans diverses régions du cerveau.</li><li>Le thalamus rassemble et organise ces informations et les transmet à l&rsquo;amygdale.</li><li>L&rsquo;amygdale médiale est excitée par un stimulus potentiellement menaçant.</li><li>Il envoie un message à l&rsquo;hypothalamus médial.</li><li>Le message continue vers la substance grise périaqueductale dorsolatéral (dans le mésencéphale)</li><li>Niveau conscient (facultatif) : le thalamus, l&rsquo;amygdale et la substance grise périaqueductale envoient tous des informations au cortex frontal et à l&rsquo;hippocampe. Ces informations sont traitées et une décision consciente est prise quant à la manière de répondre.</li></ol><p>7. Si une démonstration d&rsquo;agressivité défensive est justifiée, la substance grise périaqueductale déclenche des réactions motrices et du système nerveux autonome, entraînant une réaction défensive.</p><h4 class="wp-block-heading">Étude de cas, une colère bien gérée</h4><p>Melvin est marié à Sarah qui vient d&rsquo;obtenir une promotion pour devenir directrice régionale des ventes.</p><ol
class="wp-block-list"><li>Activation&nbsp;: à un niveau conscient, Melvin comprend qu&rsquo;il devrait être heureux pour elle, et cela aidera le budget familial. Mais il remarque son signal de colère : sa mâchoire s&rsquo;est serrée.</li><li>Modulation : Melvin fait quelque chose d&rsquo;intelligent. Il prend un temps mort et dit «&nbsp;Chérie, tu veux une tasse de café&nbsp;?&nbsp;» Il a besoin de temps pour évaluer l&rsquo;ampleur émotionnelle de la colère&nbsp;: niveau de colère moyen, découvre-t-il.</li><li>Préparation : «&nbsp;Pensez, réfléchissez, réfléchissez&nbsp;encore » devrait être la devise de cette étape. Melvin a besoin de dire quelque chose compte-tenu de son niveau de colère. Il veut partager sa colère sans se disputer. Il choisit de minimiser sa colère afin que Sarah considère ses problèmes de manière non défensive. Il lui dit qu&rsquo;il est heureux pour elle mais qu&rsquo;il a une préoccupation.</li><li>Action&nbsp;: Melvin lui fait part de son inquiétude «&nbsp;moins de temps pour lui et les enfants&nbsp;». Ces préoccupations sont répondues par Sarah.</li><li>Rétroaction : à ce stade, Melvin doit évaluer s&rsquo;il est toujours en colère ou contrarié. Il scanne son corps et son esprit et trouve qu&rsquo;il est un peu anxieux. Il n&rsquo;a jamais aimé le changement de toute façon. Mais il n&rsquo;est plus en colère.</li><li>Désactivation : Melvin met ses soucis de côté.</li></ol><p>En résumé&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Bonne sélectivité au niveau conscient et inconscient</li><li>L&rsquo;intensité de la colère reflète la gravité du problème</li><li>Prendre le temps d&rsquo;examiner de nombreuses options</li><li>Agir avec modération et des objectifs clairs</li><li>Bien écouter les commentaires</li><li>Abandonner rapidement la colère</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Étude de cas, une colère mal gérée</h4><ol
class="wp-block-list"><li>Activation : la colère de Melvin se déclenche automatiquement. Son esprit est prêt à recueillir des informations négatives qui justifieront sa colère.</li><li>Modulation : Sarah a juste le temps de dire « Mon patron m&rsquo;a proposé une promotion… ». C&rsquo;est un 10 sur l&rsquo;échelle émotionnelle. Pour aggraver les choses, cela s&rsquo;accompagne d&rsquo;une vieille pensée automatique « elle fait ça pour me faire du mal ». L&rsquo;hippocampe fait ici un travail biaisé en ne récupérant que les mauvais souvenirs. Cela exaspère Melvin.</li><li>Préparation : Il y a plus d&rsquo;axones qui envoient un message de l&rsquo;amygdale au cortex frontal que l&rsquo;inverse. Lorsque l&rsquo;amygdale est fortement activée, vous pouvez dire adieu au raisonnement. Le « plan » de Melvin est d&rsquo;attaquer immédiatement et insiste pour que Sarah appelle son patron pour refuser.</li><li>Action : Melvin crie sur Sarah et n&rsquo;écoute pas ce qu&rsquo;elle dit. Sa colère se nourrit d&rsquo;elle-même. Il ne peut pas s&rsquo;arrêter parce qu&rsquo;il a des problèmes de dépression et que son taux de sérotonine est bas.</li><li>Rétroaction : maintenant, Sarah pleure et s&rsquo;enfuit dans sa chambre. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une rétroaction négative, mais il la suit et l&rsquo;oblige à l&rsquo;écouter. Il n&rsquo;est qu&rsquo;à un pas de la violence physique. Son manque d&#8217;empathie, surtout lorsqu&rsquo;il est en colère, l&#8217;empêche de comprendre Sarah et de corriger ses actes.</li><li>Désactivation : Peut-être que son noyau caudé ou son cingulaire antérieur ne fonctionne pas bien et que le cerveau ne peut pas changer de vitesse et passer à autre chose. Le pauvre Melvin continue de se plaindre de cet épisode et dit à tous ceux qui l&rsquo;entendront « Comment peut-elle faire ça à moi et aux enfants? »</li></ol><p>En résumé&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Passage à la colère trop rapide</li><li>Une réponse trop forte</li><li>Sauter sur la première option</li><li>Comportement impulsif ou excessif</li><li>Rétroaction mal interprétée</li><li>Incapacité à lâcher prise</li></ul><h3 class="wp-block-heading">4. Les causes d&rsquo;un cerveau en colère</h3><p>Facteurs augmentant le risque d&rsquo;un cerveau en colère :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Frustration&nbsp;: vous pouvez travailler à calmer votre cerveau</li><li>Excès de stress&nbsp;: les exercices de respiration, les exercices de relaxation et la méditation fonctionnent bien pour aider les gens à devenir moins en colère</li><li>Traumatisme physique ou émotionnel</li><li>Abus d&rsquo;alcool ou de drogue&nbsp;: restez sobre</li><li>Libération excessive d&rsquo;hormones</li><li>Problèmes avec les neurotransmetteurs&nbsp;: prendre des antidépresseurs (la dopamine est utilisée pour inhiber le comportement)</li><li>Gènes</li><li>Familles et cultures qui encouragent la colère et l&rsquo;agressivité&nbsp;: utiliser une thérapie</li><li>Dysfonctionnements cérébraux</li></ul><p>Difficulté à passer à autre chose : 3 zones spécifiques du cerveau travaillent ensemble pour abandonner une tâche ou une préoccupation et passer à la suivante. Les gens qui ont des problèmes pour tourner la page sont souvent empêtrés dans la haine. Quelqu&rsquo;un leur a fait du mal dans le passé. Chaque fois que le souvenir revient, ces personnes se sentent à nouveau blessées. Elles ne peuvent tout simplement pas abandonner leur douleur fétiche.</p><h3 class="wp-block-heading">5. Vous pouvez changer votre cerveau</h3><p>Deux types d&rsquo;apprentissage doivent se produire pour apporter un changement significatif en ce qui concerne la colère : désapprendre l&rsquo;ancien modèle de diffusion de la colère, apprendre de nouveaux modèles de réduction de la colère. Il est plus facile d&rsquo;apprendre de nouveaux modèles que de désapprendre les anciens.</p><h4 class="wp-block-heading">Utilisez-le ou perdez-le</h4><p>Si votre cerveau avait une devise, ce serait « efficacité maximale, flexibilité modérée ». Si une partie du cerveau n&rsquo;est pas utilisée (bras coupé), ses neurones seront réutilisés en peu de temps. Le cerveau applique une approche «&nbsp;à prendre ou à laisser&nbsp;». Pour cette raison, vous devez pratiquer, pratiquer et encore pratiquer vos compétences nouvellement acquises sur une longue période de temps afin de construire un réseau neuronal solide.</p><h4 class="wp-block-heading">Les neurones qui travaillent ensemble se connectent ensemble</h4><p>Lorsque vous développez un ensemble de compétences, votre cerveau recrute les neurones disponibles pour former un réseau. Ce réseau est comme une équipe de coureurs de relais. Avec de la pratique, ils s&rsquo;améliorent pour passer le relais. Ceci est accompli en particulier lorsque les axones reçoivent un revêtement de myéline qui accélère la transmission. Les chercheurs ont découvert 4 façons dont un réseau de neurones s&rsquo;améliore réellement. Ensemble, ces changements contribuent à la potentialisation à long terme, c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;ils persistent indéfiniment&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Plus de sites récepteurs disponibles</li><li>Les sites récepteurs restent ouverts plus longtemps</li><li>La forme des sites récepteurs change pour faciliter l&rsquo;absorption des neurotransmetteurs</li><li>Le neurone transmetteur délivre plus de neurotransmetteurs</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Comment changer votre cerveau</h4><p>Il y a deux composantes de changements durables : l&rsquo;attention focalisée et la répétition. Quels que soient les changements à long terme que vous recherchez, vous devez en faire des priorités absolues dans votre vie. Changer votre cerveau demande du temps et des efforts. Il est trop facile de pratiquer les mauvais comportements. Vous devez donc faire attention à ce que vous pratiquez.</p><p>Une forme de répétition mérite d&rsquo;être mentionnée : la « pratique délibérée et régulière ». C&rsquo;est quand vous faites une routine fréquemment, peut-être quelques fois par jour. Plus vous activez un réseau particulier souvent, plus il devient puissant par rapport aux réseaux concurrents.</p><figure
class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td><strong>Réseau neuronal à réduire</strong></td><td><strong>Réseau neuronal à développer</strong></td></tr><tr><td>Identifier ce qui cloche avec les gens</td><td>Identifier ce qu’il y a de bon chez les gens</td></tr><tr><td>Être prompt à critiquer mais lent à louer</td><td>Être prompt à louer mais lent à critiquer</td></tr><tr><td>Exagérer les problèmes</td><td>Relativiser les problèmes</td></tr><tr><td>Dire la première chose qui vous passe par la tête quand vous êtes en colère</td><td>Prendre quelques secondes avant de dire quelque chose lorsque vous êtes fâché</td></tr><tr><td>Penser seulement à vous</td><td>Pratiquer l’écoute active pour mieux comprendre les autres</td></tr><tr><td>Avoir une approche méfiante et paranoïaque</td><td>Laisser le bénéfice du doute</td></tr><tr><td>Garder vos pensées et vos sentiments pour vous</td><td>Partager vos pensées et vos sentiments</td></tr><tr><td>Sauter aux conclusions (négatives)</td><td>Attendre d’avoir tous les faits avant de prendre une décision</td></tr><tr><td>S’accrocher à de vieilles rancunes</td><td>Passer l’éponge et pardonner</td></tr><tr><td>Gérer les conflits avec vos poings</td><td>Gérer vos conflits par la discussion</td></tr><tr><td>Être contrôlant</td><td>Discuter des problèmes d’égal à égal</td></tr><tr><td>Avoir la tête dans le sable</td><td>Affronter les problèmes directement</td></tr></tbody></table></figure><h4 class="wp-block-heading">Un exemple de neuroplasticité en action</h4><p>Le programme HEALS (= REMEDE) vise à transformer le ressentiment contre quelqu&rsquo;un qui vous a fait du mal en compassion pour cette personne. Cela brise le cycle blessure-ressentiment-haine. Il utilise une pratique délibérée et régulière : des exercices d&rsquo;une ou deux minutes effectués une douzaine de fois par jour pendant six semaines.</p><ol
class="wp-block-list"><li>(H) Pensez à un moment où vous vous êtes senti blessé et en colère. Affichez mentalement le mot HEALS sur le visage du fautif. Voir clairement ce mot coupe la réaction négative et vous lance dans un voyage intérieur vers vos valeurs fondamentales.</li><li>(E) Faites l&rsquo;expérience de vos propres blessures profondes dans votre ressentiment. Les blessures peuvent être exprimées par «&nbsp;Je ne me sens pas digne d’être aimé&nbsp;», «&nbsp;Je ne me sens pas à ma place&nbsp;».</li><li>(A) Accédez à vos valeurs fondamentales. C&rsquo;est ce qui vous permet de vous débarrasser du ressentiment et de développer des sentiments plus positifs envers le fautif.</li><li>(L) Aimez-vous en aimant les autres. Il faut agir avec amour pour être aimable.</li><li>(S) Résoudre le problème en trouvant des alternatives comportementales à l&rsquo;action sur les ressentiments.</li></ol><h3 class="wp-block-heading">6. Reconnaître l&rsquo;activation inconsciente de la colère</h3><p>Il est irréaliste de croire qu&rsquo;une émotion puissante telle que la colère puisse être un phénomène complètement conscient. Cependant, apprendre à amener les impulsions de colère à la conscience le plus rapidement possible est un objectif réaliste.</p><p>L&rsquo;amygdale est vraiment la vedette de la fonction principale du cerveau : la survie. Certaines personnes ont une amygdale trop efficace. Elle agit comme un radar puissant, déclenché même par les oiseaux. En conséquence, celle-ci envoie de nombreuses alarmes.</p><p>La première chose que l&rsquo;amygdale fait à une expression faciale potentiellement hostile est d&rsquo;envoyer rapidement un signal au reste du cerveau «&nbsp;Fais attention&nbsp;! Il se passe quelque chose d&rsquo;important ! Plus d&rsquo;informations à suivre.&nbsp;»</p><p>Le deuxième travail de l&rsquo;amygdale est de déterminer si le signal est positif ou négatif. L&rsquo;interprétation positive ou négative peut être innée (bruit fort, quelque chose se déplaçant rapidement vers vous) ou apprise par association.</p><p>Lorsqu&rsquo;elle est hors de contrôle, l&rsquo;amygdale a tendance à envoyer un 10&nbsp;: «&nbsp;c&rsquo;est vraiment, vraiment énorme&nbsp;» pour à peu près tout. Le cerveau tente d&rsquo;équilibrer cette tendance avec d&rsquo;autres systèmes qui peuvent la désactiver.</p><p>La colère et la peur sont susceptibles de s&rsquo;activer lorsque les gens se sentent en danger.</p><p>Il existe quatre types de menaces non physiques qui peuvent déclencher une réaction de rage&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Menace sur l&rsquo;acceptabilité sociale [portant atteinte à votre réputation]</li><li>Menace d&rsquo;abandon</li><li>Menace d&rsquo;impuissance [réduction de votre autonomie]</li><li>Violation de valeurs profondément ancrées [Les valeurs représentent nos hypothèses fondamentales sur la façon dont chacun devrait se comporter]</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Le cerveau contrôlé inconsciemment</h4><p>Peut-être avez-vous le sentiment que quelque chose de mauvais est sur le point de se produire. Vous ne pouvez pas vous débarrasser de ce sentiment instinctif. Ou peut-être que vous ne pouvez pas vous empêcher de croire que les gens sont là pour vous blesser, vous tromper, vous trahir ou vous abandonner. Vous vous dites de ne pas être si paranoïaque. Mais au fond, vous savez que le monde est dangereux. Le contrôle émotionnel inconscient se produit lorsque votre système émotionnel principalement inconscient submerge votre capacité principalement consciente à réguler vos émotions.</p><h4 class="wp-block-heading">Combattre le contrôle inconscient des émotions</h4><p>Apprenez à identifier plus rapidement les épisodes de colère :</p><ul
class="wp-block-list"><li>C<strong>onscience corporelle</strong> : à quel endroit de votre corps commencez-vous à ressentir votre colère ? Dans ta poitrine, tes mains, ta mâchoire ? Votre voix devient plus forte ? Vous ressentez des palpitations dans votre tête ? Lorsque vous vous entraînerez à développer une plus grande conscience corporelle, vous serez capable de reconnaître quand vous êtes en colère. Le plus tôt sera le mieux, car plus longtemps un épisode de colère reste incontrôlé, plus il se renforce.</li><li><strong>Prenez une pause</strong> : si vous ne pouvez pas attraper assez tôt un épisode de colère pour le court-circuiter, votre deuxième meilleure approche est de prendre une pause. (1) reconnaissez quand vous êtes sur le point de vous déchaîner sur quelqu&rsquo;un, (2) reculez aussi vite que possible (préparez des scénarios&nbsp;«&nbsp;si… alors&nbsp;») (3) détendez-vous : allez vous promener, écoutez de la musique apaisante. Assurez-vous de drainer votre colère. Attendez un peu plus longtemps pour calmer votre inconscient également. (4) retour.</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Créer une alliance entre le conscient et l&rsquo;inconscient</h4><p>L&rsquo;idée de base est de s&rsquo;appuyer sur des techniques qui déplaceront l&rsquo;énergie de votre système sympathique (stimulant) vers votre système antisympathique (calmant).</p><h5 class="wp-block-heading">Respiration profonde :</h5><ol
class="wp-block-list"><li>Inspirez en respirant profondément par le ventre. Pendant que vous inspirez, comptez jusqu&rsquo;à quatre «&nbsp;Un-Deux-Trois-Quatre&nbsp;».</li><li>Faîte une courte pause (Un-)</li><li>Expirez lentement, encore une fois en comptant de «&nbsp;Un-Deux-Trois-Quatre&nbsp;». Notez qu&rsquo;expirer complètement et lentement est tout aussi important que d&rsquo;inspirer.</li><li>À la fin de l&rsquo;expiration, dites-vous «&nbsp;Douze&nbsp;».</li><li>Répétez, mais terminez par « Onze », puis « Dix », etc.</li></ol><p>Vous pouvez créer quelques variations : comptez plutôt de Un à Douze, inspirez par le nez et expirez par la bouche, visualisez l’évacuation votre colère par la bouche, Dîtes « relax » ensuite. La respiration profonde est plus efficace lorsque vous l&rsquo;utilisez régulièrement. La technique peut aussi être utilisée pour vous aider à ne pas devenir anxieux.</p><h5 class="wp-block-heading">Relaxation musculaire progressive :</h5><p>La relaxation musculaire progressive réduit le pouls, la pression artérielle et la fréquence respiratoire. Cette technique consiste d&rsquo;abord à resserrer les principaux groupes musculaires, puis à les relâcher. Elle développe également la conscience du moment où vos muscles sont tendus. Avant de commencer, prenez quelques minutes pour expérimenter la différence entre les états tendus et détendus. Commencez par serrer votre premier groupe de muscles très fort pendant 5 secondes, remarquez la sensation que vous ressentez. Maintenant, détendez-vous pendant environ vingt secondes, remarquez à nouveau comment vous vous sentez. Répétez plusieurs fois. Ensuite, entraînez-vous avec votre mâchoire, votre ventre, vos jambes et d&rsquo;autres parties de votre corps. Maintenant que vous êtes prêt, vous pouvez commencer soit de la tête aux pieds, soit des pieds à la tête : Pieds et orteils, Mollets et bas des jambes, Cuisses et haut des jambes, Hanches et bassin, Muscles abdominaux, Poitrine, Épaules, Cou, Mâchoire,  Visage (surtout les petits muscles autour des yeux et des tempes), Front, Haut de la tête et arrière de la tête.</p><p>Respirez profondément et lentement tout au long du processus. Ne vous précipitez pas. Pratiquez deux fois par jour, au moins deux ou trois semaines puis quotidiennement pendant six mois. Après cela, vous pourrez détendre automatiquement vos muscles sans même y penser. Vous pouvez trouver des enregistrements audio en ligne pour vous pratiquer. Voir par exemple cette <a
href="https://www.youtube.com/watch?v=ihO02wUzgkc">vidéo</a>.</p><p>Si votre cerveau insiste pour avoir des pensées inquiétantes ou perturbantes «&nbsp;Je suis trop occupé pour faire ça&nbsp;», «&nbsp;Je suis encore trop énervé pour me calmer&nbsp;», imaginez simplement attacher chaque pensée à un ballon et laissez-la partir. Ne vous engagez pas ou ne combattez pas les pensées perturbantes.</p><p>Après quelques temps, vous pouvez lâcher la phase de tension si vous le souhaitez. Vous pouvez également améliorer l&rsquo;expérience de relaxation par de la musique ou des souvenirs de moments où vous étiez complètement détendu et en paix avec le monde. De cette façon, vous combinez des processus conscients et inconscients qui changent la façon dont vous interagissez avec le monde.</p><h5 class="wp-block-heading">Biofeedback Brainwave :</h5><p>Vous voulez que votre cerveau soit à l&rsquo;état alpha (détendu) et non à l&rsquo;état bêta (occupé ou agité). Il existe des applications et matériels conçus pour entraîner votre cerveau à rester dans ce mode détente. Voir par exemple l&rsquo;appareil <a
href="https://www.amazon.fr/MUSE-Cérébrale-Bandeau-détection-Cerveau/dp/B082SRCD8Y">Muse</a>.</p><h5 class="wp-block-heading">Méditation de pleine conscience :</h5><p>La méditation est un état de vigilance élevée, même si ceux qui la pratiquent rapportent des sentiments de calme pendant une séance. La méditation est extrêmement efficace pour contrer les effets du stress. La zone frontale médiane du cortex et le cingulaire antérieur deviennent fortement activés pendant la méditation. La zone frontale médiane du cortex est importante pour l&rsquo;équilibre émotionnel, la flexibilité cognitive et le développement de l&#8217;empathie et de la régulation de la peur. De plus, l&rsquo;amygdale est beaucoup moins active chez ceux qui méditent régulièrement que chez les autres. Donc, si vous avez un système d&rsquo;alarme hyperactif, la méditation est exactement ce dont vous avez besoin.</p><h4 class="wp-block-heading">Exercice de méditation pour la gestion de la colère</h4><ol
class="wp-block-list"><li>Pensez à quelque chose qui a tendance à déclencher vos épisodes de colère. Cela doit être suffisamment puissant pour activer votre système d&rsquo;alarme, mais pas si puissant que vous pourriez en perdre le contrôle. Autorisez-vous à ressentir vos émotions et votre réaction physique. Laissez votre esprit et votre corps devenir anxieux et en colère. Même dans un exercice de visualisation, l&rsquo;amygdale perçoit le danger ! En réponse, vos muscles sont probablement tendus et votre esprit l’est sans doute aussi.</li><li>Observez simplement tout ce qui se passe – observez simplement sans être pris dans l&rsquo;émotion. Concentrez-vous sur les pensées et les sentiments créés par le système d&rsquo;alarme et d&rsquo;éveil centré sur l&rsquo;amygdale de votre cerveau.</li><li>Remarquez comment la vague de colère commence à s&rsquo;atténuer après quelques minutes. Vous n&rsquo;avez rien à faire pour faire disparaître la colère. Vous vous sentez en sécurité et calme.</li></ol><p>Le secret de la méditation de pleine conscience est qu&rsquo;elle vous empêche d&rsquo;alimenter le feu de votre colère. La méditation de pleine conscience vous recommande en outre de pratiquer la compassion envers vous-même. Réalisez que vous souffrez beaucoup lorsque vous vous fâchez. D&rsquo;abord, n&rsquo;alimentez pas le feu, mais ensuite, occupez-vous de ce qui vous a fait tant souffrir. Approchez-vous de votre moi souffrant comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un enfant terrifié et déchaîné contre ce qui l’entoure. Réconfortez-le. Tenez-le jusqu&rsquo;à ce que la colère disparaisse, puis apprenez à votre moi blessé à sourire.</p><h3 class="wp-block-heading">7. Éviter les mauvais choix conscients</h3><p>Prendre de bonnes décisions n&rsquo;est pas facile dans des circonstances normales. C&rsquo;est beaucoup plus difficile quand on est en colère.</p><h4 class="wp-block-heading">Fonctions du cortex préfrontal</h4><ul
class="wp-block-list"><li>Développer le contrôle des impulsions&nbsp;: aide à maintenir des relations à long terme</li><li>Planifier pour l&rsquo;avenir et anticiper les conséquences des actions&nbsp;: Lorsque êtes préparé, vous pouvez faire face à ce qui vous bouleverse. Une clé est de savoir comment les autres réagiront suite à vos actions : votre patron, les forces de l&rsquo;ordre, la société…</li><li>Extinction des schémas négatifs : comportement régulé consciemment. En effet, les vieilles habitudes ne meurent pas d&rsquo;elles-mêmes.</li><li>S&rsquo;adapter aux circonstances changeantes&nbsp;: En quoi cette situation est-elle différente des autres que j&rsquo;ai rencontrées dans le passé&nbsp;? Que pourrais-je faire cette fois-ci ?</li><li>Être à l&rsquo;écoute des pensées et des sentiments des autres&nbsp;: Lorsque vous avez plus d&#8217;empathie, vous vous sentirez moins en colère lorsque les autres font les choses différemment de vous.</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Un cortex préfrontal imparfait</h4><p>Les personnes en colère ont tendance à avoir un cortex préfrontal qui ne fonctionne pas bien&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Manque de contrôle des impulsions</li><li>Incapacité à se concentrer</li><li>Une tendance à être obsédé par les problèmes</li><li>Incapacité à maintenir sa concentration et son engagement</li><li>Incapacité à planifier</li><li>Être trop réactif émotionnellement (parce que le cortex préfrontal ne peut pas contrer l&rsquo;amygdale)</li><li>Être inflexible</li><li>Incapacité à se conformer aux normes sociales</li><li>Difficulté à s&rsquo;adapter aux pensées et aux sentiments des autres</li><li>Faire généralement de mauvais choix, en particulier en cas de colère</li><li>Avoir une moralité douteuse et une faible empathie</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Il n&rsquo;est pas possible de penser correctement quand on est en colère</h4><ul
class="wp-block-list"><li>Suractivation émotionnelle (déjà discuté)</li><li>Biais et attention sélective (le bien devient neutre, le neutre devient mauvais, le mauvais devient affreux)</li><li>Colère habituelle (personnes constamment négatives)</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Techniques pour mieux penser lorsqu&rsquo;on est en colère</h4><ul
class="wp-block-list"><li><strong>Gagner du temps</strong> : en utilisant les différentes stratégies de ce livre, vous pouvez certainement gagner du temps. Par exemple, au lieu de laisser échapper ce que vous avez en tête et qui vous semble si important, attendez une minute pour voir si cela vous semble toujours aussi important. Cela ne veut pas dire que vous devriez vous taire et ne rien dire du tout lorsque vous êtes en colère. Dans tous les cas, ne prenez JAMAIS de décision importante lorsque vous êtes en colère.</li><li><strong>Choisir d&rsquo;accepter ou non les invitations à la colère</strong> : La personne moyenne reçoit probablement une douzaine d&rsquo;invitations chaque jour. Les gens en colère ne peuvent pas refuser ces invitations. Vous devriez utiliser un cahier pour noter ces invitations et voir celles qui sont faciles à refuser et celles qui sont plus difficiles. Cultivez ce qui fonctionne pour vous. Vous POUVEZ accepter certaines invitations quand elles en valent la peine.</li><li><strong>Rechercher un point de vue équilibré</strong> : prenez le temps de réfléchir avant de dire quoi que ce soit, évaluez la gravité du problème de 0 à 10, reconsidérez la situation pour vous assurer que votre note n&rsquo;est pas trop élevée, si possible demandez aux autres comment ils évalueraient la situation, répondez par des actions adaptées à l&rsquo;intensité réelle du problème.</li><li><strong>Dialoguez avec vous-même</strong> : c&rsquo;est une façon de remettre en question vos pensées négatives. Si quelqu&rsquo;un bloque le trafic, si vous pensez « il ne peut pas me faire ça ! », remplacez-le par une pensée comme « je ne suis pas pressé, pourquoi s&rsquo;énerver ? ».</li></ul><h3 class="wp-block-heading">8. Développer l&#8217;empathie</h3><p>L&#8217;empathie est un processus actif et réfléchi dans lequel une personne engage pleinement une autre dans le but de mieux comprendre son monde intérieur fait de pensées, de sentiments et d&rsquo;intentions.</p><p>La préoccupation empathique fait référence aux sentiments de bienveillance que nous éprouvons lorsque nous sommes à l&rsquo;écoute des émotions douloureuses des autres.</p><p>L&#8217;empathie réduit la colère car elle diminue les jugements négatifs, tandis que la préoccupation empathique réduit la colère en substituant des réponses bienveillantes à des réactions agressives.</p><p>L&#8217;empathie sans préoccupation empathique est dangereuse car elle ouvre la porte à la manipulation, à la séduction et à la trahison.</p><h4 class="wp-block-heading">Deux composantes de l&#8217;empathie</h4><ul
class="wp-block-list"><li><strong>Empathie affective</strong> : elle est automatique et se produit lorsqu&rsquo;une personne prête attention aux expressions faciales et aux gestes corporels d&rsquo;une autre personne. Elle utilise des neurones miroirs.</li><li><strong>Mentalisation</strong> : c&rsquo;est un effort conscient pour se mettre à la place d&rsquo;une autre personne. Cela signifie que vous abandonnez vos hypothèses pour voir le monde mental de l&rsquo;autre personne.</li></ul><p>L&#8217;empathie est une compétence. Vous pouvez apprendre à accorder plus d&rsquo;attention et une attention de meilleure qualité aux autres.</p><h4 class="wp-block-heading">Origines de l&#8217;empathie</h4><p>Dans un monde social, l&#8217;empathie est une compétence extrêmement utile pour reconnaître les sentiments et les intentions des autres et ajuster vos actions en conséquence.</p><p>La colère perturbe l&#8217;empathie :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Toute émotion forte aura tendance à inhiber le bon fonctionnement du lobe frontal. Cela rend difficile de penser calmement et donc de mentaliser.</li><li>Il est particulièrement difficile de prêter attention aux signaux sociaux d&rsquo;une autre personne si vous êtes en colère.</li><li>Parce que les personnes en colère affichent généralement un schéma de pensée négatif, elles ont tendance à mal interpréter les messages des autres.</li><li>Les gens qui sont en colère veulent punir la personne en face.</li><li>Les gens ont recours à la colère pour éviter de se sentir affligés par la douleur d&rsquo;une autre personne</li></ul><p>Puisque l&#8217;empathie et la colère sont incompatibles, vous pouvez accomplir beaucoup en développant l&#8217;empathie :</p><ul
class="wp-block-list"><li><strong>Porter une attention particulière aux expressions faciales</strong> : bien sûr, il est difficile d&rsquo;apprendre à ses neurones miroirs à mieux fonctionner. Mais vous pouvez consciemment vous rappeler de garder les yeux sur le visage de<strong>s autres.</strong></li><li><strong>Copier occasionnellement les expressions ou les gestes des autres</strong> : en répétant certains gestes que vous remarquez, vous serez mieux en mesure de comprendre ce qui se passe dans leur esprit. Veillez à ne pas en faire trop, car les gens pourraient avoir l&rsquo;impression que vous vous moquez d&rsquo;eux.</li><li><strong>Encourager votre curiosité pour les autres</strong> : vous devez avoir un vif intérêt pour les gens et ce qu&rsquo;ils ont à vous apprendre.</li><li><strong>Développer de bonnes compétences d&rsquo;écoute</strong>&nbsp;: gardez l&rsquo;esprit ouvert (ne jugez PAS), posez des questions ouvertes, posez des questions sur les sentiments, les objectifs, les valeurs, l&rsquo;histoire de la vie et la perception de soi d&rsquo;une autre personne.</li><li><strong>Soyez prêt à partager votre monde</strong> : ouvrez-vous aux autres.</li></ul><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1031</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;Livre « Range: le règne des généralistes » de David Epstein</title><link>https://economierebelle.com/livre-range-le-regne-des-generalistes-de-david-epstein/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-range-le-regne-des-generalistes-de-david-epstein</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-range-le-regne-des-generalistes-de-david-epstein/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Tue, 27 Apr 2021 16:43:01 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Décider]]></category> <category><![CDATA[Travailler sur soi]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <category><![CDATA[productivité]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=694</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre « Range » de David Epstein prend le contre-pied d&#8217;une théorie en vogue qui valorise la spécialisation et la précocité. Sans remettre en cause le bénéfice d&#8217;une pratique assidue, l&#8217;auteur explique que celle-ci est pertinente pour des domaines très spécifiques comme le golf ou les échecs. De plus, à l&#8217;ère de l&#8217;intelligence&#8230; <a
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Le culte de la longueur d&rsquo;avance</h3><p>Une idée reçue est que pour développer une expertise, il faudrait au moins 10000 heures de pratique délibérée et que plus la pratique est précoce et mieux c’est. C’est sans doute vrai pour des domaines très particuliers comme le golf, les échecs et le piano. Mais il s’agit plus d’une exception que de la règle.</p><p>Kahneman et Klein ont co-écrit un article en 2009 qui démontre que le domaine en question détermine si l&rsquo;expérience conduit à l&rsquo;expertise. Dans un domaine où les situations se répètent sans cesse et où le retour d&rsquo;information est extrêmement précis et rapide, l&rsquo;expérience accumulée a en effet débouché sur de l&rsquo;expertise.</p><p>Cependant, dans les domaines dits « complexes », les règles du jeu sont souvent mal connues ou changeantes, il peut y avoir ou non des situations qui se répètent, et les retours d’expérience ont souvent un délai ou sont inexacts. Pire, l&rsquo;expérience gagnée peut même renforcer une mauvaise approche.</p><p>Lorsqu’on a demandé à des experts comptables d&rsquo;appliquer une nouvelle loi fiscale, ceux-ci ont fait pire que des débutants. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle « l&rsquo;enracinement cognitif ». Pour l&rsquo;éviter, faites le contraire de la règle des 10000 heures: variez considérablement les défis au sein d&rsquo;un domaine et ayez un pied en dehors de votre monde.</p><p>Dans le même ordre d’idée, les lauréats du prix Nobel sont 22 fois plus susceptibles d’avoir des activités annexes en tant qu&rsquo;acteur amateur, danseur, magicien ou autre! Les scientifiques reconnus au niveau national sont également beaucoup plus susceptibles que les autres scientifiques d&rsquo;avoir un passe-temps totalement indépendant de leur domaine.</p><p>Au premier abord, ces personnes pourraient apparaître comme frivoles et dissipant leurs énergies, alors qu&rsquo;en réalité ils les canalisent et les renforcent.</p><h3 class="wp-block-heading">2. Un monde complexe</h3><p>L&rsquo;effet Flynn est le progrès générationnel pour ce qui concerne les performances des tests de QI. Plus précisément, les enfants d&rsquo;aujourd&rsquo;hui sont bien meilleurs pour résoudre les problèmes sans une méthode préalablement apprise. L&rsquo;exposition à la modernité influence énormément la façon dont les gens voient le monde qui les entoure et en particulier les relations entre les objets. Plus les gens y sont exposés, moins ils ont besoin de s&rsquo;appuyer sur leur expérience concrète du monde.</p><p>Là où les pensées des villageois prémodernes sont contraintes par leurs expériences quotidiennes, celles des esprits modernes sont relativement libres.</p><p>Les maîtres d&rsquo;échecs, les pompiers et les villageois prémodernes comptaient sur le fait que les choses étaient les mêmes aujourd’hui qu&rsquo;hier. Mais dans un monde qui évolue rapidement, la capacité d&rsquo;appliquer l&rsquo;apprentissage sans expérience est d&rsquo;une valeur inestimable.</p><p>C’est aussi pourquoi la spécialisation dans l&rsquo;enseignement supérieur nuit à la pensée critique. Lors d&rsquo;un test pour évaluer la pensée conceptuelle, les étudiants ayant une majeure économique obtiennent de meilleurs résultats, probablement parce qu&rsquo;ils sont formés à l’approche multidisciplinaire. En revanche, les autres participants ont obtenu de très mauvais résultats en dehors de leur cercle restreint de compétences, tels les villageois prémodernes.</p><h3 class="wp-block-heading">3. Quand moins, c&rsquo;est plus</h3><p>L’institution des Ospedali à Venise a produit les musiciens les plus célèbres ayant joué les concertos de Vivaldi il y a 300 ans. Les Ospedali étaient des orphelinats qui apprenaient aux enfants abandonnés à lire et à écrire. Les garçons y apprenaient un métier et quittaient les lieux à l’adolescence. Quant aux filles, la voie de sortie était le mariage, mais beaucoup restaient dans ces institutions.</p><p>Les Ospedali ont fait l’acquisition d’instruments de musique pour compléter leur éducation. Ces dernières jouaient pendant les cérémonies religieuses dans les églises adjacentes. On s&rsquo;est alors rendu compte que leur performance attirait plus de monde. Au 18ème siècle, les gouverneurs ont mis en avant les musiciennes pour la collecte de fonds. Les concerts devinrent une attraction pour le Gotha européen.</p><p>Ce qui est intéressant, ce n&rsquo;est pas tant la discipline du programme que la variété des instruments impliqués. Les filles changeaient fréquemment d&rsquo;instruments. Elles étaient même rétribuées pour acquérir de nouvelles compétences.</p><p>A notre époque, un internat britannique a été surpris par le profil de ses élèves les plus talentueux. Ils n’étaient pas précoces, prenaient moins de cours et ne faisaient pas partie d’une famille musicalement active. En fait, les meilleurs élèves étaient ceux qui répartissaient leurs efforts plus uniformément entre les différents instruments.</p><p>A l’extrême de ce spectre, les artistes d&rsquo;improvisation font le contraire de se surveiller et de corriger les erreurs. C’est comme s’ils désactivaient leur capacité à se critiquer. Ces artistes apprennent comme des bébés, ils imitent et improvisent d&rsquo;abord, puis découvrent les règles formelles plus tard. Ainsi, lorsque vous êtes autodidacte, vous expérimentez davantage et vous apprenez à résoudre des problèmes.</p><h3 class="wp-block-heading">4. Apprendre rapidement et lentement</h3><p>Dans un cours de mathématiques, il y a deux types de question. Le premier type le plus courant consiste à appliquer une procédure qui vient d&rsquo;être expliquée comme la formule qui donne la somme des angles d&rsquo;un polygone convexe. Le deuxième type consiste à essayer de comprendre pourquoi la formule fonctionnait en établissant des liens.</p><p>Dans les salles de classe américaines, seulement un cinquième des questions sont du type « connexion » et même celles-ci sont trop rapidement réduites à des questions de « procédure » après que les enseignants ont aidé les élèves. En revanche, au Japon, la moitié des problèmes est de type « connexion » et le professeur offre peu d’aide. Dans la pratique du «&nbsp;bansho&nbsp;», les élèves écrivent à tour de rôle au tableau la façon dont ils aborderaient le problème.</p><p>D&rsquo;une certaine manière, Socrate avait raison de poser des questions au lieu de donner des cours. Les études montrent que l&rsquo;apprentissage est amélioré lorsque l&rsquo;étudiant génère lui-même une réponse même si celle-ci est fausse. En fait, plus elle est fausse, mieux c&rsquo;est en raison d&rsquo;un effet « d&rsquo;hypercorrection ». Cela se produit lorsqu&rsquo;un élève est confiant dans sa réponse et qu&rsquo;elle s’avère fausse par la suite. L’élève a tendance à être marqué par ce type d’événement.</p><p>Outre l’établissement de liens, les autres stratégies d&rsquo;apprentissage scientifiquement éprouvées sont l&rsquo;espacement des apprentissages et les tests.</p><p>De même, la pratique de « l&rsquo;entrelacement », c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;apprentissage au travers d’exemples variés aide les élèves à créer eux-mêmes des généralisations abstraites. Le problème de l&rsquo;entrelacement est que les élèves peuvent ne pas percevoir leurs progrès réels. Notre intuition est, en effet, basée sur notre expérience de tests immédiats, qui récompense une pratique spécialisée.</p><p>L&rsquo;entrelacement est également essentiel pour la résolution de problèmes car il entraîne l’esprit à ne pas toujours utiliser le même outil. Les personnes les plus douées pour résoudre les problèmes dépensent d’ailleurs beaucoup d’énergie mentale pour déterminer à quel type de problème elles sont confrontées.</p><h3 class="wp-block-heading">5. Penser hors expérience</h3><p>Kepler a documenté son processus de pensée tandis qu’il tentait d&rsquo;expliquer le mouvement des planètes. Il a utilisé des analogies pour tester différentes hypothèses: avec la lumière, la chaleur, les odeurs, les courants et les bateliers, l&rsquo;optique, les balances, des aimants, des orateurs s’adressant à une foule etc. À chaque fois, il a trouvé de nouveaux problèmes et formulé de nouvelles théories. Finalement, il a proposé la notion d&rsquo;une force invisible entre deux corps.</p><p>L&rsquo;analogie est un outil puissant. Les élèves peuvent comprendre le mouvement des molécules par analogie avec les collisions des boules de billard. Ils peuvent comprendre l&rsquo;électricité en utilisant des analogies de l&rsquo;eau qui coule dans des tuyaux. La plupart des gens utilisent l&rsquo;analogie de manière très limitée, en essayant de trouver un exemple aussi proche que possible du problème qu&rsquo;ils essaient de résoudre.</p><p>Dans une expérience à l&rsquo;Université de Sydney en 2012, les investisseurs en capital-investissement ont été invités à (1) évaluer le rendement potentiel des projets qu&rsquo;ils étudiaient et (2) évaluer les rendements de projets conceptuellement similaires. Ils se sont retrouvés avec des rendements pour leurs projets 50% plus élevés que des projets similaires. Lorsqu&rsquo;on leur a donné la possibilité de repenser et de réviser, ils ont réduit leurs propres estimations initiales.</p><p>Les investisseurs étaient victimes de ce qu’on appelle la «&nbsp;perspective intérieure&nbsp;», c’est-à-dire l’idée que, d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, les statistiques qui s&rsquo;appliquent à d&rsquo;autres groupes ne sont pas applicables à notre situation. Le remède est la «&nbsp;perspective extérieure&nbsp;» qui oblige à ignorer les caractéristiques uniques du projet en cours.</p><p>Les personnes les plus douées pour résoudre les problèmes déterminent la structure profonde d&rsquo;un problème. Les autres se contentent de classer les problèmes superficiellement, par exemple basé sur le domaine. Comme l&rsquo;écrit John Dewey dans son livre, Logic, The Theory of Inquiry, « Un problème bien posé est à moitié résolu ».</p><h3 class="wp-block-heading">6. Le problème avec la détermination</h3><p>Un avantage de la spécialisation tardive est qu&rsquo;elle permet d’expérimenter avant de choisir une carrière. Une étude a comparé des étudiants anglais qui devaient choisir une spécialisation à leur entrée à l&rsquo;université et des étudiants écossais qui devaient étudier différents domaines au cours de leurs deux premières années d&rsquo;université.</p><p>Les étudiants d&rsquo;Angleterre étaient plus susceptibles de changer radicalement de carrière que leurs pairs écossais. Ainsi, l&rsquo;apprentissage des compétences était moins important que la connaissance de soi. Une autre conclusion de l&rsquo;étude était que le changement était une bonne idée. Certes, une fraction des compétences est perdue, mais la croissance est plus élevée par la suite.</p><p>Selon Steven Levitt, co-auteur de Freakonomics, l&rsquo;une de ses compétences les plus importantes est la volonté de se débarrasser d&rsquo;un projet ou d&rsquo;un domaine d&rsquo;étude entier pour une meilleure adéquation.</p><p>Robert A. Miller a modélisé la recherche d’adéquation de carrière comme un jeu face à une rangée entière de machines à sous, dont les probabilités de succès sont inconnues. L&rsquo;objectif est de tester différentes machines et d&rsquo;essayer de trouver la meilleure façon d&rsquo;allouer ses efforts pour maximiser les récompenses. Pour cette raison, il est logique pour un jeune adulte d&rsquo;essayer d’abord des emplois à haut risque et rémunérateurs tels que celui d&rsquo;acteur, d&rsquo;athlète professionnel, ou de fondateur de start-up.</p><p>Seth Godin soutient que les « gagnants », ceux qui atteignent les sommets dans leur domaine, sont des gens qui démissionnent rapidement. Nous échouons lorsque nous nous en tenons à des « tâches que nous n’avons pas le courage de laisser tomber ». Selon une récente enquête internationale Gallup, 85% des travailleurs étaient « non engagés » ou « activement désengagés ». Voir ailleurs n&rsquo;est pas facile en raison du temps et de l’énergie déjà investis&#8230;</p><h3 class="wp-block-heading">7. Les moi possibles</h3><p>Ceux qui changent de carrière à répétition veulent réaliser une meilleure adéquation. Ils ne regardent pas autour d&rsquo;eux et ne disent pas: « Je vais prendre du retard », mais plutôt « voici qui je suis en ce moment, voici mes motivations, voici ce que j&rsquo;aime faire et apprendre, et voici les opportunités. Laquelle est la plus compatible ? Et… peut-être que je changerai dans un an. »</p><p>Les gens changent, de génération en génération mais aussi au niveau individuel. Les adultes ont tendance à devenir plus agréables, plus consciencieux, plus stables émotionnellement et moins névrosés avec l&rsquo;âge, mais aussi moins ouverts à l&rsquo;expérience. Les changements les plus importants se produisent entre 18 ans et la fin de la vingtaine. C’est pourquoi la spécialisation doit être retardée autant que possible.</p><p>La personnalité change également en fonction du contexte. Ogas et Rose l&rsquo;appellent le « principe du contexte ». Un enfant agressif à la maison l&rsquo;est peut-être beaucoup moins à l&rsquo;école. Ou bien, un entrepreneur prenant des risques avec son entreprise peut prendre peu de risques en société. Si vous placez quelqu&rsquo;un dans un contexte qui lui convient, il travaillera probablement dur et cela ressemblera à de la détermination de l&rsquo;extérieur.</p><p>Herminia Ibarra, professeur de comportement organisationnel, affirme que nous apprenons qui nous sommes seulement en vivant notre vie. Nous maximisons l’adéquation en expérimentant beaucoup : activités, groupes sociaux, contextes, emplois, carrières, etc. Mais les gens veulent des réponses dans des livres et par l&rsquo;introspection. C’est beaucoup plus difficile de leur dire : « faites des expériences et voyez ce qui se passe ».</p><p>Paul Graham, fondateur de Y combinator, le présente ainsi. « Au lieu de partir d&rsquo;un objectif et identifier les étapes pour y parvenir, partez de situations prometteuses. C&rsquo;est ce que font les gens les plus performants de toute façon. […] Ne vous engagez à rien à l&rsquo;avenir, mais regardez simplement les options disponibles maintenant et choisissez celles qui vous offriront la gamme d&rsquo;options la plus prometteuse par la suite.&nbsp;»</p><h3 class="wp-block-heading">8. L&rsquo;avantage de l&rsquo;outsider</h3><p>Les entreprises établies ont tendance à aborder le problème en utilisant des spécialistes d&rsquo;un seul domaine et en essayant des solutions éprouvées. Une société appelée InnoCentive a adopté l&rsquo;approche inverse en proposant au grand public des problèmes qui ont résisté aux tentatives de les résoudre par des spécialistes. Le fait de définir le problème en termes aussi généraux que possible a contribué à attirer au-delà des scientifiques de profession.</p><p>L&rsquo;un des avantages peu connus des armées napoléoniennes résidait dans la nouvelle technologie de conservation des aliments. Le problème échappait aux spécialistes les plus brillants de l&rsquo;époque. Napoléon a alors décidé d&rsquo;offrir un prix pour la recherche sur la conservation des aliments. Le gagnant, Nicolas Appert, était un homme à tout faire. Il a travaillé comme confiseur, vigneron, chef, brasseur, cornichon, etc. La technique qu&rsquo;il utilisait consistait à placer les aliments dans une épaisse bouteille de champagne qu&rsquo;il scellait et la plaçait dans l’eau bouillante pendant des heures.</p><p>En 2009, un problème qui tenait la NASA en échec depuis 30 ans a finalement été soumis via InnoCentive. Le problème était lié à la prédiction des tempêtes solaires susceptibles d&rsquo;endommager les équipements et de menacer les astronautes. Six mois plus tard, une solution a été soumise par Bruce Cragin, un ingénieur à la retraite. La solution a rencontré une certaine résistance de la part des scientifiques de la NASA car « elle utilisait une méthodologie différente ». C&rsquo;était bien l’idée.</p><p>Dans un monde d&rsquo;hyperspécialisation, sortir des sentiers battus ne vous sortira pas du bois. Pedro Domingos, un expert en apprentissage automatique, déclare que « la connaissance est une arme à double tranchant. Cela vous permet de faire certaines choses, mais cela vous rend également aveugle à d’autres choses que vous pourriez faire. »</p><h3 class="wp-block-heading">9. Pensée latérale et technologie obsolète</h3><p>La pensée latérale consiste à réinventer l&rsquo;information dans de nouveaux contextes. C&rsquo;est ce que Yokoi, le premier ingénieur de Nintendo, a fait avec une technologie simple et bon marché pour l&rsquo;utiliser d&rsquo;une manière que personne d&rsquo;autre n&rsquo;avait envisagée. Par exemple, au début des années 1970, les voitures radiocommandées étaient assez chères. Yokoi a construit une version minimaliste qui ne pouvait tourner qu&rsquo;à gauche, mais qui coûtait moins d&rsquo;un dixième du prix.</p><p>Un jour, en regardant un passager jouer avec sa calculatrice dans le train, il eut l&rsquo;idée de développer un jeu suffisamment petit pour qu&rsquo;on puisse y jouer en toute discrétion. Après avoir rencontré Sharp, la société d&rsquo;électronique, Nintendo a obtenu un écran LCD bon marché qu&rsquo;elle a utilisé pour construire son premier jeu portable. Ce fut un succès presque immédiatement.</p><p>Yokoi fut le premier à reconnaître qu&rsquo;il n&rsquo;était pas le meilleur ingénieur qui ait jamais existé. Ses talents étaient dans le développement de produits. Il avait « une sorte de vague connaissance sur peu tout ». Au fur et à mesure que son équipe grandissait, il craignait que les jeunes ingénieurs aient peur de partager leurs idées. Alors, il donnait l&rsquo;exemple en lançant des idées farfelues lors des réunions.</p><p>Ouderkirk, un ingénieur exceptionnel de 3M avec 170 brevets à son actif, a entrepris d&rsquo;étudier les chercheurs qui ont le plus contribué à son entreprise. Il a trouvé 3 groupes de scientifiques prolifiques : les spécialistes, les généralistes et le groupe plus performant les polymathes. Les polymathes combinent la maîtrise d&rsquo;un domaine et une large connaissance des autres.</p><p>Ouderkirk a analysé les 10 millions de brevets déposés pour classer les inventeurs. Il a remarqué que le spécialiste règne en maître autour de la Seconde Guerre mondiale, a décliné par la suite et a atteint un sommet vers 1985 pour décliner de façon spectaculaire par la suite. Cela pourrait être dû aux progrès des communications. En effet, un nombre réduit de spécialistes est nécessaire si leurs avancées sont largement partagées.</p><p>L&rsquo;impact créatif de la polyvalence est également une évidence dans l&rsquo;industrie de la bande dessinée. Ainsi, la valeur commerciale d&rsquo;une bande dessinée dépend du nombre de genres dans lesquels un créateur avait travaillé au préalable: la comédie, le crime, la fantaisie, la bd adulte, genre romancé ou non et la science-fiction. Elle n’a par contre aucun rapport avec le nombre d’années d&rsquo;expérience, la répétition, et est corrélée négativement à la surcharge de travail.</p><h3 class="wp-block-heading">10. Trompé par l&rsquo;expertise</h3><p>Il y a un type particulier de penseur, appelé l&rsquo;expert, qui devient si convaincu de sa grande idée, qu&rsquo;il ne tient pas compte des informations qui réfutent ses croyances. Tetlock a étudié les prédictions d&rsquo;experts concernant l&rsquo;avenir de l&rsquo;Union soviétique.</p><p>Les prédictions étaient mauvaises à chaque horizon temporel. Les amateurs ne s’en sortaient pas mieux, mais contrairement aux experts, ils étaient moins enclins à dire qu&rsquo;un événement était soit impossible, soit une chose certaine. Lorsque l&rsquo;expert voyait juste, il attribuait son succès à ses mérites. Quand il se trompait, il pensait que ce n&rsquo;était qu&rsquo;un accident.</p><p>En 2011, Tetlock a été embauché avec quatre autres équipes par l’«&nbsp;Intelligence Advanced Research Projects Activity&nbsp;» dans le cadre d&rsquo;un tournoi de quatre ans sur les prévisions à long terme. Les équipes ont dû élaborer chaque jour des prévisions probabilisées sur des questions difficiles. Pour son équipe, il a recruté des bénévoles et sélectionné des personnes aux intérêts variés mais sans spécialité particulière. Le résultat&nbsp;: il a écrasé la concurrence.</p><p>Parmi ces généralistes, se trouvait Scott Eastman, qui a participé à des concours de mathématiques et de sciences, mais a étudié la littérature anglaise, devenu un réparateur de vélos, fondateur d&rsquo;une entreprise de peinture de maison, directeur d&rsquo;une fiducie, photographe, enseignant dans une université roumaine, etc. Eastman pense que la peinture en bâtiment a probablement été l&rsquo;une expérience les plus riches d’enseignement. Cela lui a permis de rencontrer et de parler à un large éventail de personnes et de recueillir de nombreux points de vue différents.</p><p>Les meilleurs prévisionnistes abordent leurs propres idées comme des hypothèses à tester. Ils pratiquent une « ouverture d&rsquo;esprit active ». Il est, en effet, très difficile pour la plupart des gens ne serait-ce que considérer des points de vue opposés. Une expérience montrant des statistiques sur l&rsquo;efficacité d’une crème calmante pour la peau a été correctement interprétée par les participants. Les mêmes statistiques dans le contexte de l&rsquo;immigration et de la criminalité ne l&rsquo;étaient pas. Les biais idéologiques ont remplacé la rationalité des participants, chacun sélectionnant la conclusion qui correspondait le mieux à ses croyances.</p><p>Kahan a trouvé une caractéristique de personnalité qui aide à combattre cette tendance: la curiosité scientifique. Il s&rsquo;agit de la volonté de rechercher de nouvelles preuves sur un fait, qu&rsquo;elle soit d&rsquo;accord ou non.</p><p>Dans les domaines complexes qui n&rsquo;ont pas de rétroaction automatique, l&rsquo;expérience seule n&rsquo;améliore pas les performances. Cependant, les bonnes pratiques mentales peuvent aider. Une habitude est comme l&rsquo;expérience avec les investisseurs en placement privé : les prévisionnistes peuvent s&rsquo;améliorer en générant une liste d&rsquo;événements distincts mais avec de profondes similitudes structurelles. Un autre aspect de la formation des prévisionnistes consistait à disséquer les prédictions qui ont mal tourné à la recherche de leçons.</p><h3 class="wp-block-heading">11. Laisser tomber vos outils familiers</h3><p>La NASA tient régulièrement des échanges contradictoires productifs entre les ingénieurs avant les lancements. Les ingénieurs doivent étayer leurs affirmations par des données. Mais cette façon de faire a joué en leur défaveur lorsqu&rsquo;ils ont accepté de lancer Challenger malgré certaines préoccupations concernant le comportement des joints toriques à basse température. Comme les préoccupations ne pouvaient pas être étayées quantitativement, elles ont tout simplement été ignorées.</p><p>Richard Feynman, qui était membre de la commission qui a enquêté sur la catastrophe du Challenger, a déclaré: « Lorsque vous n&rsquo;avez pas de données, vous devez utiliser la raison. »</p><p>Il y a eu beaucoup de morts inutiles parmi les pompiers parce qu&rsquo;ils ont gardé leur équipement lourd avec eux au lieu de courir en lieu sûr. Des histoires similaires abondent à propos de pilotes de chasse qui ont refusé de s’éjecter ou de soldats qui ont gardé leurs outils en dépit d’instructions contraires. Pouvoir abandonner ses outils est une preuve de flexibilité et d’adaptation.</p><p>Le problème est particulièrement aigu lorsque l&rsquo;outil est au cœur d&rsquo;une culture d&rsquo;entreprise ou organisationnelle. Dans le cas de la NASA, la salle d’évaluation de la mission comporte cette phrase: « En Dieu, nous avons confiance, tous les autres apportent des données. »</p><p>Les organisations sont en peine de produire des experts qui à la fois maîtrisent leurs outils mais sont aussi prêts à les abandonner. En fait, elles préfèrent promouvoir la cohérence. Cependant, une étude qui a examiné cette caractéristique dans des milliers d&rsquo;entreprises n&rsquo;a trouvé aucun impact sur la performance. Bien au contraire, les dirigeants et les organisations les plus efficaces démontraient une certaine tolérance à l&rsquo;ambiguïté et à la contradiction.</p><h3 class="wp-block-heading">12. Amateurs qui s’assument</h3><p>Geim, lauréat du prix Nobel de physique en 2010 pour la création du graphène, est représentatif de l&rsquo;amateur qui s’assume. Il avait l&rsquo;habitude de mener des expériences le vendredi soir telles que la lévitation d&rsquo;une grenouille avec des aimants puissants. Les amateurs qui s’assument ne se prennent pas trop au sérieux et conservent une approche enfantine de la recherche.</p><p>Geim décrit son style: « Je ne creuse pas profondément – j’explore juste en surface. […] J’ai tendance à me mettre sur un sujet différent tous les cinq ans environ… ». Geim aime remettre en question des choses que les autres ne se donnent jamais la peine de questionner. Comme le dit Max Delbruck, un autre lauréat du prix Nobel, les amateurs qui s’assument veillent à ne pas trop faire attention de peur de limiter inconsciemment leur exploration.</p><p>Casadevall préconise la déspécialisation dans son programme à Hopkins où sont proposés des cours avec des titres tels que « Comment savons-nous que c&rsquo;est vrai? » Ou « Anatomie de l&rsquo;erreur scientifique ». Selon lui, cela n&rsquo;a pas de sens d&rsquo;entasser des connaissances spécialisées dans des cerveaux d’étudiants qui seront oubliées dans un an, surtout à l’ère des téléphones intelligents. Il compare le système éducatif actuel aux guildes médiévales, c&rsquo;est-à-dire un moyen de produire des individus hautement qualifiés mais aussi de promouvoir le conservatisme.</p><p>Le moyen de résoudre la maladie d’Alzheimer n’est pas d’investir des sommes folles. En fait, la réponse pourrait venir d&rsquo;une protéine dans un concombre. Donc, si quelqu&rsquo;un s&rsquo;intéresse à une telle protéine et que c&rsquo;est une bonne question scientifique, laissez-le tranquille. L&rsquo;écosystème d&rsquo;innovation devrait tout faire pour préserver la multidisciplinarité et l&rsquo;inefficacité.</p><p>Vannevar Bush, qui a supervisé le projet Manhattan et la production de masse de pénicilline a dit : « Le progrès scientifique résulte dans une large mesure du libre jeu des esprits libres, travaillant sur des sujets de leur choix de la manière dictée par leur curiosité pour l&rsquo;exploration de l&rsquo;inconnu.&nbsp;»</p><h2 class="wp-block-heading">Commentaires</h2><p>En conclusion, la voie vers l&rsquo;excellence est de se ménager une période suffisamment longue pour expérimenter toutes sortes d&rsquo;activités avant de trouver sa voie.</p><iframe
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href="https://economierebelle.com/livre-range-le-regne-des-generalistes-de-david-epstein/">⭐⭐⭐⭐⭐Livre « Range: le règne des généralistes » de David Epstein</a> first appeared on <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">694</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;Livre « Making Ideas Happen » de Scott Belsky</title><link>https://economierebelle.com/livre-making-ideas-happen-de-scott-belsky/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-making-ideas-happen-de-scott-belsky</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-making-ideas-happen-de-scott-belsky/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Sat, 10 Apr 2021 23:16:13 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Travailler sur soi]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <category><![CDATA[productivité]]></category> <guid
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Elle s&rsquo;adresse principalement à ceux qui évoluent dans le monde créatif, artistique ou technologique.</p><p>Son principal intérêt est de vous aider à éliminer les idées sans lendemain et prendre action sur les autres.</p><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><h3 class="wp-block-heading">La créativité requiert de la structure</h3><p>La façon dont vous organisez les projets, hiérarchisez et gérez votre énergie est sans doute plus importante que la qualité des idées que vous souhaitez réaliser. Dans le monde créatif, la productivité ne dépend pas de votre efficacité au travail. Il s&rsquo;agit plutôt de savoir dans quelle mesure vous êtes capable d&rsquo;avoir un impact sur ce qui compte le plus pour vous.</p><p>La bonne question à se poser pourrait être: « Comment puis-je rester organisé au milieu du chaos quotidien entre l&rsquo;accomplissement des tâches, la gestion de projets et la nécessité de conserver un esprit clair pour rester créatif ? »</p><p>Il faut un minimum de structure pour que les idées se concrétisent. Sans cela, les idées qui auraient dû être éliminées persistent tandis que d&rsquo;autres qui mériteraient de s’y attarder sont oubliées.</p><h3 class="wp-block-heading">L’idée est la partie facile</h3><p>Des idées, nous en avons tous. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une nouvelle stratégie marketing, d&rsquo;un programme de remise en forme plus efficace ou d&rsquo;une nouvelle idée commerciale, cela n’a pas d’importance. Nous semblons toujours avoir une réserve inépuisable d&rsquo;idées.</p><p>Le défi, cependant, consiste à concrétiser les idées. Nous oublions souvent que l&rsquo;idée elle-même est en fait la partie la plus facile. En réalité, ce n’est que le début.</p><p>Comme l’a dit Thomas Edison: « Le génie, c’est 1% d’inspiration et 99% de transpiration. »</p><h3 class="wp-block-heading">A propos de Scott Belsky</h3><p>En tant que fondateur et PDG de Behance, « une entreprise qui a pour mission d&rsquo;autonomiser et d&rsquo;organiser le monde créatif », Scott Belsky a eu l&rsquo;occasion d&rsquo;étudier et de s&rsquo;asseoir avec certaines des équipes les plus créatives et des individus les plus productifs de notre monde aujourd&rsquo;hui.</p><p>Des entreprises créatives de premier plan comme IDEO et Disney, aux leaders créatifs comme l&rsquo;auteur Seth Godin et le PDG de Zappos, Tony Hsieh, Scott a appris les habitudes, les principes et les techniques que ces entreprises et ces individus suivent pour appliquer leurs idées.</p><h3 class="wp-block-heading">Une idée qui n’est pas suivie d’effet n’a aucune valeur</h3><p>Six mois après avoir pensé à cette idée de « génie », ne serait-elle est toujours cachée dans votre cahier &#8211; exactement là où vous l’avez laissée ?</p><p>Bien que vous produisiez des idées brillantes en permanence, vous devriez les considérer avec une bonne dose de scepticisme et avec la volonté de le mettre à l’épreuve.</p><p>La méthode axée sur l’action repose sur un principe simple&nbsp;: travaillez et vivez avec un penchant pour l’action. Tout effort créatif que vous entreprenez doit se traduire par des actions. Cela semble facile, non? En fait, nous le faisons probablement déjà de toute façon, non? Faux!</p><p>Trop souvent, nous nous retrouvons dans des réunions ou des séances de remue-méninges, juste à lancer des idées dans tous les sens, interroger, analyser et parfois même débattre, pendant toute l&rsquo;heure. Nous en ressortons sans avoir l’impression d’être arrivé à un résultat exploitable. Parfois, personne ne sait même quelles sont les prochaines étapes. Ou même s&rsquo;il y en a.</p><p>Nous avons également tendance à nous laisser prendre par les nouvelles idées que nous générons. Fascinés par la nouvelle idée, nous oublions l’idée actuelle sur laquelle nous travaillons. Puis, des semaines, voire des mois s’écoulent, sans aucun progrès &#8211; en d’autres termes, sans aucune action. Au bout du compte, nous nous retrouvons avec deux idées… boiteuses.</p><p>La gestion de votre temps et de votre énergie est donc cruciale pour créer des idées.</p><h3 class="wp-block-heading">Méthode axée sur l’action</h3><p>Voici la méthode proposée qui met l&rsquo;accent sur la seule chose qui fait avancer les idées: l&rsquo;action.</p><h4 class="wp-block-heading">Vision 1 : Tout est un projet</h4><p>Chaque idée, et tout ce sur quoi vous travaillez, est un projet.</p><p>Peu importe que ce soit personnel ou professionnel &#8211; traitez chaque sujet comme son propre projet individuel. Vous planifiez un anniversaire surprise ? C’est un projet. Vous livrez une présentation importante vendredi ? C’est un projet. Vous démarrez prochainement une collecte de fonds ? C’est un projet.</p><p>Lorsque vous traitez chaque idée comme un projet, vous supposez que ce sont des idées que vous souhaitez mettre en action. Ce sont des idées sur lesquelles vous voulez agir et mener à bien.</p><p>Autre point important, nous ne pouvons pas ignorer le fait que nos idées ne se limitent pas au travail. Nous avons des idées et des événements en dehors du travail sur lesquels nous travaillons également. Si nous ne les considérons pas aussi comme des projets, nous surestimerons largement le temps et l’énergie dont nous disposons pour travailler sur d’autres projets.</p><h4 class="wp-block-heading">Vision 2 : Actions à prendre, références et éléments en « stationnement »</h4><p><strong>Actions à prendre :</strong></p><p>Une fois que vous avez classé vos idées en tant que projets, vous pouvez commencer à décomposer chacun d&rsquo;entre eux en ses composants principaux: le plan d&rsquo;action, les références et les éléments en stationnement.</p><p>Le plan d’action est la composante la plus importante du projet. Ce sont les tâches spécifiques et concrètes que vous ou quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre accomplissez pour faire avancer le projet. Chaque étape de l&rsquo;action doit appartenir à quelqu&rsquo;un et doit commencer par un verbe: concevoir les invitations d&rsquo;anniversaire, faire des croquis pour la présentation, réserver la salle pour la collecte de fonds.</p><p>Si vous avez besoin de faire un suivi ou d&rsquo;attendre que quelqu&rsquo;un termine une étape du plan d&rsquo;action, saisissez-la dans vos étapes d&rsquo;action. Par exemple, « S’assurer qu&rsquo;Alex réserve la salle de collecte de fonds » ou « En attente de confirmation de Lisa sur la date de la présentation ». Cela vous garantit de ne rien oublier d’important.</p><p>Enfin, « notez les actions à prendre n’importe où ». Tout comme les idées, les actions à prendre ne manifestent pas que lors des réunions. Que vous lisiez cet article, que vous participiez à une conversation dans une salle à manger ou à un appel téléphonique, notez les actions à faire qui vous viennent à l’esprit.</p><p>En résumé, s’il n’y pas d’action à prendre, alors il n’y aura aucune action réelle, et donc aucun résultat…</p><p>Les actions à prendre doivent être révérées et traitées comme sacrées dans tout projet.</p><p><strong>Référence et éléments du «&nbsp;stationnement&nbsp;»</strong> :</p><p>En plus des actions à prendre, vous pouvez collecter des «&nbsp;références&nbsp;». Les références sont les documents, notes, croquis, comptes-rendus de réunion, etc. auxquels nous nous référons pour information.</p><p>Les éléments du «&nbsp;stationnement&nbsp;» sont des idées qui ne sont pas encore exploitables, mais qui pourraient le devenir plus tard. Ce sont de nouvelles idées que nous pourrions proposer, mais qui ne sont pas pertinentes pour le projet pour le moment. Par exemple, vous êtes peut-être tombé sur un nouveau thème WordPress qui pourrait être utile pour votre blog, ou peut-être avez-vous pensé à un nouveau type de présentation qui pourrait être utilisé à l&rsquo;avenir.</p><p>Bien qu&rsquo;ils ne soient pas exploitables, notez toujours ces éléments, car vous les oublierez si vous ne le faites pas. Vous pourriez développer une habitude dans laquelle vous revoyez périodiquement (par exemple mensuellement) vos items en «&nbsp;stationnement&nbsp;». Cela peut souvent conduire à de nouvelles idées et projets.</p><h2 class="wp-block-heading">Commentaires</h2><p>La façon dont vous gérez les actions à prendre, les références et le stationnement dépend de vous. Vous pouvez par exemple créer un document Excel avec trois feuilles de calcul pour le moment : actions à prendre, références et stationnement.</p><p>Vous pouvez aussi opter pour une unique liste des choses à faire, mais avec un peu plus de détails&nbsp;: date, type de projet, une description, s’il est majeur ou non, et des commentaires.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">653</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;Livre « La force des discrets » de Susan Cain</title><link>https://economierebelle.com/livre-la-force-des-discrets-de-susan-cain/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-la-force-des-discrets-de-susan-cain</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-la-force-des-discrets-de-susan-cain/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 09 Apr 2021 23:16:38 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Travailler sur soi]]></category> <category><![CDATA[développement personnel]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=648</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre « La force des discrets » de Susan Cain nous éclaire sur le monde intérieur des introvertis. L&#8217;auteure détaille les spécificités des introvertis et les difficultés qu&#8217;ils rencontrent dans un environnement où les extravertis dominent, du moins dans nos sociétés occidentales. Si l&#8217;on veut suivre la prescription socratique «&#160;connais-toi toi même&#160;», ce livre est&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2><p>Le livre « La force des discrets » de Susan Cain nous éclaire sur le monde intérieur des introvertis. L&rsquo;auteure détaille les spécificités des introvertis et les difficultés qu&rsquo;ils rencontrent dans un environnement où les extravertis dominent, du moins dans nos sociétés occidentales.</p><p>Si l&rsquo;on veut suivre la prescription socratique «&nbsp;connais-toi toi même&nbsp;»,  ce livre est particulièrement important à lire pour les introvertis afin d&rsquo;avoir une meilleure idée de comment développer leurs forces et mitiger leurs faiblesses.</p><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><h3 class="wp-block-heading">Travaillez seul</h3><p>Voici le meilleur conseil selon Steve Wozniac :</p><figure
class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Travaillez seul. Vous serez mieux à même de concevoir des produits et des fonctionnalités révolutionnaires si vous travaillez seul. Pas dans un comité. Pas dans une équipe.</p></blockquote></figure><p>Dans une expérience, des violonistes ont été divisés en 3 groupes par leurs professeurs : les meilleurs, les bons et… les futurs professeurs.</p><p>Tous les groupes consacraient le même temps de pratique chaque semaine (50 heures). Le meilleur groupe était celui qui passait le plus de temps à s&rsquo;entraîner seul (3,5h par jour) tandis que le pire était celui qui passait le moins de temps seul (1,3 h).</p><p>La pratique est de meilleure qualité lorsqu’elle réalisée dans la solitude pour plusieurs raisons :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Cela requiert une concentration intense et d&rsquo;autres personnes peuvent être une source de distraction&nbsp;;</li><li>Cela nécessite une motivation profonde, qui est souvent auto-générée&nbsp;;</li><li>Plus important encore, cela implique de travailler sur la tâche qui est la plus difficile pour vous personnellement.</li></ul><p>Le chercheur en psychologie Anders Ericsson affirme qu&rsquo;il faut 10000 heures d&rsquo;une telle pratique délibérée pour acquérir une véritable expertise.</p><h3 class="wp-block-heading">Les espaces ouverts posent problème</h3><p>Les inconvénients des espaces ouverts ou «&nbsp;open space&nbsp;» sont nombreux&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Les travailleurs sont plus susceptibles de souffrir d&rsquo;hypertension artérielle, de niveaux de stress élevés et sont plus susceptibles de contracter la grippe&nbsp;;</li><li>Un niveau sonore élevé et sur lequel ils n’ont pas de contrôle augmente le rythme cardiaque et libère du cortisol&nbsp;;</li><li>Une stimulation excessive semble entraver l&rsquo;apprentissage&nbsp;;</li><li>Le simple fait d&rsquo;être interrompu est l&rsquo;un frein majeur à la productivité.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Le remue-méninges ne tient pas ses promesses</h3><p>Pour favoriser l&rsquo;idéation dans son entreprise, Osborn a inauguré le concept de remue-méninges ou « brainstorming » afin d&rsquo;éliminer les effets de la critique lors du travail en groupe. Les règles du brainstorming étaient les suivantes :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Ne jugez pas et ne critiquez pas les idées&nbsp;;</li><li>Lâchez-vous. Plus l&rsquo;idée est saugrenue, mieux c&rsquo;est&nbsp;;</li><li>Optez pour la quantité. Plus vous avez d&rsquo;idées, mieux c&rsquo;est&nbsp;;</li><li>Bâtissez à partir des idées des autres membres du groupe.</li></ul><p>Malgré son utilisation répandue, il semble que le brainstorming ne fonctionne pas réellement. Les résultats sont encore pires lorsque la taille du groupe augmente. La seule exception semble être le brainstorming en ligne lorsqu&rsquo;il est géré correctement (car il permet toujours un travail solitaire). C&rsquo;est d’ailleurs le même genre de collaboration qui a donné au monde Wikipédia ou Linux. Le véritable avantage des séances de brainstorming est plutôt de tisser des liens sociaux.</p><p>Pourquoi cela ne fonctionne pas&nbsp;?</p><ul
class="wp-block-list"><li>Certains ont tendance à se retirer et à laisser les autres faire le travail&nbsp;;</li><li>Pendant que quelqu&rsquo;un parle ou développe une idée, les autres sont obligés de s&rsquo;asseoir passivement&nbsp;;</li><li>De nombreux participants ont peur de paraître stupides devant les autres participants.</li></ul><p>Ce qui se passe réellement pendant les séances de brainstorming est très dérangeant. La pression du groupe peut en fait modifier les perceptions des participants. Ces séances ont également le potentiel d&rsquo;activer des sentiments inconscients de rejet chez les personnes qui ne sont pas d&rsquo;accord avec la conclusion du groupe.</p><h3 class="wp-block-heading">Différences physiologiques entre introvertis et extravertis</h3><p>Les introvertis et les extravertis n’ont pas le même niveau de stimulation optimale. Par exemple, les introvertis préfèrent les environnements plus calmes que les extravertis.</p><p>Une fois que vous avez compris cela, vous pouvez rechercher et découvrir votre zone de confort où vous n&rsquo;êtes pas sous-stimulé (vous lisez cinq fois la même phrase dans un livre) et pas trop stimulé (musique forte, trop d&rsquo;inconnus). Vous pouvez organiser votre travail, vos loisirs et votre vie sociale afin de passer le plus de temps possible dans votre zone de confort.</p><p>Les extravertis, lorsqu’ils sont privés de sommeil, réagissent moins bien que les introvertis.</p><p>Les introvertis sont également plus sensibles que les extravertis. Ils ont plus d&#8217;empathie et montrent plus de réactivité à la beauté. Les introvertis ne peuvent s&#8217;empêcher de ressentir ce que les autres ressentent. Ils ont tendance à éviter les films et les émissions de télévision violents.</p><p>Keltner, auteur de « Born to be good », dit que s&rsquo;il devait choisir sa compagne en posant une seule question, il choisirait de demander : «&nbsp;quel a été votre dernier moment embarrassant ? »&nbsp;Puis il observerait si elle presserait ses lèvres, rougirait ou détournerait les yeux. En d&rsquo;autres termes, vous voulez vous assurer que votre future partenaire se soucie de ce que les autres pensent.</p><p>Dans la nature, les animaux « timides » se nourrissent moins souvent et plus largement pour se nourrir, conservant leur énergie, restant à l&rsquo;écart et survivant lorsque les prédateurs maraudent.</p><h3 class="wp-block-heading">Différences comportementales entre introvertis et extravertis</h3><p>Les introvertis sont bien meilleurs pour faire un plan, le suivre et rester très disciplinés tout du long.</p><p>Les extravertis sont caractérisés par leur tendance à rechercher des récompenses, du statut social, aux faveurs sexuelles sans oublier l’argent. L&rsquo;inconvénient est que cela implique une plus grande prise de risque.</p><p>Tout le monde suppose qu’il est bon de mettre l’accent sur les émotions positives, mais ce n’est pas correct. Beaucoup de comportements antisociaux et autodestructeurs résultent de personnes qui cherchent à amplifier les émotions positives.</p><p>Les introvertis sont faits pour inspecter attentivement tandis que les extravertis sont faits pour réagir aux stimulations.</p><p>Si vous vous concentrez sur la réalisation de vos objectifs, comme le fait un extraverti à la recherche de récompenses, vous ne voulez pas que quoi que ce soit vous gêne, en particulier les trouble-fêtes.</p><p>A l’inverse, l&rsquo;introverti est câblé pour relativiser la récompense et rechercher les problèmes. Lorsqu&rsquo;ils se surprennent à s&#8217;emballer, leur vigilance augmente. Ils comparent également les nouvelles informations avec leurs attentes. Ils se demandent : « est-ce que je pensais que cela arriverait ? Est-ce que ça devrait être comme ça ? ».</p><p>Les extravertis aiment davantage les gens lorsqu&rsquo;ils les engagent dans un environnement compétitif. Les introvertis aiment davantage les gens lorsqu&rsquo;ils sont coopératifs.</p><h3 class="wp-block-heading">Différences à l’école et au travail</h3><p>Les extravertis obtiennent de meilleures notes à l&rsquo;école primaire. Les introvertis les surpassent au lycée et au collège. Les introvertis ne sont pas plus intelligents que les extravertis, ils ont le même QI moyen.</p><p>Une expérience a démontré qu&rsquo;en montrant des images érotiques à des joueurs juste avant leurs paris, ils étaient plus susceptibles d&rsquo;agir de manière imprudente. En effet, cela active les réseaux de récompense axés sur la dopamine, entraînant une plus grande prise de risque.</p><p>Contrairement aux motivations habituelles de menace et de récompense, les introvertis semblent rechercher le travail en raison de l&rsquo;état de flux qu&rsquo;il induit en eux.</p><h3 class="wp-block-heading">Avantages des introvertis</h3><p>Selon Warren Buffet&nbsp;: « Le succès de l’investissement n’est pas en corrélation avec le QI. Une fois que vous avez une intelligence ordinaire, ce dont vous avez besoin est le tempérament pour contrôler les pulsions qui provoquent des problèmes d’investissement pour d’autres personnes. »</p><p>D’après Brian Little, nos vies sont considérablement améliorées lorsque nous nous trouvons impliqués dans des projets personnels que nous considérons comme riches de sens, gérables, pas trop stressants et qui sont soutenus par notre entourage.</p><h3 class="wp-block-heading">Niveau faible ou élevé d’autocontrôle chez l’introverti</h3><p>Certains introvertis trouvent la motivation par instinct de survie, par devoir ou par amour d&rsquo;aller au-delà de leur nature et d&rsquo;agir comme des extravertis. Ceux-ci sont dits à Niveau Élevé d’Autocontrôle (NEA) ou pseudo-extravertis. En comparaison, ceux à Niveau Faible d’Autocontrôle (NFA) basent leur comportement sur leur propre boussole interne. Ils ont à leur disposition un plus petit répertoire de comportements sociaux et de façades. Ceux à Niveau Élevé d’Autocontrôle surveillent en permanence leur environnement pour détecter des indices sur leurs performances et s&rsquo;ajustent en conséquence.</p><p>Caractéristiques du NEA (pseudo-extraverti):</p><ul
class="wp-block-list"><li>Lorsqu’il ne sait pas comment agir dans des situations sociales, il examine le comportement des autres pour trouver des indices&nbsp;;</li><li>Cherche les conseils d&rsquo;amis pour choisir des films, des livres ou de la musique&nbsp;;</li><li>Agit très différemment dans différentes situations&nbsp;;</li><li>Trouve facile d’imiter les autres</li><li>Peut regarder quelqu&rsquo;un dans les yeux et dire un mensonge avec un visage impassible si c’est pour une juste cause</li><li>Est capable de monter un spectacle pour impressionner ou divertir les gens</li><li>Peut surjouer certaines émotions</li></ul><p>Caractéristiques du NFA :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Se comporte conformément à ses véritables sentiments, attitudes et croyances intérieurs</li><li>Ne peut argumenter que pour des idées auxquelles il croit déjà</li><li>Refuse de changer ses opinions pour faire plaisir à quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre</li><li>N&rsquo;aime pas les improvisations</li><li>A du mal à changer de comportement avec différentes personnes</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Quelques astuces pour introvertis</h3><p>Il est parfois nécessaire d’aller contre sa nature. Les exemples suivants illustrent ce qui fonctionne ou non chez les introvertis.</p><p>Astuce pour simuler : prêtez attention à votre corps et à votre visage lorsque vous vous sentez vraiment confiant, adoptez les mêmes positions lorsque vient le temps de faire semblant.</p><p>Scénario qui fonctionne pour les pseudo-extravertis : « Je fais cela pour faire avancer le travail qui me tient à cœur et lorsque le travail sera terminé, je me réinstallerai dans mon vrai moi. »</p><p>Scénario qui ne fonctionne pas pour les pseudo-extravertis : « La voie du succès est d&rsquo;être le genre de personne que je ne suis pas. »</p><h3 class="wp-block-heading">Comment identifiez-vous vos projets personnels important ?</h3><ol
class="wp-block-list"><li>Qu&rsquo;aimiez-vous faire quand vous étiez enfant ? Comment avez-vous répondu à la question de savoir ce que vous vouliez être en grandissant ?</li><li>Prêtez attention au travail vers lequel vous gravitez sur votre lieu de travail.</li><li>Prêtez attention à ce que vous enviez. La jalousie est une émotion laide, mais elle ne ment pas.</li></ol><h3 class="wp-block-heading">Les introvertis doivent gérer leur réserve d’énergie</h3><p>N&rsquo;agissez pas à l’encontre de votre caractère de façon trop extrême ou pendant trop longtemps. Vous avez besoin de havres de paix dans votre vie quotidienne pour rester fidèle à vous-même et éviter d&rsquo;épuiser vos réserves d’énergie.</p><h3 class="wp-block-heading">Décoder des situations sociales</h3><p>Les extravertis sont apparemment meilleurs pour décoder les interactions sociales que les introvertis. Ils peuvent sentir si leurs homologues les aiment ou ne les aiment pas. En fait, les introvertis sont aussi capables, sinon plus, que les extravertis de lire les signaux, mais seulement s&rsquo;ils ne font pas autre chose en même temps.</p><h3 class="wp-block-heading">La vente</h3><p>Beaucoup de gens pensent que la vente nécessite d&rsquo;être un beau parleur ou d’avoir du charisme pour persuader. Mais chez les commerciaux, il y a un dicton qui dit que «&nbsp;nous avons deux oreilles et une bouche et nous devrions les utiliser en proportion. »</p><h3 class="wp-block-heading">Les enfants introvertis</h3><p>Astuce : Ces trois simples rappels aident beaucoup les enfants introvertis à avoir l&rsquo;air confiants en situation sociale&nbsp;: Souriez, tenez-vous droit et établissez un contact visuel.</p><p>Les gens s&rsquo;épanouissent lorsqu&rsquo;ils évoluent dans des professions, des rôles ou des contextes qui correspondent à leur personnalité. L&rsquo;inverse est également vrai pour les enfants, ils arrêtent d&rsquo;apprendre lorsqu&rsquo;ils se sentent menacés émotionnellement.</p><h3 class="wp-block-heading">Que rechercher dans une école pour votre enfant introverti ?</h3><ul
class="wp-block-list"><li>Favorise des centres d’intérêts personnels et met l’accent sur l’autonomie</li><li>Organise des activités de groupe avec modération</li><li>Valorise la gentillesse, la bienveillance, l&#8217;empathie et la civilité</li><li>Insiste pour que les salles de classe et les couloirs soient ordonnés</li><li>Dispose de petites classes calmes</li><li>Choisissez des enseignants qui comprennent le tempérament timide, sérieux, introverti et sensible</li><li>Concentre ses activités académiques / parascolaires sur des sujets qui intéressent votre enfant</li><li>Applique avec fermeté les programmes de lutte contre l&rsquo;intimidation</li><li>Met l’accent sur une culture tolérante et pragmatique</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Comment parler à votre enfant introverti ?</h3><ul
class="wp-block-list"><li>Au lieu de demander « comment s&rsquo;est passée ta journée ? », Demandez « qu&rsquo;as-tu fait dans ton cours de mathématiques aujourd&rsquo;hui ? »</li><li>Au lieu de demander « Aimes-tu ton enseignant ? », Demandez « Qu&rsquo;est-ce que tu aimes chez ton enseignant ? »</li></ul><h3 class="wp-block-heading">La compétition pour les introvertis</h3><ul
class="wp-block-list"><li>Si votre enfant n&rsquo;aime pas la sur-stimulation, essayez l&rsquo;art ou la course de fond</li><li>Pour le désensibiliser à l&rsquo;échec en public, inscrivez-le à des compétitions à faible enjeu et loin de chez vous. Préparez-le d’avance à différents scénarios : «&nbsp;si tu finis dernier, la vie continuera-t-elle encore ?&nbsp;»</li></ul><p>David Weiss était un enfant précoce qui vivait à Detroit. Le simple fait d’être doué était un motif suffisant pour se faire régulièrement tabasser dans son quartier. A quinze ans, il a trouvé sa vocation quand il a commencé à jouer de la batterie. Il est instantanément devenu un enfant cool et n&rsquo;a plus été un indésirable dans les soirées. Cela lui a permis de profiter pleinement de sa créativité.</p><p>Maintenant, chaque fois qu&rsquo;il se retrouve à faire quelque chose de cool, comme interviewer Alicia Keys dans une pièce pleine de monde à New York, il renvoie mentalement un message à l&rsquo;enfant qu&rsquo;il était. C&rsquo;était comme si c&rsquo;était l&rsquo;enfant de 9 ans qui recevait le message du futur que tout s&rsquo;est finalement bien passé.</p><h3 class="wp-block-heading">Apprendre à mieux connaître son introversion</h3><ol
class="wp-block-list"><li>Notez vos niveaux d&rsquo;énergie. Faites le travail le plus difficile lorsque votre énergie est la plus élevée&nbsp;;</li><li>Soyez réaliste quant à vos objectifs&nbsp;;</li><li>Choisissez comment vous dépensez votre énergie&nbsp;;</li><li>Divisez les projets en petites bouchées.</li></ol><p>Prenez note dans un journal de vos pics de performance et de vos coups de blues pendant quelques semaines. Posez-vous des questions simples :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Suis-je dynamique ou fatigué le matin ?</li><li>Suis-je tendu ou détendu en fin d&rsquo;après-midi ?</li><li>Est-ce que je me sens vivant ou au fond du trou le soir ?</li><li>Quand est-ce que j&rsquo;aime faire de l&rsquo;exercice ?</li><li>Quand mon intellect se sent-il complètement épuisé ?</li><li>À quel moment de la journée est-ce que j&rsquo;aime le plus être avec les gens ?</li></ul><p>The post <a
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