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><channel><title>économie - Economie rebelle</title> <atom:link href="http://economierebelle.com/tag/economie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>https://economierebelle.com/tag/economie/</link> <description>Mon argent, mon choix</description> <lastBuildDate>Sat, 02 Apr 2022 20:52:50 +0000</lastBuildDate> <language>fr-FR</language> <sy:updatePeriod> hourly </sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency> 1 </sy:updateFrequency> <generator>https://wordpress.org/?v=6.7.1</generator> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « L&#8217;économie politique en une leçon » de Henry Hazlitt</title><link>https://economierebelle.com/livre-leconomie-politique-en-une-lecon-de-henry-hazlitt/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-leconomie-politique-en-une-lecon-de-henry-hazlitt</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-leconomie-politique-en-une-lecon-de-henry-hazlitt/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Tue, 15 Mar 2022 01:56:23 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Comprendre]]></category> <category><![CDATA[économie]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
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class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Tout l&rsquo;art de l&rsquo;économie consiste à ne pas se contenter d&rsquo;observer les conséquences immédiates mais aussi les effets à long terme d&rsquo;une politique publique ; Il consiste à identifier les conséquences de cette politique non seulement sur un groupe mais sur tous les groupes.</p></blockquote></figure><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 1&nbsp;: la leçon</h3><p>L’économie, comme discipline, est percluse par les idées fausses. Contrairement aux mathématiques et aux sciences physiques et naturelles, l’économie est victime des groupes d’intérêts. Certaines politiques bénéficient seulement à certains groupes au détriment des autres. De tels groupes auront donc un intérêt à payer les meilleurs talents pour présenter leur vision sous le meilleur jour ou à défaut créer la confusion dans les esprits.</p><p>D’autre part, les idées fausses en économie sont souvent aussi le résultat d’une négligence à évaluer les effets à long terme des politiques publiques.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 2&nbsp;: la fenêtre cassée</h3><p>Commençons par examiner une idée fausse illustrée par l’économiste Bastiat. Un jeune voyou jette une brique à travers la vitre du boulanger. Loin d’être un danger public, le jeune voyou serait un bienfaiteur. Le remplacement de la vitre va donner du travail au verrier. Avec le montant payé, disons 50$, le verrier va acheter d’autres biens et services à d’autres fournisseurs, diffusant la prospérité dans la société dans des boucles toujours plus grandes.</p><p>Du point de vue du boulanger, les choses sont un peu différentes. Au lieu d’avoir une vitre et 50$, il a maintenant juste une vitre. S’il prévoyait de s’acheter un costume avec les 50$, il va devoir faire sans maintenant. Le gain du verrier est la perte du tailleur. L’erreur a été de ne considérer que le boulanger et le verrier et d’ignorer la perte pour le reste de la communauté.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 3&nbsp;: les bienfaits de la destruction</h3><p>Une variante de la fenêtre cassée est que si de petites destructions sont bonnes pour l’économie, de grandes destructions doivent certainement être excellentes. La guerre serait donc un bienfait.</p><p>L’erreur est ici de confondre les besoins à l’issue de la guerre pour remplacer ce qui a été détruit avec une demande solvable. La Chine de l’après-guerre a de grands besoins, mais pas les moyens de payer pour les satisfaire.</p><p>La plupart des bienfaits que les mauvais économistes attribuent à la guerre sont en fait directement reliés à la planche à billets. Mais la planche à billets peut créer le même effet illusoire en temps de paix.</p><p>En réalité, la guerre modifie la direction que prend l’économie lors de la reconstruction en favorisant certaines industries comme la construction au détriment d’autres.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 4&nbsp;: les projets d’infrastructure signifient plus d’impôts</h3><p>De nos jours, le moindre problème économique trouve sa panacée dans davantage de dépenses publiques.</p><p>Certains économistes prétendent que le gouvernement peut dépenser sans compter et ne pas augmenter les impôts, car après tout, la dette n’est due qu’à nous-mêmes. De telles inepties se concluent généralement par un défaut de paiement ou une inflation hors de contrôle.</p><p>Naturellement, le gouvernement doit couvrir les dépenses nécessaires au maintien des services publics essentiels&nbsp;: entretien de la voirie, des bâtiments publics y compris ceux des institutions gouvernementales, de la police et des pompiers. Ce dont nous parlons correspond aux travaux publics, vus comme un moyen de créer des emplois. Si par exemple, nous construisons un pont dans ce but, il faut considérer les autos, les maisons et tous les autres biens et services qui n’auront pas été produits de ce fait.</p><p>Bien sûr, cela est beaucoup plus difficile à se représenter que le pont, les HLM ou mieux encore le monumental barrage qui sont là sous nos yeux.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 5&nbsp;: les impôts découragent la production</h3><p>Une entreprise perd 100% de ce qu’elle perd, mais ne conserve que 60% de ce qu’elle gagne. De ce fait, les entreprises seront moins enclines à embaucher, investir ou à développer leurs marchés.</p><p>Il en est de même lorsque les individus sont taxés marginalement à 60%, 80% ou 90%. Ils se demandent, à juste titre, si cela vaut vraiment la peine de travailler davantage. Cela affecte aussi le capital disponible pour entreprendre puisqu’à des taux élevés d’imposition, le capital s’accumule plus lentement.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 6&nbsp;: le crédit détourne la production</h3><p>Il faut parfois craindre davantage les encouragements du gouvernement que son hostilité. Cela prend souvent la forme de subventions ou de garanties sur des prêts.</p><p>C’est en particulier le cas pour le crédit offert aux fermiers. Toutes les excuses sont bonnes&nbsp;: le taux d’intérêt est trop élevé, seuls les riches ont accès au crédit, etc.</p><p>Cependant, de telles propositions omettent deux considérations. D’abord, elles ne tiennent compte que du point de vue du fermier. Ensuite, elles s’intéressent à la première partie de la transaction, mais pas à la seconde, c’est-à-dire le remboursement.</p><p>La différence entre un prêt privé et un prêt du gouvernement est que le prêteur privé risque son capital et est incité à prêter prudemment. D’autre part, ce n’est pas tant de l’argent qui est prêté que du capital&nbsp;: une ferme ou un tracteur, qui sont en nombre limité. Si le gouvernement prête à A pour acheter la ferme ou le tracteur, alors B ne pourra pas obtenir la ferme ou le tracteur.</p><p>Prêter à A, dont le crédit, la réputation, la compétence et le capital sont moins élevés que B, a pour résultat un gaspillage de ressources et de capital. De plus, contrairement à un prêteur privé, le gouvernement n’est pas ruiné lorsqu’il fait des prêts à tort et à travers.</p><p>L’autre problème des prêts du gouvernement est qu’ils peuvent être octroyés à des amis ou en échange de pots-de-vin.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 7&nbsp;: la malédiction des machines</h3><p>La croyance selon laquelle les machines créent le chômage est bien ancrée dans la population.</p><p>Si elle était vraie, pourquoi ne pas revenir à l’âge de pierre où en effet beaucoup de travail était nécessaire pour accomplir la moindre tâche&nbsp;?</p><p>L’arrivée des machines est en général une mauvaise nouvelle pour les artisans et leur famille, mais pas pour la société dans son ensemble. C’est ce qui s’est passé avec l’industrie textile britannique. L’invention d’Arkwright a au bout du compte créé bien plus d’emplois qu’elle n’en a détruits&nbsp;du fait de l’essor du commerce international.</p><p>Les machines permettent d’offrir des biens à des prix plus faibles. Les économies réalisées par le consommateur lui permettent d’acheter d’autres bien et services par ailleurs. C’est cela qui va générer de nouveaux emplois.</p><p>Pour autant, les machines causent un réel tort à ceux qui du jour au lendemain ont des compétences dont le marché n’a plus besoin. Si l’on veut considérer les effets à long terme, il ne faut pas non plus négliger les effets immédiats.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 8&nbsp;: le partage du travail</h3><p>Une autre erreur cousine de la précédente suppose qu’il n’existe que le travail à faire est en quantité limitée. Voilà qui explique la territorialité des professions.</p><p>Au lieu d’engager un seul professionnel qui fera la plomberie et le carrelage, il faudra en chercher deux. Cela a pour effet d’augmenter les coûts.</p><p>Une autre version du partage du travail est la réduction du temps de travail.</p><p>La réduction du temps de travail, sans changement du taux horaire, ne fait que répartir le travail sur de plus nombreux employés. En supposant que les nouveaux employés sont aussi productifs que les anciens, l’effet est nul dans l’ensemble.</p><p>La réduction du temps de travail avec augmentation du taux horaire a pour résultat une augmentation des coûts de production, l’élimination des firmes les moins efficientes, et le chômage des employés les moins productifs.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 9&nbsp;: démobiliser les troupes et les bureaucrates</h3><p>Il y a toujours des craintes lorsqu’un grand nombre de soldats retournent à la vie civile. Le secteur privé sera-t-il capable d’absorber ces nouveaux travailleurs ou consommateurs&nbsp;?</p><p>Lorsque cela se produit, les contribuables n’ont plus à soutenir financièrement les soldats par leurs impôts. La demande civile sera moins contrainte et stimulera la production.</p><p>Le même type de raisonnement s’applique aux bureaucrates.</p><p>Ceux dont le salaire était bien supérieur aux services fournis pourront avoir une contribution positive sur la société en intégrant le secteur privé. Mieux encore, les bureaucrates particulièrement énergiques qui s’affairent à décourager et perturber la production seront mieux hors d’état de nuire.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 10&nbsp;: le fétiche du plein emploi</h3><p>L’objectif économique de toute organisation ou individu est toujours d’obtenir le résultat maximum avec le minimum d’effort, c’est-à-dire le minimum de travail.</p><p>L’objectif du plein emploi est différent. Hitler l’a atteint grâce à son programme de réarmement. Il y a eu le plein emploi dans les camps de concentration aussi. La coercition parvient toujours à créer le plein emploi.</p><p>En fait, l’objectif de production maximal est de loin préférable, même si c’était au prix d’entretenir dans l’oisiveté une partie de la population.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 11&nbsp;: qui est protégé par le protectionnisme&nbsp;?</h3><p>Adam Smith a éloquemment exprimé l’intérêt du libre-échange.</p><p>«&nbsp;Dans tout pays, il est toujours et a toujours été dans l’intérêt du plus grand nombre, d’acheter ce qu’ils veulent à celui qui le leur vend au meilleur prix.&nbsp;»</p><p>L’imposition de droits de douane protège une industrie particulière et ses affiliés, mais elle pénalise surtout les consommateurs.</p><p>Le supplément payé en droits de douane est autant d’argent en moins qui peut être utilisé pour payer d’autres biens et services. Les ressources sont détournées pour faire plus de produits inefficacement et moins de produits où le pays dispose d&rsquo;un réel avantage.</p><p>En conséquence, le protectionnisme a pour conséquence de modifier la structure de nos industries.</p><p>Tous les droits de douane ne sont pas mauvais. Ils peuvent générer des revenus pour le gouvernement. Ils peuvent aussi protéger des industries vitales pour la défense nationale.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 12&nbsp;: la passion pour l’export</h3><p>Un individu doit obtenir ses revenus en fournissant des biens et des services à d’autres individus, puis utilise ses revenus pour obtenir des biens et services des autres. De la même façon, un pays exporte pour pouvoir importer.</p><p>Il est presque aussi déraisonnable de donner la priorité aux exportations que de limiter les importations.</p><p>Cette doctrine est si bien ancrée qu’elle est utilisée pour justifier des prêts à des pays étrangers pour financer leurs importations de nos produits. En réalité, si les prêts ne sont pas payés, cela revient à leur donner gratuitement les biens.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 13&nbsp;: parité du pouvoir d’achat</h3><p>L’argument de la parité du pouvoir d’achat a été inventé pour subventionner les fermiers.</p><p>En effet, le pouvoir d’achat d’un fermier a diminué par rapport au début du siècle. Il faudrait en conséquence les subventionner pour qu’ils puissent maintenir leur pouvoir d’achat. Mais pourquoi la société devrait-elle se préoccuper de cela&nbsp;?</p><p>Si le fermier est gagnant, le citadin qui doit payer sa farine 50% plus cher ne l’est pas. Ce n’est pas tout, le dispositif gouvernemental pour des prix plus élevés exige une réduction de la production, parfois même la destruction de la production excédentaire.</p><p>Dans les faits, c’est le même principe que l’imposition de droits de douane sur les produits agricoles. Cependant, contrairement aux droits de douane, la parité du pouvoir d’achat n’entraîne pas de représailles des pays clients de nos produits agricoles.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 14&nbsp;: il faut sauver l’industrie XYZ</h3><p>L’histoire est toujours la même. L’industrie XYZ est malade, il faut la sauver, par des droits de douane, des subventions, des prix garantis, des barrières à l’entrée, etc. Si nous ne faisons rien, des milliers de travailleurs vont se retrouver à la rue. D’autres personnes vont en pâtir, leur bailleur, leur tailleur, leur boulanger, etc.</p><p>Dans tous les cas, il s’agit d’un transfert de richesse du public vers l’industrie XYZ. D’autre part, le capital et les travailleurs sont moins bien employés qu’ils auraient pu l’être sans l’intervention gouvernementale.</p><p>Le présupposé erroné est que dans une économie en croissance, toutes les industries doivent prospérer. C’est totalement faux. De nouvelles industries prospèrent en cannibalisant certaines industries en perte de vitesse. Fallait-il soutenir la fabrication des attelages de chevaux&nbsp;face à la concurrence de l’automobile ?</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 15&nbsp;: comment le système des prix fonctionne</h3><p>Une idée reçue qui se cache derrière chaque politique de partage des richesses est qu’on devrait laisser la production entre les mains des experts plutôt que celles des hommes d’affaires.</p><p>Les experts, scientifiques, ingénieurs, techniciens, seraient mieux à même de produire sans limites et de façon efficiente là où les hommes d’affaires sont obnubilés par les profits.</p><p>Une fois de plus, la source de l’erreur est de considérer une industrie indépendamment du reste de l’économie. La production d’une industrie ne peut être démultipliée qu’aux dépens des autres.</p><p>Dans une société capitaliste, le problème de quoi produire et en quelle quantité est résolu par le système des prix. Les prix sont utilisés comme des signaux dans une telle économie. Lorsqu’un article est en demande, le prix augmente. Lorsqu’un article n’est plus voulu, son prix diminue.</p><p>Une autre idée fausse prétend que le prix est relié au coût marginal de production. Certes, il existe un lien, mais il est moins clair qu’on le prétend généralement. En effet, si un bien n’est plus en demande, la matière première qui sert à le produire sera elle aussi moins en demande et son prix diminuera de concert.</p><p>Comme dans la vraie vie, chaque chose que nous produisons doit l’être en se privant de produire autre chose.</p><p>Sans un système de prix, nous devrions compter sur un groupe de bureaucrates omniscients et bienveillants qui détermineraient la production de millions d’articles différents non selon les préférences des consommateurs, mais selon ce qu’ils jugent bon pour nous.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 16&nbsp;: stabilisation du prix des matières premières</h3><p>Une variante des subventions consiste à demander du gouvernement qu’il soutienne des prix anormalement bas. Les prix, selon le groupe de pression, reviendront à la normale, mais pourquoi attendre et subir des dommages irréversibles.</p><p>Dans les cas des fermiers, cela se traduirait peut-être par des prêts pour limiter la quantité vendue sur le marché.</p><p>Cela a des effets pervers. Par exemple, une conséquence inattendue de la rétention des surplus de production de coton a été de stimuler la production dans les autres pays.</p><p>L’effet de la restriction sur la production est d’empêcher les producteurs les plus efficients de s’agrandir et de maintenir en vie les moins performants.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 17&nbsp;: contrôle des prix</h3><p>Nous avons vu les conséquences du maintien des prix à des niveaux artificiellement élevés. Le gouvernement peut aussi intervenir pour maintenir les prix à des niveaux artificiellement bas.</p><p>Cela se produit en particulier en temps de guerre pour les biens de consommation essentiels. Mais ces mesures ont la fâcheuse tendance à se prolonger bien au-delà du prétexte initial.</p><p>Lorsque le prix d’un bien est fixé au-dessous du prix de marché, deux choses se produisent. D’une part, la demande pour le bien sous-évalué augmente. D’autre part, l’offre pour ce produit diminue.</p><p>Cela se traduit rapidement en pénuries, soit l’exact contraire de ce que prétendaient faire les autorités.</p><p>Par la suite, différents dispositifs sont mis en place par le gouvernement pour réduire les effets pervers du contrôle sur les prix. Il y a tout d’abord le rationnement qui limite les quantités qui peuvent être achetées avec un système de coupon.</p><p>Pour ce qui concerne l’offre, c’est plus compliqué. Le gouvernement peut vouloir essayer de contrôler tous les prix du processus de production&nbsp;: salaire dans les boulangeries, prix de la farine, taux de profit des meuniers, prix du blé, etc. De nouvelles pénuries touchent alors ces facteurs de production à leur tour. En désespoir de cause, le gouvernement subventionnera la production.</p><p>En plus du contrôle des prix vertical précédent, les autorités se retrouvent dans l’obligation d’effectuer des contrôles sur les prix horizontaux. En effet, le rationnement de certains produits entraîne une demande accrue sur les produits non rationnés substituables.</p><p>En situation de guerre, l’économie est contrôlée comme dans un pays communiste. En particulier, la quantité de matières premières et les travailleurs sont alloués par l’État aux entreprises. La compétition pour les ressources, y compris le capital humain, n’est plus tolérée.</p><p>Il est remarquable que beaucoup d’Européens doivent leur survie pendant et après la Seconde Guerre mondiale au marché noir. Sans lui, les erreurs de gestion des bureaucrates leur auraient été fatales.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 18&nbsp;: salaire minimum</h3><p>La première chose qui se produit lorsqu&rsquo;on instaure un salaire minimum, disons de 30$ par semaine est que tous ceux qui ne sont pas suffisamment productifs sont exclus du marché du travail. La seule exception à cette règle se produit lorsqu&rsquo;un groupe de travailleurs est sous-payé.</p><p>Mais même dans une telle situation, il serait plus efficace serait de se syndiquer que de fixer un salaire minimum.</p><p>En général, l’industrie essaie de réagir à l’augmentation artificielle des salaires en augmentant le prix de son produit. Cependant, rien ne dit que le consommateur va l’accepter. Il peut chercher un produit de substitution ou réduire sa consommation. Dans tous les cas, la production et donc l’emploi en souffriront.</p><p>Il est illusoire de croire que nous pouvons payer les salariés plus que ce qu’ils produisent. En fait, la seule façon d’augmenter les salaires est d’augmenter la productivité, par l’accumulation du capital, par une meilleure organisation et par une main-d’œuvre mieux qualifiée.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 19&nbsp;: est-ce que les syndicats permettent d’augmenter les salaires&nbsp;?</h3><p>Le niveau des salaires est davantage une fonction du niveau de productivité que de la présence des syndicats. C’est pour cela que l’ouvrier américain avait un meilleur niveau de vie que l’ouvrier allemand ou britannique pendant l’entre-deux-guerres.</p><p>Le rôle du syndicat est d’éviter les situations d’abus et donner à l’ouvrier l’information sur les taux qu’il est en droit d’attendre. La relation entre l’employeur et l’employé n’est pas symétrique et une erreur de jugement coûte plus cher à l’employé qu’à l’employeur. L’employé hésitera donc avant de quitter son emploi.</p><p>Les syndicats, lorsqu’ils utilisent la coercition et la violence, ont un effet délétère sur la société. En effet, si des cheminots, des mineurs ou des employés de la construction syndiqués usent de leur pouvoir de nuisance, ils vont certes obtenir des salaires au-delà du marché. Mais, cela se fera aux dépens des autres travailleurs et des chômeurs.</p><p>Cependant, même si les syndicats arrivent à obtenir des augmentations salariales exagérées de la part des capitalistes, la situation ne peut être que temporaire. Les capitalistes, dont le capital est pris en otage, cessent d’investir dans leur appareil productif.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 20&nbsp;: assez pour racheter le produit</h3><p>D’après les marxistes, les crises économiques sont causées par des salaires trop faibles. Pour ces derniers, le bon niveau de salaire est celui qui permet de «&nbsp;racheter le produit fabriqué&nbsp;».</p><p>Ce qu’ils entendent par là est qu’il faut augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs. Cependant, l’augmentation du pouvoir d’achat pour le bénéfice d’un seul groupe entraîne inévitablement l’appauvrissement de toute l’économie.</p><p>Encore une fois de plus, les meilleurs prix ne sont pas les prix les plus élevés, mais ceux qui autorisent le niveau de production maximale.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 21&nbsp;: les profits</h3><p>Les politiques gouvernementales semblent supposer que la production ne fera que croître, peu importe les initiatives pour la décourager.</p><p>Dans une économie libre, les profits signalent quel article intéresse le public. Rien n’est plus efficace pour résorber des pénuries que des profits sans limites.</p><p>Le profit sert également d’aiguillon aux entreprises pour s’améliorer constamment.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 22&nbsp;: le mirage de l’inflation</h3><p>Il est important de comprendre l’attrait des gouvernements pour l’inflation en dépit de ses conséquences désastreuses.</p><p>L’erreur originelle dans le cas de l’inflation est de confondre la richesse avec l’argent. La vraie richesse est l’ensemble des biens et services que nous produisons ainsi que l’infrastructure dont nous disposons.</p><p>Les naïfs croient que si le gouvernement donnait plus d’argent aux citoyens, tout le monde s’en porterait mieux. Des économistes moins naïfs réalisent que l’inflation monétaire cause la dépréciation de la monnaie et l’augmentation des prix. Ils avancent néanmoins que cela est bénéfique, car l’inflation favorise le pauvre débiteur sur le riche créditeur ou, car elle favorise les exportations ou même le plein emploi.</p><p>En réalité, ceux qui reçoivent l’argent nouvellement créé sont les gagnants et le reste est perdant. L’argent nouveau achète comme l’ancien. Ce n’est que lorsqu’il aura circulé dans l’économie que les prix vont progressivement augmenter en réaction.</p><p>L’inflation cause également des distorsions en favorisant artificiellement certaines industries.</p><p>Finalement, si une inflation de 25% est bonne, pourquoi s’arrêter en si bon chemin et ne pas demander une inflation de 50% ou 100% ?</p><p>Le seul argument en faveur de l’inflation est de relancer l’industrie, en dépréciant indirectement les salaires. Ainsi, les marges de profit sont rétablies. Il serait plus honnête, mais plus difficile politiquement de baisser les salaires.</p><p>C’est sans doute d’ailleurs parce que l’inflation crée de la confusion, y compris chez ceux qui en souffrent, que nos gouvernements y ont de plus en plus recours dans le monde moderne. Malheureusement, l’inflation corrompt la société. Elle décourage la prudence et l’économie. Elle encourage le gaspillage et la spéculation. L’inflation est la mère du communisme et du fascisme.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 23&nbsp;: l’attaque contre les épargnants</h3><p>Notre époque valorise la consommation par rapport à l’épargne au motif qu’elle crée des emplois. Mais un dollar épargné y contribue tout autant en finançant l’appareil productif, directement ou indirectement.</p><p>Par contraste, la thésaurisation de l’argent sans raison valable est toxique pour l’économie. De nos jours, cette pratique est marginale.</p><p>Comme pour la loi de l’offre et de la demande, l’épargne (offre de capital) rencontre l’investissement (demande de capital). Le taux d’intérêt est la variable qui égalise les deux à un niveau donné.</p><p>La tentation est grande pour les gouvernements de maintenir au plancher le taux d’intérêt afin de «&nbsp;stimuler l’investissement&nbsp;». Cependant, les épargnants ne sont pas incités à épargner avec des taux d’intérêt trop bas. L’offre de vrai capital est donc réduite. De plus, les politiques monétaires accommodantes auront sur le long terme un effet déstabilisateur sur l’économie.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 24&nbsp;: la leçon répétée</h3><p>L’économie, disons-nous, consiste à voir les conséquences à long terme sur le public d’une politique publique.</p><p>Elle se réconcilie avec le bon sens qui nous dit qu’une fenêtre cassée et une ville rasée ne sont pas des aubaines.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2008</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;Livre « Win-Win or Lose » de Bill Bonner</title><link>https://economierebelle.com/livre-win-win-or-lose-de-bill-bonner/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-win-win-or-lose-de-bill-bonner</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-win-win-or-lose-de-bill-bonner/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Mon, 27 Sep 2021 21:28:01 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Comprendre]]></category> <category><![CDATA[croissance]]></category> <category><![CDATA[économie]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=1432</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le récent livre de Bill Bonner «&#160;Win-Win or Lose&#160;» cherche à répondre à la question : «&#160;Qu&#8217;est-ce qui fait une société civilisée ?&#160;». Selon Bill Bonner, une société prospère lorsqu&#8217;il y a plus de deals gagnant-gagnant que de deals gagnant-perdant. Les deals gagnant-perdant, c&#8217;est-à-dire où le gain de l&#8217;un est la perte de l&#8217;autre,&#8230; <a
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Elle laisse de côté les configurations gagnant-gagnant, qui sont pourtant à la base de vie civilisée.</p><p>L’exemple par excellence d’un arrangement gagnant-gagnant est la règle d’or énoncée par Jésus Christ&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Fais aux autres ce que tu voudrais qu’on te fasse&nbsp;» ou sa version négative, la règle d’argent du rabbin Hillel&nbsp;: «&nbsp;Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse&nbsp;».</p><p>Derrière l’idée de civilisation, il y a la notion de restreinte. Par exemple, le langage et son bon emploi, mais aussi la moralité ou encore les lois et les traditions.</p><p>Contrairement à l’idéal de Rousseau, le sauvage n’est pas fondamentalement bon. Pour lui, tuer n’est pas un crime mais plutôt un insigne honorifique. Dans les sociétés préhistoriques ou chez les indiens d’Amérique, on estime le taux d’homicide à 10%.</p><p>De nos jours, la violence est moins payante. L’assassin peut rarement jouir des biens et des femmes de sa victime. Même la vengeance n’est plus nécessaire puisque le gouvernement se charge de faire respecter la justice.</p><p>Depuis 4000 ans, nous observons une diminution continue de la violence des individus. Mais ce n’est pas nécessairement le cas pour les États. Il est par exemple acceptable de larguer deux bombes atomiques sur des populations civiles japonaises. Tant qu’on ne voit pas les morts, les meurtres d’étrangers ne posent pas trop de problème de conscience. Il s’agit là d’une persistance de la pensée tribale&nbsp;: eux contre nous, dont la version moderne est «&nbsp;la théorie du méchant&nbsp;». Nous savons qui sont les méchants et nous avons le droit de les tuer… car ils préparent de mauvais coups.</p><h3 class="wp-block-heading">2. Coopération et deals gagnant-gagnant</h3><p>Il est toujours plus facile de demander aux autres de changer leur comportement que de se changer soi-même. Change de religion&nbsp;! Change de gouvernement&nbsp;! Enlève ton hijab ! Change ta façon de dépenser ton argent&nbsp;! Change ta façon de te comporter avec ta femme&nbsp;!</p><p>Mais l’autre résiste à nos injonctions. Il n’a pas envie de changer. Pourtant, nous savons ce qui est bon pour lui. Ou peut-être n’est-ce pas bon pour lui, mais nous savons que c’est bon pour la société.</p><p>Dans les temps anciens, les gains ne pouvaient être obtenus qu’au dépens de quelqu’un d’autre. Ce quelqu’un d’autre était presque toujours le membre d’une autre tribu.</p><p>La vie civilisée est devenue possible lorsque nous avons su nous affranchir de la tribu, avec malheureusement quelques rechutes&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Ein Reich, Ein Folk, Ein Führer&nbsp;». Il s’agit du même phénomène qui régule la circulation sur les routes&nbsp;: un ensemble de codes, traditions, principes, règles non écrites qui régulent de façon décentralisée les interactions. Aristote pensait qu’au-delà d’une certaine taille une ville devenait ingouvernable. En effet, à son époque, seule une petite communauté pouvait partager un code de conduite civilisé. Mais nous n’avons plus ce type de contraintes.</p><p>Les arrangements coopératifs, ou gagnant-gagnant, sont les seuls qui permettent de réels progrès. Premièrement, ils éliminent le gaspillage de temps et d’énergie inévitable dans des arrangements gagnant-perdant. Deuxièmement, leur principal objectif est d’améliorer le sort des participants. Troisièmement, chaque nouveau deal augmente notre connaissance sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Quatrièmement, les arrangements gagnant-gagnant rendent possible la spécialisation.</p><p>Le mariage est l’archétype d’un tel arrangement gagnant-gagnant. Il se peut que le mariage se termine mal, mais ce n’est pas l’intention au moment de contracter les vœux. L’union d’un homme et d’une femme est un exemple où la somme représente plus que les parties. D’abord, il y a là la satisfaction d’un instinct naturel. D’autre part, le mariage permet une spécialisation dans le couple. Et bien sûr, c’est dans le mariage que naissent la plupart des enfants.</p><h3 class="wp-block-heading">3. Ce que la civilisation n’est pas</h3><p>Il existe plusieurs théories concurrentes sur l’origine de la vie civilisée. Certains croient qu’une société est civilisée lorsqu’une partie de sa population – l’élite – est libre de s’intéresser aux arts, aux sciences, à la philosophie et à la politique. Dans ce modèle, une population d&rsquo;esclaves supporte l&rsquo;élite, comme dans la démocratie Athénienne. Dans la société moderne, les contribuables remplacent les esclaves.</p><p>Notre époque maintient dans l’oisiveté des multitudes grâce aux programmes sociaux, mais elle ne semble pas produire l’équivalent de Socrate, Périclès, Platon, Euripide, Sophocle, Aristophane, Hésiode, etc. Comme dans la Rome antique, une classe de personnes sans fonction sociale hormis manger du pain et être divertie par des jeux apporte peu à la civilisation. Au bout du compte, les masses oisives choisissent leur propre gouvernement et la fin devient inéluctable. L’oisiveté n’est donc probablement pas la cause de la vie civilisée.</p><p>Pour notre part, la civilisation repose sur une seule chose&nbsp;: une absence relative de violence. Non pas comment les femmes sont traitées, ni si le gouvernement est fort, ni les prouesses militaires mais la faculté de laisser ses voisins en paix.</p><p>Bien que le taux d’homicide entre particuliers diminue depuis des siècles, ce n’est pas tout à fait vrai des morts causées par les gouvernements. Au 20<sup>ème</sup> siècle, on estime que Hitler, Mao, Stalin et Pol Pot sont responsables de 137 millions de morts. Pol Pot est responsable à lui seul de la mort de 25% de la population du Cambodge, ce qui est sans équivalent dans l’histoire de l’humanité.</p><p>Toutes les tentatives conscientes de faire un monde meilleur ont échoué. La vie est bien trop subtile et il y a simplement beaucoup trop d’influences pour comprendre vraiment ce qui se passe. Pourtant, cela n’a pas empêché les bienfaiteurs de l’humanité, les bons samaritains, les politiciens de continuer d’essayer. L’idéal positiviste qui a eu tant de succès dans les sciences est aussi mis en pratique depuis deux siècles dans les «&nbsp;sciences sociales&nbsp;». Voilà comment nous en sommes arriver à nos politiques publiques pour manipuler les taux, les prix, les règles afin de stimuler l’économie.</p><p>Le sociologue allemand Norbert Elias décrit le processus de civilisation comme la succession de deux étapes&nbsp;: d’abord, la monopolisation de la violence par le gouvernement, ensuite, l’échange équilibré. Le commerce développe l’empathie car vous devez comprendre les besoins et les aspirations de votre client. L’invention du parfum est peut-être la manifestation de ce nouveau respect pour l’autre.</p><h3 class="wp-block-heading">4. A quel jeu sommes-nous en train de jouer&nbsp;?</h3><p>Le dilemme du prisonnier a montré que la stratégie la plus payante était donnant-donnant. Si l’autre ne coopère pas, nous ne coopérerons pas. Mais ce jeu est une simplification exagérée de la réalité. Dans la vraie vie, si quelqu’un vous trahit, vous n’êtes pas obligé de rejouer avec lui. Vous pouvez lui pardonner… et ne plus lui adresser la parole.</p><p>D’autre part, le dilemme du prisonnier suppose que les parties en présence ont un pouvoir égal. Ce n’est pas conforme à notre expérience. En particulier, lorsque le gouvernement participe à un tel jeu, il peut vous forcer à coopérer avec les autres, c’est-à-dire à obéir. Il a également le pouvoir de décider qui gagne et qui perd. Pourquoi alors participer un tel jeu&nbsp;?</p><p>Une société civilisée ne se caractérise pas par ce qu’elle fait mais plutôt par ce qu’elle ne fait pas&nbsp;: ne pas tuer… ne pas voler… ne pas violer. Sans restreintes sur la violence, seuls les hommes forts physiquement s’imposent. Mais dans une société civilisée, l’intellectuel ou l’inventeur Jeff Bezos ou Mark Zuckerberg peut s’épanouir… et enrichir la société. Dans ce type de société, la force physique a laissé la place à l’intelligence, la ruse, la duplicité, l’attention, le tact, la persuasion, etc. De telles qualités favorisent la coopération.</p><p>Du point de vue du gouvernement, la coopération entre acteurs privés lui est au mieux indifférent, ou au pire, constitue une menace. En effet, la coopération mène à l’innovation et l’innovation risque de remettre en cause l’ordre établi.</p><p>A y regarder de plus près, les arrangements gagnant-perdant sont en fait des jeux à somme négative. Il y a toujours des coûts, de la friction, des pertes, des retours de flamme, des boucles négatives de rétroaction. Par exemple, la levée de l’impôt qui consiste à déshabiller Paul pour habiller Jacques, a des coûts d’administration, des coûts pour les audits, etc. Encore s’agit-il là des coûts directs, alors que les coûts indirects sont plus difficiles à mesurer (ce que vous auriez pu acheter si vous n’aviez pas été obligé à payer votre «&nbsp;juste part&nbsp;»).</p><p>Un autre exemple est l’esclavage. Au 19<sup>ème</sup> siècle, la main d’œuvre salariée est devenue plus rentable que l’esclavage compte tenu des coûts pour la nourriture, le logement et la surveillance. Il était aussi beaucoup moins aisé de maintenir les esclaves dans l’ignorance avec l’amélioration des communications. Enfin, un esclave n’est jamais aussi motivé ni aussi productif qu’un homme libre.</p><p>Enfin, la guerre est le deal gagnant-perdant ultime. Même en temps de paix, les ressources consommées pour préparer la guerre sont soustraites à des activités plus productives.</p><h3 class="wp-block-heading">5. Gagnant-gagnant… ou perdant ?</h3><p>Il y a l’officiel et le vernaculaire. Par exemple, il y a d’un côté la langue officielle avec ses règles de grammaire et de syntaxe et de l’autre la langue vernaculaire, celle parlée tous les jours par les gens. De la même façon, pour ce qui concerne les lois, il y a la description officielle de comment elles sont supposées s’appliquer et il y a la réalité du terrain. La vie civilisée est l’équivalent du vernaculaire, une création collective et qui a de la valeur parce qu’elle est largement partagée dans la population.</p><p>Lorsque nous parlons de progrès, la plupart des gens se représente le progrès matériel et technique. Mais un autre type de progrès existe&nbsp;: le progrès social. Par exemple, nous sourions pour indiquer l’absence d’intentions hostiles depuis la nuit des temps. William von Hippel considère que faire la queue est un autre de ces progrès sociaux.</p><p>Les deals gagnant-gagnant supposent une association volontaire. Rien ne doit vous obliger à participer. Ainsi, de ces libres associations émerge de l’information sur ce qui plaît et ce qui ne plaît pas. Si le chef d’un restaurant ne rencontre pas le succès, il devrait peut-être songer à faire autre chose. A moins que le gouvernement s’en mêle et lui permette de continuer à servir de mauvais plats et gaspiller de bons ingrédients plus longtemps que nécessaire.</p><p>Une des périodes les plus fastes dans l’histoire de l’humanité correspond grosso modo à la phase de mondialisation récente. Sur une période de 50 ans, l’extrême pauvreté a reculé de 75% à 9%. Davantage de transactions signifie plus de compétition, plus de choix, plus de prospérité. C’est également une des différences entre les économies riches et les économies pauvres. Une économie riche est ouverte au commerce international.</p><p>Malheureusement, rien ne garantit la poursuite du progrès. Si le gouvernement ne peut pas vous rendre riche, il peut vous rendre pauvre. La tentation est très grande pour ceux qui ont accès aux cercles du pouvoir de détruire la concurrence et de s’imposer socialement, quitte à être le borgne au royaume des aveugles.</p><p>Les sociétés avec haut degré de confiance comme la Suisse sont plus propices aux deals gagnant-gagnant. En effet, moins de temps et d’argent est dépensé à faire des revues diligentes puisque vous avez peu de chance d’être victime d’un larcin. D’un autre côté, plus la société a un haut degré de confiance, plus il est payant de tricher.</p><p>Selon nous, l’inégalité n’est pas perçue comme un problème si la richesse est le fruit du travail, du talent et de deals gagnant-gagnant. Cependant, malgré cette observation, la plupart des économistes, politiciens et autres bienfaiteurs de l’humanité disent souhaiter réduire les inégalités mais sans trop s’interroger sur les causes. Dans la plupart des études sur l’inégalité, le gouvernement est présenté comme la solution au problème. Mais si c’était le contraire&nbsp;?</p><p>Celui qui a réussi n’entend pas tout risquer et trouve le moyen d’acheter les faveurs des décideurs politiques pour neutraliser la compétition. C’est cela qui explique que dans un environnement stable les inégalités ont tendance à augmenter. En conclusion, les initiés utilisent le gouvernement pour ponctionner le reste de la population.</p><p>Plus généralement, une bonne façon d’évaluer les politiques publiques serait de se demander si elles facilitent ou non les deals gagnant-gagnant.</p><h3 class="wp-block-heading">6. Fausses nouvelles</h3><p>La plupart des nouvelles ne sont pas exactement vraies, mais pas fausses non plus. Elles sont difficiles à décoder tant celles-ci sont chargées de mythes, de présupposés, de vœux pieux. L’exemple du discours de Powell sur les prétendues armes de destruction massive de l’Irak à l’ONU en 2003 en est la caricature de la fausse nouvelle.</p><p>En un certain sens, les mots eux-mêmes mentent. Et plus le mot est abstrait, et plus il y a un potentiel d’être déconnecté de la réalité. Dans le bestiaire des mythes, les super-mythes sont les grandes idées que peu de gens penseraient à questionner&nbsp;: le changement climatique, le progrès, la démocratie et son cousin l’état-nation, le fait que tuer est mal, que le genre s’acquière par socialisation, que le travail des enfants, la torture, l’inégalité et l’esclavage sont à éviter dans tous les cas.</p><p>Des contre-vérités tant qu’elle reste dans le cercle privé ont peu de conséquences et sont rapidement corrigées. Si vous croyez pouvoir voler en sautant d’une falaise et en battant des ailes, vous allez découvrir que la gravité est bien réelle. En revanche, les mythes publics et les hallucinations collectives ont la fâcheuse tendance à durer un bon moment. Le communisme en Russie a duré 70 ans, par exemple. Les dynasties égyptiennes, quant à elles, ont survécu des milliers d’années. De tels mythes, comme les bons mensonges, doivent leur succès à l’adéquation du message&nbsp;avec ce que le peuple a envie d’entendre.</p><p>L’histoire, elle-même est remplie de mythes, certains utiles d’autres toxiques. Les mythes les plus récents se basent sur l’interprétation des événements récents et sont probablement moins pertinents que les anciens mythes. Malheureusement, les historiens font un choix des événements significatifs au détriment du reste. Mais peut-être se trompent-ils&nbsp;?</p><p>De l’histoire du 20<sup>ème</sup> siècle, on retient que Hitler était un méchant et que Chamberlain n’aurait jamais dû lui céder à Munich. Cependant, il nous semble que la vraie leçon du 20<sup>ème</sup> siècle est plutôt que les peuples les plus civilisés dans les nations les plus civilisées sont susceptibles de basculer dans la barbarie. Lorsque les élites en place sont discréditées par une guerre perdue, l’hyperinflation et la dépression, une nouvelle élite émerge capable de soulever les masses au nom d’un des plus anciens mythes&nbsp;: «&nbsp;eux contre nous&nbsp;». Le problème est que vous pourriez faire partie du «&nbsp;eux&nbsp;».</p><p>De la même manière que l’histoire, les médias ne rapportent qu’une toute petite partie de l’actualité et à travers le prisme déformant des mythes du moment. Par exemple, les médias ne parlent jamais des deals gagnant-gagnant mais uniquement des deals gagnant-perdant, tout particulièrement les actes de violence. Les médias qu’on pourrait appeler vraies-fausses nouvelles servent ce que le public veut entendre, ce qui va lui permettre de se sentir intelligent et respectable. La vérité est juste une potion trop amère pour être achetée.</p><p>Le lecteur ne sera pas surpris d’apprendre que les médias de masse sont apparus en même temps que l’état-nation. Une des principales fonctions des médias est de créer un narratif du «&nbsp;Nous&nbsp;» comme dans «&nbsp;Nous devons faire ceci&nbsp;», «&nbsp;Nous avons besoin de cela&nbsp;». Au cours des derniers siècles, la presse a toujours été de la partie pour soutenir les guerres au nom de mythes et de contrevérités.</p><p>Pour exister, un mythe a besoin de ses croyants. Lorsqu’il n’y en a plus, le mythe disparaît, tout simplement. C’est pourquoi on encourage le public à ne surtout pas utiliser la pensée critique mais au contraire à être solidaire des politiques publiques, peu importe leur absurdité. Et la plupart du temps, ça fonctionne&nbsp;et gare aux mécréants !</p><p>Comment discerner les vrais mythes, ceux qui sont créés inconsciemment et qui viennent justifier a posteriori une innovation sociale positive pour le groupe, des faux mythes, ceux qui sont créés consciemment pour servir certains intérêts&nbsp;? Nous proposons quatre tests&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li><strong>Temps&nbsp;:</strong> si le mythe est ancien, il a plus de chance d’être un mythe utile.</li><li><strong>Simplicité&nbsp;:</strong> si le mythe est simple comme «&nbsp;Tu ne tueras point&nbsp;», il a plus de chance d’être un mythe utile que «&nbsp;Le clash des civilisations&nbsp;» ou le «&nbsp;Changement climatique&nbsp;» qui reposent sur des hypothèses et toutes sortes de suppositions.</li><li><strong>Universalité&nbsp;:</strong> si le mythe est pertinent pour tous en tout temps comme celui-ci «&nbsp;un tien vaut mieux que deux tu l’auras&nbsp;», il vaut mieux y prêter attention. En revanche, «&nbsp;les déficits ne comptent&nbsp;pas&nbsp;» nous paraît hautement suspect puisqu’ils ne s’appliquent pas aux individus.</li><li><strong>Violence&nbsp;: </strong>le meilleur test est de déterminer si le mythe s’appuie sur des deals gagnant-gagnant ou des deals gagnant-perdant. En particulier, si le mythe a besoin de la force de l’Etat, c’est sans doute un faux mythe&nbsp;!</li></ol><h3 class="wp-block-heading">7. Gagnant-perdant en matière d’argent</h3><p>Si vous voulez réussir financièrement, voici la recette gagnant-gagnant&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Travaillez dur</li><li>Apprenez autant que vous le pouvez</li><li>Épargnez</li><li>Investissez sagement dans ce que vous connaissez</li></ol><p>Il y a bien sûr bien des façons de faire fortune par des deals gagnant-perdant, au premier chef lorsque le gouvernement crée de la monnaie sans valeur. Or, quand l’argent perd sa valeur, rien ne va plus. Les expériences de l’Allemagne de Weimar, du Zimbabwe et du Venezuela sont là pour nous le rappeler.</p><p>Lorsque l’hyperinflation touche un pays, son économie, son gouvernement, sa moralité, tout cela va à vau-l’eau. Vous ne savez plus en qui faire confiance ni ce qui se passe réellement.</p><p>Aux États-Unis, il y a peu de chance que l’économie connaisse un tel sort. Néanmoins, le dollar après 1971 n’est plus le même animal qu’avant 1971 avant la fin de la convertibilité en or. La FED a créé une quantité impressionnante de fausse monnaie créée par la FED depuis plusieurs décennies, apparemment sans trop de dommages. Mais il y a une limite à tout. Traditionnellement, un créancier est à l’aise lorsque son débiteur doit un montant égal à 1,5 fois son revenu annuel, mais pas beaucoup plus que ça. Actuellement, les États-Unis doivent 3,4 années de revenus (dettes publiques et dettes des entreprises) pour chaque année de revenus.</p><p>Au niveau mondial, le travailleur médian gagne 10&nbsp;000$ par an, c’est-à-dire à peu près 5$ de l’heure. La dette totale mondiale est d’environ 250 billions de dollars pour 70 billions de PIB annuel. A 3% d’intérêt, pour fixer les idées, cela représente 7,5 billions par an en intérêt ou encore 300 heures de travail par actif, soit environ 2 mois de travail. A 5% d’intérêt, la situation devient inextricable.</p><p>La politique monétaire de la FED depuis 1971 a profité aux riches au travers de l’inflation sur le prix des actifs et pénalisé les classes moyenne et populaire. Il est plus que probable que la grande majorité des bénéficiaires n’ont même pas conscience du phénomène et attribue leur succès à leur talent et à leur travail.</p><p>L’argent est l’une des fondations de la vie civilisée. Il permet de savoir où nous en sommes dans une société hiérarchisée&nbsp;; l&rsquo;argent est l’un des liens qui relient les membres de la société&nbsp;; il transmet l’information sur ce qui a du succès ou pas. Malheureusement, de nos jours, l’argent est corrompu par les politiques monétaires qui découragent l’épargne, créent des bulles spéculatives et financent des projets à la noix. Le risque est donc grand d’une régression de la civilisation.</p><p>Dans une économie honnête, il y a seulement deux moyens d’obtenir de l’argent, soit vous utilisez votre revenu passé ou présent, soit vous empruntez de quelqu’un qui a épargné son revenu. Mais le système monétaire post-1971 n’avait pas de telles contraintes. La FED pouvait créer autant de crédit qu’elle le souhaitait et le proposer au taux qu’elle jugeait approprié.</p><p>Pour ramener la dette américaine public et corporative (70 billions de dollars) à des niveaux raisonnables, il faudrait en éliminer 38 billions. Cela aura de plus des conséquences sur la valorisation des actifs supportés par la dette et tout particulièrement les actions. Les entreprises ont bénéficié de revenus gonflés par le crédit depuis 1980, mais cela pourrait bien s’arrêter avec des conséquences désastreuses pour elles, leurs actionnaires et leurs employés.</p><p>Voici un autre signe qui ne trompe pas. En 5000 ans d’histoire du crédit, jamais personne n’a payé pour le privilège de prêter de l’argent, du moins jusqu’à aujourd&rsquo;hui. Le crédit facile de la FED a créé d’autres distorsions dans l’économie. Le travailleur qui bénéficie des programmes sociaux payés à crédit ne travaille plus… L’investisseur qui est sûr d’être secouru par la FED n’est plus intéressé pour investir à long terme dans de vraies usines… Le capitaliste qui effectue des rachats d’actions financé à taux zéro n’a plus besoin de générer un vrai profit… L’élite qui peut acheter les voix par l’argent facile n’a plus à fournir des services à la population…</p><h3 class="wp-block-heading">8. Le gouvernement, le maître du gagnant-perdant</h3><p>De nombreuses personnalités de l’establishment défendent le concept de «&nbsp;bien commun&nbsp;». Le problème est qu’ils prétendent savoir ce qui est bon pour la communauté. Ils croient même que leur idée est meilleure que le résultat d’un marché libre. Curieusement, jamais on ne nous donne la preuve du «&nbsp;bien&nbsp;» produit par les projets gouvernementaux.</p><p>Pour faire simple, l’élite finance ce qu’elle veut financer&#8230; avec l&rsquo;argent que vous aviez prévu pour autre chose.<mark
class="annotation-text annotation-text-yoast" id="annotation-text-def88e1b-fd4f-4b76-92c7-8319132112cd"></mark></p><p>Parfois le gouvernement fait œuvre utile, mais c’est seulement lorsqu’il imite ou étend ce que la société civile fait d’elle-même&nbsp;: fin de l’esclavage, services sociaux, construction de routes. Pourtant, le secteur public se distingue nettement du secteur privé par ce simple fait&nbsp;: la menace implicite de la force.</p><p>Le gouvernement sera toujours contrôlé par les ambitieux et les rusés qui utiliseront sa force pour leur propre avantage. Et la plupart des gens marchera au pas, peu importe la prédation et la cruauté du gouvernement. Que de crimes ont été commis de cette manière par le pouvoir central au nom du «&nbsp;bien commun&nbsp;».</p><p>Le programme fédéral américain de «&nbsp;Guerre contre la pauvreté&nbsp;» du président Johnson a été une catastrophe pour les communautés afro-américaine. Jusque dans les années 1950, le taux de mariage chez les femmes noires était supérieur à celui des femmes blanches. Les programmes d’aide sociaux ont déstructuré les familles noires&nbsp;: plus besoin de travailler, ni besoin de dépendre d’un mari. Aujourd’hui, trois quarts des enfants noirs aux États-Unis naissent hors mariage.</p><p>Dans leur prise de décision, les gouvernements sont confrontés à plusieurs problèmes. Premièrement, l’information utilise pour prendre une bonne décision est dispersée et coûteuse à collecter. En conséquence, les gouvernements s’appuient sur l’information publique qui nous l’avons vu est construite à partir de mythes et demi-vérités. Deuxièmement, lorsque la taille du groupe augmente, il devient de plus en plus difficile de tirer avantage d’un deal gagnant-perdant. Il n’y a juste pas assez de victimes à dépouiller. Troisièmement, plus l’élite est déconnectée de la population, plus la tentation de la corruption devient irrésistible. Elle voudra favoriser ses propres intérêts tout en prétendant secourir l’homme de la rue.</p><h3 class="wp-block-heading">9. L’Etat profond ou «&nbsp;D e e p  S t a t e&nbsp;»</h3><p>Le professeur Lindsey O’Rourke estime que les services secrets américains ont joué un rôle dans au moins 72 changements de régime entre 1947 et 1989. S’ils l’ont fait à l’extérieur, est-ce que cela n’aurait pas pu leur donner des idées pour leur propre pays&nbsp;? Eisenhower avait alerté en 1961 sur les dangers du complexe militaro-industriel qui regroupe l’appareil sécuritaire et les industriels de l’armement. De nos jours, lorsque nous parlons de l’État profond, la plupart des gens pensent à la collusion entre Washington, les ONG et les lobbyistes des grands groupes.</p><p>En réalité, la meilleure définition de l’État profond a été donnée par Mike Lofgren. Selon lui, l’État profond est le dénominateur commun entre la Guerre contre le terrorisme, une politique étrangère militarisée, la financiarisation et la désindustrialisation de l’économie, et une structure sociale qui a généré les plus grandes inégalités depuis près d’un siècle.</p><p>Il y a une compétition intense à l’intérieur de l’État profond pour déterminer la destination de l’argent qu’il vous prend&nbsp;: programmes sociaux (Démocrate) ou guerre (Républicains) ? Dans le cas de la guerre par exemple, le but n’est pas tant de la gagner que de réalisation un transfert de richesse de l’économie vers le complexe militaro-industriel.</p><p>L’État profond contrôle la police, le Pentagone, la santé publique, l’éducation, les services sociaux, ainsi que de nombreuses autres institutions. L’État profond coopère avec les alliés internationaux pour veiller au bien-être des élites. Ses membres parlent l’anglais des affaires et travaillent ensemble à l’amélioration du sort de l’humanité.</p><p>Il est impossible de comprendre les politiques du gouvernement américain et des banques centrales à travers le monde sans comprendre les motivations réelles de l’État profond. Par exemple, Israël, qui est pourtant un gouvernement étranger, y occupe une place prépondérante dans sa hiérarchie. Les milliardaires Haim Saban, Paul Singer, et Sheldon Adelson sont parmi les plus gros donateurs à Trump et Netanyahu. Les lobbyistes de l’A I P A C et d’autres organisations ont une influence disproportionnée sur la politique étrangère américaine. Des compagnies étrangères proéminentes, des organisations mondiales et des banques étrangères font également partie de l’État profond.</p><p>Des études ont démontré que les groupes d’intérêts et les lobbyistes ont une influence supérieure à celle des électeurs sur les politiques publiques. Autrement dit, la démocratie américaine fonctionne plutôt comme une oligarchie. Le lobbying est une entreprise rentable par ailleurs puisqu’on estime qu’un dollar dépensé en relations publiques rapporte 760$. Au vu du rendement, nombreux sont les groupes qui cherchent à se frayer un chemin pour faire partie du club.</p><p>Tout ceci corrompt les institutions et transfert l’argent de ceux qui l’ont gagné vers ceux qui contrôlent le gouvernement. Ceux qui sont exploités s’en rendent finalement compte, perdent confiance et cessent de participer. Comme la base de la pyramide se rétrécit, l’élite est obligée d’utiliser la manière forte pour extraire la même rente.</p><p>Les régulations sont un autre exemple. Elles sont utilisées par les entreprises qui ont pignon sur rue pour créer des barrières à l’entrée pour les concurrents. Mais elles sont aussi utilisées par les bureaucrates pour étendre leur emprise sur le public au-delà des lois existantes.</p><p>Historiquement, c’est la capacité du public à bloquer les fonds qui lui permet d’exercer un contrôle sur le gouvernement local. Mais depuis 1971, il n’est plus nécessaire d’obtenir des fonds, il suffit juste d’emprunter.</p><p>Bill Binney qui a travaillé 32 ans pour la NSA explique l&rsquo;utilisation des courriels collectés par le gouvernement&nbsp;: «&nbsp;Si le gouvernement décide qu’il n’aime pas quelqu’un, il analyse toute l’information collectée sur la cible et ses associés sur les dix dernières années afin de monter un dossier contre elle.&nbsp;» Ce type d’information est ensuite partagée avec d’autres agences afin de poursuivre la personne pour des infractions liées aux impôts ou aux drogues…</p><p>Les élections permettent à l’État profond de s’assurer qu’ils ne sont pas allés trop loin. De plus, cela donne un vernis de respectabilité au gouvernement et de maintenir une façade. Derrière cette façade, les membres de l’État profond ont les coudées franches pour réaliser leurs projets.</p><p>Sans croissance de la population, ni de l’économie, les systèmes de retraites en Europe et au Japon sont condamnés. Le citoyen moyen commence à s’en douter et c’est ce qui explique la montée du populisme.</p><h3 class="wp-block-heading">10. Ensauvagement de l’Amérique</h3><p>L’arrivée de Trump au pouvoir est emblématique de l’ensauvagement de l’Amérique. Il n’y a rien de surprenant à ce qu’une démocratie dégénère ainsi. Après tout, la tyrannie, l’incompétence, la vulgarité, le non-sens sont ce que veut le plus grand nombre.</p><p>Après le 11 septembre, le public semblait satisfait de déshabiller et de fouiller les grands-mères à l’aéroport. On n’est jamais trop prudent! L’américain moyen aime se faire dire ce qu’il a à faire même s’il sait que ses dirigeants sont des crétins malhonnêtes.</p><p>Le transfert massif de richesse des pauvres vers les riches depuis 1971 n’est pas bien compris par les masses mais elles savent que quelque chose ne tourne pas rond. Pour cette raison, elles sont plus sensibles au slogan «&nbsp;Nous contre eux&nbsp;». Mais n’importe qui d’intelligent et de cultivé ne voudrait jamais faire partie de ce «&nbsp;Nous&nbsp;».</p><p>Les immigrants récents réussissent mieux que les natifs. Parmi eux, les Japonais et les Indiens sont ceux qui aujourd’hui ont les meilleurs résultats. Les Juifs sont ceux qui ont le mieux réussi dans toute l’histoire américaine. Aucun de ces groupes n’est Européen.</p><p>L’Américain moyen a peur de gens qui travaillent plus dur que lui, ont de meilleures habitudes et une meilleure conduite. Il n’est pas étonnant qu’il devienne intolérant.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1432</post-id> </item> <item><title>Econo-fiction : l&#8217;après covid, partie 2</title><link>https://economierebelle.com/econo-fiction-lapres-covid-partie-2/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=econo-fiction-lapres-covid-partie-2</link> <comments>https://economierebelle.com/econo-fiction-lapres-covid-partie-2/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:43:47 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[économie]]></category> <category><![CDATA[virus]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=1306</guid><description><![CDATA[<p>Le monde, tel que nous le connaissons, est ce lieu où les grands affrontent les petits, sans que les uns ou les autres soient jamais sûrs de leurs tailles respectives, et d’ailleurs tous se trompent. &#8211; David Gilbert, Les Normaux Scénario 2&#160;: l’atténuation de la crise Introduction Cet article est la suite du scénario 1:&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><em>Le monde, tel que nous le connaissons, est ce lieu où les grands affrontent les petits, sans que les uns ou les autres soient jamais sûrs de leurs tailles respectives, et d’ailleurs tous se trompent.</em></p><p>&#8211; David Gilbert, Les Normaux</p><h2 class="wp-block-heading">Scénario 2&nbsp;: l’atténuation de la crise</h2><h3 class="wp-block-heading">Introduction</h3><p>Cet article est la suite du <a
href="https://economierebelle.com/econo-fiction-lapres-covid-partie-1/">scénario 1: l&rsquo;aggravation de la crise</a>.</p><p>Dans ce scénario, de nouvelles forces viennent tempérer la psychose collective vis-à-vis du virus. Le virus n’est ni plus ni moins mortel que dans le scénario précédent. Seule la perception change.</p><p>L’accalmie permettra au public de réaliser que le pire est sans doute derrière nous. Le virus rejoindra alors la famille quatre des coronavirus existants pour devenir un rhume comme un autre.</p><p>La première vague du virus au début 2020 a probablement décimé la partie de la population humaine dont le code génétique n’était pas adapté et qui n’a pas bénéficié d’une immunité naturelle croisée ou par vaccin. Pour la suite des choses, seules les personnes non exposées et non vaccinées qui font partie des groupes à risque auront réellement du souci à se faire.</p><h3 class="wp-block-heading">Tournant dans la perception des mesures sanitaires</h3><p>L’autorisation sera donnée pour offrir le vaccin aux jeunes de moins de 12 ans sur une base volontaire. Les parents particulièrement inquiets se précipiteront pour faire inoculer leurs enfants. Quelques jours plus tard, le décès d’un enfant de 6 ans des suites du vaccin fera la une des journaux.</p><p>L’émotion suscitée va amener certains médecins à sortir de l’ombre et briser l’omerta. Ils dénonceront la vaccination pour les enfants comme contraire à l’éthique. Un torrent de témoignages va démontrer les pressions exercées sur les soignants pour ne pas aller à l’encontre du discours dominant.</p><p>Par principe de réalisme, le gouvernement décrètera un moratoire et désignera une commission d’enquête. Naturellement, même sans cette décision, les parents ne voudront plus vacciner leurs enfants.</p><p>Un débat public est demandé pour discuter du bien fondé de la stratégie sanitaire. Des experts qui n’avaient jusque là pas le droit de cité exposeront les alternatives&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>La Suède, qui a connu une mortalité moyenne sans sacrifier les libertés individuelles et qui a abandonné toutes les restrictions ;</li><li>D’autres pays qui n’ont pas mis en œuvre de restrictions et où il n’y a pas eu d’hécatombe ;</li><li>Les pays africains et les bidonvilles indiens où le virus s’est largement diffusé sans faire beaucoup de victime du fait de l’immunité naturelle.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">A l’école</h3><p>Des parents échangeront des insultes et des coups lors d’une manifestation devant une école contre le port du masque. Le pays sera sous le choc à la suite de ces images. Dans les journaux télévisés, certains experts expliqueront que les enfants n’étant pas à risque, plus vite le virus circulera plus vite l’immunité naturelle sera acquise. Quant aux populations à risque, elles auront eu tout le temps de se faire vacciner. Pour les familles avec des membres immunodéprimés, on pourra proposer l’école à distance.</p><p>Le gouvernement retirera finalement l’obligation du port du masque à l’école. Les parents qui souhaiteront continuer à faire porter le masque à leur progéniture seront autorisés à le faire. A la suite de cette décision, certains parents préfèreront faire l’école à la maison plutôt que de risquer d’attraper le virus.</p><p>Au passage d’une n-ième manifestation hostile aux mesures sanitaires, un individu armé ouvrira le feu sur les manifestants provoquant la mort de trois personnes, avant d’être interpellé. L’opinion basculera après cet incident.</p><h3 class="wp-block-heading">Retour au travail</h3><p>Le premier signe d&rsquo;un changement d&rsquo;approche des autorités sanitaires sera la reconnaissance que l&rsquo;immunité naturelle offre une protection au moins égale à celle du vaccin. Par conséquent, les survivants du virus seront éligibles pour le passeport vaccinal pour une durée de 18 mois.</p><p>La perspective d’une vaccination obligatoire s’éloignera et le gouvernement laissera le champ libre aux entreprises pour décider si elles imposent la vaccination à leurs salariés ou non. Les compagnies minières et pétrolières et celles de la construction décideront de ne pas imposer le vaccin. Les banques et les compagnies technologiques iront de l’avant.</p><p>Un article de presse attirera l’attention sur des cas de plus en plus nombreux d’employés de bureau vaccinés qui refusent de réintégrer leur poste alors même que tous leurs collègues sont vaccinés et portent des masques. Ils auront en effet compris que le virus peut être transmis par leurs collègues vaccinés et ne voudront pas risquer de le rapporter à la maison.</p><h3 class="wp-block-heading">Réduction des restrictions sanitaires</h3><p>Un nombre important de pays étrangers décidera d’alléger les restrictions sanitaires, ce qui fournira la justification au gouvernement pour mettre un terme au passeport vaccinal.</p><p>Certaines entreprises qui ont une clientèle à risque souhaiteront le maintenir et porteront l’affaire au tribunal administratif, qui se déclarera incompétent. L’affaire sera ensuite portée à la plus haute cour de justice qui devra dire si une entreprise peut discriminer sa clientèle selon le statut vaccinal. La cour tranchera en faveur de ces entreprises mais uniquement dans le cas d’un vaccin stérilisant qui empêche la transmission.</p><p>Avec la fin du passeport vaccinal, une partie des vaccinés réduira ses activités sociales de peur d’être contaminée par les non-vaccinés et leurs enfants, surtout leurs enfants. Un groupe de pression provax verra le jour pour demander au gouvernement des accommodements raisonnables&nbsp;: réserver l’accès aux restaurants, cinémas et spectacles uniquement aux vaccinés certains soirs de la semaine.</p><p>La plupart des élus étant dans le groupe à risque, la mesure sera votée au parlement sans difficulté. De plus, le passeport vaccinal demeurera en place pour les événements impliquant plus de 5000 personnes.</p><h3 class="wp-block-heading">Approche plus équilibrée pour lutter contre le virus</h3><p>Avec le retour à la raison, un nouveau consensus se dégagera pour lutter contre le virus selon une approche concertée. Certains suggéreront que s’il s’agit réellement d’une guerre, alors pourquoi n’engager qu’une seule arme&nbsp;? La réponse devra désormais couvrir différents volets&nbsp;: immunité naturelle, traitements médicamenteux, kit de prévention à base de vitamine D et de zinc, masques N95 pour les travailleurs en contact avec le public, nouveaux systèmes de ventilation anti-gouttelettes, gestes barrières, lavement nasal avant le coucher, tests rapides à partir de salive, incitations financières pour une contamination lors des creux épidémiques, vaccins et surtout investissements massifs dans le renforcement des capacités hospitalières.</p><p>Dans la mesure où les chiffres indiquent que 95% des personnes hospitalisées ont plus de 60 ans, la communication des autorités sanitaires se concentrera principalement sur ce groupe. Des convocations sont émises à destination des assurés de plus de 60 ans pour une vaccination tous les deux mois.</p><h3 class="wp-block-heading">Société civile</h3><p>Dans les salles de presse et les plateaux télévisés, c’est l’heure des règlements de compte. Des journalistes qui étaient en pointe pour porter la parole officielle pendant la crise seront l’objet de campagnes de dénigrement. On leur reprochera leurs manquements au code déontologique et le harcèlement qu&rsquo;ils ont organisé contre des collègues sceptiques.</p><p>En parallèle, des voix s’élèveront pour amender la constitution afin de fermer une brèche que les gouvernements ont exploité lors de la crise&nbsp;: tel le pompier pyromane, un gouvernement mal intentionné peut restreindre la capacité hospitalière ce qui crée une urgence sanitaire qui lui permet de gouverner sans contre-pouvoirs. De même, à partir de la jurisprudence du vaccin, des groupes anti-avortement proposeront de faire payer le prix de la liberté à celles qui exerceront leur droit&nbsp;: interdiction d’utiliser une clinique d’infertilité, interdiction d’adopter, etc.</p><p>A l’université, une crise sans précédent éclatera. Les universitaires n’étant jamais intervenus publiquement pour s’opposer aux mesures liberticides ou si peu, ils apparaîtront du mauvais côté de l’histoire. Les langues commenceront à se délier et révèleront une infestation marxiste du monde universitaire où la pensée critique a été remplacée par la pensée unique.</p><p>L’image de la science sera aussi écornée auprès du public. Le choc de l’autorisation de la vaccination des enfants mettra en lumière une volonté de faire le bonheur des gens malgré eux, quitte à prendre quelques libertés avec la vérité. Des dénonciations anonymes sur de possibles conflits d’intérêt pousseront à la démission certains hauts fonctionnaires et des médecins reconnus mondialement.</p><h3 class="wp-block-heading">Inflation</h3><p>Dans ce scénario, avec la fin du passeport vaccinal, une partie de la population très favorable aux mesures sanitaires ne souhaitera plus prendre le risque de rencontrer des non-vaccinés. Le chiffre d’affaires des commerces baissera donc, mais moins que dans le premier scénario puisque les vaccinés réfractaires au passeport vaccinal participeront dans ce scénario.</p><p>Au travail, il y aura la même configuration. Une partie des vaccinés ne voudra pas être près de non-vaccinés dans les entreprises qui n’imposent pas la vaccination. Ceux qui sont proches de la retraite la prendront par anticipation ou en négociant avec l’employeur. Certaines femmes tomberont opportunément enceintes pour gagner du temps en attendant d’y voir plus clair. D’autres pourront continuer en télétravail indéfiniment, du moins jusqu’au moment où ils en auront assez. Finalement, un petit nombre quittera son emploi pour travailler dans des entreprises où la vaccination est imposée.</p><p>Les vaccinés qui côtoieront des non-vaccinés s’acclimateront rapidement. Dans de rares cas, des employés vaccinés seront hospitalisés à la suite d’une infection sur le lieu de travail, ce qui entrainera des poursuites judiciaires contre les employeurs. Mais les montants en jeu seront faibles et de toute façon couverts par un programme gouvernemental.</p><p>La perte de productivité sera moindre que dans le premier scénario mais suffisante pour une poussée inflationniste. De plus, l’interventionnisme de l’État et l’augmentation du ratio de dépendants (retraités, inactifs, chômeurs etc.) contribueront également à la hausse des prix.</p><h3 class="wp-block-heading">Normalité presque normale</h3><p>Les gouvernements feront passer le message qu’il faudra apprendre à vivre avec le virus. Cette fois-ci, ils voudront dire qu’étant donné qu’il n’existe pas de remède miracle, l’essentiel des contraintes pèseront sur les personnes à risques. Elles seront toutefois libres de leurs choix.</p><p>Une manifestation de personnes du groupe à risque souhaitant la reprise de mesures draconiennes rassemblera quelques dizaines de personnes seulement. L’échec de cette manifestation sera dû à la peur des participants d’attraper le virus à l’extérieur à cause des autres manifestants triplement vaccinés et masqués. Les organisateurs annonceront qu’une autre manifestation est prévue et se tiendra en voiture (et masque).</p><p>Les vols internationaux continueront d&rsquo;exiger un test PCR et/ou un vaccin.</p><h3 class="wp-block-heading">Fin de la crise du covid</h3><p>Quelques années après la fin de la crise du covid, le virus ne fera plus vraiment peur. La presque totalité de l’humanité y aura été exposé, avec ou sans vaccin. Les gens seront attentifs à l’apparition d’une nouvelle souche de grippe ou d’Ebola, mais sans perdre le sommeil pour la plupart.</p><p>Néanmoins, une minorité indécrottable continuera de porter le masque à l’épicerie ou à demander une preuve de vaccination avant de laisser rentrer un plombier ou un entrepreneur.</p><p>De l’autre côté du spectre, un groupuscule nommé «&nbsp;Pure Gêne&nbsp;» prétendra préserver la pureté de leur code génétique de toute interférence des vaccins ADN et ARNm. Ces personnes refuseront de se reproduire avec les vaccinés au prétexte que leur patrimoine génétique est altéré.</p><p>Hormis ces cas extrêmes, la vie ressemblera à celle d’avant le virus.</p><p>La nature ayant horreur du vide, les inquiétudes sur le virus cèderont la place à celles sur le changement climatique. Il sera proposé de pénaliser «&nbsp;ceux dont les choix de vie nous mettent tous en danger&nbsp;»&nbsp;: interdiction des voitures non électriques dans les villes, quota de déchets maximum par foyer, campagne de harcèlement social vis-à-vis des mangeurs de viande.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1306</post-id> </item> <item><title>Econo-fiction : l&#8217;après covid, partie 1</title><link>https://economierebelle.com/econo-fiction-lapres-covid-partie-1/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=econo-fiction-lapres-covid-partie-1</link> <comments>https://economierebelle.com/econo-fiction-lapres-covid-partie-1/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Tue, 07 Sep 2021 23:04:53 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[économie]]></category> <category><![CDATA[virus]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=1293</guid><description><![CDATA[<p>Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n&#8217;est pas impossible que tout le monde ait tort. &#8211; Gandhi Dans la peau de nos dirigeants La crise du coronavirus qui a démarré à la fin de 2019 est exceptionnelle, non à cause de sa sévérité, mais de par la réaction des gouvernements.&#8230; <a
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class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><em>Les temps difficiles créent des hommes forts, les hommes forts créent des temps prospères, les temps prospères créent des hommes faibles, et les hommes faibles créent des temps difficiles</em>.</p></blockquote></figure><p>Nous voici donc à la fin du cycle, celui des hommes faibles.</p><p>Les décisions de la plupart des autorités ont été davantage guidé par le <strong>besoin de se couvrir</strong> que par la volonté de faire ce qui doit être fait. Les mesures sanitaires ont par exemple été décidées par imitation. Si tout le monde l’a fait, il doit bien y avoir une bonne raison, non ?</p><p>Clairement, les prises de position des politiciens sont davantage basées sur les sondages que sur la science. Et les sondages sont le résultat de la propagande de peur des médias et d’une minorité intolérante.</p><p>Peu importe que les statistiques montrent que les confinements et les couvre-feux ont eu des effets au mieux inutiles au pire délétères, ceux-ci continuent d’être appliqués ici et là. Malgré des études randomisées sur l’<a
href="https://www.acpjournals.org/doi/10.7326/M20-6817">inutilité du masque</a> (tel qu’utilisé par la population en général), celui-ci continue d’être obligatoire à peu près partout. En dépit de la perte importante d’efficacité des vaccins ARNm au bout de quelques mois, la santé publique envisage une troisième et même une quatrième dose.</p><p>Nous ne pensons pas qu’il y ait une intention maligne des gouvernements à promouvoir la vaccination. De leur point de vue, et ils ont raison de leur point de vue, c’est une méthode peu coûteuse pour arrêter l’épidémie. Un vaccin à 20 euros ou 20 dollars est bien préférable à des frais d’hospitalisation de 100&nbsp;000 euros ou dollars. De plus, si tout le monde est vacciné, on pourra revenir au monde d’avant. Est-ce si sûr&nbsp;?</p><p>Même avec une couverture de 100% (ce qui n’arrivera pas), l’épidémie ne sera jamais éradiquée. Cela illustre un autre principe de nos gouvernants&nbsp;: <strong>au mieux le court-termisme, au pire l’aveuglement</strong>. Comme le retrait de l’armée américaine en Afghanistan l’a montré, nos dirigeants ne semblent pas réaliser que leur vision du monde est polluée par l’idéologie et déconnectée de la réalité. Autrement dit, ils prennent leurs désirs pour des réalités.</p><p>A ce stade, il convient de réaliser que la crise du covid n’est pas temporaire et qu’elle laissera des traces pour au moins les dix prochaines années. Il est plus que temps de s’y préparer. Voici donc les trois scénarios pour le futur&nbsp;qui pourront aider dans cette préparation :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Aggravation de la crise</li><li>Atténuation de la crise</li><li>Discontinuité majeure&nbsp;: mutation (vraiment) dangereuse</li></ul><h2 class="wp-block-heading">Scénario 1&nbsp;: l’aggravation de la crise</h2><h3 class="wp-block-heading">Introduction</h3><p>Dans ce scénario, les tendances à l’œuvre actuellement sont amplifiées.</p><p>Selon le principe dégagé plus haut, la seule chose qui empêche réellement de décréter la vaccination obligatoire dans les démocraties libérales est la peur des autorités d’être tenues pour responsables des décès dus à la vaccination.</p><p>A mesure que les données de la phase 3 des vaccins (phase actuelle) s’accumulent, les statistiques sur la mortalité et les effets secondaires graves sont tabulés par les bureaucrates. Actuellement, la vaccination étant un «&nbsp;choix personnel&nbsp;», les conséquences graves sont peu ou pas prises en charge par l’État. A titre d&rsquo;exemple, le gouvernement canadien vient tout juste de créer un <a
href="https://torontosun.com/news/national/burial-costs-covered-for-canadians-killed-by-approved-vaccines">fonds de 75 millions</a> de dollars pour les frais d’enterrement.</p><h3 class="wp-block-heading">Obligation de discriminer pour les entreprises</h3><p>Les gouvernements vont s’efforcer de rendre la vie impossible aux récalcitrants. Une des innovations majeures des ces derniers mois a été le changement de la relation entre le gouvernement et les entreprises. Jusqu’ici, le gouvernement veillait à ce que les entreprises ne discriminent pas. Désormais, <strong>les entreprises seront mises à contribution pour appliquer une discrimination</strong>. Ce phénomène va aller en s’amplifiant&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Immunité pour les entreprises qui licencieront du personnel non vacciné ou par rapport à d’éventuels dommage des vaccins.</li><li>Pénalités pour les entreprises (biens non essentiels) qui ne coopèreront pas dans la discrimination des non-vaccinés.</li><li>Certaines entreprises, notamment les grandes entreprises technologiques, feront la promotion de la vaccination d’elles-mêmes.</li></ul><p>Voici quelques exemples&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Non content d’empêcher les voyageurs non-vaccinés de voyager par avion et par train, les gouvernements vont obliger les compagnies d’autobus à interdire les non-vaccinés.</li><li>Les hôtels ou auberges devront contrôler le statut vaccinal à la réservation ou à l’arrivée, peu importe leur taille.</li><li>Pour prendre des leçons de conduite, il faudra prouver le statut vaccinal.</li><li>Facebook, LinkedIn, Twitter coopèreront avec les gouvernements pour identifier parmi les individus récalcitrants ceux qui ont le plus d’influence. Des actions ciblées seront entreprises&nbsp;: prise de contact avec l’employeur, contrôles fiscaux, actions en justice, etc.</li><li>Facebook, LinkedIn, Twitter permettront de vérifier le QR code pour démontrer le statut vaccinal sur les réseaux sociaux.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Pointer du doigt les non-vaccinés</h3><p>Une hausse des cas de covid, provoquée possiblement par davantage de tests à l’école, servira de prétexte pour mettre en place un couvre-feu ou un confinement spécifique aux non-vaccinés. La délation sera encouragée. Des brigades mobiles de policier contrôleront aléatoirement les passeports vaccinaux.</p><p>Des horaires spéciaux seront aménagés dans les épiceries pour les non-vaccinés. Ces derniers seront obligés de prendre davantage de précautions&nbsp;: gants obligatoires et visière, en sus du masque. Ces horaires donneront lieu à des comités d’accueil anti-récalcitrants, des actions de sensibilisation ainsi que l’installation de tentes de vaccination sur le parking.</p><p>Après quelques cas de contamination ayant pour origine un professeur non-vacciné (ou une infirmière non-vaccinée), un décret criminalisera le fait de contaminer autrui, si l’on n’est pas vacciné. Même si le décret est inapplicable, cela incitera les patrons de petites entreprises à mettre de la pression sur leurs employés.</p><h3 class="wp-block-heading">Plus de contrôles et plus de harcèlements</h3><p>Sur le front des mesures sanitaires, le passeport vaccinal sera utilisé pour contrôler l’inoculation de la troisième puis de la quatrième dose. La stratégie gouvernementale inavouée est d’attendre l’arrivée d’un vaccin stérilisant, notamment le vaccin Novavax avec une longue durée de protection.</p><p>Quelques manifestations, dont certaines violentes, troubleront quelque peu l’impression d’unanimisme dans la population. Des hackeurs citoyens organiseront une plateforme avec vidéos et photos à destination de la population pour identifier les manifestants et entrer en contact avec eux (ou leurs employeurs) afin de les ramener à la raison.</p><p>Une application qui a fait son apparition en Australie qui allie géolocalisation et reconnaissance faciale sera déclinée dans la plupart des pays afin de contrôler le confinement pour les non-vaccinés et la quarantaine des voyageurs vaccinés internationaux ou interprovinciaux.</p><h3 class="wp-block-heading">Début de stagflation</h3><p>Côté économie, l’effet net du passeport vaccinal est une baisse de la fréquentation des services. D’une part, il y a ceux qui voudraient bien mais sont empêchés et d’autre part, il y a ceux qui pourraient mais n’ont pas envie de se faire contrôler. Une spirale inflationniste semble enclenchée. Le prix des loyers, de l’énergie et de la nourriture augmente fortement et alimente le mécontentement d’un large segment de la population.</p><p>Pour pallier le «&nbsp;manque d’argent&nbsp;», les gouvernements feront tourner la planche à billet, ce qui aggravera la situation. La méthodologie du calcul de l’indice des prix à la consommation sera alors modifiée pour retirer l’effet des « composantes volatiles&nbsp;» de l’indice.</p><p>A cause des régulations supplémentaires imposées par les gouvernements, les coûts de production augmenteront partout dans le monde. On assistera à des pénuries de certains produits et marchandises. Celles-ci sont accrues par l’action d’acteurs du marché qui feront des stocks, soit pour se protéger des pénuries, soit pour spéculer.</p><p>Des incendies à l’origine douteuse permettront à des entrepreneurs pris à la gorge de toucher les primes d’assurances et changer de secteur… ou de pays.</p><h3 class="wp-block-heading">Délitement social</h3><p>Dans la société, la polarisation entre fanatiques du vaccin et antivax, produira d’étranges effets. Jamais les dons de sang ou d’argent n&rsquo;auront été aussi faibles. En effet, les récalcitrants ne voudront pas contribuer à une société qui les exclut et les fanatiques du vaccin ne voudront pas courir le risque que leurs dons bénéficient à des antivax. Certaines associations caritatives se plaindront d’un manque de volontaires. En effet, les volontaires retraités ne souhaiteront plus prendre de risques tandis que les volontaires non-vaccinés en auront assez de subir du harcèlement.</p><p>Un mouvement appelé «&nbsp;Société Parallèle&nbsp;» verra le jour, et regroupera des non-vaccinés qui s’échangeront des biens et des services hors du système. Un de leur crédo est de retirer leur participation à un système qui les maltraite&nbsp;: retirer leur argent des banques, retirer leurs enfants de l’école, ne plus contribuer aux organismes de charité, réduire leurs dépenses au strict nécessaire.</p><p>Un scandale impliquant des épidémiologistes, des fonctionnaires et des politiciens éclatera et démontrera que certaines modélisations étaient téléguidées pour influencer la population. Le scandale sera rapidement enterré et oublié. Après tout, personne n’y avait jamais vraiment cru et ce n’était pas non plus une surprise.</p><h3 class="wp-block-heading">Solution finale&nbsp;: vaccination obligatoire</h3><p>Lorsque le nombre de récalcitrants sera suffisamment faible, les gouvernements décrèteront la vaccination obligatoire. Le fait de rendre la vaccination obligatoire les rendra responsables des dommages. Les indemnisations seront alors beaucoup plus élevées qu’aujourd’hui, et sans doute de l’ordre de plusieurs millions d’euros ou dollars (un autre genre de loterie si l&rsquo;on veut).</p><p>Ne pas se soumettre à la vaccination obligatoire entraînera des amendes, la suspension des allocations et possiblement une peine de prison. Les irréductibles n’auront d’autres choix que de partir vers des cieux plus cléments, s’ils le peuvent.</p><p>Il restera à organiser la vaccination des enfants. Selon le pays, sa culture et son taux d’alphabétisation, plusieurs stratégies seront possibles. Dans les pays pauvres qui peuvent s’offrir des vaccins, des infirmières se rendront dans les établissements et vaccineront une classe après l’autre, tout simplement. Dans les pays riches, même si une majorité sera favorable à la vaccination des écoliers, plus d’efforts seront nécessaires pour «&nbsp;convaincre&nbsp;».</p><p>En dépit de <a
href="https://www.bbc.com/news/health-58438669">l’exemple britannique</a>, la plupart des autorités de santé publique et des agences du médicament vont donner leur accord à la vaccination des enfants. Malgré les résultats mitigés des essais cliniques qui ne démontrent pas un bénéfice pour les enfants, les autorités et la presse feront valoir des bénéfices intangibles comme la réduction des cas de «&nbsp;covid long&nbsp;» ou le «&nbsp;bénéfice pour l’ensemble de la société&nbsp;». Après avoir vacciné une large proportion des écoliers, les gouvernements exigeront des enfants non-vaccinés qu’ils se soumettent à des tests rapides tous les jours. Ils seront aussi privés de sorties &#8230; scolaires.</p><h3 class="wp-block-heading">Résurgence du virus</h3><p>Comme l’indique les <a
href="https://twitter.com/RanIsraeli/status/1434630860435869697">données en provenance d’Israël</a>, la proportion des personnes vaccinés qui se retrouvent hospitalisées est comparable à celle des personnes vaccinées dans la population. Ceci donne à penser que le vaccin offre une maigre protection pour les publics à risques.</p><p>Les gouvernements vont progressivement tirer les conclusions qui s’imposent de telles données. En particulier, ils vont recommander aux personnes âgées de se faire vacciner tous les deux mois pour une meilleure efficacité et de panacher les différents types de vaccins.</p><h3 class="wp-block-heading">Nouvelle normalité</h3><p>Les gouvernements feront passer le message qu’il faudra s’habituer à vivre avec le virus. Ce qu’il faudra comprendre par-là est qu’il faudra s’habituer au maintien des restrictions sanitaires&nbsp;: masques, passeports vaccinaux, restrictions sur les libertés personnelles etc.</p><p>Les gouvernants n’anticiperont pas une autre complication, pourtant prévisible. A force de caresses ou, plus souvent, d’intimidations, ils auront atteint un objectif de vaccination de près de 100%. Ainsi, il n’existera pratiquement plus de candidats sains et non-vaccinés pour les essais cliniques de nouveaux vaccins. De plus, le fait de participer à une étude clinique ne permettra pas d’obtenir un passeport vaccinal valide. Autrement dit, les volontaires se feront rares. D’un autre côté, sans groupe de contrôle non-vacciné, il sera impossible de prouver que les vaccins ont causé des dommages à long terme, ce qui évitera des procès embarrassants au personnel politique encore en vie dans dix ou vingt ans.</p><p>Malgré une couverture proche de 100% de vaccination, le virus continuera de se diffuser et de tuer les individus à risque. La réalité rattrapera alors la fiction lorsque les gouvernements décrèteront l’obligation vaccinale pour les chiens et les chats. Après beaucoup d’hésitation, le gouvernement se résoudra à obliger les tests rapides y compris pour les personnes vaccinées. Ce sera un tollé et la mesure sera finalement abandonnée au profit d’une autre&nbsp;: le bracelet électronique avec mesures biométriques pour les voyageurs internationaux. Si leurs signes vitaux montrent une infection, ceux-ci sont placés d’office ainsi que leurs hôtes dans les camps de quarantaine. Rappelons que ces camps étaient initialement prévus pour les volontaires qui voulaient s&rsquo;isoler loin de leur communauté pour protéger les autres.</p><p>Par ailleurs, une loi sera débattue puis adoptée par le parlement pour rendre quasi-obligatoire le don d&rsquo;organe. En effet, suivant en cela la logique du vaccin, c&rsquo;est un infime sacrifice qui permet de sauver des vies. Les rares récalcitrants se verront désactiver leur passeport vaccinal afin de les inciter à faire le bon choix personnel pour le collectif.</p><h3 class="wp-block-heading">Fin de la crise du covid</h3><p>Quelques années après avoir atteint le taux de vaccination maximal, le virus circulera toujours mais le sujet sera devenu tabou. Lorsqu&rsquo;on entendra que la grand-mère d’Untel est décédée, l’on s’abstiendra de demander «&nbsp;de quoi&nbsp;?&nbsp;». Personne ne voudra plus entendre parler du virus.</p><p>La dégradation de l’économie et la baisse du niveau de vie reviendront progressivement au premier plan des préoccupations des gens. Le poids électoral basculera vers les générations plus jeunes qui ont une préférence pour les politiques publiques socialistes&nbsp;: plus d’interventions pour lutter contre le réchauffement climatique, plus de micro-management du comportement des citoyens, plus d’impôts pour les riches, plus de bureaucratie.</p><p>Ces politiques ne produiront pas les résultats escomptés mais comme pour le communisme, la conclusion sera : « nous n’avons pas été assez loin ».</p><p><a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1293</post-id> </item> <item><title>L&#8217;économie est une science molle, malléable et manipulable</title><link>https://economierebelle.com/leconomie-est-une-science-molle-malleable-et-manipulable/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=leconomie-est-une-science-molle-malleable-et-manipulable</link> <comments>https://economierebelle.com/leconomie-est-une-science-molle-malleable-et-manipulable/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 12 Feb 2021 03:27:22 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[distorsion]]></category> <category><![CDATA[économie]]></category> <category><![CDATA[science]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=133</guid><description><![CDATA[<p>L’économie est la science qui étudie comment des ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en société. &#8211; Edouard Malinvaud Science L’économie n’est pas vraiment une science. Elle doit se situer à peu près entre la médecine, qui n’est pas une science non plus, et la psychologie. Incidemment, la meilleure&#8230; <a
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