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><channel><title>déflation - Economie rebelle</title> <atom:link href="http://economierebelle.com/tag/deflation/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>https://economierebelle.com/tag/deflation/</link> <description>Mon argent, mon choix</description> <lastBuildDate>Mon, 23 Aug 2021 19:19:05 +0000</lastBuildDate> <language>fr-FR</language> <sy:updatePeriod> hourly </sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency> 1 </sy:updateFrequency> <generator>https://wordpress.org/?v=6.7.1</generator> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;Livre « The Age of Deleveraging » de Gary Shilling</title><link>https://economierebelle.com/livre-the-age-of-deleveraging-de-gary-shilling/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-the-age-of-deleveraging-de-gary-shilling</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-the-age-of-deleveraging-de-gary-shilling/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Tue, 04 May 2021 01:29:49 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Comprendre]]></category> <category><![CDATA[Investir]]></category> <category><![CDATA[déflation]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=721</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre «&#160;The Age of Deleveraging&#160;» de l&#8217;économiste Gary Shilling a été écrit en 2009 dans la foulée de la crise financière. L&#8217;auteur y défend une thèse déflationniste et la poursuite du marché haussier obligataire. Les faits lui ont donné plutôt raison sauf pour ce qui concerne la hausse du marché boursier. Le livre&#8230; <a
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class="wp-block-list"><li>La nature humaine ne change pas. En particulier, son attrait « pour tout ce qui brille&nbsp;» et qui n’est pas de l’or</li><li>La prévision doit être non consensuelle. Une bulle n&rsquo;existerait pas si la majorité ne croyait pas qu&rsquo;elle était fondamentalement saine et durable. La plupart des prévisionnistes étant optimistes, un non-consensus est généralement négatif.</li><li>Elle doit évoluer pour les raisons invoquées</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Faire de bons pronostics</h3><p>Contrairement aux idées reçues, l&rsquo;inflation est mauvaise pour les actions (en termes réels) car les bénéfices nominaux sont davantage taxés. Il sont aussi davantage accaparés par les salariés (du moins quand il y avait des syndicats…).</p><p>Une demande agrégée excessive créée par d&rsquo;énormes dépenses publiques est souvent à l&rsquo;origine de l&rsquo;inflation.</p><h3 class="wp-block-heading">Bulle immobilière</h3><p>La bulle aurait pu tout simplement éclater de son seul fait. Cependant, le déclencheur a été l’accumulation des problèmes financiers pour les acheteurs récents, en particulier ceux qui ont de faibles revenus et peu d&rsquo;actifs.</p><p>Lors des spéculations, les participants ne voient que des pénuries et des stocks insuffisants. Mais il y a une pénurie de logements uniquement par rapport à la demande spéculative insatiable et auto-alimentée. Les problèmes d&rsquo;inventaire ne sont jamais pleinement compris par les acheteurs et les vendeurs tant qu&rsquo;ils ne sont pas énormes.</p><p>Il pourrait y avoir de nombreuses façons de parier contre le marché du logement (constructeurs d&rsquo;habitations, agences de notation, assureurs hypothécaires, Fannie &amp; Freddie, prêteurs hypothécaires bancaires et non bancaires, REIT, ETF liés à l&rsquo;immobilier), mais ce ne serait pas sans risques. L&rsquo;un des premiers investissements à baisser a été l&rsquo;indice Dow Jones de la construction résidentielle à la mi-2005, à l&rsquo;époque où le secteur atteignait des sommets. Pour autant, il y eut de nombreux rallyes boursiers inattendus sur le chemin de la descente.</p><p>Les défauts de paiement hypothécaire et les prix des maisons sont étroitement liés. Paulson a utilisé les «&nbsp;Credit Default Swaps&nbsp;» pour parier contre le marché du logement, ce qui est plus approprié que de simplement vendre à découvert des actions du secteur.</p><h3 class="wp-block-heading">Crise financière</h3><p>Il y avait une déconnexion massive depuis le milieu des années 90 entre l&rsquo;économie et le monde de la finance. Malgré le krach technologique, cette déconnexion s&rsquo;est poursuivie pour les raisons suivantes :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Le monde a été inondé de liquidités</li><li>La spéculation se nourrit d&rsquo;elle-même</li><li>Les investisseurs institutionnels et individuels s&rsquo;attendent à des rendements élevés</li><li>Les risques perçus semblent faibles, surtout avec l&rsquo;hypothèse que le gouvernement sera là pour sauver la mise</li><li>Les faibles standards de souscription de prêts hypothécaires encouragés par le transfert des risques du prêteur aux investisseurs</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Augmentation de la dette</h3><p>La dette par rapport au PIB a augmenté massivement pour les ménages, pour le secteur des entreprises non financières et en particulier pour le secteur financier. D’un autre côté, jusqu&rsquo;en 2008, la contribution du gouvernement (villes / états / gouvernement fédéral) diminuait en fait.</p><p>L’ampleur de la dette garantit presque certainement des défauts, des annulations de dette, une réduction massive du levier et une modération de l’endettement du secteur privé dans les années à venir.</p><p>Il existe 3 façons de réduire l’endettement : vendre des actifs pour au moins leur coût, enregistrer une perte comptable sur la valeur des actifs ou augmenter le capital. Chez les ménages, le désendettement risque de se traduire par l&rsquo;augmentation du taux d&rsquo;épargne.</p><h3 class="wp-block-heading">Quels ont été les signes avant-coureurs de la crise financière ?</h3><ul
class="wp-block-list"><li>Les fonds spéculatifs de Bear Sterns se sont effondrés fin juin 2007 en raison des prêts hypothécaires à risque. Mais peu y ont prêté attention.</li><li>Les obligations à hauts rendements, ou «&nbsp;junk bonds&nbsp;» se négociaient avec un écart minimal par rapport aux bons du Trésor, ce qui témoignait du zèle des investisseurs</li><li>Les obligations à hauts rendements avaient un taux de défaut de 0,8% très bas car les entreprises pouvaient facilement refinancer</li><li>L’enthousiasme des prêteurs a également favorisé le développement des conventions de crédit, qui n&rsquo;avaient que des exigences minimales en termes de rentabilité, de flux de trésorerie, etc.</li><li>Les prêts à effet de levier ont été utilisés pour maintenir à flot les entreprises en difficulté.</li><li>L’ardeur des investisseurs a également comprimé les «&nbsp;spreads&nbsp;» entre la dette des pays émergents et les bons du Trésor à des niveaux absurdes</li><li>Les obligations de qualité supérieure étaient de plus en plus utilisées non pas pour des investissements productifs mais pour des rachats d&rsquo;actions. Cela a en fait augmenté le risque de défaut sans fournir de flux de trésorerie supplémentaires pour rembourser la dette.</li><li>Les investisseurs ont acheté de manière indiscriminée des instruments opaques tels que les CDO ou pire encore les SPAC ou «&nbsp;Special Purpose Acquisition Companies&nbsp;», connues sous le nom de sociétés chèques en blanc!</li><li>Sans surprise, la première bulle à éclater a été celle des prêts hypothécaires à risque qui concernait les particuliers dont la solvabilité était la plus faible.</li><li>Au départ, le marché a minimisé la situation parce que ce segment ne représentait «&nbsp;que » 18% du total des prêts hypothécaires.</li><li>Les impayés et les défauts de paiement ont été reportés pour maintenir les emprunteurs à flot en allongeant les remboursements ou en annulant certains paiements mensuels.</li><li>Les optimistes ont également négligé le nombre considérable des prêts «&nbsp;ARM subprime&nbsp;» qui basculeraient automatiquement à des taux d&rsquo;intérêt beaucoup plus élevés.</li><li>En 2003, 32% des emprunteurs «&nbsp;subprime&nbsp;» avaient 30 jours de retard sur leurs paiements, 36% en 2006. La situation était inverse sur les cartes de crédit, les propriétaires estimant qu&rsquo;ils avaient peu à perdre en ne payant pas leur prêt hypothécaire!</li><li>Enfin, les régulateurs et les agences de notation obligataire ont contribué à améliorer les normes de souscription, mais en conséquence, les primo-acheteurs ont disparu et l&rsquo;ensemble du marché s&rsquo;est figé.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Déroulement des événements de la crise des subprimes</h3><ul
class="wp-block-list"><li>Les investisseurs considèrent les politiques accommodantes de la FED comme un coup de pouce aux actions. Pourtant cela signifie généralement, après quelques mois, que l&rsquo;économie est sur le point de tomber en récession.</li><li>Le LIBOR, qui est généralement proche du taux directeur de la FED, a augmenté de façon spectaculaire car les banques ne se faisaient pas confiance. Après la baisse du taux des fonds, le LIBOR a chuté mais est resté bien au-dessus du taux directeur.</li><li>Quand vous voyez un abandon de créance, il y en a beaucoup d&rsquo;autres qui suivent : à la fin 2007, Merrill Lynch et Citigroup ont été forcés de prendre d&rsquo;énormes pertes pour mauvaises créances.</li><li>Récemment, la part des prêts à la construction ou à l&rsquo;aménagement du territoire est passée de 5% à 8,1%. C&rsquo;est plus significatif qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît. La valeur d&rsquo;un terrain résidentiel est simplement la différence entre ce qu&rsquo;un acheteur paiera pour le terrain combiné et la maison qui y est assise et le coût d’érection de la maison. Les fluctuations cycliques des prix des logements se traduisent en réalité par des fluctuations encore plus importantes des prix des terrains. En conséquence, les inventaires des terrains se transforment en déchets toxiques lorsque les prix baissent. Et il en va de même pour les prêts adossés à ces terrains.</li><li>Les gagnants de la disparition de Lehman: cabinets d&rsquo;avocats, conseillers financiers et consultants. Coût final de 0,8 à 1,4 milliard de dollars.</li><li>Les investisseurs se sont inquiétés pour leurs CDS profitables dont la contrepartie était Lehman. Il y a eu alors une ruée vers les CDS sur les firmes de courtage (pour parier sur un défaut). AIG et le marché monétaire ont été les principaux perdants.</li><li>Un fonds du marché monétaire est descendu sous le par à 0,97! Il avait en effet investi en papier commercial avec Lehman (pas seulement en bons du Trésor). Les investisseurs ont été choqués.</li><li>Merrill Lynch a préparé un mariage de circonstances avec Bank of America, après avoir réalisé que son capital était devenu insuffisant. La compagnie a dû vendre le meilleur, c’est-à-dire une participation de 20% dans Bloomberg et a gardé le reste.</li><li>AIG souscrivait des CDS. C&rsquo;était une activité lucrative jusqu&rsquo;à la faillite de Lehman. Lorsque les coûts des CDS ont augmenté, la société eut alors des problèmes de liquidité et de solvabilité, mais n’a pas pu accéder à la fenêtre d’escompte de la FED.</li><li>Les restrictions de la SEC sur les ventes à découvert ont perturbé certains ETF. De plus le prix des ETF a commencé à diverger significativement de la valeur du sous-jacent.</li><li>Certaines entreprises comme General Motors ont maximisé leur ligne de crédit bancaire en guise de précaution contre un resserrement du crédit.</li><li>La réaction de la FED et du Trésor a été la suivante:<ul><li>700 milliards de dollars pour acheter des actifs en difficulté (programme TARP) et injecter les fonds directement dans les banques</li><li>intérêts sur les réserves bancaires payés par la FED</li><li>Garantie la nouvelle dette de presque toutes les banques américaines par la «&nbsp;Federal Deposit Insurance Corporation&nbsp;» qui assure les dépôts bancaires.</li><li>Interdiction temporaire des ventes à découvert</li><li>Obligation pour toutes les grandes banques de participer à TARP pour éviter que le marché distingue les bonnes banques des mauvaises.</li></ul></li><li>Morgan Stanley et Goldman Sachs ont choisi de se transformer en banques commerciales au lieu de banques d&rsquo;investissement puisqu&rsquo;elles seraient alors régulées tout autant mais bénéficieront d&rsquo;un financement par dépôts.</li><li>Les paniques bancaires ont été amplifiées par la facilité de virer l’argent par Internet. Les déposants ont ainsi retiré 1,3 milliard de dollars d&rsquo;IndyMac fin juin / début juillet 2008. Apparemment, les déposants n&rsquo;étaient pas trop convaincus par l&rsquo;assurance sur les dépôts.</li><li>La banque d&rsquo;investissement en tant que secteur a disparu. Morgan Stanley et GS ont dû réduire leur levier d’endettement par un facteur de 2 ou 3 pour répondre aux exigences de réserves des banques commerciales.</li><li>La banque Washington Mutual a menacé la crédibilité du fonds d’assurance des dépôts FDIC de 45 milliards de dollars en raison de leurs problèmes d&rsquo;insolvabilité (50 milliards de dollars de prêts subprime). Wachovia venait d&rsquo;acheter 121 milliards de dollars dans le pire type d&rsquo;hypothèque subprime disponible: «&nbsp;Payer Seulement les Intérêts&nbsp;» pour le marché en chute libre de la Californie.</li><li>Les phases de la crise:<ul><li>Phase 1: effondrement du marché du logement commencé début 2007</li><li>Phase 2: difficultés financières à partir de la mi-2007</li><li>Phase 3: les phases précédentes n&rsquo;étaient que financières. Cette phase concerne le repli massif de la consommation américaine qui a commencé à l&rsquo;automne 2008 avec l&rsquo;effondrement financier. Le revenu réel a chuté. Le consommateur a perdu sur ses actions et sur la valeur nette de son logement. Leur carte de crédit était au maximum. Ils ont commencé à retirer de leur plan de retraite 401k, même si cela signifiait une pénalité de 10%. Les dépenses discrétionnaires ont été réduites en particulier dans les automobiles. Les organismes de bienfaisance ont subi des compressions. Les détaillants haut de gamme ont souffert.</li><li>Phase 4: mondialisation de la récession. Augmentation de l&rsquo;influence gouvernementale partout dans le monde.</li></ul></li><li>Les grands renflouements ont sans aucun doute accru le risque d’aléa moral.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Croissance lente à venir</h3><ul
class="wp-block-list"><li>La tendance des deux conjoints à travailler limite la mobilité professionnelle</li><li>En 1987, 71% des Américains étaient satisfaits de leur emploi; 1995: 59%; 2000: 51%; 2009: 49%</li><li>Le paradigme de Ford ne tient plus. Désormais, les entreprises réduisent leurs coûts et leurs employés ne peuvent plus se permettre ce qu&rsquo;ils pouvaient se permettre dans le passé (hypothèque sur leur maison, cartes de crédit). De plus, la peur des licenciements et les baisses de salaire inciteront les salariés à épargner davantage.</li><li>Outre la frénésie d’épargne, 8 facteurs ralentiront la croissance mondiale:<ul><li>Désendettement financier</li><li>Une réglementation gouvernementale accrue étouffera l&rsquo;innovation et réduira l&rsquo;efficacité</li><li>La faiblesse des prix des matières premières limitera les dépenses des pays producteurs de matières premières</li><li>Les pays développés s&rsquo;orientent vers des politiques d’austérité budgétaires</li><li>La montée du protectionnisme ralentira, voire éliminera la croissance mondiale</li><li>Le marché du logement sera faible en raison des stocks excédentaires et de la perte d&rsquo;attrait pour les investisseurs</li><li>La déflation réduira les dépenses car les acheteurs anticiperont une baisse des prix</li><li>Les états et les gouvernements locaux réduiront leur taille</li></ul></li><li>Alors que les marchés boursiers deviendront atones, le capital-risque aura du mal à réaliser de nouvelles introductions en bourse. En raison du désendettement, le placement privé ne se portera pas bien non plus.</li><li>Les banques européennes ont des ratios d&rsquo;endettement compris entre 21 et 49 alors que les banques américaines après la crise avaient un levier de seulement 12-17.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Aucun secours ne viendra</h3><p>Pendant la bulle immobilière, les perspectives de profit rapide ont incité beaucoup de gens à quitter leur famille tôt et à abandonner leurs colocataires pour acheter les maisons les plus grandes et les plus chères que les prêteurs peu scrupuleux voudraient bien financer. Mais par la suite, avec la baisse des prix des logements, des normes de crédit strictes et une hausse du chômage, ils sont restés chez leurs parents et la formation de ménages a fortement chuté. La formation des ménages est ce qui compte pour l’immobilier et non la croissance démographique.</p><p>Les fonds de pension publics sont sous-financés. La solution habituelle est d&rsquo;augmenter les taxes sur les cigarettes, l’alcool et les jeux, et aussi de pourchasser les fraudeurs fiscaux. Mais même en réduisant les services publics, cela ne sera pas suffisant. Quant aux augmentations d&rsquo;impôts, cela ne sera pas accepté par les contribuables. La solution restante est de faire défaut sur leurs obligations et autres obligations (comme dans les années 1930). Le gouvernement peut également mettre en place une structure salariale à deux niveaux pour les employés de l&rsquo;État et geler le niveau de rémunération des employés qui prendront bientôt leur retraite.</p><h3 class="wp-block-heading">Déflation mondiale chronique</h3><p>Signes de déflation: le prix de la ferraille augmente parce que les gens s&rsquo;accrochent à leurs équipements ménagers (qui contiennent beaucoup de métal).</p><p>La cause fondamentale de l&rsquo;inflation dans les économies de marché libre est la guerre, car elle crée une demande excessive de biens et de services en plus d&rsquo;une économie déjà pleinement employée. Seul le gouvernement fédéral peut dépenser suffisamment pour créer de l’inflation, car il est le seul à avoir la crédibilité sur les marchés financiers pour faire se financer par des emprunts massifs. L&rsquo;inflation n&rsquo;est pas un phénomène monétaire.</p><h3 class="wp-block-heading">Les différentes variétés d&rsquo;inflation et de déflation:</h3><ul
class="wp-block-list"><li>Inflation / déflation des produits de base: au début des années 1970, les prix des produits de base ont commencé à bondir et ont engendré une boucle de rétroaction. Les manufacturiers ont alors doublé ou triplé les commandes de fournitures pour garantir des stocks adéquats. Contrairement aux idées reçues, le prix des matières premières avait déjà commencé à augmenter de 80% deux ans avant l&#8217;embargo pétrolier. Cependant, on s&rsquo;est vite rendu compte qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de pénurie mais une accumulation massive des stocks. En 1974 et 1975, la production a chuté.</li><li>Salaires: en principe lorsque les prix montent, les salaires ne tardent pas à suivre, c&rsquo;est-à-dire en supposant l’existence de syndicats et la bonne volonté des dirigeants d&rsquo;entreprise. Mais, l&rsquo;inverse est également vrai. Les réductions de salaire ou les licenciements induisent une déflation. Pour éviter les licenciements, l’entreprise Lincoln Electric préfère réduire les salaires, les heures de travail et reclasse certaines personnes vers d’autres affectations. La société distribue 30% des bénéfices sous forme de primes aux employés, applique des normes de productivité et de performance rigoureuses, et ceux qui échouent reçoivent de petites primes ou sont renvoyés. Les salaires sont basés sur le travail à la pièce, de sorte que la qualité du travail des employés peut être contrôlée.</li><li>Actif financier: voir par exemple la bulle Internet.</li><li>Immobilisation corporelle: par exemple, la bulle du début des années 80 sur l’immobilier commercial</li><li>Monnaie: les valeurs relatives des devises sont influencées par des politiques monétaires et budgétaires différentes, des taux d&rsquo;inflation / déflation de l’IPC ou Indice des Prix à la Consommation, des taux d&rsquo;intérêt, des taux de croissance économique, des marchés d&rsquo;importation et d&rsquo;exportation, de l&rsquo;attrait des valeurs refuge, des opportunités d&rsquo;investissement en capital et financier, du «&nbsp;carry trade&nbsp;», de l&rsquo;attrait en tant que devises de négociation, la force ou la faiblesse militaire, et les interventions du gouvernement. L&rsquo;impression massive de monnaie peut générer une hyperinflation comme ce fut le cas dans l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;après-guerre, en 1949 en Chine ou actuellement au Zimbabwe.</li><li>Inflation par fiat: un autre type d&rsquo;inflation est celui induit par les décisions gouvernementales sur le salaire minimum, les tarifs&nbsp;»</li><li>Inflation par fiat: un autre type d&rsquo;inflation est celui induit par les décisions gouvernementales sur le salaire minimum, les droits de douane sur certains produits, les réglementations environnementales ou d&rsquo;autres interventions faussant les prix. Cela fonctionne également dans l&rsquo;autre sens. Dans les années 80, les bénéficiaires de l&rsquo;aide sociale étaient tenus de travailler ou de suivre des programmes de formation professionnelle. Dans les circonstances actuelles (2010), on s&rsquo;attend à une plus grande intervention du gouvernement, ce qui signifie plus d&rsquo;inflation fiat.</li><li>Biens et services: c&rsquo;est l&rsquo;inflation standard. Les différents types d&rsquo;inflation interagissent. Par exemple, la guerre du Vietnam a provoqué l&rsquo;inflation des produits de base, qui a été suivie par l&rsquo;inflation des salaires et de l&rsquo;IPC.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Excès monétaires et fiscaux</h3><p>Avant la crise financière, les réserves bancaires étaient de 100 milliards de dollars alors que la masse monétaire M2 (dépôts et épargne liquide) était de 7 billions de dollars. Les réserves ont été portées à 1,25 billion de dollars, soit 1,15 billion de plus. Mais cela n&rsquo;a pas augmenté M2 d&rsquo;un facteur 70. En fait, M2 n’a augmenté que de 0,73 billion de dollars! Pour que les réserves bancaires créent de l&rsquo;inflation, trois étapes sont nécessaires :</p><ol
class="wp-block-list"><li>La croissance économique doit être suffisamment robuste pour que les banques se sentent en sécurité pour prêter et pour que les emprunteurs solvables soient intéressés à contracter des dettes. Dans les faits, après la crise, les consommateurs réduisent leurs dettes et les entreprises disposent de beaucoup de liquidités.</li><li>La main d’œuvre excédentaire et la capacité industrielle excédentaire doivent être absorbées.</li><li>En supposant que la demande augmente suffisamment pour dépasser les capacités excédentaires, puis qu’elle menace de créer de l&rsquo;inflation, il semble peu probable que la banque centrale reste inactive, car elle déteste l&rsquo;inflation avec passion.</li></ol><h3 class="wp-block-heading">Investissements à éviter</h3><h4 class="wp-block-heading">1. Achats de consommation importants</h4><p>Évitez les achats discrétionnaires des consommateurs tels que les automobiles, les appareils électroménagers, les compagnies aériennes, les croisières et les fournisseurs de loisirs et l’hôtellerie pour deux raisons. Premièrement, les consommateurs continueront à épargner et réduiront leurs dépenses en articles coûteux et non essentiels. Deuxièmement, si la baisse généralisée des prix persiste, les consommateurs vont l’anticiper. Ils attendront pour obtenir de meilleures offres.</p><h4 class="wp-block-heading">2. Cartes de crédit et autres prêts à la consommation</h4><p>La frénésie d&#8217;emprunt et de dépenses des consommateurs qui dure depuis un quart de siècle est derrière nous. Il a / sera remplacé par de l’épargne à long terme. La dette de carte de crédit est la première à être payée car c’est la plus couteuse.</p><h4 class="wp-block-heading">3. Constructeurs et fournisseurs de maisons traditionnelles</h4><p>Ils ont déjà construit suffisamment pour les décennies à venir.</p><h4 class="wp-block-heading">4. Antiquités, art et autres biens réels</h4><p>L’art et les antiquités ont tendance à bien se comporter en période d&rsquo;inflation élevée, lorsque les riches ne savent plus quoi faire de leur argent. Désormais, la déflation exercera une pression sur les personnes à revenu élevé.</p><h4 class="wp-block-heading">5. Banques et institutions financières similaires</h4><p>Le système bancaire dans son ensemble étant largement responsable de la crise de 2008, il sera surveillé de plus près à l&rsquo;avenir. Sans les plateformes les plus rentables du trading en compte propre, de la titrisation, de la banque d&rsquo;investissement, les banques devront se concentrer sur les prêts ordinaires. Dans un environnement déflationniste et à faible croissance, cela signifie un «&nbsp;spread&nbsp;» plus étroit entre le taux payé des dépôts à court terme et le taux reçu des prêts à long terme.</p><h4 class="wp-block-heading">6. Obligations à haut rendements</h4><p>Fondamentalement, les «&nbsp;junk bonds&nbsp;» sont des actions de faible qualité, versant des dividendes élevés mais risqués mais sans perspective d&rsquo;appréciation des prix. Dans le contexte de croissance faible et déflationniste à venir, le risque l&#8217;emportera probablement sur le gain à en espérer.</p><h4 class="wp-block-heading">7. Entreprises fragiles</h4><p>Les entreprises dont la croissance des revenus est inférieure à la moyenne, les coûts fixes élevés et les dettes importantes représentent une combinaison mortelle à une époque de croissance lente et de déflation. En effet, si les revenus n&rsquo;augmentent pas, le seul moyen de réaliser des bénéfices ou même de stabiliser est de réduire les coûts. Cependant, lors d&rsquo;une déflation, cela est difficile à réaliser. Prenons l&rsquo;exemple des entreprises où les employés obtiennent plus que leur valeur ajoutée grâce à des syndicats puissants. Avec l’inflation, il n’y a aucun problème à gérer un tel problème: vous ne donnez simplement pas d’augmentation. Mais en déflation, c’est une autre histoire.</p><h4 class="wp-block-heading">8. Producteurs de biens d&rsquo;équipement de basse technologie</h4><p>Le taux d&rsquo;exploitation (utilisation de la capacité) prédit la croissance des dépenses en capital. Si les consommateurs réduisent leur consommation, comment la nouvelle capacité industrielle de la Chine trouvera-t-elle un débouché ?</p><h4 class="wp-block-heading">9. Immobilier commercial</h4><p>Sans commentaires.</p><h4 class="wp-block-heading">10. Produits de base</h4><p>Sans commentaires.</p><h4 class="wp-block-heading">11. Actions et obligations des pays en développement</h4><p>Les pays en développement n&rsquo;ont pas une classe moyenne suffisamment nombreuse pour soutenir les dépenses intérieures. Ils dépendent fortement de leurs exportations.</p><h4 class="wp-block-heading">12. Japon</h4><p>Jusqu&rsquo;en 2001, Tokyo permettait aux banques de reconduire les créances douteuses aux entreprises, car sans cela de nombreuses entreprises seraient amenées à faire faillite. A l’inverse, l&rsquo;annulation de ces prêts aurait détruit le capital bancaire. Les efforts de relance de l&rsquo;économie japonaise ont finalement échoué. Les exportations (et les dépenses publiques) ont été le seul moteur de croissance. Maintenant, une grande partie des exportations consistait en biens d&rsquo;équipement vers la Chine pour produire en masse les produits qui ont inondé les États-Unis. En conséquence, lorsque la Chine plongera, le Japon le fera aussi.</p><h3 class="wp-block-heading">Dix investissements à considérer</h3><h4 class="wp-block-heading">1. Bons du Trésor et autres obligations de haute qualité</h4><p>Les actions sont toujours comparées favorablement aux bons du Trésor. Mais regardons-y de plus près. Par exemple, les bons du Trésor à 30 ans ont une échéance de 30 ans et peuvent payer un rendement de 4%. Les actions ont une maturité infinie et ne paient que 2% pour beaucoup plus de risques. En fait, les bons du Trésor pourraient être achetés tout comme les actions pour l&rsquo;appréciation des prix.</p><p>Entre 1981 et 2011, les rendements des bons du Trésor ont largement dépassé ceux du S &amp; P500 en raison de la baisse des taux d&rsquo;intérêt. 100 $ investis en zéro-coupons à 25 ans en octobre 1981 auraient rapporté 18,8% par an en mars 2010, contre 11,9% pour le S&amp;P 500.</p><p>Plus l&rsquo;échéance est longue, plus l’obligation est sensible aux fluctuations des taux d&rsquo;intérêt. Pour exactement la même raison, un zéro-coupon sera le plus sensible.</p><p>Dans cette période de déflation, même une obligation du Trésor à 3% rapportera 4-6% en intérêt réel. Pas si mal! Le seul inconvénient des bons du Trésor est leur traitement fiscal ; la meilleure option est de les conserver dans un compte libre d&rsquo;impôt. Ils ont 3 qualités: liquidité inégalée ; non rachetables (en général) ; meilleure qualité d&rsquo;émission au monde.</p><p>Cela était clair en 2008 quand ils ont dégagé 42% tandis que les obligations de sociétés ont chuté de 8% et les «&nbsp;junk bonds&nbsp;» de 27%. D’un autre côté, il y a aussi des risques. Par exemple, les emprunts d&rsquo;État se comporteront probablement de plus en plus comme les marchés garantis par le gouvernement (spread plus petit). Les obligations pourraient être voir leur notation revue à la baisse, mais les bons du Trésor américain se comporteront tout de même mieux que toute autre obligation souveraine.</p><p>Enfin, il y a le risque qu&rsquo;un gouvernement étranger vende ses bons du Trésor (Chine, Japon, Arabie saoudite), mais cela déclencherait instantanément une dépression mondiale, nuirait gravement à leurs économies tirées par les exportations. Le dollar américain s&rsquo;effondrerait, dépréciant automatiquement leurs avoirs.</p><h4 class="wp-block-heading">2. Titres générateurs de revenus</h4><p>Cela comprend les obligations d&rsquo;entreprises et municipales de haute qualité, ainsi que des actions de services publics, de sociétés de produits de consommation et de sociétés de soins de santé qui versent des dividendes significatifs susceptibles d&rsquo;augmenter. Dans un monde post Enron, les entreprises qui versent des dividendes réguliers signalent au marché qu&rsquo;elles génèrent des bénéfices réels. Dans la nouvelle ère de croissance lente et de déflation, le rendement du dividende pourrait atteindre 3% et l&rsquo;appréciation des prix serait inexistante.</p><h4 class="wp-block-heading">3. Produits alimentaires et autres produits de consommation de base</h4><p>Des articles comme le détergent, le pain et le dentifrice sont des éléments essentiels de la vie. Ils sont achetés dans les bons et les mauvais moments. À une époque de déflation, les gens obtiendront en fait plus de calories dans les supermarchés que dans les restaurants. Mais ils achèteront des produits à prix réduit.</p><p>Dans les récessions passées: dans les matériaux de base, les produits chimiques / papier et forestier ont toujours baissé, dans les cycliques de consommation, l&rsquo;automobile et les matériaux de construction ont toujours baissé, les biens d&rsquo;investissement ont toujours baissé. Les meilleures performances sembleraient être les services publics d&rsquo;électricité, la nourriture, les boissons gazeuses et les produits ménagers. À noter qu&rsquo;en 2008, même ces secteurs perdaient de l&rsquo;argent.</p><h4 class="wp-block-heading">4. Petits luxes</h4><p>Les consommateurs, surtout lorsqu&rsquo;ils sont contraints, ont tendance à acheter le meilleur de ce qu&rsquo;ils peuvent se permettre.</p><h4 class="wp-block-heading">5. Le dollar américain</h4><p>L&rsquo;euro n&rsquo;a pas d&rsquo;avenir. S&rsquo;il survit, sa valeur diminuera par rapport au dollar américain uniquement en raison de la productivité inhérente aux États-Unis. Il en va de même pour le Japon. La livre Sterling perdra face à l&rsquo;USD puisque 18% de la main-d&rsquo;œuvre britannique est employée dans la finance (contre 6% aux États-Unis) et ce secteur continuera de se désendetter. Les devises liées aux matières premières: le CAD, l&rsquo;AUD et le dollar néo-zélandais devraient également s&rsquo;affaiblir par rapport à l&rsquo;USD.</p><h4 class="wp-block-heading">6. Conseillers en investissement et planificateurs financiers</h4><p>Les faibles rendements devraient décourager les investissements auto-gérés. Néanmoins, les frais de gestion ne peuvent pas être de 1% lorsque les dividendes tournent autour de 2%. Ce sera donc un défi, surtout compte tenu de l&rsquo;alternative des ETF.</p><h4 class="wp-block-heading">7. Logements préfabriqués et appartements locatifs</h4><p>Corrigés de l&rsquo;inflation / déflation, les prix des maisons unifamiliales sont stables depuis plus d&rsquo;un siècle. Les maisons préfabriquées peuvent être de n&rsquo;importe quelle taille mais ont tendance à être plus petites que les maisons ordinaires. Elles coûtent également 50% de moins pour une qualité comparable ou meilleure. Ce type de construction bénéficiera de la réduction des effectifs des baby-boomers. En l&rsquo;absence d&rsquo;appréciation des prix, il est moins coûteux de louer que de posséder. Dans une ère de déflation, il est possible que les maisons se vendent 10 fois le coût annuel de location (15 fois est la norme historique).</p><h4 class="wp-block-heading">8. Soins de santé</h4><p>Recherchez des gagnants à long terme: ceux qui promeuvent la maîtrise des coûts, les laboratoires de test de diagnostic, l&rsquo;équipement de test de diagnostic, les services et fournitures de soins de santé à domicile, les services et cliniques ambulatoires, les fabricants de matériel de diagnostic et chirurgical non invasif, les entreprises qui fournissent des informations sur les soins de santé, les entreprises impliquées dans les systèmes d&rsquo;information de gestion des médecins et des hôpitaux, ainsi que dans les services d&rsquo;études de marché.</p><p>En revanche, de nombreux services qui promettent de prolonger la vie, à un coût toujours croissant, peuvent en souffrir (maisons de soins de longue durée) d&rsquo;autant plus que le gouvernement voudra contrôler un secteur fortement subventionné. Les grandes entreprises pharmaceutiques pourraient également souffrir en raison de leurs coûts surdimensionnés et de leurs perspectives incertaines. Les chaînes d&rsquo;hôpitaux peuvent souffrir à moins d&rsquo;avoir des médecins comme employés, et pas seulement des sous-traitants.</p><h4 class="wp-block-heading">9. Améliorateurs de productivité</h4><p>La réduction des coûts sera le maître mot. Tout ce qui peut aider les clients à réduire les coûts et à améliorer la productivité sera en demande. Exemples: ordinateurs, Internet, biotechnologie, agences d&rsquo;intérim, délocalisation des centres d&rsquo;appels.</p><h4 class="wp-block-heading">10. Énergie nord-américaine</h4><p>Produits pétroliers, pétrole, gaz naturel, charbon, nucléaire, sables bitumineux canadiens.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">721</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;Livre « Aftermath » de Jim Rickards</title><link>https://economierebelle.com/livre-aftermath-de-jim-rickards/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-aftermath-de-jim-rickards</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-aftermath-de-jim-rickards/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Tue, 06 Apr 2021 21:15:39 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Investir]]></category> <category><![CDATA[déflation]]></category> <category><![CDATA[inflation]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=636</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre « Aftermath » de Jim Rickards, qu&#8217;on pourrait traduire par « Le jour d&#8217;après », explique quelques stratégies pour se protéger et tirer parti d&#8217;un monde en décroissance et menacé à la fois par l&#8217;inflation et la déflation. Points clés à retenir Secret n°1 : Préparez-vous à un monde plus mercantiliste. Les pays essaieront d&#8217;obtenir un&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2><p>Le livre « Aftermath » de Jim Rickards, qu&rsquo;on pourrait traduire par « Le jour d&rsquo;après », explique quelques stratégies pour se protéger et tirer parti d&rsquo;un monde en décroissance et menacé à la fois par l&rsquo;inflation et la déflation.</p><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><h3 class="wp-block-heading">Secret n°1 : Préparez-vous à un monde plus mercantiliste.</h3><p>Les pays essaieront d&rsquo;obtenir un avantage en accumulant de l&rsquo;or et des excédents commerciaux. Des entreprises telles que Boeing, SolarWorld, Mission Solar, Nucor, US Steel et General Motors bénéficieront d&rsquo;un marché intérieur américain protégé. la forte demande mondiale continue de la Chine et de la Russie soutiendra les sociétés minières d&rsquo;or et d&rsquo;argent américaines et canadiennes.</p><h3 class="wp-block-heading">Secret n°2 : Préparez-vous à une croissance lente et à des récessions périodiques pour les décennies à venir</h3><p>Le vieillissement des baby-boomers et la réduction de la participation au marché du travail vont inéluctablement freiner la croissance. De plus, le fait que le ratio dette / PIB ait franchi le seuil de 90% devrait réduire encore plus les perspectives de croissance.</p><p>Réduisez l&rsquo;exposition aux valeurs richement valorisée et à forte croissance dans les secteurs de la technologie, des médias et de la publicité comme FAANG (Facebook, Apple, Amazon, Netflix, Google). Vous pourriez allouer une partie de votre portefeuille à des secteurs qui se comportent bien dans des environnements à faible croissance et déflationnistes: services publics, bons du Trésor à 10 ans, obligations municipales de haute qualité. Ils fournissent des rendements réguliers et peuvent s’apprécier à mesure que la désinflation s&rsquo;installe. Vous pouvez également augmenter votre allocation en liquidités.</p><h3 class="wp-block-heading">Secret n°3 : Méfiez-vous de l&rsquo;entonnoir de marketing</h3><p>Vous avez toujours le choix, y compris de vous désengager d’un plan d&rsquo;investissement défini pour vous.</p><h3 class="wp-block-heading">Secret n°4 : chercher la diversification loin des fonds négociés en bourse</h3><p>Évitez les Fonds Négociés en Bourse les moins liquides et ceux avec des caractéristiques exotiques (à effet de levier, inverses). De tels produits ne trouveront pas d&rsquo;acheteurs lors un krach boursier. Maintenez une allocation en espèces de 30% en tout temps; souscrivez une assurance contre l&rsquo;inflation: 10% d&rsquo;or physique; Allouez 10% aux placements privés et au capital-risque avec des entreprises dont vous connaissez personnellement les fondateurs. Vous voudrez peut-être explorer: la technologie financière (fintech) et les ressources naturelles.</p><h3 class="wp-block-heading">Secret n°5 : Une faible productivité peut signifier une inflation… ou une déflation</h3><p>Stratégie «&nbsp;barbell&nbsp;» : la couverture contre l&rsquo;inflation est constituée d&rsquo;or, d&rsquo;argent, de terrains et d&rsquo;autres actifs durables; la couverture contre la déflation est constituée d’actions de services publics, de bons du Trésor à 10 ans, et d’entreprises technologiques qui réduisent continuellement leurs coûts.</p><h3 class="wp-block-heading">Secret n°6 : Préparez-vous à l’émergence de devises adossées à l’or</h3><p>Lorsque cela se produira, l&rsquo;or sera revalorisé significativement. En effet, Les États-Unis, la Chine, le Japon et la zone euro ont une masse monétaire M1 combinée de 24 billions de dollars. Les mêmes pays ont 33 000 tonnes d&rsquo;or selon les données officielles. Si l’étalon-or est réinstauré, il ne le sera sans doute par à 100% de réserves, mais peut-être autour de 50%, ce qui donne un «&nbsp;prix&nbsp;» d’environ 10&nbsp;000$ l’once.</p><p>Ne mettez pas votre or physique dans un coffre-fort de banque. Les banques pourraient être fermées par le gouvernement lorsque vous en aurez le plus besoin.</p><p>La chute du dollar américain ne sera une surprise que pour ceux qui n’y sont pas préparés. Les autres devises importantes seront affectées par une perte de confiance générale. Un signe avant-coureur de la chute du dollar sera lorsque le prix du pétrole sera coté en Droits de Tirage Spéciaux du Fonds Monétaire International au lieu du dollar.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">636</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;Livre sur le changement démographique de Harry Dent</title><link>https://economierebelle.com/livre-sur-le-changement-demographique-de-harry-dent/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-sur-le-changement-demographique-de-harry-dent</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-sur-le-changement-demographique-de-harry-dent/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 02 Apr 2021 22:53:49 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Comprendre]]></category> <category><![CDATA[déflation]]></category> <category><![CDATA[démographie]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=597</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre « The Demographic Cliff » de Harry Dent démontre comment notre consommation est déterminée par notre âge. Il est ainsi possible de prédire l&#8217;évolution de l&#8217;économie à partir de la démographie et du cycle de consommation. En particulier, selon l&#8217;auteur, le départ à la retraire des boomers va avoir un effet déflationniste sur l&#8217;économie&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2><p>Le livre « The Demographic Cliff » de Harry Dent démontre comment notre consommation est déterminée par notre âge.</p><p>Il est ainsi possible de prédire l&rsquo;évolution de l&rsquo;économie à partir de la démographie et du cycle de consommation. En particulier, selon l&rsquo;auteur, le départ à la retraire des boomers va avoir un effet déflationniste sur l&rsquo;économie car ces derniers dépensent moins avec l&rsquo;âge.</p><p>Le livre de Dent donne des conseils pour faire face aux défis du changement démographique et même en tirer profit.</p><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><h3 class="wp-block-heading">Le cycle de vie influence la consommation et donc l’économie</h3><p>Les gens font des choses prévisibles en vieillissant. Ils sortent du lycée à 18 ans ou de l&rsquo;université à 22 ans, ils se marient à 27 ans tandis qu’ils encore locataires, ils ont leur premier bébé à 29 ans. Puis, leurs enfants grandissent. Ils meublent leur maison. Leurs dépenses atteignent un maximum à 46 ans. À 51 ans, ce sont les frais de scolarité à l’université.</p><p>Une fois que les enfants ont quitté le cocon familial, ils se paient une voiture de sport à 53 ans. L’épargne est à son maximum entre 46 à 54 ans et continuent de croître, bien que plus lentement, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elles atteignent un sommet à 64 ans.</p><p>Les dépenses de consommation représentent 70% du PIB, mais cela est souvent négligé par les économistes qui préfèrent se concentrer sur les investissements des entreprises ou des gouvernements.</p><p>Les jeunes créent de l&rsquo;inflation parce qu&rsquo;ils ne produisent rien et consomment des ressources jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils atteignent la vingtaine. À l&rsquo;inverse, les personnes âgées ont tendance à être plus déflationnistes pour l’économie. Ils dépensent moins, réduisent leur consommation dans les principaux biens durables, empruntent moins et épargnent plus.</p><h3 class="wp-block-heading">Effet richesse</h3><p>Les personnes les plus aisées profitent le plus des bulles. Par exemple, les 20% les plus riches possèdent 90% des actifs financiers. Ils ont le plus profité du l’Assouplissement Quantitatif ou «&nbsp;Quantitative Easing&nbsp;» de la FED en investissant dans des titres à plus haut rendement (actions, obligations à haut rendement, matières premières).</p><p>Les 20% les plus riches sont responsables de 50% des dépenses de consommation. Il est probable que l&rsquo;effet de richesse a contribué à l’augmentation des dépenses de consommation.</p><h3 class="wp-block-heading">Dollar, déflation et inflation</h3><p>La leçon de 2008 est que le dollar américain est la valeur refuge. Toutes les bulles de dette et d&rsquo;actifs financiers sont suivies par la déflation et non par l&rsquo;inflation ou l&rsquo;hyperinflation.</p><p>L&rsquo;inflation est corrélée sur de longues périodes à la hausse du niveau de vie. Elle est généralement associée à une population croissante, à une urbanisation accrue, à la construction d&#8217;empires et à des technologies qui sont adoptées massivement.</p><p>Tout le monde connaît ce fameux graphique montrant la valeur du dollar en termes réels sur cent ans. Mais ce graphique ne raconte pas toute l&rsquo;histoire. Les gens sont-ils maintenant mieux lotis ou plus pauvres que ceux qui vivaient en 1900?</p><p>L&rsquo;inflation semble être une bonne chose sur le long terme grâce à la spécialisation du travail. En raison de la spécialisation de la main-d&rsquo;œuvre, nous avons besoin de plus de dollars pour les tâches que nous sous-traitons. Par exemple, la nourriture que vous consommez coûtera plus cher à cause de tous les intermédiaires et spécialistes nécessaires pour produire et vous apporter la nourriture. Mais cela est plus que compensé par les salaires plus élevés que vous avez en raison de votre propre spécialisation. Dans l&rsquo;ensemble, le niveau de vie s&rsquo;améliore au fur et à mesure que les gens se spécialisent, mais la masse monétaire ne peut que croître pour accompagner le développement.</p><p>Le dollar américain a en effet été déprécié pendant le boom avec de la création de dette 2,5 fois plus rapide que la croissance. Les principaux coupables de la création monétaire n&rsquo;étaient pas le gouvernement ni la FED, mais les banques. Le désendettement, quand il se produira, détruira en fait une grande partie de cette dette et donc des dollars. Cela augmentera d’autant plus la valeur de la monnaie. En outre, depuis 2008, les déficits commerciaux diminuent en raison de la baisse des importations. C&rsquo;est un autre facteur d&rsquo;appréciation du dollar.</p><h3 class="wp-block-heading">Comment votre entreprise peut-elle se préparer à la déflation?</h3><p>Les grands gagnants seront les entreprises qui pourront simplement survivre aux bouleversements de leur secteur :</p><p>1. La trésorerie et les flux de trésorerie sont essentiels à la survie. Lorsque les temps deviennent durs, les plus durs font leurs emplettes.</p><p>2. Identifiez les segments que vous pouvez clairement dominer. Vendez ou fermez les autres.</p><p>3. Développez une définition claire de vos clients pour orienter votre entreprise. Leur faites-vous gagner du temps ou de l&rsquo;argent? Ajoutez-vous de la qualité à leur marque? Faites tout pour fidéliser vos clients en ces temps difficiles.</p><p>4. Soyez sobre et efficace. Déterminez votre fonction de production et en particulier quel est le seuil de rentabilité pour couvrir les coûts fixes?</p><p>5. Reportez les dépenses en immobilisations importantes après le krach, lorsque vous pourrez faire vos acquisitions à un prix avantageux. Les banques se débarrasseront des actifs saisis en garantie de leurs créances douteuses et vous l&rsquo;achèterez à 20 cents par dollar.</p><p>6. Concentrez-vous sur les investissements à court terme qui augmentent les ventes à forte marge de contribution ou réduisent les coûts à court terme.</p><p>7. Vendez des biens immobiliers non stratégiques et louez-les à la place.</p><p>8. Identifiez à l&rsquo;avance les concurrents dont vous savez qu&rsquo;ils sont les plus faibles et les actifs (clients, employés [!], Actifs commerciaux, biens immobiliers, gammes de produits et systèmes technologiques) que vous souhaitez acquérir d&rsquo;eux. Estimez les liquidités nécessaires.</p><p>9. Regardez vos employés et identifiez ceux qui sont faibles et douteux. Renvoyez-les maintenant pour leur donner une chance… ailleurs.</p><p>Les entreprises ayant la part de marché la plus élevée et les coûts les plus bas ont tendance à être les gagnantes en période de récession.</p><h3 class="wp-block-heading">Tactiques pour le cycle d&rsquo;innovation</h3><p>Étapes de l&rsquo;adoption d’un produit ou d’une technologie et tactiques appropriées pour chaque étape :</p><p>1. <strong>Phase d’innovation</strong> : A ce stade, vous ne savez pas quel produit ou quel raffinement fonctionnera. Vous continuez à tester jusqu’à identifier ce qui fonctionne le mieux pour atteindre 10% de parts de marché. L&rsquo;innovation produit représente l’essentiel de votre effort ici.</p><p>2. Au stade de <strong>l&rsquo;innovation de croissance</strong> : Mettez en place des systèmes dans votre entreprise afin de soutenir votre croissance et une distribution élargie pour passer de 10 à 40% de parts de marché. Le marketing et la distribution mènent la charge à cette étape.</p><p>3. Dans la phase de <strong>restructuration</strong> : Devenez efficient avec la volonté d&rsquo;acquérir plus de parts de marché aux dépens des concurrents pour passer de 40% à 60% de parts de marché. La croissance ralentit désormais après l&rsquo;arrivée d&rsquo;un trop grand nombre de concurrents et le surinvestissement. Seuls quelques-uns y parviendront. Une meilleure gestion financière, des coûts faibles, la fidélisation de la clientèle et de l’organisation sont indispensables. C&rsquo;est l&rsquo;étape la plus importante pour la domination à long terme.</p><p>4. <strong>Boom de maturité</strong> : profitez de votre position dominante pour engranger des liquidités dans la fourchette 60-90%. Recherchez le prochain créneau. La nouvelle unité entrepreneuriale peut bénéficier de vos systèmes de marketing et de distribution plus matures.</p><p>5. <strong>Déclin</strong> : dans le déclin, viser à être le leader à bas coût et haut volume. Gagner des parts de marché par rapport aux concurrents. Ne surinvestissez pas, le déclin est inévitable. Si vous pensez que vous ne pouvez pas survivre à une seconde restructuration, vendez à quelqu&rsquo;un qui le pourra et passez à autre chose.</p><p>Une stratégie différente est requise pour chaque étape. De nombreuses entreprises échouent parce qu&rsquo;elles continuent de faire ce qu&rsquo;elles ont fait à l&rsquo;étape précédente.</p><h3 class="wp-block-heading">Gagnants et perdants du changement démographique</h3><p>Les principaux secteurs liés à la consommation pour la plus grande génération de baby-boomers sont:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Soins de santé et bien-être discrétionnaires</li><li>Maisons de soins infirmiers et résidences services</li><li>Assurance maladie et vie</li><li>Retraite et planification financière</li><li>Services d&rsquo;entretien à domicile</li><li>Dépanneurs et pharmacies</li><li>Produits pharmaceutiques et vitamines</li><li>Maisons de ville / copropriétés du centre-ville</li><li>Communautés de retraite actives</li><li>Véhicules récréatifs</li></ul><p>Le marché le plus porteur concernera la démocratisation de produits haut-de-gamme pour les ménages de la classe moyenne. En effet, la richesse de ces ménages augmentera plus rapidement que les 1 à 10% des ménages les plus riches.</p><h3 class="wp-block-heading">Pays qui s’adapteront le mieux au changement démographique</h3><p>Pays riches qui feront le mieux, dans cet ordre : Australie, Norvège, Suède, Finlande, Danemark, États-Unis, Canada, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, France.</p><p>Autres pays riches qui auront des difficultés : Japon, Corée du Sud, Singapour, Grèce, Italie, Portugal, Espagne, Allemagne, Suisse, Autriche, Russie.</p><p>La Chine&nbsp;: comme ci comme ça.</p><p>Les pays émergents seront tirés économiquement par l&rsquo;urbanisation.</p><p>Meilleurs pays émergents : Inde, Asie du Sud-Est, Mexique, Colombie, Turquie.</p><h3 class="wp-block-heading">Économie personnalisée</h3><p>L&rsquo;économie personnalisée est une tendance de fonds pour les décennies à venir. Amazon est un exemple typique.</p><p>Le marketing de réponse directe est à la fine pointe et comprend:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Direct producteur au consommateur (Dell)</li><li>Entrepôt direct au consommateur (Amazon, Costco, Best Buy, Walmart)</li><li>Peer to peer (ebay)</li><li>Personnalisation de première ligne</li></ul><p>Connaissez et mesurez tout sur vos clients. Cela commence par cette première règle: « ne jamais tromper ni induire en erreur votre client ». L&rsquo;idée est de bâtir la confiance et de fournir des produits personnalisés de qualité supérieure ou un service personnalisé ou des produits avec un haut rapport qualité prix. Plus vous interagissez avec eux, plus vous êtes en mesure de personnaliser votre produit. Trouvez des moyens d’attirer l’attention de vos clients. Offrez-leur un échantillon gratuitement pour qu’ils testent vos produits.</p><h2 class="wp-block-heading">Commentaires</h2><p>Le livre de Harry Dent laisse de côté le fait que le secteur public finance les dépenses de santé et de retraite des boomers.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">597</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;Livre « Death of Money » de Jim Rickards</title><link>https://economierebelle.com/livre-death-of-money-de-jim-rickards/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-death-of-money-de-jim-rickards</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-death-of-money-de-jim-rickards/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Sat, 27 Mar 2021 22:17:13 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Investir]]></category> <category><![CDATA[déflation]]></category> <category><![CDATA[inflation]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=539</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre « Death of Money » de Jim Rickards pointe les risques qui pèsent sur nos systèmes monétaires. L&#8217;auteur présente quelques scénarios de ce qui pourrait se produire et suggère des stratégies pour protéger son capital. Points clés à retenir La perception actuelle des investisseurs et des épargnants est celle d’une tendance déflationniste. Le fait&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2><p>Le livre « Death of Money » de Jim Rickards pointe les risques qui pèsent sur nos systèmes monétaires. L&rsquo;auteur présente quelques scénarios de ce qui pourrait se produire et suggère des stratégies pour protéger son capital.</p><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><p>La perception actuelle des investisseurs et des épargnants est celle d’une tendance déflationniste. Le fait que les banques centrales souhaitent générer de l&rsquo;inflation et ne peuvent y parvenir est un indicateur de l’ampleur des forces de déflation sous-jacentes. Si jamais la perception déflationniste est contredite par les faits, la panique face au risque d’inflation pourrait être impossible à contenir par les banques centrales. Celle-ci pourrait entraîner une perte de confiance dans le système monétaire. Une fois perdue, la confiance est difficile à restaurer. Trois scénarios sont alors possibles.</p><h3 class="wp-block-heading"><strong>3 scénarios possibles si l&rsquo;inflation revient</strong></h3><p>1. <strong>Substitution du dollar par les Droits de Tirage Spéciaux</strong> (DTS) du Fonds Monétaire International. Le DTS a été utilisé dans le passé en 1979 et 2009 pour sauver le dollar. Cette fois-ci, les Chinois pourraient insister sur le fait qu&rsquo;il devrait être utilisé pour remplacer le dollar. Cette transition sera inflationniste car les dollars seront dévalués par rapport au DTS. L&rsquo;ajustement sera particulièrement douloureux pour les États-Unis car ils perdront «&nbsp;leur privilège exorbitant&nbsp;» d’être la monnaie de réserve mondiale. Aussi, ils devront offrir des taux d’intérêts compétitifs sur le marché pour le DTS au lieu d&rsquo;imprimer des dollars américains. Dans ce scénario, les dépôts bancaires, les polices d&rsquo;assurance et les prestations de retraite perdront l’essentiel de leur pouvoir d’achat.</p><p>2. <strong>Retour à l&rsquo;étalon-or</strong>. Ce scénario pourrait résulter d&rsquo;une inflation extrême (pour restaurer la confiance) ou d&rsquo;une déflation extrême (pour relever le niveau général des prix). La conséquence pour l&rsquo;or sera un réajustement de son prix autour de 10 000 USD afin de soutenir la monnaie-papier. Un retour à l&rsquo;étalon-or sera inflationniste (dévaluation de la devise américaine par rapport à la devise or).</p><p>3. <strong>Troubles sociaux</strong>. L&rsquo;hyperinflation extrême sera probablement perçue pour ce qu&rsquo;elle est: un vol sanctionné par l&rsquo;État. La désintégration sociale est difficile à prévoir mais elle impliquera probablement la violence et de la destruction de biens. La réponse officielle, cependant, est prévisible. Cela prendra la forme du néofascisme, le primat de la raison d&rsquo;État sur la liberté. Le processus est déjà bien avancé alors que nous avons la paix sociale et s&rsquo;accélérera lorsque la violence éclatera. Les citoyens découvriront que l&rsquo;État est bien armé: équipes d&rsquo;intervention, drones, transporteurs personnels blindés, surveillance numérique, gaz lacrymogène, grenades assourdissantes. Aucune nouvelle loi n&rsquo;est nécessaire pour réprimer efficacement les émeutes. En outre, l&rsquo;or pourrait être confisqué, les comptes bancaires gelés, les contrôles des capitaux imposés et les bourses fermées. Le contrôle des salaires et des prix pourrait être utilisé pour contenir l&rsquo;inflation, et la surveillance numérique moderne pourrait être utilisée pour perturber les marchés noirs et incarcérer leurs participants.</p><h3 class="wp-block-heading">7 signes à surveiller</h3><p>1. <strong>Prix de l&rsquo;or</strong>. Si le prix de l&rsquo;or passe rapidement de 1500 $ à 2500 $, cela indiquera qu&rsquo;il y a une panique d&rsquo;achat physique en cours. À l&rsquo;inverse, si le prix tombe à 800 $, cela signifie qu&rsquo;une grave déflation est amorcée.</p><p>2. <strong>Achats d&rsquo;or par les Chinois</strong>. C’est un signe de la chute du dollar.</p><p>3. <strong>Réformes de la gouvernance du FMI</strong>. Toute modification du panier de titres en DTS qui viendrait réduire la pondération du dollar est inflationniste pour les États-Unis. Si des géants mondiaux tels que Caterpillar ou General Electric émettent des obligations libellées en DTS, cela marquera l&rsquo;accélération du scénario où le DTS devient la monnaie mondiale.</p><p>4. <strong>Échec des réformes réglementaires</strong>. En l&rsquo;absence de réforme, le montant des crédits interbancaires continuera de croître beaucoup plus rapidement que l&rsquo;économie réelle. Le résultat sera une autre crise systémique surprise.</p><p>5. <strong>Le système s&rsquo;écroule</strong>. Les bogues du système financier ne doivent pas être considérées comme des anomalies mais comme les propriétés émergentes des marchés d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui sont vulnérables de par le trading haute fréquence et les cyberguerres. En cas de krach majeur, on observera d’abord de la déflation, suivie par de l’inflation lorsque la FED et le FMI inonderont le monde de monnaie fraîchement imprimée.</p><p>6. <strong>Fin du «&nbsp;Quantitative Easing&nbsp;»</strong> (Assouplissement Quantitatif) et des Abenomics. Cela aura un effet déflationniste. En conséquence, la FED ou la banque centrale du Japon reprendront le QE pour le combattre.</p><p>7. <strong>Effondrement chinois</strong>. Le système financier chinois n&rsquo;est que modérément connecté aux banques américaines ou européennes. Après l&rsquo;effondrement, le parti communiste chinois obtiendra probablement des fonds là où il le pourra en vendant ses actifs. Cela aura un effet déflationniste. La Chine voudra également dévaluer sa monnaie pour stimuler ses exportations, ce qui est également déflationniste.</p><h3 class="wp-block-heading"><strong>5 investissements à l&rsquo;épreuve de l&rsquo;inflation et de la déflation</strong></h3><p>1. <strong>Or (20%)</strong>. Protège bien contre l&rsquo;inflation tant que le taux d&rsquo;intérêt reste au-dessous de l’inflation.</p><p>2. <strong>Terrains (20%)</strong>. Ce type d’investissement comprend les terres à potentiel agricole situées dans des emplacements de choix, mais exclut les terres avec structures. Comme l’or, cet actif protège contre l&rsquo;inflation tant que l’inflation est supérieure au taux d&rsquo;intérêt. En cas de déflation, le prix nominal des terrains diminue mais le coût de développement du terrain diminue plus rapidement encore. Vous pourrez alors aménager le terrain à moindre coût lors de la phase déflationniste et ainsi obtenir des rendements importants lors de la phase inflationniste qui lui succédera.</p><p>3. <strong>Œuvres d’art (10%)</strong>. Par exemple, des tableaux de maître.</p><p>4. <strong>Fonds alternatifs (20%)</strong>. Les stratégies de fonds spéculatifs qui résistent à l&rsquo;inflation, à la déflation et profitent de la volatilité comprennent les stratégies d’arbitrage «&nbsp;long-short equity&nbsp;», macro mondiales et ciblées sur les ressources naturelles, les métaux précieux, l&rsquo;eau ou l&rsquo;énergie. La sélection du gestionnaire est essentielle.</p><p>5. <strong>Liquidités (30%)</strong>. L&rsquo;argent liquide n&rsquo;est peut-être pas le meilleur investissement en tant que tel mais offre de l’optionalité.</p><p>Le portefeuille doit être géré activement. Une fois que l&rsquo;once d&rsquo;or atteint 10000 $, il est probablement temps de vendre et d&rsquo;acquérir plus de terrains. Si l&rsquo;inflation apparaît plus rapidement que prévu, il peut être judicieux de convertir les liquidités en or aussitôt.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">539</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;Livre « Pouvons-nous éviter une autre crise financière ? » de Steve Keen</title><link>https://economierebelle.com/livre-pouvons-nous-eviter-une-autre-crise-financiere-de-steve-keen/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-pouvons-nous-eviter-une-autre-crise-financiere-de-steve-keen</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-pouvons-nous-eviter-une-autre-crise-financiere-de-steve-keen/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 26 Mar 2021 22:29:47 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Comprendre]]></category> <category><![CDATA[déflation]]></category> <category><![CDATA[dette]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=522</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre « Pouvons-nous éviter une autre crise financière ? » de Steve Keen vient donner quelques pistes pour sortir nos économies du piège de la dette. Steve Keen est un économiste hétérodoxe qui insiste sur le rôle pro-cyclique du secteur bancaire dans les économies de marché. Son livre est particulièrement intéressant pour comprendre la crise&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2><p>Le livre « Pouvons-nous éviter une autre crise financière ? » de Steve Keen vient donner quelques pistes pour sortir nos économies du piège de la dette. Steve Keen est un économiste hétérodoxe qui insiste sur le rôle pro-cyclique du secteur bancaire dans les économies de marché. Son livre est particulièrement intéressant pour comprendre la crise de 2008 et les solutions possibles au problème de la dette. Ils fait partie des soutiens de la Théorie Monétaire Moderne qui a le vent en poupe dans les pays occidentaux.</p><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><h3 class="wp-block-heading">Absence de dépressions</h3><p>Selon Hyman Minsky, la question la plus importante en économie est la suivante. Pourquoi n&rsquo;y a-t-il pas encore eu de dépression économique majeure depuis la Seconde Guerre mondiale ? Selon Minsky, les crises financières sont inévitables dans une économie de marché pure. Le système financier est à l&rsquo;origine des booms et des récessions. Cette instabilité est l&rsquo;effet indésirable d&rsquo;une économie capitaliste dans laquelle le système financier a pour fonction d’attirer le capital. Pour ce faire, le système financier génère des signaux qui vont inciter les capitalistes à parier sur une tendance, ce qui va avoir pour effet d’accélérer la tendance.</p><p>La raison pour laquelle il n’y a pas eu de dépressions économiques depuis la Seconde Guerre mondiale tient à l&rsquo;augmentation de la taille du gouvernement (5 fois plus grande qu&rsquo;avant la Seconde Guerre mondiale). Les dépenses publiques ont systématiquement empêché l&rsquo;effondrement du secteur privé.</p><p>Minsky pensait que pour avoir un modèle réaliste de l&rsquo;économie, ce modèle devrait être capable de générer des dépressions (contrairement aux autres modèles traditionnels qui excluaient le secteur financier de leurs équations). Minsky a fait valoir que le capitalisme a une tendance naturelle à la fois aux cycles et aux crises. Il ne s&rsquo;est pas concentré sur les faiblesses du capitalisme mais sur ses forces.</p><h3 class="wp-block-heading">Le système financier accentue les crises du capitalisme</h3><p>L&rsquo;argument est le suivant. Le capitalisme encourage la prise de risque et l&rsquo;optimisme. Cela conduit à l&rsquo;innovation et à des changements dans la société. Les conséquences sont imprévisibles et il n&rsquo;y a aucun moyen de former des anticipations de l&rsquo;avenir. Cela conduit à des prédictions basées sur le passé, ce qui à son tour favorise le comportement du troupeau dans l&rsquo;investissement. Pour résumer, l&rsquo;instabilité fondamentale du capitalisme est une tendance à l’exagération qui transforme «&nbsp;les affaires vont bien&nbsp;» en un boom de l&rsquo;investissement spéculatif.</p><p>En soi, cela ne devrait générer que des cycles mais pas de crises. L&rsquo;ingrédient manquant pour les crises est la dette privée. En effet, la capacité d’investissement ne peut excéder les bénéfices non distribués que par la dette.</p><p>Pendant la phase euphorique du boom, des anticipations irréalistes conduisent au financement de projets voués à l&rsquo;échec et au relâchement des standards de souscription des banques.</p><h3 class="wp-block-heading">Cycle long de la dette</h3><p>Il faut noter que chaque nouveau cycle ne démarre pas avec les mêmes conditions que le précédent. Il existe un stock de dettes impayées du cycle précédent qui doit être reporté et qui s&rsquo;accumule au cycle suivant. Étant donné que le niveau de la dette augmente par rapport au PIB, cela signifie que la part des banques dans l’économie augmente aux dépens des travailleurs et des producteurs de produits de base. En conséquence, l&rsquo;inflation diminue à chaque nouveau cycle.</p><p>Par la suite, le niveau d&rsquo;endettement devient tel que même dans un contexte de baisse des taux d&rsquo;intérêt, de baisse des salaires et de baisse des coûts des matières premières, la dette ne peut plus être remboursée par les bénéfices. Avec la faillite de certaines entreprises, la dette est réduite, tout comme la masse monétaire et donc la demande. En conséquence, les bénéfices sont encore réduits et les investissements stagnent. En l&rsquo;absence d&rsquo;intervention gouvernementale, l&rsquo;économie entre dans une spirale descendante appelée dépression.</p><p>Un modèle macroéconomique simple fondé sur des principes macroéconomiques &#8211; et non sur des principes microéconomiques comme les modèles utilisés par les économistes traditionnels &#8211; montre ce qui se passe avant une crise : les inégalités augmentent à mesure que la part des travailleurs dans le PIB est transférée aux banquiers. Durant cette phase, les bénéfices restent élevés et semblent stables aux capitalistes. Puis, la part des banquiers dans le PIB augmente aux dépens des capitalistes cette fois-ci, juste avant l’effondrement de l’économie.</p><h3 class="wp-block-heading">Crise financière de 2008</h3><p>Il était possible de prédire la crise financière de 2008 en utilisant le raisonnement suivant. Les dépenses totales dans l’économie correspondent au PIB + crédit. Les deux composantes ont généré des revenus (par l&rsquo;achat de biens et de services) et des plus-values ​​(achat d&rsquo;actifs tels que des biens et des actifs financiers). Le crédit, qui est le flux de la dette privée, peut être positif ou négatif. La crise commencerait lorsque le taux de croissance de la dette privée ralentirait puisque correspondrait à une baisse de la demande agrégée (dépenses totales).</p><p>Par exemple :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Demande Agrégée en 2008 : 16 billions de dollars</li><li>Demande Agrégée 2010 : 10,5 billions de dollars (à cause de l’effondrement du crédit)</li><li>Dette hypothécaire 2000 : 45% du PIB</li><li>Dette hypothécaire 2007 : 75% du PIB</li></ul><p>L&rsquo;évolution du prix des logements n&rsquo;est pas causée par le niveau de la dette hypothécaire ni sa croissance mais par son accélération. La demande monétaire de logements est fondamentalement le flux de nouvelles hypothèques. Si vous divisez le flux de nouvelles hypothèques par le prix moyen des maisons, cela donne le nombre de maisons qui peuvent être achetées au niveau de prix actuel. Il existe donc une relation entre le niveau des prix et l&rsquo;évolution de la dette hypothécaire. Cela signifie donc qu&rsquo;il existe une relation entre le changement de prix et l&rsquo;accélération (ou la décélération) de la dette hypothécaire.</p><h3 class="wp-block-heading">Limites à l&rsquo;endettement</h3><p>Pourquoi le ratio dette / PIB ne peut-il pas augmenter indéfiniment ? Le Japon nous donne la réponse. Avec plus de 200% de son PIB, le Japon est incapable de sortir du piège de la dette. La réduction du niveau d&rsquo;endettement par des moyens traditionnels tels que la faillite ou le remboursement de la dette ne fait que réduire la demande globale.</p><p>La Banque centrale d’Angleterre confirme que chaque fois qu’une banque consent un prêt, elle crée simultanément un dépôt sur le compte bancaire de l’emprunteur, créant ainsi de l’argent nouveau. Cet argent neuf peut ensuite être utilisé pour acheter des biens, des services ou des actifs et donc contribuer aux dépenses totales. Étant donné que le crédit finance principalement les achats d&rsquo;actifs, la somme du PIB et du crédit représente à peu près les dépenses totales.</p><p>Selon Richard Vague, chaque crise économique des 150 dernières années avait les caractéristiques suivantes :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Un ratio «&nbsp;Dette privée / PIB&nbsp;» de plus de 150%</li><li>Un ratio «&nbsp;Crédit / PIB&nbsp;» annuel moyen&nbsp;e 17% ou plus sur une période de cinq ans (en effet, l&rsquo;impact d&rsquo;un ralentissement dépend du ratio de dette mais aussi de son taux de croissance)</li></ul><p>Qu&rsquo;est-ce qui a causé la récession de 2008 ?</p><p>C&rsquo;est la composante crédit qui est passée de + 15% du PIB à -5% du PIB. Donc, fondamentalement, la demande globale a baissé de 20%, sans même tenir compte de la contraction du PIB.</p><p>Le système politique récompense ceux qui initient ou développent la bulle du crédit, mais punit ceux qui se trouvent aux commandes lorsque le boom s&rsquo;effondre.</p><h3 class="wp-block-heading">Le gouvernement crée de la stabilité&#8230; déstabilisante</h3><p>Historiquement, l’élargissement de l’influence du gouvernement sur l’économie a conduit le secteur privé à prendre encore plus de risques ! D’une certaine manière, « Trop de stabilité tue la stabilité ».</p><p>Les mécanismes du marché ne suffiront pas à réduire la dette privée. Cela tient au paradoxe de Fisher : « plus les débiteurs paient, plus ils doivent ». Les dépenses publiques peuvent certainement empêcher une dépression comme l&rsquo;a démontré le Japon, mais elles n&rsquo;ont pas sorti ce pays du piège de la dette privée depuis 25 ans maintenant. L&rsquo;ampleur des dépenses publiques nécessaires pour réduire la dette privée ne semble être acceptée qu&rsquo;en temps de guerre. L&rsquo;argent est, après tout, notre fragile moyen de mobiliser les ressources existantes et d&rsquo;en créer de nouvelles. Mais en temps de guerre, les gens ne se demandent plus s&rsquo;il est financièrement logique de construire des armes dans la mesure où l&rsquo;alternative est l&rsquo;invasion. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la dette publique britannique par rapport au PIB a augmenté de 44% la première année seulement et a atteint 340% à la fin de la guerre.</p><p>Si les programmes gouvernementaux ou les mécanismes de marché ne sont pas une solution, il reste alors principalement deux options :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Annulation de la dette</li><li>Injection d’argent directe aux citoyens</li></ul><p>L&rsquo;annulation de la dette favorise les débiteurs par rapport aux épargnants. L’injection d’argent n’a pas cet inconvénient.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">522</post-id> </item> <item><title>Les marchés hésitent entre déflation et inflation, suite</title><link>https://economierebelle.com/les-marches-hesitent-entre-deflation-et-inflation-suite/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=les-marches-hesitent-entre-deflation-et-inflation-suite</link> <comments>https://economierebelle.com/les-marches-hesitent-entre-deflation-et-inflation-suite/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Mon, 15 Mar 2021 01:16:49 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[déflation]]></category> <category><![CDATA[inflation]]></category> <category><![CDATA[volatilité]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=271</guid><description><![CDATA[<p>Ne pensez jamais qu’une absence de variabilité est la stabilité. Ne confondez jamais l’absence de volatilité avec la stabilité. &#8211; Nassim Taleb Forces inflationnistes Dans notre précédent article, nous avions évoqué les forces déflationnistes qui pèsent sur l’économie et les marchés. Aujourd’hui, il est question des forces inflationnistes et de qui l’emportera. Après une décennie&#8230; <a
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class="screen-reader-text">Les marchés hésitent entre déflation et inflation, suite</span></a></p><p>The post <a
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href="https://economierebelle.com/les-marches-hesitent-entre-deflation-et-inflation/">article</a>, nous avions évoqué les forces déflationnistes qui pèsent sur l’économie et les marchés.</p><p>Aujourd’hui, il est question des forces inflationnistes et de qui l’emportera.</p><p>Après une décennie perdue, les commodités donnent des signes de vie. Le pétrole valait près de 10$ en avril 2020. Il vaut aujourd’hui 65$. Le cuivre est à un plus haut de huit ans à près de 4$ la livre.</p><p>Il y a deux façons de voir et les deux sont synonymes de davantage d’inflation. La première est que ce ne sont pas les commodités qui deviennent plus chères mais le dollar se dirige vers sa valeur intrinsèque&#8230; La seconde est que les entreprises passent au consommateur la patate chaude de l’inflation des matières premières.</p><p>Dans tous les cas, la tendance risque de se renforcer à mesure que les citoyens vaccinés retrouvent leur droit de circuler.</p><p>La deuxième force inflationniste est le vieillissement de la population. Les économistes considèrent en général que c’est une force déflationniste, mais qui serait assez bête pour les écouter ?</p><p>Au Japon, le vieillissement de la population est déflationniste car les retraités ont limité leur consommation durant leur vie active pour la reporter après la retraite. On appelle cela épargner.</p><p>Dans les sociétés occidentales, la situation est un peu différente. Une très grande partie des boomers n’a pas de capital du tout! A l’âge de la retraite, ils deviendront une charge pour la société… un peu comme les jeunes, mais avec des frais de santé très élevés et sans espoir de pouvoir récupérer l’investissement.</p><p>La troisième force, et non la moindre, est la capacité des gouvernements de créer de l’inflation en faisant tourner la planche à billets. Comme l’a écrit, Bernanke&nbsp;:</p><figure
class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Nous concluons que, sous un régime de papier monnaie, un gouvernement déterminé peut toujours générer des dépenses plus élevées et donc une inflation positive.</p></blockquote></figure><h2 class="wp-block-heading">La démondialisation</h2><p>La mondialisation a contribué à réduire l’inflation grâce au travail à bas coût dans les pays du Sud-Est asiatique et notamment en Chine.</p><p>Mais là encore, le vent tourne. Peut-être sommes-nous en train de passer du « Juste à temps » des chaînes d&rsquo;approvisionnement au « Juste au cas où » ?</p><p>Nos gouvernants n’avaient certes pas l’air malin à se disputer les cargaisons de masques de protection bon marché. Ces jours-ci en France, nos politiciens ne crient pas cocorico après l’échec de Sanofi à produire un vaccin.</p><p>Il y a bien sûr toujours un risque dans la recherche. On cherche… Parfois on trouve, parfois non. Dans le cas de Sanofi, nous ne pouvons pas reprocher un manque d’innovation. Tout comme Serge Tchuruk, en 2001, qui déclarait qu’« Alcatel doit devenir une entreprise sans usines », Sanofi veut devenir une entreprise pharmaceutique sans chercheurs. En 2021, 400 de leurs chercheurs devront chercher… un emploi.</p><p>Le Canada doit lui aussi faire des pieds et des mains auprès de Pfizer ou de Moderna pour se procurer des vaccins. Mais au moins le Canada a l’excuse de ne même pas avoir d’industrie.</p><h2 class="wp-block-heading">Le retour de la volatilité</h2><p>Attention spoiler. L’inflation va remporter le match.</p><p>La déflation sera détruite mais le système monétaire aussi avec. Si la conclusion est claire, le chemin pour y parvenir ne l’est pas.</p><p>Ça peut commencer par un peu d’inflation… puis les taux remontent et/ou le prix des matières premières augmente… par la suite, les entreprises zombies font faillite et les autres voient leurs profits disparaître… ce qui entraîne l’effondrement de la bourse… Entre temps, l’immobilier aussi explose en plein vol… Finalement, le gouvernement envoie un chèque de 100000$ à tout le monde…</p><p>Les plaques tectoniques de l’inflation et de la déflation sont en contact. Les énormes pressions accumulées semblent à l’équilibre… jusqu’à ce que la terre se fende sous vos pieds.</p><p>Nous ne spéculerons pas sur ce qui va se passer, ni dans quel ordre. Mais gageons que la volatilité, avant l’inflation, va faire son grand retour.</p><p>A suivre,</p><p>Khalid Lyoubi</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">271</post-id> </item> <item><title>Les marchés hésitent entre déflation et inflation</title><link>https://economierebelle.com/les-marches-hesitent-entre-deflation-et-inflation/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=les-marches-hesitent-entre-deflation-et-inflation</link> <comments>https://economierebelle.com/les-marches-hesitent-entre-deflation-et-inflation/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 12 Mar 2021 03:42:12 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Journal]]></category> <category><![CDATA[déflation]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=266</guid><description><![CDATA[<p>Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. &#8211; Antonio Gramsci Des marchés indécis Les marchés font du yoyo… Ils hésitent, vont dans une direction, puis se ravisent… Il faut dire qu’ils sont méconnaissables : trading haute fréquence, investissement passif, participation des «&#160;investisseurs&#160;» individuels sur&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><em>Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres.</em></p><p>&#8211; Antonio Gramsci</p><h2 class="wp-block-heading">Des marchés indécis</h2><p>Les marchés font du yoyo… Ils hésitent, vont dans une direction, puis se ravisent…</p><p>Il faut dire qu’ils sont méconnaissables : trading haute fréquence, investissement passif, participation des «&nbsp;investisseurs&nbsp;» individuels sur Robinhood, achats d’options, SPACs, cryptomonnaies.</p><p>Les règles du jeu en place depuis 40 ans ont-elles changé ? Cela se pourrait bien. Par exemple, les actions baissent en même temps que les obligations, ce qui est inédit.</p><p>Tout semble possible&#8230; Le marché peut doubler ou être divisé par deux. Mais si le marché est divisé par deux, ce ne sera pas pour longtemps.</p><p>A chaque crise économique ou financière, des oiseaux de mauvais augure font un parallèle douteux avec les années 30.</p><p>Pourtant, il existe une différence de taille. Durant la Grande Dépression, le dollar était lié à l’or. On ne pouvait pas imprimer la monnaie à volonté comme aujourd’hui.</p><p>A notre époque, en cas de chute de la bourse, n’ayez aucun doute que les autorités vont intervenir. Pourquoi ? Parce qu’elles le peuvent!</p><p>Comme Nassim Taleb l’explique, nous préférons faire quelque chose plutôt que rien, même dans les cas où cela peut être dangereux. Nous en avons eu suffisamment la preuve avec la gestion du virus. D’ailleurs, à ce sujet, le Wall Street Journal indique&nbsp;:</p><figure
class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Le gouverneur du Texas a annoncé la semaine passée que son état allait mettre fin à l’obligation du couvre-visage et aux limitations de capacité pour les commerces. Tandis que les démocrates et plusieurs responsables de la santé publique ont dénoncé la décision, suffisamment de données sont désormais disponibles qui démontrent que les bénéfices des mesures draconiennes n’en valaient pas la chandelle.</p></blockquote></figure><p>Revenons-en aux marchés financiers. Un équilibre précaire s’est installé entre des forces déflationnistes et des forces inflationnistes.</p><h2 class="wp-block-heading">Forces déflationnistes</h2><p>Parmi les forces déflationnistes, il y a d’abord la dette, sous toutes ses formes&nbsp;: dette étudiante pour des études intersectionnelles de genre, dette privée des ménages qui ont acheté une maison (ou plusieurs ?) trop grande pour eux, dette des entreprises qui ont racheté leurs actions pour faire monter le cours et enrichir leur direction, dette des états et des villes mal gérées, dette du gouvernement fédéral qui a sauvé la mise aux banques, à Wall Street, et aux corporations, dette non provisionnée pour la sécurité sociale et les boomers…</p><p>Pour payer toutes ces dettes, il va bien falloir chercher un vrai travail, vendre la deuxième maison ou la deuxième voiture, réduire ses coûts, licencier des professeurs, policiers et pompiers, augmenter les impôts…</p><p>Rien de tout ça n’est favorable pour les actifs financiers… sauf peut-être de remercier des employés.</p><p>L’autre grande force, à moins que ce ne soit l’autre grande farce, est la bulle spéculative généralisée qui menace de s’effondrer sur elle-même tel un trou noir.</p><p>Les actions boursières, les obligations, l’immobilier, les cryptomonnaies sont à des plus hauts historiques. Lorsque la bulle éclatera, des billions vont disparaître le temps qu’il faut pour dire «&nbsp;effet richesse&nbsp;».</p><p>Quand votre portefeuille perd 50% de sa valeur, cela n’incite pas vraiment à faire des dépenses pour creuser la piscine ou s’acheter une nouvelle Tesla.</p><p>Mentionnons aussi la technologie qui contribue à la déflation. Avec la technologie, un produit coûte de moins en moins cher à fabriquer, ce qui permet de réduire les prix. Parfois, le prix est tellement bas qu’il est gratuit comme avec Google.</p><p>Voilà pour les principales forces déflationnistes.</p><p>A suivre,</p><p>Khalid Lyoubi</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">266</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;Livre « La grande saignée » de François Morin</title><link>https://economierebelle.com/la-grande-saignee-de-francois-morin/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-grande-saignee-de-francois-morin</link> <comments>https://economierebelle.com/la-grande-saignee-de-francois-morin/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Thu, 04 Mar 2021 17:57:40 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Comprendre]]></category> <category><![CDATA[déflation]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=113</guid><description><![CDATA[<p>Points clés à retenir Voici quelle a été la réaction des grands pays lors de la crise de 2008 : Rachat massif des dettes souveraines Injection de liquidités sur les marchés monétaires Diminution très progressive des déficits publics Guerre des monnaies Cela n&#8217;a pas réglé pas les problèmes mais a permis d&#8217;éloigner l’heure de vérité.&#8230; <a
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class="wp-block-list" type="1"><li>Rachat massif des dettes souveraines</li><li>Injection de liquidités sur les marchés monétaires</li><li>Diminution très progressive des déficits publics</li><li>Guerre des monnaies</li></ol><p>Cela n&rsquo;a pas réglé pas les problèmes mais a permis d&rsquo;éloigner l’heure de vérité.</p><p>Le but caché d’injecter des liquidités est de créer suffisamment d’inflation pour réduire le poids de la dette, mais sans décourager l’épargne. Cependant, aujourd’hui, avec des taux d’intérêts réels négatifs, quelle est l’incitation à investir sur les marchés&nbsp;obligataires ?</p><p>Lors d’une crise financière, il y a plusieurs scénarios possibles à la suite d’une perte de fonds propres d’une banque&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Disparition (Lehman Brothers, 2008)</li><li>Nationalisation partielle ou totale (États-Unis, Grande Bretagne)</li><li>Absorption par une autre entité aux reins plus solides</li><li>Pour les banques qui restent solvables et indépendantes, restrictions sur leur activité</li></ol><p>En 2008 et après, la quinzaine de banques qui établissaient le taux LIBOR* s’étaient entendues pour communiquer des taux interbancaires inférieurs à la réalité. L’objectif était de ne pas faire paniquer le marché sur la situation réelle.</p><p>L’origine de la prochaine crise&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Défaut souverain</li><li>Faillite d’une banque</li></ul><p>Les deux scénarios sont interconnectés. Un défaut souverain ruinera la ou les banques qui ont vendu les CDS** sur ce défaut. S’il y a une banque (assureur) systémique impliquée, le système bancaire sera touché dans son ensemble. Les états n’auront plus les moyens ni l’agrément des populations pour sauver les banques. Il est vraisemblable que celles-ci soient immédiatement nationalisées et que les créances du nouveau propriétaire (état) soient annulées.</p><p>La faillite d’une banque systémique, à la suite d’investissements risqués ou de fraudes, aura les mêmes effets. On peut s’attendre lors d’un tel événement à des ventes de détresse qui vont faire plonger tous les autres marchés.</p><p>Les états mettront en place des contrôles&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Change</li><li>Accès aux guichets</li><li>Plus généralement sur les mouvements de capitaux</li><li>Il y a de fortes chances que la garantie sur les dépôts soit une illusion. Les exemples grec et chypriote&nbsp;sont là pour le prouver.</li></ul><p>Les faillites de banques vont se succéder. Le premier effet sera le resserrement du crédit. Les projets d’investissement des entreprises seront reportés. Les projets immobiliers des ménages seront remis aux calendes grecques. Le deuxième effet sera une contraction économique. Des krachs de grande ampleur se produiront sur les marchés financiers. Le troisième effet sera une crise sociale et politique majeure. La classe politique dans son ensemble sera vouée aux gémonies.</p><p>Ceux qui détiennent le capital des banques seront lésés, en particulier les fonds de pension. Les fonds de pension seront également victimes de l’implosion du marché obligataire.</p><p>La voie inflationniste ne semble plus possible d’après l’auteur. L’inflation gruge l’épargnant et serait un aveu d’échec pour une banque centrale. Autrement dit, à la moindre apparition d’une inflation conséquente, les taux d’intérêt seraient automatiquement remontés.</p><p>Y a-t-il une issue par la croissance&nbsp;? Cela ne semble pas réaliste pour les pays développés.</p><p>(*) Le LIBOR ou London Inter-Bank Offered Rate, est utilisé comme référence pour les emprunts à court terme. Beaucoup de contrats dans lesquels il y a un prêt ou une possibilité de prêt à court terme vont établir un taux sous la forme LIBOR + x.</p><p>(**) Un CDS ou Credit Default Swap est un instrument dérivé qui fonctionne comme une assurance contre le défaut d&rsquo;une entreprise. Un CDS peut être utilisé comme un moyen de spéculer sur la faillite d&rsquo;une entreprise.</p><p>The post <a
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