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><channel><title>Devenir résilient - Economie rebelle</title> <atom:link href="http://economierebelle.com/ressources/devenir-resilient/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>https://economierebelle.com/ressources/devenir-resilient/</link> <description>Mon argent, mon choix</description> <lastBuildDate>Fri, 22 Jul 2022 22:50:37 +0000</lastBuildDate> <language>fr-FR</language> <sy:updatePeriod> hourly </sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency> 1 </sy:updateFrequency> <generator>https://wordpress.org/?v=6.7.1</generator> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « Comment mettre la chance de votre côté » de Richard Wiseman</title><link>https://economierebelle.com/livre-comment-mettre-la-chance-de-votre-cote-de-richard-wiseman/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-comment-mettre-la-chance-de-votre-cote-de-richard-wiseman</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-comment-mettre-la-chance-de-votre-cote-de-richard-wiseman/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 22 Jul 2022 22:50:03 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Devenir résilient]]></category> <category><![CDATA[Négocier/Vendre]]></category> <category><![CDATA[Travailler sur soi]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <category><![CDATA[psychologie]]></category> <category><![CDATA[talent vs chance]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2143</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre Comment mettre la chance de votre côté du Pr Richard Wiseman établit le profil psychologique du chanceux. En somme, la chance est surtout une question de personnalité. Préliminaires Richard Wiseman a consulté auprès de 700 personnes, certaines se considérant comme chanceuses et les autres comme malchanceuses. Il a voulu trouver ce qui&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h3 class="wp-block-heading">Introduction</h3><p>Le livre <em>Comment mettre la chance de votre côté</em> du Pr Richard Wiseman établit le profil psychologique du chanceux. En somme, la chance est surtout une question de personnalité.</p><h3 class="wp-block-heading">Préliminaires</h3><p>Richard Wiseman a consulté auprès de 700 personnes, certaines se considérant comme chanceuses et les autres comme malchanceuses. Il a voulu trouver ce qui provoquait la chance ou la malchance chez ses personnes.</p><p>Les personnes chanceuses ne gagnent pas plus au loto que les personnes malchanceuses. En fait, pour le vérifier, Richard Wiseman a demandé les numéros que les participants comptaient jouer la semaine suivante : rien à signaler de ce côté-ci.</p><p>En soumettant les volontaires pour l’étude à des tests psychométriques, Richard Wiseman démontra de plus qu’aucun des deux groupes n’était plus intelligent que l’autre.</p><h3 class="wp-block-heading">Ce qui distingue chanceux et malchanceux</h3><p>En réalité, sur la base de leur témoignage, les chanceux se distinguent des malchanceux sous quatre rapports&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Les chanceux rencontrent souvent des personnes qui vont exercer une influence positive sur leur vie</li><li>Les chanceux prennent de bonnes décisions sans y mettre trop d’efforts.</li><li>Les chanceux concrétisent leurs rêves.</li><li>Les chanceux sont capables de transformer des épisodes malchanceux en occasions favorables.</li></ol><h3 class="wp-block-heading">Tirer parti des occasions fortuites</h3><p>Si l’intelligence et la magie n’interviennent pas dans la chance, la personnalité a son importance. Comme dans le slogan « 100% des gagnants ont tenté leur chance », les chanceux passent beaucoup de temps à tenter leurs chances, mais aussi à en tirer le plus grand profit.</p><h4 class="wp-block-heading">Réseau de chance</h4><p>En particulier, ils vont chercher à faire le plus de rencontres possible. Autrement dit, les chanceux ont davantage tendance à être plus extravertis que les autres. Pour augmenter encore plus leur taux de réussite, les extravertis ont une attitude avenante : plus souriant et avec un langage corporel ouvert à l’autre, on a naturellement envie d’engager la conversation avec eux.</p><p>Les chanceux extravertis ne sont pas seulement faciles d’abord, ils entretiennent leur réseau comme un capital en contactant régulièrement leurs connaissances. Plus ce réseau est important, plus il offre d&rsquo;occasions de toutes sortes.</p><h4 class="wp-block-heading">Attitude zen</h4><p>Les chanceux sont aussi caractérisés par une certaine légèreté. Grâce à cette attitude, ils repèrent plus facilement que les autres les opportunités qui méritent leur attention. En effet, le stress focalise l’attention sur un point particulier au détriment de tout le reste. À l’inverse, les gens détendus trouvent plus souvent de l’argent par terre.</p><h4 class="wp-block-heading">Expériences nouvelles</h4><p>Si vous empruntez toujours le même chemin et que vos journées se ressemblent, vous ferez peu de découvertes. Les chanceux sont plus ouverts aux nouvelles expériences que les autres. Cela leur permet de sortir des sentiers battus et de découvrir de nouvelles possibilités pour se développer. Essayez de nouveaux produits, écoutez la radio pour trouver des idées, apprenez une nouvelle langue.</p><h3 class="wp-block-heading">Écouter son intuition</h3><h4 class="wp-block-heading">La voie intérieure</h4><p>Les expériences de Richard Wiseman ne lui ont pas permis d’identifier des différences dans la prise de décision entre chanceux et malchanceux hormis sur un point. Les chanceux écoutent davantage écouter leur intuition pour prendre éviter de prendre des décisions stupides, qu’il s’agisse de nouer des relations interpersonnelles, d’un choix de carrière, d’une décision d’affaires ou d’un investissement.</p><p>Au fond de nous, nous savons que quelque chose cloche, mais les malchanceux ont tendance à passer outre pour s’engager avec la mauvaise personne ou perdre ses économies dans une escroquerie.</p><h4 class="wp-block-heading">Développer son intuition</h4><p>Les chanceux développent activement leur intuition. Une part plus importante des chanceux que les malchanceux utilisent des techniques appropriées&nbsp;: méditer, revenir plus tard sur un problème, s’éclaircir l’esprit, ou se recueillir dans un endroit calme.</p><h3 class="wp-block-heading">S’attendre à avoir de la chance</h3><h4 class="wp-block-heading">Les chanceux croient en leur bonne étoile</h4><p>D’autres questionnaires de Richard Wiseman ont montré que les chanceux étaient beaucoup plus optimistes à propos de leur bonne fortune que les malchanceux. Ainsi, ces derniers ont tendance à développer des attentes ou des ambitions parfois exagérées. Les malchanceux, à l’inverse, étaient plus enclins à anticiper un coup du sort ou un grand malheur.</p><h4 class="wp-block-heading">Les chanceux essaient de réaliser leurs objectifs, peu importe leurs chances</h4><p>Le principal problème des malchanceux est qu’ils abandonnent avant même de commencer. D’un autre côté, les chanceux, même s’ils croient en leur chance, ne sont pas négligents pour autant. S’ils ont un entretien d’embauche, ils s’assurent de le préparer par exemple. Autre atout des chanceux, ils persévèrent face à la difficulté. Dans une expérience, un puzzle complexe géant en forme de cube devait être remonté. Les chanceux avaient tendance à essayer de résoudre le puzzle, peu importe le temps tandis que les malchanceux abandonnaient au bout de 20 minutes.</p><h4 class="wp-block-heading">Les chanceux s’attendent à avoir des relations positives avec les autres</h4><p>Les chanceux ont tendance à avoir des attentes positives dans leurs relations avec les autres. En étant ainsi disposés, ils ont une attitude plus amicale et plus ouverte, ce qui encourage les autres à faire de même.</p><h3 class="wp-block-heading">Tourner à son avantage les coups du sort</h3><p>Tout un chacun connaît son lot d’infortune et de malheur. Néanmoins, là encore, les chanceux se distinguent des autres dans leur façon de réagir aux problèmes.</p><h4 class="wp-block-heading">Voir le bon côté des choses</h4><p>Tout d’abord, les chanceux ont tendance à voir le bon côté des choses. À la question : « vous estimez-vous chanceux ou malchanceux si un malfaiteur vous tire une balle dans le bras après avoir dévalisé une banque ? », les malchanceux considèrent qu’il s’agit d’une grande malchance tandis que les chanceux considèrent qu’ils ont eu de la chance, car cela aurait pu être bien pire !</p><p>Une partie du problème des malchanceux est qu’ils se comparent souvent à des personnes qui réussissent mieux qu’eux. Au contraire, les chanceux se disent toujours qu’il y a plus malheureux qu’eux ce qui a pour effet d’adoucir l’impact émotionnel des accidents de la vie.</p><h4 class="wp-block-heading">La malchance finira par tourner</h4><p>Lorsqu’ils repensent à leurs mésaventures, les chanceux sont capables d’identifier des bénéfices qu’ils ont en tiré par la suite. Richard Wiseman donne un exemple tiré de son expérience personnelle. Alors qu’il devait se produire en Californie pour un spectacle de magie, il perdit ses effets personnels quelques jours avant le spectacle. Cela l’obligea à réinventer de fond en comble son numéro qui fut célébré pour son originalité.</p><h4 class="wp-block-heading">Les chanceux ne ruminent pas leurs malheurs</h4><p>Il y a des choses qu’on peut contrôler et d’autres non. Les chanceux ont tendance à le comprendre et à ne pas ruminer sur les choses qu’ils ne peuvent contrôler. Nombre d’entre eux ont recours à la méditation pour laisser filer leurs angoisses. Et ils font bien. Les études montrent que ceux qui passent leur temps à ressasser les événements pénibles de leur vie sont plus enclins à la dépression. D’autre part, l’humeur influence les informations retenues. Une humeur positive permet de mieux mémoriser des événements positifs et réciproquement.</p><h4 class="wp-block-heading">Les chanceux préfèrent prévenir que guérir</h4><p>Les chanceux se démarquent à nouveau par leur persévérance face à l’adversité. Leur échec les motive à recommencer ne serait-ce que pour avoir l’impression d’avoir fait quelque chose de positif. D’autre part, ils vont essayer d’apprendre de leurs erreurs. Si un employeur ne veut pas d’eux, ils vont probablement demander ce qui ne va pas afin de s’améliorer.</p><p>Les chanceux se distinguent aussi par leur créativité. Face aux problèmes, plutôt que d’accepter la fatalité, ils vont réfléchir à une façon de se tirer d’affaire sans se limiter aux méthodes conventionnelles.</p><p>L’approche des malchanceux est beaucoup moins constructive. Par exemple, les malchanceux sont deux fois plus superstitieux que les chanceux. Le malchanceux est celui qui déclare qu’il déteste son travail, mais y reste des années. Lorsqu’on lui dit de changer d’emploi, il répond qu’il ne peut pas ou qu’il n’a pas le choix…</p><h3 class="wp-block-heading">Autres observations</h3><p>Une expérience fascinante sur les chanceux et les malchanceux explique en partie pourquoi certains sont heureux en amour et d’autres non. En la matière, la règle est « qui se ressemble s’assemble ». Les « opposés s’attirent » n’est pas vrai. Dans l’expérience, les chanceux se sont fait présenter des profils de chance de partenaires potentiels. Ces derniers ont préféré prendre des profils semblables au leur, à savoir extraverti, optimiste, intuitif et proactif. En revanche, les malchanceux ont sélectionné des profils sans rapport avec les leurs et c’est sans doute là le problème.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2143</post-id> </item> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « Hard Times in Paradise » des Colfax</title><link>https://economierebelle.com/%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90livre-hard-times-in-paradise-des-colfax/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=%25e2%25ad%2590%25e2%25ad%2590%25e2%25ad%2590%25e2%25ad%2590livre-hard-times-in-paradise-des-colfax</link> <comments>https://economierebelle.com/%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90livre-hard-times-in-paradise-des-colfax/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 13 May 2022 02:48:36 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Devenir résilient]]></category> <category><![CDATA[Eduquer]]></category> <category><![CDATA[autosuffisance]]></category> <category><![CDATA[école à la maison]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2100</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Les époux Colfax sont un couple d’universitaires et activistes d’extrême gauche. Leur engagement politique leur a valu d’être mis au ban du monde académique. Las des menaces, n’ayant aucune perspective de continuer leur carrière, le couple entreprit un changement radical : un retour à la terre dans les montagnes de Californie à Mendocino. Avec leurs&#8230; <a
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class="wp-block-list"><li>Les Colfax ont achèté leur terrain de 47 acres au nord de la Californie au début des années 1970 à une époque où les hippies étaient légion.</li><li>Une des premières erreurs des Colfax a été d’acheter une tronçonneuse, un outil essentiel pour défricher, qui n’était pas adaptée à leurs besoins&nbsp;: trop lourde, peu maniable, d’occasion.</li><li>Malheureusement pour eux, leur terrain était resté en friche depuis une vingtaine d’années. Un terrain dont les arbres viennent d’être coupés est beaucoup plus facile à aménager que le même terrain 20 ans après. Il suffirait de brûler les branches, les écorces et les rondins de bois inutilisables. Vous disposeriez aussi de grands espaces laissés par les arbres coupés, de routes pour l’accès et de plateformes aménagées pour disposer les rondins.</li><li>Les Colfax ont eu de la visite après avoir incinéré des débris végétaux. Le feu et la fumée ont tendance à inquiéter ou susciter la curiosité des voisins. C’est ainsi qu’ils ont la visite de leur voisin, un juge qui était par ailleurs riche et propriétaire d’un journal…</li><li>Ils ont aussi reçu la visite de l’homme à tout faire de la région – sans doute informé – par l’agent immobilier qu’il y avait de nouveaux arrivants.</li><li>La nature peut être magnifique, mais il faut aussi compter sur les insectes et autres nuisibles, le jour et la nuit.</li><li>Les Colfax ont attendu 3 ans avant d’avoir de vraies toilettes, le temps de construire leur maison, la salle de bain, installer les canalisations, la fosse septique et le champ de drainage.</li><li>Il semblerait que le manque total de préparation, d’expérience et de bon sens du couple d’universitaires des Colfax dans l’aménagement de leur terrain, soit la principale raison du succès de leurs quatre enfants. Ils ont appris très tôt à ne compter que sur eux-mêmes!</li><li>La construction de leur maison s’est faite selon le code de la construction pour éviter une visite des autorités et surtout pour ne pas prendre le risque d’une démolition.</li><li>La famille s’est aperçue de certains défauts des contreplaqués livrés uniquement lorsqu’elle a coulé le béton dans les fondations. Malgré leurs efforts pour ajuster les fondations avant qu’elles ne durcissent, un côté n’a pas pu être rattrapé. Pour cette raison, à cet endroit-là, le sol est légèrement déformé.</li><li>Au plus fort de l’été, la famille a reçu de nombreux visiteurs indésirables qui croyaient avoir affaire à des hippies. L’aide apportée n’était pas à la hauteur de la gêne occasionnée, en particulier la fois où ils ont hébergé un toxicomane paranoïaque.</li><li>Alors que le toit n’était pas encore construit à l’automne, il a plu de manière continue ce qui a bien failli déformer les poutres censées soutenir le toit.</li><li>Leurs enfants apprenaient bien trop en travaillant avec leurs parents pour que le couple se préoccupe de les inscrire à l’école.</li><li>Une autre de leur erreur a été de planter un verger avant même de prévoir son irrigation! Au moins, ils ont eu l’idée de faire financer l’achat des arbres fruitiers par leur famille, un arbre à la fois.</li><li>Pendant tout ce temps, la famille n’avait pas accès à l’eau courante. L’eau pour la cuisine et les bains hebdomadaires devait être transportée depuis un ruisseau en contrebas jusqu’au campement. Après l’achat d’une pompe et du matériel requis, une autre déception attendait les Colfax. En effet, c’est seulement une fois que tout le dispositif a été péniblement assemblé et installé qu’ils réalisèrent que la pompe était défaillante. L’achat d’une autre pompe créa d’autres problèmes à cause de l’incompatibilité des raccordements…</li><li>Un petit bassin d’eau pour les besoins quotidiens avait été construit pour récolter l’eau puisée grâce à la pompe. Le bassin a attiré des cochons sauvages qui sont venus s’y abreuver.</li><li>En échange de leur travail, la famille a pu emprunter de l’équipement pour creuser un puits à l’endroit précis où un magnétiseur avait dit qu’il y avait une source à 25 mètres sous la surface. Après un mois de travail pénible et acharné, ce fut une nouvelle déception.</li><li>Finalement, le problème de l’eau fut résolu grâce à la générosité d’un voisin qui leur donna accès a ses sources. Il restait juste à éclaircir un passage entre leur maison et la source du voisin.</li><li>Cependant, contrairement aux spécifications techniques, la pompe utilisée avait des difficultés à extraire l’eau depuis la source du voisin. Ainsi, chaque année, les Colfax devaient remplacer la pompe, en général au plus fort de l’été.</li><li>Un jour, des guêpes s’en sont prises à la chèvre de la famille. La famille est allée essayer de libérer la chèvre – sans protection une première fois, avant de recommencer. Le couple s’est fait piquer. La femme a perdu connaissance à la suite d’un choc anaphylactique. Le médecin des urgences lui indiqua qu’elle aurait pu en mourir et qu’elle devrait considérer un kit pour les piqûres d’abeilles à l’avenir.</li><li>Une autre erreur aura été d’entamer leurs économies en faisant un aller-retour entre le ranch et Saint-Louis où les Colfax avaient entreposé leur mobilier. Au bout du compte, les machines à laver et à sécher du couple sont restées trois ans dans la maison dans leur emballage avant de finir au dépotoir.</li><li>David Colfax a fait de l’auto-stop jusqu’à la côte est pour acheter un pick-up massif. Son retour a été émaillé de nombreux problèmes techniques. Le moteur était détruit. 3000$ venaient de partir en fumée. David aurait pu acheter un véhicule équivalent (et sans problèmes) auprès de leurs voisins pour 2000$&#8230; Mais après tout, il n’y connaissait rien.</li><li>Lorsque l’argent est devenu un problème, les Colfax ont commencé à vendre des bûches de bois à un prix défiant toute concurrence. Dans ce commerce, ils ont dû faire affaire avec des gens plus ou moins bizarres comme par exemple le personnage qui inspectait les bûches une à une avant de les faire déposer près de sa Mercédès immaculée. «&nbsp;Le problème quand on est pauvre, c’est que vous n’avez plus de temps à vous.&nbsp;»</li><li>David Colfax fut recruté pour construire la maison d’une connaissance. Il évita les erreurs qu’il avait commises, mais n’en retira aucune satisfaction. Au contraire, il détestait cela et le fait de ne pas voir ses enfants de la journée et de rentrer épuisé à la maison le fit changer d’approche.</li><li>David Colfax, après 4 ans passés dans les bois, s’est finalement résolu à revenir dans le monde universitaire. Après avoir accepté une offre ferme pour un poste d’enseignement dans l’Illinois (payé moitié moins que son précédent poste), et avoir loué une maison pour la rentrée, l’université l’a informé que l’offre n’était plus sur la table ! La même chose se produisit avec deux autres offres.</li><li>En désespoir de cause, et après avoir dépensé leurs économies pour rendre la maison habitable, les Colfax prirent la décision d’aller enseigner au lac Supérieur dans une communauté isolée qui recherchait désespérément des professeurs.</li><li>Une semaine avant de partir au Canada, l’agence d’adoption leur a confirmé qu’ils allaient être les heureux parents d’un bébé esquimau.</li><li>Lors de leur déménagement à 3000km au nord, les Colfax n’ont pris avec eux aucun meuble, mais seulement des outils. L’idée était de fabriquer leurs propres meubles à partir de contreplaqué.</li><li>La vie en appartement leur a permis de redécouvrir la télévision et les commodités de la vie moderne. Après quelques mois, la télévision a perdu son attrait et la famille est tombée d’accord sur le fait que rien n’égalait la vie dans les montagnes de Californie sauf sans doute l’éclairage électrique supérieur à l’éclairage au kérosène pour lire le soir.</li><li>Les Colfax ont jugé que l’école ne pourrait pas faire bien du tort aux enfants pour le peu de temps qu’ils prévoyaient rester au Canada. Les enfants n’ont pas détesté ça, mais trouvaient qu’il s’agissait d’une terrible perte de temps.</li><li>Reed, le troisième enfant, a sauté la maternelle puisqu’une évaluation avait montré qu’il avait le niveau de lecture d’un 5<sup>ème</sup> ou 6<sup>ème</sup> année.</li><li>Drew le cadet a créé un incident dans le bus scolaire en refusant d’obéir à la consigne d’un 4ème année de ne pas s’asseoir avec la personne de son choix. Une fois chez le principal, il est resté muet et a refusé de s’identifier et de répondre à ses questions. Finalement, quelqu’un est allé chercher son frère aîné, Grant qui a joué les médiateurs.</li><li>Le contraste de leur vie bien ordonnée au Canada avec leurs aventures en Californie était saisissant. Les Colfax n’aimaient pas vraiment se soumettre à des routines quotidiennes décidées par les autres. Ils préféraient organiser leur vie ou leur survie en famille.</li><li>En quittant le Canada, Micki Colfax repensa aux trois mois passés au Maroc dans l’espoir d’aller enseigner en Ouganda, avant finalement de retourner aux États-Unis&nbsp;et de commencer leur aventure en Californie : «&nbsp;J’ai encore le même sentiment de m’échapper d’une prison.&nbsp;»</li><li>De retour en Californie, le couple Colfax a proposé sans trop de conviction à leurs enfants de devenir membre de l’organisation 4H pour rencontrer d’autres jeunes garçons. L’idée les a emballés. 4H est une sorte d’association de scoutisme où les enfants de la région peuvent s’initier aux métiers de la ferme auprès de professionnels.</li><li>C’est ainsi que l’aîné Grant, âgé de 13 ans, a appris à stopper net un bœuf Angus qui lui fonçait dessus à l’aide d’un coup de planche sur la tête. La famille venait en effet de mettre toutes leurs économies dans l’achat de deux bœufs.</li><li>Après avoir engraissé les bœufs, Grant et Drew ont participé à une vente aux enchères. Bien que leurs bœufs aient obtenu le meilleur ratio du poids ajouté par quantité de nourriture fournie, ils ont obtenu le prix le plus bas environ 60 cents la livre alors que d’autres avaient obtenu près de 3 dollars la livre. La famille réalisa qu’elle faisait très peu affaire avec le reste de la communauté et que par conséquent personne ne se sentait obliger de donner un bon prix.</li><li>La famille a remarqué que peu importe les protections mises en place pour mettre à l’abri leur potager, des lapins ou des chevreuils trouvaient toujours le moyen d’y pénétrer. Ils utilisèrent cela à leur avantage&nbsp;pour piéger le gibier à proximité de cet endroit stratégique.</li><li>Grant et Drew ont réussi à gagner quelques centaines de dollars en élevant des moutons. Grant, qui s’était pris de passion pour l’étude des chèvres, a lu énormément sur le sujet et a investi son argent ainsi que celui de ses parents pour sélectionner les bonnes chèvres et démarrer un élevage. Quelque temps plus tard, Grant réalisa que ses chèvres n’étaient peut-être pas si bonnes que cela!</li><li>Grant avait tout de même eu une bonne intuition. Il n’y avait pas d’argent à faire en vendant le lait de chèvre. Le seul commerce réellement rentable était l’élevage et la vente de chèvres de bon pedigree. Profitant du départ à la retraite de propriétaires d’un bouc d’exception, il convainquit ses parents d’acheter l’animal. Drew fit la même chose avec des moutons au lieu de chèvres. Après quelques années, la famille fut connue dans la région pour ses animaux de qualité supérieure.</li><li>La famille a connu toutes sortes de mésaventures dans leurs expériences. Par exemple, David et un de ses fils ont fait une violente réaction allergique en brûlant du sumac vénéneux du chêne. Leur visage a gonflé subitement et ils ont dû se rendre à l’hôpital.</li><li>Un mouton qui a réussi à pénétrer dans la réserve s’était empiffré avec des céréales. Chez les ruminants, cela génère la production de gaz qui s’ils ne sont pas évacués provoque la mort. Il y a deux méthodes pour les sauver, soit inciser un de leurs estomacs avec tous les risques que cela comporte, soit lui faire évacuer le contenu des estomacs par aspiration!</li><li>Leur vieux pick-up dont toutes les pièces avaient été changées au moins une fois a failli coûter la vie à Micky et trois de ses enfants lorsque les freins ont lâché dans une descente dangereuse. Ils n’ont dû la vie qu’à un rocher qui se trouvait sur l’accotement.</li><li>Drew et Reed développèrent un goût pour les courses à pied et ne tardèrent pas à ajouter des trophées de course de la région ou de l’état à tous ceux que la famille avait gagnés lors des foires agricoles.</li><li>Le couple Colfax a toujours profité de l’anniversaire de leurs enfants pour leur donner soit des cadeaux éducatifs (livres de leurs auteurs favoris ou sur les sujets qu’ils aiment, encyclopédies, etc.), soit des objets utiles pour leurs projets (seaux en inox, outils, etc.). Drew avait démontré de l’intérêt pour l’astronomie. Comme un télescope était beaucoup trop dispendieux, et sur les conseils d’un vendeur spécialisé, Micky acheta tout le matériel nécessaire à la construction d’un télescope. Drew passa des centaines d’heures à poncer le miroir principal et à réaliser l’assemblage. Lui et son frère créèrent un observatoire dans le verger. À peine trois semaines plus tard, il observa une comète en même temps que trois autres observateurs amateurs.</li><li>La pompe explosa et déclencha un incendie. Il fallut que Reed coure à travers les bois pour pouvoir appeler les pompiers chez le voisin. Heureusement, l’incendie fut contenu. Cela démontra à la famille la nécessité d’avoir accès à une ligne téléphonique!</li><li>Le fait de ne pas être connecté au réseau électrique n’a jamais dérangé la famille. Les générateurs suffisaient amplement pour faire fonctionner les outils. De plus, la famille s’était habituée à faire chauffer l’eau sur le poêle pour leur hygiène quotidienne. En revanche, l’absence du téléphone a toujours été&nbsp;problématique&nbsp;: les visiteurs indésirables pouvaient arriver sans prévenir, beaucoup de temps était perdu lorsqu’un article n’était pas disponible chez le fournisseur et qu’un simple coup de fil aurait pu soit permettre d’éviter le voyage, soit permettre de discuter avec la famille d’un article de substitution.</li><li>Pour avoir accès à l’électricité, cela suppose que les voisins soient d’accord pour installer des lignes électriques sur leur terrain. En résumé, cela revient à abandonner une partie du terrain à la compagnie d’électricité pour maintenir les lignes et à prendre les risques associés aux lignes haute tension, sans parler de l’esthétique. La ligne téléphonique suit les mêmes lignes que le réseau électrique en général. Mais il existe une autre option&nbsp;: les lignes téléphoniques rurales.</li><li>Avec le matériel approprié, la famille a dû établir une ligne en hauteur suspendue d’un arbre à l’autre tous les 15m. Le travail à réaliser était énorme&nbsp;: éclaircir le bois, couper certains arbres, éviter que le fil ne touche les branches !</li><li>Le téléphone perturbait leur vie quotidienne, paisible et tranquille jusque-là. Malgré tout, au total, le téléphone améliora leur qualité de vie. En fait, cela leur donna davantage de temps libre pour se consacrer aux loisirs (films) ou à de l’activisme politique.</li><li>L’isolement de la famille a été clé au début de leur aventure pour les mettre à l’abri des autorités scolaires. Plus tard, le fait que tous leurs enfants décrochaient les meilleurs prix au club 4-H a démontré clairement aux yeux de tous qu’ils avaient appris bien plus à la maison qu’en allant à l’école.</li><li>Contrairement à d’autres familles qui ne se sont pas accrochées, les Colfax ont réussi à tenir le cap. Grant, l’aîné est celui qui a essuyé les plâtres. Par la suite, Grant a pu aider ses parents à contribuer à l’enseignement de ses frères puisqu’il savait ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas.</li><li>Grant décida d’aller à l’université. Pour ce faire, il s’imposa un programme intensif d’études. Grant a ainsi noté ses progrès au cours de 4 mois&nbsp;: 420 pages de mathématiques, 800 pages d’anglais, 200 pages de chimie, l’équivalent d’une deuxième année d’espagnol.</li><li>La famille a accompagné Grant pour ses entrevues avec les universités. La première à Cornell s’est mal passée, car la personne en charge du recrutement se disait incapable de l’évaluer. L’argent était aussi un problème dans la mesure où même les universités d’état étaient trop coûteuses. Il ne pouvait pas non plus, dans le cas de Grant, compter sur une bourse athlétique. Harvard et Yale en revanche disposaient de programme de bourses d’études tout compris.</li><li>Grant a obtenu d’excellents scores au SAT et autres tests standardisés. Ses entrevues dans la plupart des Universités se sont très bien déroulées. Elles avaient tendance à durer une ou deux heures au lieu des 15 minutes réglementaires. Naturellement, il fut admis à Harvard pour y faire médecine – tous frais payés. Plus tard Drew et Reed seront également admis à Harvard.</li><li>Au total, cela a pris environ 10 ans de dur labeur à la famille Colfax pour devenir autosuffisante. La recette de leur succès a été de faire une gestion attentive et méticuleuse d’un petit nombre de bêtes de qualité supérieure. Rien de cela n’aurait été possible sans avoir utilisé le travail de leurs quatre enfants. Désormais, ils allaient quitter le ranch familial l’un après l’autre.</li><li>Les Colfax ont vu de nombreuses tentatives romantiques de revivre à la campagne. Toutes ou presque se sont soldées par des échecs&nbsp;: commerce de planches à découper, un hôtel, une mise en conserves, un magasin bio, le magasin d’aliments pour animaux, la fabrique de cidre. Les vignobles semblaient faire exception, mais sans doute parce que ceux qui se lançaient en affaire le faisaient avec des fonds importants&nbsp;: «&nbsp;Dans le commerce du vin, vous finissez en général avec une petite fortune après y avoir investi une grande.&nbsp;» Dans la pratique, la vallée ne semblait pas capable de soutenir plus que 2 ou 3 quincailleries, 2 ou 3 stations-service et 1 ou 2 cafés. Les seuls qui avaient l&rsquo;air de prospérer étaient les agents immobiliers qui tiraient parti des fantasmes des néoruraux.</li><li>Un partenariat improbable avec une cheffe à la cuisine dédiée à un public snob améliora la situation financière de la famille. Au début, ce restaurant chic détonait compte tenu de la population locale de fermiers. Après plusieurs mois sans réelle clientèle, d’un seul coup, le restaurant fut découvert par son public d’écrivains, de critiques gastronomiques et autres gourmets de San Francisco et du reste du pays. Les Colfax approvisionnaient le restaurant en échange de repas gratuits. Le restaurant proposa à ses clients des logements pittoresques et recommanda la famille Colfax qui venait de construire une cabine à louer dans le ranch avec un petit-déjeuner de la ferme.</li><li>La cabine fut un immense succès. Malheureusement, l’expérience pouvait devenir pénible avec des clients curieux de leur mode de vie et qui les interrogeaient sur leur méthode d’enseignement et comment il avait réussi à envoyer leur fils aîné à Harvard.</li><li>La publicité générée par les articles de presse autour des prouesses de la famille a suscité l’intérêt du mouvement «&nbsp;homeschooling&nbsp;» pour l’éducation des enfants à la maison. Les Colfax se faisaient payer pour les appels de parents désireux d’en savoir plus sur leur méthode. De là est née l’idée d’écrire un livre sur le sujet.</li><li>La gentrification de la vallée n&rsquo;apportait pas que des désagréments. Par exemple, avec l&rsquo;arrivée de clients affluents, de nouveaux débouchés s&rsquo;offraient aux entreprises de la région.</li></ul><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2100</post-id> </item> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « Anti-Tech Revolution » de Ted Kaczynski</title><link>https://economierebelle.com/livre-anti-tech-revolution-de-ted-kaczynski/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-anti-tech-revolution-de-ted-kaczynski</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-anti-tech-revolution-de-ted-kaczynski/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Tue, 29 Mar 2022 01:49:30 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Devenir résilient]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <category><![CDATA[technologie]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2013</guid><description><![CDATA[<p>Introduction D’après Rodrigo De Zayas, les deux forces politiques les plus virulentes de notre époque sont d&#8217;une part le nationalisme, avec ses variantes xénophobes et racistes, et d&#8217;autre part l’écologie. Derrière l’écologie se cachent des idéologies non moins mortifères que le nationalisme. Ted Kaczynski n’est pas très connu du grand public, du moins pas directement.&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2><p>D’après Rodrigo De Zayas, les deux forces politiques les plus virulentes de notre époque sont d&rsquo;une part le nationalisme, avec ses variantes xénophobes et racistes, et d&rsquo;autre part l’écologie.</p><p>Derrière l’écologie se cachent des idéologies non moins mortifères que le nationalisme.</p><p>Ted Kaczynski n’est pas très connu du grand public, du moins pas directement. Si vous connaissez le film <em>Fight Club</em>, sachez que le titre est inspiré du Freedom Club du livre <em>La société industrielle et son avenir </em>de Kaczynski.</p><p>Kaczynski, mathématicien prodige devenu terroriste, a tué pour faire connaître ses idées anti-technologies. Il purge désormais une peine à vie dans une prison fédérale américaine.</p><p><em>Anti-tech Revolution Why and How</em>, son dernier livre paru en 2015 est un guide pour créer un mouvement révolutionnaire anti-technologie. Mais c’est surtout un éclairage intéressant sur les extrémistes qui noyautent les mouvements écologistes.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 1</h3><p>L’évolution d’une société est aussi imprévisible que la météo. Il s’agit d’un système chaotique où la moindre perturbation peut avoir des conséquences disproportionnées au bout d’un certain temps.</p><p>Il n’est possible de faire des prévisions sur l’évolution d’une société que dans les situations où un grand nombre de données empiriques existent. Par exemple, la hausse des taux d’intérêt est associée à des récessions économiques, car ce phénomène a été observé à maintes reprises dans des contextes très différents.</p><p>Un autre problème est la tragédie des biens communs. Une société bénéficierait d’une action concertée de tous ses membres, pourtant chacun pris individuellement a intérêt à ne pas contribuer et à devenir un passager clandestin. Le pouvoir politique a théoriquement pour objectif de forcer cette collaboration du public dans l’intérêt commun supposé.</p><p>En pratique, les institutions n’ont qu’un certain pouvoir de coercition au-delà duquel les ordres cessent d’être exécutés. Même sans compter l’inertie de l’habitude ou la résistance au changement des subalternes, il faut aussi compter sur la friction qui peut exister entre les volontés des individus tout particulièrement à la tête de l’État.</p><p>Par ailleurs, même avec un régime politique autoritaire, l’économie ne peut être contrôlée comme une armée comme l’ont démontré les échecs systématiques des régimes socialistes.</p><p>Enfin, à l’intérieur de chaque société, des intérêts privés existent et ont tendance à vouloir survivre et se perpétuer : entreprises, partis politiques, mouvements sociaux, réseaux d’agents corrompus, etc. De tels intérêts privés luttent pour la conquête du pouvoir afin de solidifier leur statut.</p><p>Toutes ces forces combinées rendent impossible un changement social d’une façon organisée et rationnelle. Même si cela était possible sous le règne d’un despote éclairé, rien ne garantit que ses successeurs soient aussi compétents ni qu’ils poursuivront dans la même voie.</p><p>Malgré tous les indices du contraire, une certaine élite prétend réformer le monde, réparer les injustices et créer une nouvelle utopie. En réalité, cette même élite a un besoin conscient ou inconscient d’une société ordonnée et contrôlée, car leur mode de vie en dépend.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 2</h3><p>Les groupes humains sont des systèmes autoreproductifs. Ils sont soumis à une <strong>sélection naturelle qui favorise les groupes qui recherchent leur avantage à court terme</strong>, peu importe les conséquences à long terme.</p><p>Les groupes humains sont organisés en systèmes imbriqués, par exemple, la tribu, le clan, et la famille. À cause du point précédent, il est payant pour un sous-système de maximiser son avantage à l’intérieur du système. Ainsi, les écosystèmes en place à travers le monde seraient détruits pour la plupart si les conditions de vie changeaient brutalement sur la planète.</p><p>Étant donnés les moyens de communications disponibles, la sélection naturelle va favoriser les systèmes humains qui en font un usage maximal.</p><p>Par exemple, aujourd’hui, les communications sont instantanées à travers le monde, et les groupes dont l&#8217;emprise s&rsquo;étend sur la planète entière sont avantagés.</p><p>Seuls quelques systèmes étendent leur influence sur la Terre entière&nbsp;: superpuissances, religions, multinationales, crime organisé. La paix n’est pas en vue entre ces systèmes qui luttent les uns contre les autres pour le pouvoir. D’autre part, contrairement aux cellules d’un mammifère, les sous-systèmes des systèmes planétaires luttent entre eux dès que la menace externe est éliminée.</p><p>Finalement, il n’y a pas de mécanisme de sélection qui opère sur les systèmes planétaires puisque ceux-ci sont en nombre limité. Les tendances autodestructrices et court-termistes des systèmes planétaires sont donc inévitables.</p><p>Comme nous l’avons vu, il y a même une prime pour l’irresponsabilité. Le groupe humain qui exploite le plus avidement les ressources et la technologie est celui qui s’impose généralement face aux autres.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 3</h3><p>Les règles empiriques pour l’établissement d’un mouvement radical sont les suivantes.</p><p>Règle 1&nbsp;: avoir un objectif clair et concret. En effet, si vos forces sont limitées, vous avez tout intérêt à appliquer l’essentiel de votre effort là où cela est le plus décisif.</p><p>Règle 2&nbsp;: la promotion des seules idées est insuffisante.</p><p>Règle 3&nbsp;: tout mouvement radical a tendance à attirer des profils divers et variés qui changent la nature du mouvement.</p><p>Règle 4&nbsp;: un mouvement radical qui connaît le succès devient corrompu lorsque les fondateurs disparaissent. Autrement dit, les dirigeants recherchent l’argent, la sécurité, le statut, les faveurs au lieu de poursuivre les objectifs du mouvement.</p><p>L’objectif critique doit être sélectionné de façon qu’une fois atteint, il n’y a pas de retour en arrière possible. La société est transformée une fois pour toutes. De plus, en vertu de la règle 4, si le changement n’est pas irréversible, il ne faudra pas compter sur le mouvement pour maintenir ses efforts de transformation.</p><p>Du fait de la règle 2, il sera nécessaire d’organiser un groupe pour l’action pratique. De plus, afin de rester fidèle à ses idéaux, le mouvement devra être prêt à exclure tout participant indésirable.</p><p>Lorsque le mouvement devient suffisamment puissant, il doit accomplir son œuvre le plus rapidement possible afin de bénéficier de la présence des membres fondateurs.</p><p>Les idées inculquées à de jeunes enfants peuvent produire d’importantes conséquences une génération plus tard. De même, la promotion des idées peut avoir des conséquences importantes comme le succès de la propagande peut en attester. Cependant, cela suppose des moyens importants et surtout l’effet disparaît dès que la propagande cesse.</p><p>Pour le sujet qui nous occupe à savoir l&rsquo;opposition entre la nature et la technologie, le moyen de la résoudre est de détruire le système technologique.</p><p>L’objectif est simple et concret. De plus, il peut être réalisé en relativement peu de temps par un groupe organisé et motivé. Le résultat serait quasi-irréversible, car cela prendrait des siècles pour reconstruire le système technologique. Les personnes indésirables dans un tel mouvement seraient les gauchistes, car ils ont tendance à dénaturer les objectifs en faveur de la justice sociale.</p><h3 class="wp-block-heading">Chapitre 4</h3><p>Voici quelques recommandations pour la création d’un mouvement orienté vers l’action&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Privilégier la qualité des membres sur leur quantité</li><li>S’établir comme les purs et durs, quitte à être haï. En temps de crise, les gens désespérés se tourneront vers les mouvements sans compromis.</li><li>Décrédibiliser le système technologique et l’ordre social actuel.</li></ul><p>Les révolutions ne sont pas écrites d’avance, sauf dans le cas d’Hitler qui a décrit son programme et l’a exécuté fidèlement. Il convient donc d’être opportuniste lorsque la situation évolue.</p><p>Le mouvement ne doit pas attendre patiemment, tapi dans l’ombre. Il devra préparer le terrain pour le grand jour.</p><p>Puisque l’imprévu est la règle, l’emphase devra être mise sur la flexibilité du mouvement.</p><p>La destruction du système technologique aura des conséquences drastiques sur notre mode de vie. Si un referendum devait être réalisé, plus de 90% des gens se prononceraient contre l’idée. Cependant, en temps de crise, il suffirait d’une petite minorité pour enclencher le processus révolutionnaire.</p><p>Les vrais révolutionnaires ne craignent pas d’endurer les privations et payer de leur vie leur attachement à la cause.</p><p>D’après Trotsky, l’intervalle de temps durant lequel une société est mûre pour la révolution ne dure que quelques semaines ou quelques mois au plus. Il est important de reconnaître ce moment et de saisir l’opportunité.</p><p>Dans des temps révolutionnaires, il n’est pas question de douter ni de faire dans la nuance. Vous devez agir promptement comme le chirurgien qui vient d’ouvrir au scalpel son patient. Tout est blanc ou noir. Vous êtes pur et les autres sont méchants et vicieux. Vous n’êtes pas au parlement pour argumenter, il vous faut agir de façon radicale et décisive.</p><p>Une nouvelle morale opposée à la morale qui imprègne la société doit être développée chez les nouvelles recrues. Le message révolutionnaire doit être adressé à ce type de public, et non à la majorité.</p><p>Les révolutionnaires devront être actifs et démontrer au public qu’ils sont plus clairs que les autres, plus audacieux et plus décisifs. Une avenue possible est d’écrire un journal anti-tech.</p><p>Si des désaccords existentiels surviennent au sein du mouvement, il sera meilleur de se séparer que de maintenir une fausse et fragile unité. Les défaites ne sont pas complètement mauvaises dans la mesure où elles permettent de trier le bon grain de l’ivraie parmi les membres.</p><p>Dans le recrutement, sélectionnez les personnes qui sont les plus réceptives à la lutte contre la technologie, mais sont indécises sur la faction&nbsp;: environnementalistes, anarchoprimitivisme, etc. Le recrutement peut se faire en noyautant les mouvements concurrents et en sélectionnant les profils d’intérêt.</p><p>Un tel mouvement sera la cible des services de renseignements. Vous devrez considérer que certains de vos membres informent ou vont informer les autorités.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2013</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;Livre « Amish Enterprise » de Donald Kraybill et Steven Nolt</title><link>https://economierebelle.com/livre-amish-enterprise-de-donald-kraybill-et-steven-nolt/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-amish-enterprise-de-donald-kraybill-et-steven-nolt</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-amish-enterprise-de-donald-kraybill-et-steven-nolt/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Wed, 12 May 2021 02:06:34 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Devenir résilient]]></category> <category><![CDATA[Entreprendre]]></category> <category><![CDATA[Protéger]]></category> <category><![CDATA[entreprise]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=748</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Ce livre sur les entrepreneurs amish est fascinant à plus d&#8217;un titre. Il s&#8217;agit d&#8217;une immersion dans le monde à part des Amish, une communauté protestante originaire principalement de Suisse et d&#8217;Allemagne qui a fui les persécutions au 16ème siècle. Cette ethnie a maintenu sa cohésion et son mode de vie depuis 4 siècles&#8230; <a
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L&rsquo;origine des Amish</h3><p>Au cours des dernières décennies, et pour la première fois en 300 ans, la nouvelle génération d&rsquo;Amish n&rsquo;a pas été en mesure de faire l&rsquo;acquisition de nouveaux terrains agricoles. En conséquence, beaucoup se sont tournés vers l&rsquo;entrepreneuriat avec un grand succès. Il y a environ 180000 Amish en Amérique du Nord aujourd&rsquo;hui. 65% d&rsquo;entre eux se trouvent dans l&rsquo;Ohio, la Pennsylvanie et l&rsquo;Indiana. En raison du grand nombre d&rsquo;enfants par famille (8 à 10), la population Amish double tous les 20 ans.</p><p>Les Amish préfèrent les organisations à petite échelle. Les familles se regroupent selon leur proximité. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;église à proprement parler. Les gens célèbre le culte dans les maisons. Lorsqu&rsquo;une maison ne peut pas accueillir tous les membres du district, le district se divise.</p><p>Les Amish adhèrent à un code de conduite appelé « Ordnung ». L&rsquo;Ordnung comprend des principes généraux tels que la non-violence et la modestie ainsi que des interdictions spécifiques: télévision, certains types de vêtements, etc.</p><p>Il existe quelques variantes entre les affiliations. Certains acceptent l&rsquo;accès aux téléphones et aux outils électriques. Mais dans l&rsquo;ensemble, l&rsquo;Ordnung change très lentement. Un membre qui refuse de se conformer à l&rsquo;Ordnung sera sanctionné par son église. S&rsquo;il persiste, il sera ignoré par les autres jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il se repente. Personne dans la communauté n&rsquo;aura de relations avec lui.</p><p><strong>Le noyau de la culture amish est décrit par le mot allemand « Gelassenheit » ou soumission.</strong> Leur vision du monde, contrairement à d&rsquo;autres sectes protestantes, ne favorise pas l&rsquo;individualisme. Au contraire, l&rsquo;individu est censé se soumettre à Dieu, à l&rsquo;église, aux enseignants et aux parents. L&rsquo;Amish peut paraître fataliste et accepter tout ce que la providence lui apporte. Ils rejettent une vision moderne et rationaliste du monde marquée par l&rsquo;efficacité, le calcul et le contrôle.</p><p>Mais l&rsquo;essor des petites entreprises dans les communautés amish signale un changement d&rsquo;attitude. Plusieurs caractéristiques de la culture amish favorisent l&rsquo;esprit d&rsquo;entreprise : éthique de travail, compétences managériales de la ferme, frugalité, réseaux solides, unités familiales grandes et stables, rejet du consumérisme, accent sur la formation pratique.</p><p>Pourtant, de nombreuses autres caractéristiques de la culture amish freinent ou entravent le développement des entreprises : interdictions des poursuites judiciaires, de l’activisme politique, de l’individualisme, des assurances commerciales, de l’enseignement supérieur, de l’interaction avec le monde extérieur, de certaines technologies mais aussi des normes de comportement qui limitent les efforts de promotion.</p><p>D&rsquo;une certaine manière, les entreprises amish sont des compromis culturels entre des tendances opposées.</p><h3 class="wp-block-heading">2. De la charrue aux profits</h3><p>Le comté de Lancaster est la plus ancienne colonie amish et la deuxième en importance en Amérique du Nord. Pourtant, les Amish ne représentent qu&rsquo;environ 5% de la population de ce comté. Lancaster a des activités diversifiées entre agriculture, industrie et services. Pour cette raison, le comté a été davantage épargné que d&rsquo;autres régions du pays lors des récessions. Lancaster se classe également parmi les comtés les plus entreprenants des États-Unis.</p><p>La ferme familiale a toujours été le centre de la socialisation amish. Même les entrepreneurs qui réussissent s&rsquo;inquiètent du fait que leurs petits-enfants grandissent sans racines dans la terre.</p><p>L&rsquo;industrialisation et la suburbanisation des années 50 et 60 ont rendu les terres agricoles très dispendieuses. Aussi, pour démarrer une ferme, il était devenu nécessaire de faire des investissements importants. Par contraste, dans les affaires, il était encore possible de commencer petit et croître progressivement.</p><p>L&rsquo;augmentation rapide de la population amish a été en outre alimentée par l&rsquo;accès et l&rsquo;utilisation de la médecine moderne. Cela a aggravé la pénurie de terres. Incidemment, l&rsquo;augmentation de la population amish a également créé un marché de taille pour les entreprises amish.</p><p>À mesure que les terres agricoles se faisaient rares, il est devenu de plus en plus courant pour les Amish de chercher un emploi dans les usines de maisons mobiles. L&rsquo;Église considérait cette tendance comme une menace au moins sur le long terme. Une telle occupation ne pouvait qu&rsquo;affaiblir la famille en soumettant le père aux tentations du monde et en laissant la mère seule pour discipliner les enfants.</p><p>Mais la récession de 1975 est venue à la rescousse. Beaucoup ont perdu leur emploi et se sont tournés vers l&rsquo;Église pour obtenir de l&rsquo;aide. Certains travailleurs amish ont même dû recourir à l&rsquo;assurance-emploi pour se tirer d’affaire.</p><p>Il y avait peu d’options pour faire face à la rareté des terres agricoles. Quelques-uns sont partis et se sont installés dans d&rsquo;autres comtés ou d&rsquo;autres États. Mais l&rsquo;attraction de la communauté était trop forte. D’autres encore s’étaient résignés à travailler pour des employeurs non amish mais les exigences des emplois à plein temps ne pouvaient être conciliées avec leur religion. <strong>En pratique, la seule solution qui était également tolérée par l&rsquo;Église consistait à créer de petites entreprises.</strong></p><p>Il faut savoir qu’il existait déjà quelques entreprises amish dans les années 1950. Comme les non-Amish se sont tournés vers l&rsquo;utilisation de voitures et de tracteurs, les Amish ont dû produire leurs propres charriots et équipements pour chevaux. Il y avait aussi quelques charpentiers et forgerons. Mais le vrai tournant s’est produit dans les années 1980.</p><p>Certains produits développés l’ont été pour d&rsquo;autres Amish. D&rsquo;autres ont ciblé les non-Amish au travers de la vente de meubles, d’aliments secs, de matériel de camping, de matériaux de construction ou en approvisionnant les touristes.</p><p>Les entreprises Amish couvrent un continuum entre l&rsquo;entreprise ségrégée (par et pour les Amish) et l&rsquo;entreprise intégrée (au monde extérieur). Elles sont amish de par leurs propriétaires, leurs employés, leur philosophie et leur emplacement. Mais elles emploient aussi des intrants extérieurs : matières premières, clients, fournisseurs, capitaux et technologie.</p><h3 class="wp-block-heading">3. Profil des entreprises amish</h3><p>Il existe quatre principaux types d&rsquo;entreprises amish. Les activités parallèles fournissent un revenu supplémentaire aux agriculteurs ou aux retraités. L&rsquo;exemple typique est le stand en bordure de route où les familles vendent des légumes ou des produits artisanaux. Le deuxième type est constitué des entreprises artisanales telles que les boulangeries, les quincailleries, les magasins de chaussures, les ateliers de réparation de petits moteurs, etc. Ces entreprises sont généralement installées à la maison.</p><p>Le troisième type comprend les manufactures. Elles sont situées en marge de la ferme ou dans un parc industriel. Elles emploient parfois jusqu&rsquo;à vingt personnes. Par exemple, il y a les ateliers de harnais, les magasins d&rsquo;ébénisterie et les fabricants de granges.</p><p>Le quatrième type d&rsquo;entreprises comprend des équipes mobiles spécialisées dans la construction, la toiture, la maçonnerie, la construction et la rénovation de maisons. Similaire à certains égards, l&rsquo;activité des marchands amish consiste à vendre des produits sur des marchés spécifiques. Les Amish sont autorisés à engager des chauffeurs et à utiliser l&rsquo;électricité dans les locaux loués.</p><p>Les chefs d&rsquo;entreprise amish apprennent les mêmes leçons que les autres entrepreneurs, comme rester dans son cercle de compétences ou imaginer de nouveaux produits suite à une commande spéciale. Alors que les valeurs importantes dans l&rsquo;agriculture &#8211; travail, indépendance et débrouillardise &#8211; se transfèrent facilement au commerce, les entrepreneurs amish sont souvent la première génération de leur genre. <strong>Ce que les Amish n’ont pas en sens des affaires, en compétences en gestion et en marketing, ils le compensent simplement en se mettant au travail et en apprenant sur le tas.</strong></p><p>Pour financer leurs projets, les entrepreneurs amish utilisent leurs économies personnelles et de l&rsquo;argent emprunté (en quantités limitées) à leur famille et à la communauté. Parfois, ils se tourneront vers les banques commerciales pour obtenir un financement supplémentaire, mais jamais ils ne demanderont de subventions gouvernementales. L&rsquo;utilisation du crédit est controversée. Certains le considèrent comme sain, d&rsquo;autres le considèrent comme dangereux. Cependant, la plupart convient qu’il devrait être utilisé avec modération.</p><p>Les entrepreneurs Amish s’accordent à dire qu&rsquo;une expansion lente et un travail acharné sont les conditions préalables à une entreprise réussie.</p><p>Les entrepreneurs amish apprennent également à mieux commercialiser leurs produits et à offrir des promotions. Une petite partie des entreprises amish ciblent les touristes. Celles-ci bénéficient d’un avantage en raison de l&rsquo;image positive des produits Amish, qui sont perçus comme de meilleure qualité et abordables.</p><p>Les frais généraux d&rsquo;une entreprise amish typique sont faibles. Il n&rsquo;y a pas de cotisation retraite ou d&rsquo;assurance maladie car celles-ci sont fournies de manière informelle par l&rsquo;Église. Contrairement aux entreprises non amish, les bénéfices ne sont pas érodés par les conférences, les espaces de bureau et le mobilier, le personnel de direction ou de soutien.</p><p>Une autre caractéristique unique des entreprises amish est leur flexibilité. Les horaires peuvent être aménagés pour assister aux événements communautaires. Le travail peut être arrêté pour donner un coup de main en cas de catastrophe. De toute évidence, l&rsquo;horaire de travail et les jours de congés sont conformes aux exigences de la pratique religieuse.</p><h3 class="wp-block-heading">4. Entrepreneurs à la maison</h3><p>Les individus amish entrent dans les affaires par différentes voies, mais environ 80% sont nouveaux dans ce domaine. Certains démarrent une entreprise sur le tard lorsqu&rsquo;ils prennent leur retraite et laissent la responsabilité de la ferme à leurs enfants mariés.</p><p>À mesure que les terres agricoles se raréfiaient, beaucoup se sont lancés directement dans les affaires, parfois pour aider leurs parents retraités dans leur activité. Ironiquement, bon nombre de ces entrepreneurs sont en mesure d’accumuler suffisamment d’épargne ou de vendre leur entreprise pour s’acheter une ferme.</p><p>Dans de nombreux cas, des difficultés financières causées par la baisse du prix des produits agricoles ou des dépenses imprévues ont stimulé la création de nouvelles entreprises. Même si l&rsquo;Église est disposée à fournir de l&rsquo;aide, les Amish essaient de compter le plus possible sur eux-mêmes.</p><p>À noter également, démarrer une ferme peut exiger des fonds de 1 million de dollars, alors que l&rsquo;ouverture d&rsquo;un atelier de menuiserie ne demande qu&rsquo;environ 100 000 $. Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une incitation supplémentaire pour démarrer une entreprise.</p><p>La première génération d&rsquo;entrepreneurs a eu du mal à trouver des financements, à cibler des marchés et à inventer des produits. Mais la deuxième génération qui a hérité d&rsquo;entreprises lancées dans les années 1980 a tendance à se concentrer sur l&rsquo;efficacité, la croissance et la rentabilité, ce qui teste les limites de la bienséance dans la société amish.</p><p>Environ un cinquième des entrepreneurs amish sont des femmes. Même avec la bénédiction de leurs époux et de l&rsquo;Église, cela influencera la répartition des rôles au fil du temps.</p><p>La méfiance des Amish à l&rsquo;égard de l&rsquo;éducation formelle &#8211; aucun Amish ne dépasse la 8ème année &#8211; peut expliquer en partie leur succès en tant qu&rsquo;entrepreneurs. Les Amish s&rsquo;attendent à ce que leurs enfants obéissent à l&rsquo;Église, travaillent avec leur famille et leurs voisins et mènent une vie simple et humble. Après plusieurs conflits avec l&rsquo;État, les Amish ont créé leurs écoles privées au milieu du siècle et ont reçu gain de cause auprès de la Cour suprême en 1972.</p><p>Les propriétaires d&rsquo;entreprise capitalisent sur leur expérience à la ferme. Là, ils ont dû gérer les stocks de bétail et de nourriture, traiter avec les fournisseurs, résoudre les problèmes et gérer les incertitudes météorologiques. Ils ont acquis leurs compétences principalement par la pratique et sur le tas, parfois aussi en apprentissage.</p><p>Un propriétaire d&rsquo;épicerie amish explique: « Comment ai-je appris? En sortant de chez moi et en explorant l’univers de l’alimentation. Vous devez simplement le faire… Quand vous lisez comment le faire dans des livres, ça n’a rien à voir. Vous devez avoir une éthique de travail en arrière. Vous devez travailler tout simplement. »</p><p>L&rsquo;attitude envers la technologie n&rsquo;est pas négative en soi. <strong>Si la technologie aide à rassembler la communauté, elle est adoptée. Sinon, elle est désapprouvé.</strong></p><h3 class="wp-block-heading">5. Travail et ressources humaines</h3><p>En moyenne, les entreprises amish n&#8217;emploient que 2 ½ employés à temps plein et 1½ employé à temps partiel. Les offres d&#8217;emploi sont rarement répertoriées. Dans la société amish, les décisions d&#8217;emploi sont prises dans le contexte de la conversation et de l&rsquo;observation. Les enfants donnent un coup de main dans l&rsquo;entreprise, surtout après la fin de l&rsquo;éducation formelle. Les employés sont supposés prendre des initiatives et travailler avec diligence.</p><p>Les entreprises amish préfèrent embaucher des employés amish car ils sont plus fiables, ont une meilleure éthique de travail, sont plus courtois, comprennent les manières et les besoins des clients Amish. L&#8217;embauche d&#8217;employés amish simplifie également la paperasse car il n&rsquo;y a pas d&rsquo;avantages sociaux. En cas de problème avec un employé, le propriétaire peut parler à la famille et à l&rsquo;Église. Dans le même ordre d’idée, il est également peu probable que des employés amish traduisent leur employeur en justice.</p><p><strong>Les employés apprennent aux côtés du propriétaire, en le regardant faire et en l&rsquo;imitant.</strong> Outre les compétences techniques ou commerciales, les employeurs insistent sur de bonnes habitudes de travail et une organisation efficace. Ils formeront généralement les employés et les placeront dans de nouveaux postes, afin qu&rsquo;ils puissent se faire une idée de l&rsquo;ensemble du processus.</p><p>En plus du salaire, les entreprises amish offrent des produits gratuits, des remises pour les employés et le prêt d&rsquo;outils de l&rsquo;entreprise pour des projets personnels. De nombreux employeurs accordent des primes importantes pour un travail accompli sans problème ou pour avoir soumis une idée d&rsquo;amélioration&nbsp;:</p><p>« Soyez ouvert avec vos employés. Vous pouvez utiliser leurs idées. […] Nous les faisons parler. De cette façon, ils se sentent inclus, ils ne sont pas des esclaves. Ils savent que lorsqu&rsquo;ils parlent, ils seront écoutés… Nous demandons: « Comment pouvons-nous mieux faire cela? » Ils nous donnent toujours des idées pour nous améliorer. Et si quelqu&rsquo;un donne une assez bonne idée, nous lui donnons un billet de 100 $ pour cela. Ils aiment ça. Ils savent que nous nous soucions d’eux. Nous voulons leurs idées.&nbsp;»</p><p>Un autre avantage pour l&#8217;employé Amish est la capacité de travailler dans le cadre de l&rsquo;Ordnung. Enfin, l&rsquo;accent mis sur la compétence et la qualité permet aux employés d&rsquo;ajouter une touche artistique personnelle.</p><p>La gestion des employés se fait de manière informelle avec une emphase sur l&rsquo;harmonie&nbsp;:</p><p>« Un bon lieu de travail est un endroit où l’on est heureux. »</p><p>« Quand une personne devient mécontente et commence à en parler autour d’elle, il y en aura toujours pour se ranger de son côté, ensuite vous avez un atelier divisé et des frictions apparaissent. Nous n’avons pas besoin de cela. Il faut travailler en harmonie. »</p><p>Lorsque des licenciements sont nécessaires, les employeurs comptent sur les valeurs de l&rsquo;église et de la famille pour décider qui quittera. Les jeunes hommes célibataires dont l&#8217;emploi n&rsquo;est pas essentiel à la survie de la famille sont les premiers à partir. Les travailleurs qui soutiennent les autres membres de la famille sont gardés le plus longtemps possible.</p><p>Les Amish ont peu de sympathie pour les imprudents et les licencieront rapidement. Ils ont une faible estime des syndicats en raison de leur recours à la force et à la coercition. Ils pensent également que le travail organisé conduit à des avantages indus, à l&rsquo;inefficacité et à un travail de mauvaise qualité.</p><h3 class="wp-block-heading">6. Les limites morales des affaires</h3><p>La famille est au centre de la société amish. Chaque Amish est entouré de leurs dizaines de cousins ​​germains, de leurs parents et grands-parents, et des Amish apparentés parmi les voisins.</p><p><strong>Ils croient que la ferme est le meilleur endroit pour élever une famille parce que le père et la mère travaillent ensemble pour élever des enfants.</strong> Pour cette raison, les professions commerciales sont appréciées en fonction de leur degré de comparaison avec l&rsquo;idéal de la vie à la ferme. Une entreprise à domicile est donc plus souhaitable qu&rsquo;une entreprise éloignée du domicile, en particulier pour une personne mariée.</p><p>Même le travail à la maison peut comporter des défis. Les clients qui viennent dans le magasin voisin peuvent perturber la vie de famille, surtout si l&rsquo;entreprise est saisonnière. Pour les Amish, l&rsquo;Église vient en premier, puis la famille, et enfin le travail.</p><p>Les professions libérales sont hors de portée des Amish. Il en va de même pour la fonction publique. En conséquence, les demandeurs d&#8217;emploi amish ont un choix limité&nbsp;: travail manuel, artisanat, vente au détail, travail indépendant et entrepreneuriat. Les meilleurs talents amish finissent dans les affaires en raison des défis qu&rsquo;elles créent. Comme l&rsquo;a dit un Amish : « Vous devez cultiver davantage votre intelligence si vous êtes en affaires. Vous n’avez pas le choix car vous n’avez personne auprès de qui apprendre. »</p><p>Le travail du dimanche est strictement limité à ce qui est nécessaire: nourrir les animaux, traire les vaches, préparer des repas simples. Un Amish n&rsquo;aura aucune relation commerciale le dimanche.</p><p>Les propriétaires d&rsquo;entreprise se retrouvent avec plus de temps libre que les agriculteurs. « La vache vous sollicite davantage. » C&rsquo;est encore plus un problème pour les travailleurs journaliers. Il devient difficile alors de résister à l&rsquo;attrait des vacances et des voyages. Certains visitent d&rsquo;autres colonies amish ou des attractions touristiques.</p><h3 class="wp-block-heading">7. Maîtriser la puissance de la technologie</h3><p>Les Amish ne considèrent pas qu’innovation rime avec amélioration. Pour eux, la technologie doit être jugée selon qu&rsquo;elle profite ou non à la vie communautaire. En ce qui concerne les entreprises, la concurrence avec les entreprises non amish peut inciter certains entrepreneurs à tester les limites des convenances.</p><p>Les téléphones ont été interdits par l&rsquo;Église en 1910 au motif qu&rsquo;ils fournissaient un lien direct avec le monde extérieur, encourageaient les commérages et la familiarité. La possession était interdite mais pas son utilisation. Ainsi, plusieurs familles Amish pouvaient s’organiser pour installer un « téléphone communautaire » dans un hangar uniquement pour les appels sortants.</p><p>Les entreprises ont besoin d&rsquo;un téléphone. Selon la communauté amish, un téléphone d’entreprise peut être un téléphone communautaire, un téléphone dans une cabine extérieure ou un téléphone dans un tiroir dans les locaux. Ils peuvent essayer de limiter les appels téléphoniques à une heure précise ou utiliser des messages vocaux pour minimiser les perturbations. Si l&rsquo;entrepreneur n&rsquo;est pas propriétaire de l&rsquo;immeuble où il opère, il peut utiliser le téléphone plus librement.</p><p>Les véhicules à moteur menacent de nombreuses valeurs traditionnelles amish. La disponibilité à tout moment d&rsquo;une automobile offre un accès facile aux turpitudes du monde extérieur ou à des déplacements inutiles. Comme les téléphones, leur propriété est interdite mais leur utilisation est acceptable.</p><p>Pour cette raison, l&rsquo;utilisation de chauffeurs non Amish est indispensable à certaines entreprises. Mais même cet arrangement pose des problèmes car le conducteur peut influencer la vision du monde des Amish.</p><p>L&rsquo;électricité a été interdite par l&rsquo;Église en 1919 en raison du danger du matérialisme et de l&rsquo;exposition aux médias de masse. Un compromis ultérieur a toléré les batteries 12V par opposition aux lignes électriques 110V. C&rsquo;était en effet suffisant pour garder les inventions dangereuses à bonne distance.</p><p>Concernant les outils électriques, le tabou sur l&rsquo;électricité 110V a conduit à des innovations chez les Amish qui remplacèrent le moteur électrique par des moteurs hydrauliques ou pneumatiques.</p><p>Au milieu des années 1980, l&rsquo;Église a interdit les ordinateurs de crainte qu&rsquo;ils facilitent l’adoption des téléviseurs. Comme dans d&rsquo;autres situations, il est permis d&rsquo;utiliser un ordinateur si l&rsquo;on n&rsquo;en est pas propriétaire. La solution la plus courante est d&rsquo;externaliser la partie nécessitant des services informatiques: automatisation de la production, marketing et la comptabilité. D&rsquo;autres arrangements impliquent l&rsquo;utilisation de fournisseurs de services non amish pour accéder aux ordinateurs et à Internet.</p><p>Les Amish ont adopté de nouvelles technologies dans d&rsquo;autres domaines telle que la fibre de verre. Cette matière première est idéale pour produire une variété de produits. Elle peut, en effet, être moulée dans de petits ateliers à condition de disposer d&rsquo;une ventilation suffisante et de précautions de sécurité. Un autre exemple est le recyclage des plastiques (polyéthylène) pour produire du plastique de construction qui ne se fissure pas, ne se fend pas et ne pourrit pas.</p><p>Il existe des tensions entre divers groupes de la société amish. En fait, certains ont fait remarquer qu&rsquo;<strong>il existe trois Ordnungs, le plus restrictif pour les agriculteurs, un plus indulgent pour les commerçants et le plus souple pour les équipes mobiles</strong>.</p><h3 class="wp-block-heading">8. Restrictions sur la taille</h3><p>L&rsquo;Église veut restreindre la taille des entreprises amish pour plusieurs raisons. Une petite entreprise offre la possibilité aux familles de travailler ensemble. De plus, elle est rarement en conflit avec la vie de famille.</p><p>Lorsqu&rsquo;une entreprise devient trop grande, il devient plus difficile de suivre les règles de l&rsquo;Église. De plus, les choses se corsent avec le gouvernement et les assurances commerciales.</p><p>Le succès dans les affaires est plus problématique que dans l&rsquo;agriculture. Le propriétaire peut tirer un peu trop de fierté de ses réalisations personnelles.</p><p>Enfin, <strong>la richesse associée aux grandes entreprises constitue une menace pour l&rsquo;égalité dans la société amish.</strong></p><p>Les limites spécifiques de la taille d&rsquo;une entreprise ne sont pas claires. L&rsquo;Église peut laisser l&rsquo;entreprise se développer mais se demandera pourquoi elle doit se développer. Par exemple, si l&rsquo;entreprise a besoin d&#8217;embaucher une aide extérieure, elle est probablement déjà trop grande.</p><p>D&rsquo;autres facteurs limitant la croissance des entreprises amish comprennent le manque d&rsquo;éducation formelle et l&rsquo;aversion pour la réglementation gouvernementale.</p><p>Les entrepreneurs amish ont proposé différentes stratégies pour limiter leur croissance. Par exemple, lorsque certaines entreprises sont devenues trop grandes, elles se sont simplement divisées en deux opérations différentes. Cela avait l&rsquo;avantage supplémentaire de répartir les opportunités commerciales dans l&rsquo;ensemble de la communauté plutôt que de les concentrer dans une poignée de grandes opérations.</p><p>Dans d&rsquo;autres cas, l&rsquo;entrepreneur amish s&rsquo;est distancé de l&rsquo;entreprise en pleine croissance en concluant un partenariat avec un non-Amish. Une nouvelle stratégie consiste à vendre l&rsquo;entreprise. Une autre approche consiste à sous-traiter à des entrepreneurs amish afin de rendre l&rsquo;entreprise plus petite qu&rsquo;elle ne le serait autrement.</p><p>Il devient de plus en plus difficile pour l&rsquo;Église de limiter la croissance des grandes entreprises parce qu&rsquo;un grand nombre de membres de l&rsquo;Église peuvent dépendre de cette entreprise pour leur subsistance.</p><p>« Normalement, ceux qui pensent que vous êtes trop grand et qui disent que vous êtes trop grand finiront par venir vous demander un emploi, ou ils voudront vous sous-traiter des choses à faire à la maison, ou venir vous demander un prêt. »</p><h3 class="wp-block-heading">9. Promotion et réseaux professionnels</h3><p>L&rsquo;entrepreneur amish a dû trouver un compromis entre sa modestie et le besoin de publicité. À mesure que les entreprises se développent, l’usage de la publicité s’est répandu.</p><p>Dans une certaine mesure, la réticence à l&rsquo;égard de la publicité vient de l&rsquo;idée que c&rsquo;est un gaspillage d’argent. Plus problématiques sont les pratiques standards de la publicité qui dénigrent des concurrents, se livrent indûment à l’auto-promotion et s’accordent beaucoup de liberté avec la vérité.</p><p>Même lorsqu’ils choisissent un nom pour leur entreprise, les Amish utilisent rarement leur nom de famille. De plus, ils s&rsquo;abstiennent de mettre en avant leur identité amish.</p><p>Il existe également des contraintes sur le canal de publicité. Les Amish croient que la télévision diffuse la violence et l&rsquo;immoralité dans la famille. En conséquence, les Amish utilisent rarement les promotions sur ce support.</p><p>L&rsquo;utilisation des photos est généralement limitée aux objets en raison du tabou sur la photographie. Parfois, les enfants sont représentés car ils ne sont pas contraints par les restrictions de l&rsquo;église (non baptisés).</p><p>Pour toutes les raisons précédentes, les entrepreneurs amish ont tendance à utiliser par défaut des publicités dans les journaux imprimés qui n&rsquo;entrent pas en conflit avec leur code. Ils figurent également en bonne place dans l&rsquo;annuaire des entreprises du comté de Lancaster.</p><p>À partir de 1994, les Amish ont mis en place une foire commerciale, qu&rsquo;ils appellent par euphémisme un « marché commercial ». A cette occasion, des centaines de vendeurs amish louent un stand pendant deux jours et vendent à des milliers d&rsquo;acheteurs, la plupart de l&rsquo;extérieur de l&rsquo;État. De cette manière, les acheteurs potentiels peuvent comparer des centaines de produits en quelques heures. Les Amish ont également ajouté un marché inversé pour les entreprises vendant des produits aux ateliers amish tels que du bois ou des outils hydrauliques.</p><p>Les Amish limitent autant que possible leur association avec les organisations professionnelles, les chambres de commerce et autres. Le raisonnement est que par une telle association, ils peuvent être attirés par des actes contraires à leurs valeurs tels que des poursuites judiciaires ou l&rsquo;auto-promotion.</p><p>De plus, <strong>les Amish ne sont pas intéressés par les aspects sociaux des associations professionnelles dans la mesure où la famille et l&rsquo;église couvrent largement ces besoins</strong>. Les quelques propriétaires d&rsquo;entreprise amish qui participent le font pour trouver de nouveaux clients. Malgré tout, la chambre de commerce prête attention aux problèmes rencontrés par la communauté d&rsquo;affaires amish, tels que la possibilité d&rsquo;exploiter des entreprises liées à l&rsquo;agriculture sur des terres agricoles.</p><p>Les Amish ont leurs propres guildes. Les rassemblements sont peu formels et sont généralement organisés dans les plus grandes implantations amish. Ces événements attirent des collègues entrepreneurs de partout au pays. Les conjoints et les enfants sont les bienvenus.</p><h3 class="wp-block-heading">10. Faire face aux litiges</h3><p><strong>Les Amish suivent l&rsquo;exemple de Jésus en supportant l&rsquo;injustice sans se plaindre</strong>. Ils peuvent « recourir à la justice » à l&rsquo;occasion pour défendre leurs principes ou contester les réglementations gouvernementales, mais jamais pour intenter une action en justice.</p><p>La société amish fonctionne sur la base de la confiance et de l&rsquo;intégrité. Les engagements sont pris oralement.</p><p>La société moderne dans son ensemble dépend du système judiciaire et, en dernière analyse, de la force. Pour cette raison, intenter une action en justice est un motif d&rsquo;excommunication chez les Amish.</p><p>Les grossistes amish ont été confrontés à un nouveau défi dans les années 80 lorsque certains clients ont profité du tabou amish en ne payant pas leurs commandes. Refusant de porter plainte, certains Amish se sont tournés vers des agences de recouvrement qui, dans de nombreux cas, se sont avérées aussi malhonnêtes que les débiteurs eux-mêmes.</p><p>Certains avocats ont suggéré aux Amish d&rsquo;utiliser des « notes de jugement par reconnaissance » dans le cadre de tout contrat de vente. Si le paiement n’était pas effectué conformément au contrat, la note était automatiquement enregistrée au tribunal et un gage était placé sur la propriété du client. En conséquence, les Amish n&rsquo;avaient pas à intenter une action en justice ni à comparaître devant le tribunal. Mais ce n&rsquo;était pas non plus une panacée car les acheteurs honnêtes étaient offensés et les malhonnêtes trouvaient un moyen de contourner les notes. Finalement, la loi fut changée et les notes n’empêchèrent plus les examens, appels et auditions…</p><p>La solution à ce problème est venue de partenaires non amish ou d&rsquo;autres tiers qui ont intenté des poursuites sans impliquer les propriétaires d&rsquo;entreprise amish.</p><p>Bien que la société amish soit peu conflictuelle, certains différends peuvent survenir. Il existe un mécanisme d&rsquo;arbitrage impliquant des collègues entrepreneurs reconnus pour leur sagesse, les anciens et l&rsquo;Église. Les arbitres ont le dernier mot et aucun appel n&rsquo;est possible.</p><p>Les Amish ont évité l&rsquo;assurance commerciale pour diverses raisons. Ils croient que dans les moments difficiles, il faut se tourner vers la famille et l&rsquo;Église. Ils ne veulent pas non plus être associés à des autorités extérieures, qu&rsquo;elles soient gouvernementales ou commerciales. De plus, l&rsquo;assurance signale une peur de l&rsquo;avenir et un manque de confiance en Dieu et peut entraîner l&rsquo;assuré dans des poursuites intentées par l&rsquo;assureur.</p><p>L&rsquo;Église a organisé l&rsquo;Assurance Incendie et Tempête en 1875 et l&rsquo;Aide à la Responsabilité Civile amish en 1965. Alors que les coûts de santé montaient en flèche dans les années 1960 et que les Amish refusaient de participer aux programmes gouvernementaux, un groupe d&rsquo;individus créa l&rsquo;Aide de l&rsquo;Église Amish pour aider à payer les frais médicaux.</p><p>Dans ce programme, les familles paient 150 $ par mois et les célibataires la moitié de ce montant. Ils se font rembourser leurs frais médicaux au-delà d&rsquo;une franchise de 1 000 $.</p><p>L&rsquo;assurance la plus importante pour les entreprises amish aujourd&rsquo;hui est la responsabilité produit, sans laquelle la plupart des entreprises ne pourraient fonctionner. Les propriétaires d&rsquo;entreprise ont créé en 1992 une assurance confessionnelle, l&rsquo;Aide Responsabilité Produit Amish. Contrairement aux autres programmes, tous les membres de l&rsquo;église sont automatiquement couverts.</p><p><strong>Une conséquence involontaire de la couverture universelle en responsabilité produit était que les questions de qualité des produits sont devenues de notoriété publique dans la communauté.</strong> En conséquence, il y avait une incitation supplémentaire à garantir la qualité et la sécurité des produits.</p><h3 class="wp-block-heading">11. Négocier avec César</h3><p>Les Amish n&rsquo;ont jamais été autant en conflit avec le gouvernement qu’au 20ème siècle, à l’exception des persécutions en Europe. Les sources de conflit concernent des programmes destinés au bien commun: la sécurité sociale et d’autres dispositifs d’aide sociale, les exigences en matière de vaccination, les réglementations sur le lieu de travail et les règles de zonage.</p><p>Les Amish se considèrent comme des sujets de l&rsquo;État et non comme des citoyens. Ils présenteront des « humbles pétitions » aux autorités au lieu de revendiquer leurs droits. Ils n&rsquo;essaieront pas d&rsquo;utiliser la menace ou la force dans leurs relations avec l&rsquo;État. Pourtant, <strong>lorsque les exigences de l&rsquo;État entrent en conflit avec leur conscience religieuse, les Amish sont prêts à payer des amendes, à subir des peines d&#8217;emprisonnement et à partir ailleurs</strong>.</p><p>En 1966, un groupe de particuliers amish, le «&nbsp;National Amish Steering Committee&nbsp;», a été créé pour discuter de questions litigieuses avec Washington, comme la conscription militaire.</p><p>L&rsquo;un des conflits les plus sérieux concerne la sécurité sociale. Alors que les Amish paient toutes les autres taxes, ils refusent de participer à la sécurité sociale parce que le programme affaiblirait probablement la communauté en concurrençant l&rsquo;entraide de la famille et de l&rsquo;Église.</p><p>Le travail des enfants est un autre sujet problématique. Pour les Amish, un enfant devrait apprendre un métier quand il est encore capable d&rsquo;apprendre. De plus, travailler aux côtés de ses proches les empêche de mal tourner. Une femme de culture amish a commenté: « La culture de l’enfant roi – la télévision au lieu du travail ou l’encouragement des jeunes à contester la discipline parentale – contribue à l&rsquo;oisiveté et au mécontentement qui sont à la source des problèmes de la violence juvénile aux États-Unis. »</p><p>La pratique de l’ostracisation est encore un autre sujet controversé. En effet, les Amish ne sont pas censés accepter les paiements de membres excommuniés, ce qui oppose les droits religieux aux droits des consommateurs. En créant des entreprises au lieu de fermes, les Amish sont devenus plus vulnérables aux tracasseries de voisins mécontents, d’ex-coreligionnaires et de concurrents commerciaux.</p><p>Le zonage est utilisé pour réglementer l&rsquo;utilisation des terres et gérer la croissance. Parfois, les fonctionnaires copient simplement les lois de zonage d&rsquo;une autre zone sans trop réfléchir aux besoins locaux.</p><p>Un problème récurrent concerne l&rsquo;interdiction d’installer une entreprise industrielle sur les terres agricoles ou rurales. En effet, les autorités locales craignent que l’agrandissement des ateliers ne conduise à des parcs industriels informels sans contrôle de l’élimination des déchets. A titre d’illustration, un tiers des entreprises amish ont signalé des difficultés avec les lois de zonage.</p><p>En raison de ces conflits, des exceptions ont été créées pour les entreprises agricoles et les entreprises qui soutiennent l&rsquo;agriculture au motif que cela contribue à stimuler l&rsquo;activité agricole. Bien que les ateliers de menuiserie et les épiceries ne correspondent pas exactement aux exceptions prévues, certaines municipalités les ont acceptés et se contentent d’imposer des limites sur le nombre d&#8217;employés.</p><h3 class="wp-block-heading">12. Échec et succès</h3><p>L&rsquo;échec dans les entreprises amish est marginal. Lorsque cela se produit, et à condition que le propriétaire le souhaite, l&rsquo;Église nomme des administrateurs pour aider à redresser la ferme ou l&rsquo;entreprise. Un administrateur est choisi par le propriétaire de l&rsquo;entreprise, l&rsquo;autre par l&rsquo;Église et le troisième par les deux administrateurs.</p><p>En revanche, les succès sont nombreux. <strong>Les hommes d&rsquo;affaires amish ont acquis au fil des années une réputation de qualité, d&rsquo;honnêteté et de pragmatisme.</strong></p><p>Parmi les facteurs qui soutiennent les entreprises amish:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Des valeurs entrepreneuriales ancrées dans l’agriculture</li><li>Forte éthique de travail</li><li>Austérité qui minimise les frais généraux</li><li>Mode de vie frugal</li><li>Utilisation des membres de la famille comme source de travail</li><li>Accès à un bassin de main-d’œuvre ethnique fiable</li><li>Apprentissage professionnel</li><li>Tabous éducatifs qui ont conduit les esprits créatifs vers les affaires</li><li>Opérations à petite échelle qui répartissent les entreprises dans l&rsquo;ensemble de la communauté</li><li>Opérations informelles qui minimisent les frais généraux, la hiérarchie et le désengagement</li><li>Tabous technologiques qui encouragent l&rsquo;innovation</li><li>Attention à la qualité et des prix abordables</li><li>Unicité et variété des gammes de produits</li><li>Entraide, qui réduit le coût des soins de santé et des régimes de retraite</li><li>Un Ordnung flexible qui permet une technologie innovante</li></ul><h3 class="wp-block-heading">13. Le sort d&rsquo;un peuple traditionnel</h3><p><strong>Pour les Amish, les enfants doivent être éduqués par les deux parents comme c&rsquo;est le cas dans l&rsquo;agriculture</strong>. À mesure que de plus en plus d&rsquo;Amish se lancent dans les affaires, y compris des femmes, cela devient plus difficile à réaliser.</p><p>Les parents amish pensent que les enfants devraient s&rsquo;habituer à travailler dès leur plus jeune âge. Cela encourage les interactions parents-enfants et permet de développer l&rsquo;éthique de travail amish en regardant et en faisant.</p><p>Les enfants se voient d&rsquo;abord confier des responsabilités liées au travail, telles que le nettoyage d&rsquo;un atelier après l&rsquo;école. A partir de 6 ans, ils sont capables de faire la majeure partie du travail des adultes, mais seulement 1 heure à la fois.</p><p>En raison des contacts accrus avec le monde extérieur, les enfants amish sont plus à risque d’être influencés. Mais le contraire est vrai aussi car les contacts avec l’extérieur peuvent renforcer la communauté en voyant par elle-même les maux de la société.</p><p>Un certain nombre de propriétaires d&rsquo;entreprises amish ont accumulé beaucoup de patrimoine. Bien qu&rsquo;ils s&rsquo;efforcent de cacher cela, les autres membres de l&rsquo;Église y prêtent attention: des vêtements plus chics, un meilleur cheval et des maisons plus grandes. Par rapport à la classe des agriculteurs qui peuvent compter sur l&rsquo;appréciation de la valeur des terres et à la classe des entrepreneurs qui bénéficient de revenus réguliers, les travailleurs journaliers constituent une classe inférieure.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">748</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;Livre « La ferme impossible » de Dominic Lamontagne</title><link>https://economierebelle.com/livre-la-ferme-impossible-de-dominic-lamontagne/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-la-ferme-impossible-de-dominic-lamontagne</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-la-ferme-impossible-de-dominic-lamontagne/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Wed, 31 Mar 2021 02:14:24 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Devenir résilient]]></category> <category><![CDATA[autosuffisance]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=567</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre « La ferme impossible » de Dominic Lamontagne dresse un constat amère de l&#8217;agriculture artisanale au Québec. La province suit le même modèle productiviste en vigueur dans la plupart des pays occidentaux. Mais Québec rend la tâche d&#8217;un néo-agriculteur encore plus difficile qu&#8217;ailleurs. L&#8217;approche entrepreneuriale défendue par l&#8217;auteur est, on ne peut plus cohérente.&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2><p>Le livre « La ferme impossible » de Dominic Lamontagne dresse un constat amère de l&rsquo;agriculture artisanale au Québec. La province suit le même modèle productiviste en vigueur dans la plupart des pays occidentaux. Mais Québec rend la tâche d&rsquo;un néo-agriculteur encore plus difficile qu&rsquo;ailleurs.</p><p>L&rsquo;approche entrepreneuriale défendue par l&rsquo;auteur est, on ne peut plus cohérente. Pour un producteur artisanal qui valorise son produit, cela n&rsquo;a aucun sens de participer au système pour mêler un produit de qualité avec les produits inférieurs des gros producteurs. Et pourtant, l&rsquo;administration et le syndicat ne lui laisse pas vraiment d&rsquo;options.</p><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><h3 class="wp-block-heading">État des lieux</h3><p>Le mode d’organisation de l’agriculture au Québec a pour effet de donner un monopole au syndicat de l’Union des Producteurs Agricoles. Un grand pouvoir est ainsi délégué à ce syndicat pour imposer des règles qui ne sont pas nécessairement alignées avec l’intérêt du public.</p><p>Le dispositif actuel, outre le fait qu’il octroie l’exclusivité de l’approvisionnement des supermarchés à une poignée de gros producteurs, empêche l’émergence d’une agriculture entrepreneuriale et à taille humaine.</p><p>Une petite ferme de quelques vaches ou quelques centaines de poules coûte des centaines de milliers de dollars en permis et en infrastructure. La vente de lait cru est prohibée par le gouvernement canadien. L’abattage à la ferme est interdit par la MAPAQ (Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec). Il n’en pas toujours été ainsi. En 1950, 75% des fermes québécoises étaient artisanales.</p><h3 class="wp-block-heading">Historique</h3><p>Dans les années 40, l’UCC (Union des Cultivateurs Catholiques) qui est l’ancêtre de l’UPA, s’organise selon le modèle qui s’impose dans les autres provinces et les autres pays, celui de la mise en marché collective.</p><p>Un plan conjoint est établi par les producteurs d’un produit donné pour s’entendre sur les caractéristiques et le prix, dont une partie financera les activités du syndicat, y compris les activités de contrôle. Une fois entériné, le plan conjoint a force de loi. Le problème avec cette organisation est qu’elle marginalise l’agriculteur qui voudrait procéder différemment.</p><p>Cette organisation s’est solidifiée dans les années 60 par la Loi des marchés agricoles du Québec qui s’appelle aujourd’hui Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche.</p><p>Là où le bât blesse, c’est que cette loi vient limiter la capacité d’association et d’organisation de producteurs indépendants, notamment dans des coopératives. Par exemple, des producteurs de maïs qui souhaiteraient s’associer pour transformer leur produit ne seraient pas libres de le faire en pratique puisque l’achat et la vente du maïs se ferait obligatoirement à travers le syndicat.</p><p>Quel est donc l’intérêt de s’associer si de toute façon il y a un autre intermédiaire obligé&nbsp;? Cela est peut-être une des causes du déclin des coopératives agricoles.</p><p>L’instauration de quotas à la fin des années 60 a institué des barrières à l’entrée insurmontables pour un nouvel entrant. Initialement, ces quotas étaient fournis gratuitement ou à faible coût, mais ils sont hors de prix aujourd’hui, un peu sur le modèle des médaillons de taxi. Alors qu’au reste du Canada, la valeur du quota représente 10% de la valeur marchande d’une ferme, celui-ci est de 30% au Québec et monte jusqu’à 60% pour une ferme laitière.</p><p>Une étape supplémentaire a été franchie avec la loi sur les producteurs agricoles qui régit l’accès à la «&nbsp;profession&nbsp;» d’agriculteur. Le contrôle de la profession est assuré par un unique syndicat (UPA) de façon exclusive selon les termes de la loi.</p><p>Si un agriculteur québécois veut profiter des aides gouvernementales et du remboursement des taxes foncières, il est obligé d’être syndiqué à l’UPA et de payer la cotisation&nbsp;!</p><p>Un fermier qui voudrait commercialiser un pâté au poulet maison aurait affaire à 7 plans conjoints distincts… L’effet de ces mesures a donc été une spécialisation accrue des producteurs.</p><p>Le système des quotas canadiens qui porte sur les œufs (1972), le poulet (1978) et le lait (1996) a une visée protectionniste. Elle ne limite pas seulement toute forme de concurrence, elle crée des incitations contre-nature. Un producteur qui voudrait accroître ses parts de marché ne peut le faire qu’en achetant les quotas d’un «&nbsp;concurrent&nbsp;», ce qui a pour effet de concentrer encore plus la production au sein des mêmes familles.</p><p>La loi 85 a consacré l’UPA comme un acteur incontournable. Certains agriculteurs contestaient être des producteurs agricoles et certains producteurs agricoles revendiquaient le droit à la libre entreprise afin de ne pas payer la cotisation à l’UPA. Or voilà que l’Etat québécois, premièrement offre le remboursement des taxes foncières aux agriculteurs, et deuxièmement le conditionne au paiement des cotisations à l’UPA qui est un groupe de pression et d’intérêt privé.</p><h3 class="wp-block-heading">Début de remise en question</h3><p>Le rapport Pronovost (2008) a amorcé une nouvelle dynamique. Selon ce rapport, l’agriculture québécoise est devenue une place forte incapable d’innover et de se renouveler. Ce rapport recommande la pluralité de l’agriculture y compris au niveau syndical. Mais le rapport restera lettre morte.</p><p>Le rapport Saint-Pierre (2009), quant à lui, met en évidence un des effets pervers des aides gouvernementales, principalement l’ASRA (Assurance Stabilisation des Revenus Agricoles). En réalité, ces transferts de centaines de millions de dollars des contribuables vers les plus gros producteurs de la province sécurisent les deux tiers de leurs revenus. Les producteurs ne sont donc pas incités à adapter leur offre à la demande en quantité, qualité et variété, mais à produire le plus possible.</p><p>Il faut ajouter de plus que les bases de calcul pour les aides gouvernementales sont biaisées. En effet, les fermes les plus efficientes n’y participent pas, ce qui fait monter mécaniquement la moyenne des coûts dans l’échantillon sondé et augmentent indirectement leurs aides&nbsp;!</p><p>Les gouvernements successifs ont enterré ces rapports et leurs conclusions les plus intéressantes (et les plus clivantes) pour ne surtout rien changer. Le gouvernement Marois se contente de promouvoir un «&nbsp;label de provenance&nbsp;» à grands renforts de publicités. De plus, il existe une confusion entre le label «&nbsp;Aliments du Québec&nbsp;» et «&nbsp;Aliments préparés au Québec&nbsp;».</p><h3 class="wp-block-heading">Oeufs, poulets et lait</h3><p>Ce n’est pas par hasard que les œufs, les poulets et le lait font l’objet de quotas. Un entrepreneur qui voudrait démarrer commencerait logiquement par ces produits car ils ne nécessitent pas des terres fertiles ni de gros investissements. Ces produits sont en théorie très rapidement rentables puisque les pâturages, et les insectes ou petits animaux qui y vivent sont capables de nourrir des poules et quelques vaches.</p><p>Cependant, nul n’a le droit de produire du lait, des œufs ou des poulets sans acquérir des quotas de production. Voici les tarifs en vigueur en 2015&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>25000$ par vache</li><li>100$ environ par poulet</li><li>285$ par poule pondeuse, avec minimum de 100 poules</li></ul><p>En pratique, vous ne pouvez pas racheter le quota au détail pour seulement deux vaches. Vous devez obtenir les quotas de production d’une autre ferme, qui en moyenne inclut une cinquantaine de vaches. Pour les poulets, la situation est pire puisque la vente de quota a été suspendue indéfiniment par la Fédération. Vous avez néanmoins le droit à 100 poulets ou poules pondeuses hors quotas à une même adresse. Pour les poules pondeuses, il n’y a pas non plus de nouveaux quotas et il vous faudra racheter une ferme spécialisée pour en obtenir (moyenne de 35000 poules). De surcroît, vous ne pourrez pas vendre vos produits au marché du village. Vous êtes obligés de passer par un poste de classification pour lavage et tamponnage. Par contre, vous pouvez vendre vos œufs sur site.</p><p>Le résultat de cette politique&nbsp;? L’impossibilité de posséder une petite ferme polyproductrice qui transforme le lait de vache, le poulet et les œufs.</p><h3 class="wp-block-heading">Les contraintes du producteur artisanal</h3><p>Les agents du MAPAQ ont pour principale fonction de vérifier la salubrité des installations des producteurs qui se sont vus octroyés un permis du ministère. Ils ne voient les producteurs artisanaux que comme une étape intermédiaire jusqu’à la grosse entreprise, alors que c’est souvent une fin en soi. Il est plus facile pour eux d’inspecter une usine de fabrication que de nombreux artisans dont les procédés sont non standardisés et innovants. Lors de leurs inspections, ils ne vont pas s’attarder à la qualité gustative du produit transformé, mais plutôt à la revue d’une liste de contrôle sur d’éventuelles infractions&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Température des aliments</li><li>Chaîne du froid</li><li>Résilles pour les cheveux</li></ul><p>La cuisine personnelle n’est pas acceptée non plus au-delà de 100kg de produit transformé par mois et pour une période de rodage.</p><p>A noter&nbsp;: une modification de 2013 au règlement de la Loi sur les produits alimentaires donnerait une dérogation pour un producteur d’œufs de moins de moins de 300 poules qui peut classer lui-même ses œufs.</p><p>La tendance dans les autres provinces canadiennes est à l’augmentation des limites de poules pondeuses et de poulets du fait du développement de l’agriculture biologique ou raisonnée. En Europe, s’il existe des quotas laitiers depuis les années 80 dont les tarifs sont très en deçà de ceux au Québec, il n’y a rien de tels pour les œufs et les poulets.</p><p>Bon à savoir&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>La loi interdit toute forme d’abattage à l’extérieur d’un abattoir dûment reconnu</li><li>Il est légal, mais fortement déconseillé, d’abattre un animal chez soi pour sa consommation (mais pas pour quelqu’un d’autre)</li><li>Il est illégal de faire commerce ou le don du lait cru, partout au Canada. Mais un producteur et sa famille peuvent le consommer.</li><li>Pour préparer des pâtés de poulet, l’artisan devra&nbsp;:<ul><li>Payer 600$ pour faire abattre ses 100 poulets dans un abattoir certifié</li></ul><ul><li>Avoir une 2<sup>ème</sup> cuisine dédiée (50000$)</li></ul><ul><li>Obtenir un «&nbsp;permis de préparation générale&nbsp;» du MAPAQ de 306$/an</li></ul><ul><li>Obtenir un «&nbsp;permis de garder chaud ou froid&nbsp;» du MAPAQ de 285$/an</li></ul></li></ul><h2 class="wp-block-heading">Commentaires</h2><p>En protégeant l&rsquo;agriculture québecoise et canadienne contre l&rsquo;agriculture des autres pays, le système a également fermé celle-ci à la concurrence et à l&rsquo;innovation. L&rsquo;exemple de Dominic Lamontagne nous fait penser à l&rsquo;adage : «&nbsp;l&rsquo;homme raisonnable s&rsquo;adapte au monde, d&rsquo;où il vient que les seuls progrès sont le fait des hommes déraisonnables. » Non pas que M. Lamontagne soit déraisonnable dans ses revendications, mais il s&rsquo;expose à toutes sortes de déconvenues avec les autorités et certains groupes privés.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">567</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;Livre « Going Off The Grid » de Gary R. Collins</title><link>https://economierebelle.com/livre-going-off-the-grid-de-gary-r-collins/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-going-off-the-grid-de-gary-r-collins</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-going-off-the-grid-de-gary-r-collins/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Thu, 25 Mar 2021 02:11:04 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Devenir résilient]]></category> <category><![CDATA[autosuffisance]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=507</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre « Going Off The Grid » qu&#8217;on pourrait traduire par « Propriétés isolées » de Gary R. Collons donne quelques conseils sur comment acheter une propriété isolée et sélectionner un entrepreneur pour les travaux. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un livre théorique puisque l&#8217;auteur nous parle de sa propre expérience et des compromis qu&#8217;il faut faire pour&#8230; <a
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class="wp-block-list"><li>Sélectionnez 5 zones qui répondent à vos critères (climat, caractéristiques du terrain, impôts locaux, lois, etc.)</li><li>Utilisez un site Web d’annonces immobilières pour vous faire une idée des prix et de la taille des terrains</li><li>Partez en vacances pour visiter les environs</li><li>Faites d&rsquo;abord vos propres recherches avant de contacter un agent immobilier</li><li>La meilleure façon de vous faire votre opinion est de visiter les environs en autos quelques jours</li></ul><p>Les lots exploités pour le bois peuvent être intéressants car les sociétés forestières font des coupes sélectives sur les arbres et vendent les terres nues. De plus, la société forestière prépare généralement un site pour stocker les troncs. Il s’agit souvent du site le plus approprié pour construire une maison (terrain plat, accessible, etc.). Cela facilite la vie de l&rsquo;acheteur. De plus, la zone est débarrassée des arbres et des routes ont été construites pour accéder au site.</p><p>Les lignes de transmission électriques ne sont pas nécessairement des points négatifs. En effet, le service public a l&rsquo;obligation d&rsquo;entretenir les routes donnant accès aux lignes et vous pourrez les utiliser pour vous rendre chez vous.</p><p>Vérifiez toujours les codes du bâtiment de votre ville / zone rurale avant de faire quoi que ce soit. En particulier, vous devez faire attention à l&rsquo;évacuation des eaux usées. Vos voisins apprécieront. Il existe de nombreuses restrictions sur l&rsquo;endroit où vous pouvez placer un champ sceptique. En particulier, il n&rsquo;est généralement pas permis de construire une structure au-dessus du champ sceptique. Le champ sceptique devrait en théorie être situé un peu plus bas que la maison pour bénéficier de la gravité. L&rsquo;alternative la plus coûteuse est un système sceptique avec distribution de pression (5000 $) lorsque la gravité n&rsquo;est pas suffisante ou que la ville / zone rurale le rend obligatoire. Notez que les entrepreneurs gagneront beaucoup plus d&rsquo;argent sur de tels systèmes…</p><h3 class="wp-block-heading">Recruter un entrepreneur</h3><p>L&#8217;embauche d&rsquo;entrepreneurs pour construire votre propriété hors réseau sera la partie la plus difficile de votre projet. Voici l&rsquo;état d&rsquo;esprit du mauvais entrepreneur: le gars qui séchait les cours au lycée. Quand il venait en cours, il roupillait au fond de la classe. Il adorait aller à toutes les fêtes… Mais curieusement, il lui manquait toujours son portefeuille au moment de payer la note. Il n&rsquo;a jamais lu un livre d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre. A cause de sa mauvaise éthique de travail, il s’est fait virer de tous les emplois payés au salaire minimum. Après s’être finalement fait jeter à la porte par les amis qui l’hébergeaient encore, il ne lui reste la seule chose à faire: devenir ouvrier dans l’industrie de la construction. Vous n&rsquo;avez besoin d&rsquo;aucune compétence et pouvez être renvoyé de nombreuses fois sans aucune conséquence. Ce type de personnes a également tendance à avoir des problèmes avec la drogue et/ou l&rsquo;alcool.</p><p>Sur un chantier, l&rsquo;entrepreneur général ou maitre d’œuvre est le responsable. Il peut avoir des employés ou engager des entrepreneurs indépendants. Pour les travaux spécialisés (toiture, électricité), il embauchera un sous-traitant. Si tout est fait dans les règles de l’art, il sera assuré pour le travail de son équipe, entrepreneurs indépendants et sous-traitants. Vérifiez auprès des autorités locales pour évaluer s’il est facile ou non d’obtenir un agrément pour devenir entrepreneur général.</p><p>Si vous êtes coincé avec un mauvais entrepreneur parce que personne d&rsquo;autre n&rsquo;est disponible, renvoyez-le dès que possible. Voici quelques conseils pour le gérer en attendant afin de minimiser les risques :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Faîtes tout par écrit</li><li>Assurez-vous que toutes les offres de travaux contiennent un plafond de coût&nbsp;: « pas plus élevé que…»</li><li>Obtenez une attestation de lui et de ses sous-traitants afin d’éviter les hypothèques de construction sur votre propriété</li><li>Achetez vous-même tous les matériaux</li><li>Établissez un calendrier prédéterminé pour les travaux à effectuer</li><li>Payez pour le travail seulement une fois qu’il est terminé</li><li>Gardez constamment l’œil sur lui lorsqu’il travaille</li><li>Évitez de discuter avec lui en dehors du cadre du projet</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Bons entrepreneurs, mauvais entrepreneurs</h3><p>Les mauvais entrepreneurs commencent généralement en donnant bonne impression, de sorte que vous baissez la garde. Les bons entrepreneurs maintiennent la qualité de leur travail tout du long pour obtenir des références. Les mauvais entrepreneurs adorent les clients qui viennent d’ailleurs ! Dans les petites communautés, personne ne va en dire du mal car ils savent que cela peut leur retomber dessus.</p><p>Le moyen le meilleur et le plus fiable de trouver un bon entrepreneur est par recommandation. Trouvez qui chez les locaux a récemment fait construire une maison ou fait des travaux de rénovation. S&rsquo;ils ont eu une mauvaise expérience, ils ne vous donneront pas le nom. S&rsquo;ils ont eu une bonne expérience, ils vous donneront volontiers le nom de l&rsquo;entreprise ou de l&rsquo;entrepreneur. Si cela ne fonctionne pas, vous pouvez essayer dans les magasins de matériaux de construction du coin. Appelez-en quelques-uns et voyez si un nom est mentionné plusieurs fois. C&rsquo;est un bon signe mais pas aussi bon que la recommandation, car ils vous diront qui est le plus occupé, pas qui est le meilleur.</p><p>Vous devrez ensuite obtenir des devis de ces entrepreneurs sélectionnés. Restez sur vos gardes dans ces situations :-</p><ul
class="wp-block-list"><li>Estimation manuscrite</li><li>Facturation du temps pour faire un devis</li><li>Manque de détails sur les matériaux et les coûts pour chaque phase du projet</li></ul><p>Essayer d’obtenir au moins 3 devis de 3 entrepreneurs différents. Ne partagez jamais les détails du devis d&rsquo;un entrepreneur avec un autre.</p><p>Caractéristiques d&rsquo;un bon entrepreneur:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Fournit tout par écrit</li><li>Ne commencera pas ou n&rsquo;acceptera pas de dépôt tant que tout n&rsquo;est pas convenu dans un contrat</li><li>Le contrat se lit comme un document juridique approprié et inclut les éventuelles contingences</li><li>Très organisé et professionnel</li><li>Ses nouveaux projets se font principalement par référence</li><li>Fait beaucoup de projets locaux</li><li>Fournira des références sans que vous n’ayez à lui demander</li><li>Est réactif et ponctuel</li><li>Est bien connu (et dans le bon sens) dans la communauté</li><li>Répond à votre appel téléphonique rapidement</li><li>Il n’est pas forcément en mesure de commencer demain car il a déjà plusieurs semaines ou mois de travail de cédulé</li><li>A une licence. Son numéro se trouve sur sa fourgonnette et sa carte de visite.</li><li>Est assuré à la fois pour l’invalidité et la responsabilité civile</li><li>Est cautionnable ou mieux encore cautionné (protection du client s&rsquo;il est incapable de terminer)</li><li>Est disposé à montrer que sa police d&rsquo;assurance est à jour</li><li>Possède un portfolio de travaux antérieurs</li></ul><p>Prenez votre temps pour embaucher et soyez prompt à licencier.</p><h3 class="wp-block-heading">Respectez les règles applicables</h3><p>Respectez les règles en matière de permis:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Moins de stress</li><li>Les propriétés en règle se négocient à un meilleur prix</li><li>Des inspections régulières vous permettent de détecter les erreurs et de les corriger rapidement</li><li>Les mauvais entrepreneurs peuvent être éliminés en faisant revérifier leur travail</li></ul><p>Lors de l&rsquo;achat d&rsquo;une propriété rurale, vérifiez les permis, même pour les structures énergétiques alternatives. Prenez votre temps: 3 à 5 ans.</p><p>Lors de la détermination de la taille de votre maison, vous devez tenir compte de la possibilité de la revendre pour quelque raison que ce soit. Ainsi, votre maison ne doit pas être trop petite ou trop grande. Les petits projets ne sont pas plus coûteux que les plus grands, bien que le coût pour amener les matériaux et obtenir les permis sera plus élevé par mètre carré. Pour être honnête, la plupart des entrepreneurs ne sont pas intéressés par les petits projets, cela ne vaut tout simplement pas la peine pour eux et ils essaieront donc de facturer plus. Pour réduire le coût du projet, vous pouvez acheter les matériaux directement. Vérifiez que vous pouvez retourner le supplément et conserver les factures.</p><h3 class="wp-block-heading">Énergie</h3><p>Une installation micro-hydraulique devra très certainement être inspectée et autorisée. Cependant, c&rsquo;est une source plus fiable que l&rsquo;énergie solaire ou éolienne. La combinaison parfaite serait: un terrain isolé, avec de superbes vues et un système hydroélectrique. Mais c&rsquo;est presque impossible à trouver. Notez également que dans certaines régions, un ruisseau pourrait signaler la présence d’insectes. La géothermie est probablement la technologie du futur, pour le chauffage et le refroidissement mais aussi pour l&rsquo;électricité. Les zones volcaniques offrent les meilleures possibilités, tandis que les régions surélevées sont les moins propices. Le coût est le double de celui de l&rsquo;énergie éolienne ou solaire, soit environ 35 000 $.</p><p>Les systèmes d&rsquo;énergie de secours sont indispensables. Le code du bâtiment peut l&rsquo;exiger. Vous pourriez avoir de mauvaises choses avec votre système énergétique alternatif. Un générateur utilisé uniquement pour les outils électriques est insuffisant. Considérez plutôt un générateur à propane.</p><p>Construire une remise pour le tableau électrique est un excellent moyen de démarrer et de prototyper votre projet:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Agit à la fois comme un hangar électrique et un hangar de stockage</li><li>Il ne nécessite généralement pas de permis de construire (selon la taille)</li><li>L&rsquo;onduleur est bruyant. Vous ne le voulez pas près de vous</li><li>Les batteries au plomb libèrent de l&rsquo;hydrogène et de l&rsquo;oxygène, ce qui constitue un danger</li><li>Vous pouvez utiliser la structure comme modèle pour votre structure d&rsquo;habitation principale</li><li>Vous pouvez monter des panneaux solaires dessus (pensez à l&#8217;emplacement et à l&rsquo;orientation du toit avant)</li><li>C&rsquo;est un excellent moyen mettre vos outils à l&rsquo;abri des voleurs</li></ul><p>Dans les petites collectivités, les gens savent ce que vous faites. Si vous laissez vos outils à portée de main, quelqu&rsquo;un les ramassera.</p><p>Soyez prudent lorsque vous choisissez un électricien. Certains prétendront avoir de l&rsquo;expérience dans les systèmes hors réseau alors qu&rsquo;ils n&rsquo;en ont pas.</p><p>Quelques astuces:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Utilisez des appareils fonctionnant au propane</li><li>Installer des éclairages à LED</li><li>Achetez le réfrigérateur le plus petit et le plus efficace qui existe</li><li>Installez des fenêtres et des puits de lumière pour un maximum de lumière naturelle</li><li>Assurez-vous que votre maison est correctement isolée</li><li>Si vous partez de zéro, envisagez une conception de maison solaire passive</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Les communications</h3><p>Dans les zones rurales, il y a probablement une compagnie de téléphonie cellulaire qui a une meilleure couverture que l&rsquo;autre. Lorsque le signal est faible, vous pouvez utiliser un amplificateur de signal. Pour ce qui concerne les systèmes de sécurité dans des endroits isolés, un système de caméra basé sur un réseau cellulaire sera plus fiable que des systèmes basés sur Internet.</p><p>Pour ce qui est d’Internet, le service par satellite est probablement la solution par défaut dans de nombreux cas. Il est important de noter que la qualité de service est inversement proportionnelle au nombre d&rsquo;abonnés à un « nœud » particulier du fournisseur. Ce sera toujours meilleur que rien si vous n’avez pas d’autres options.</p><h3 class="wp-block-heading">Le financement</h3><p>Les institutions financières ne financeront tout simplement pas les propriétés hors réseau. Mais une fois que la maison est terminée, à condition que vous ayez tout fait selon les règles, vous pourriez obtenir une marge de crédit hypothécaire.</p><h3 class="wp-block-heading">Types de construction</h3><p>Le facteur clé dans un projet de construction hors réseau est l&rsquo;efficacité énergétique. Types de constructions:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Construction à charpente de bois</li><li>Construction en ballots de paille</li><li>Construction en rondins</li><li>Parpaing / bloc vert isolé</li></ul><p>Outils à main: ensemble / trousse d’outils du propriétaire.</p><p>Outils électriques portatifs:</p><ul
class="wp-block-list"><li>perceuse-visseuse</li><li>perceuse à percussions</li><li>scie sauteuse</li><li>scie circulaire</li><li>scie à onglets</li><li>meuleuse</li></ul><p>Home Depot propose des cours gratuits sur l&rsquo;utilisation des outils.</p><p>Outils de jardin:</p><ul
class="wp-block-list"><li>pelle à creuser</li><li>tarière à poteau</li><li>râteau en acier</li><li>hache</li><li>brouette</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Sécurité</h3><p>Vous allez avoir des voisins et ils voudront vous connaître. Le portail est la première chose à sécuriser. Vous voulez que les voleurs passent le plus de temps possible à essayer de passer le portail. En ce qui concerne les caméras de sécurité, utilisez des caméras de chasse reliées au cellulaire ou à l’ordinateur. Ces caméras résistent aux intempéries, peuvent être montés sur les arbres et sont difficiles à repérer. Utilisez des piles au lithium longue durée. Notez que les voleurs aiment voler ces caméras, il faut donc trianguler : installez 3 caméras chacune pointant vers la suivante, la zone d&rsquo;intérêt étant le centre de ce triangle.</p><p>The post <a
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