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><channel><title>école à la maison - Economie rebelle</title> <atom:link href="http://economierebelle.com/tag/ecole-a-la-maison/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>https://economierebelle.com/tag/ecole-a-la-maison/</link> <description>Mon argent, mon choix</description> <lastBuildDate>Tue, 29 Nov 2022 00:27:59 +0000</lastBuildDate> <language>fr-FR</language> <sy:updatePeriod> hourly </sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency> 1 </sy:updateFrequency> <generator>https://wordpress.org/?v=6.7.1</generator> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « Guerrilla Learning » de G. Llewellyn et A. Silver</title><link>https://economierebelle.com/livre-guerrilla-learning-de-g-llewellyn-et-a-silver/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-guerrilla-learning-de-g-llewellyn-et-a-silver</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-guerrilla-learning-de-g-llewellyn-et-a-silver/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Tue, 30 Aug 2022 01:17:29 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Eduquer]]></category> <category><![CDATA[école à la maison]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2161</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre Guerilla Learning de Amy Silver et Grace Llewellyn est inspiré de la mouvance unschooling et propose des clés pour accompagner les enfants dans leur éducation. Les conseils et suggestions s&#8217;appliquent même aux enfants scolarisés. Si vous ne deviez lire qu&#8217;un seul livre sur l&#8217;éducation des enfants, lisez plutôt celui de John Taylor&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com/livre-weapons-of-mass-instruction-par-john-taylor-gatto/">John Taylor Gatto</a> dont une partie des idées sont reprises ici.</p><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><h3 class="wp-block-heading">Horloge brisée</h3><p>Les objections les plus communes à l’école à la maison sont que l’enfant n’atteindra pas le niveau scolaire de ses camarades de l’école et qu’il sera désocialisé. La première affirmation est fausse. La seconde repose sur le présupposé qu’il est bénéfique d’être socialisé à l’école, ce qui est sujet à caution.</p><p>Le secret de l’école à la maison est qu’il s’agit d’un apprentissage avec du sens. L’information vient avec un contexte qui lui donne tout son sens et qui favorise l’apprentissage véritable. À l’école, les élèves apprennent toutes sortes de notions abstraites et les oublient très rapidement. Le chercheur Howard Gardner de Harvard a ainsi établi que les meilleurs étudiants universitaires en physique perdaient tous leurs moyens face à des problèmes simples du monde réel ou des problèmes de physique présentés sous une forme inhabituelle.</p><p>Les enfants confrontent constamment leur modèle de la réalité avec ce qu&rsquo;ils observent. Pour les enfants qui ne connaissent que la salle de classe, la réalité offerte est une version artificielle et appauvrie du vrai monde. Par contre, les enfants qui étudient à la maison sont habitués à constamment observer leur environnement naturel, social, culturel pour y trouver des contradictions à leur modèle et autant de raisons de le réviser. En fait, les centres d’intérêt des enfants sont souvent des indices sur les carences dans leurs modèles mentaux qu&rsquo;ils essaient de combler.</p><p>L’école est un projet d’ingénierie sociale dont l’objectif n’est pas limité à l’instruction, mais vise à retirer l’enfant de sa famille et ainsi promouvoir une culture nationale homogène. Cette institution sert la société industrielle en produisant une petite élite de gestionnaires et une masse de travailleurs et consommateurs dociles et au comportement prévisible.</p><p>Que cela soit intentionnel ou non, l’école d’aujourd’hui est dysfonctionnelle. En dépit de l’évidence, de nombreux parents pensent que l’herbe est plus verte ailleurs&nbsp;: une meilleure classe, une meilleure école, pourquoi pas privée&nbsp;? Il est possible de limiter les dégâts même si l’on choisit de laisser ses enfants à l’école en réalisant que celle-ci ne devrait pas être la seule ni la principale source de savoir.</p><h3 class="wp-block-heading">Ce qu’on peut faire</h3><p>L’éducation de guérilla consiste à laisser votre fille lire sa pile de livres de la bibliothèque plutôt que faire ses devoirs. C’est aussi inviter votre massothérapeute à dîner pour que votre fille discute avec lui avant de se lancer dans une formation de masseuse.</p><p>L’éducation de guérilla, en résumé, c’est accepter que vous soyez responsable de votre propre éducation. Pour un enfant, cela signifie de penser intensément à ses objectifs et ses valeurs et d’agir en conséquence. Les familles qui choisissent ce type d’éducation ont en général une approche créative de la vie et de l’apprentissage. Elles valorisent aussi l’éducation en en faisant un mode de vie. Ces familles sont s’adaptent aux besoins spécifiques de leurs enfants et les encouragent à poursuivre leurs centres d’intérêt.</p><p>Notre définition d’une véritable éducation&nbsp;: la capacité de participer à la grande conversation que représentent la littérature, la science, les arts, l’histoire et les affaires publiques. En fait, comme l’a écrit Jean Piaget&nbsp;:</p><blockquote
class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>L’objectif principal de l’éducation dans les écoles devrait être la création d’hommes et de femmes qui soient capables de faire de nouvelles choses et pas seulement de répéter ce que les autres générations ont fait; des hommes et des femmes créatifs, inventifs, qui aiment les découvertes, qui puissent être critiques, vérifient les choses et n’acceptent pas tout ce qu’on leur offre.</em></p></blockquote><p>Les parents devraient s’impliquer dans l’école de leurs enfants pour voir ce qu’il s’y passe. Ils devraient aussi jeter un œil à ce qu’on leur demande comme devoirs. Le modèle d’éducation traditionnel est dépassé. Le monde d’aujourd’hui ne demande plus une main-d’œuvre uniforme, obéissante et dépendante.</p><p>Une chose simple que vous pouvez faire est de présenter à vos enfants différents types de réussite. La réussite à l’école n’est pas systématiquement nécessaire.</p><p>L’école limite la créativité, car elle pénalise l’échec alors que l’échec est inséparable du processus d’apprentissage. Pour développer sa créativité, vous devez apprendre à écouter votre voix intérieure. Vous devez aussi accepter d’échouer très souvent et donner plus d’importance à votre opinion de vous-même que celle des autres. Pour toutes ces raisons, encouragez vos enfants à créer qu’il s’agisse d’écrire de petites histoires, faire des maisons d’oiseaux …</p><h3 class="wp-block-heading">Les cinq clés de l’éducation de guérilla</h3><p>Il faut fournir à l’enfant des opportunités d’apprentissage en les entourant de livres, de jeux, et d’une culture familiale qui favorise la lecture.</p><p>Il faut aussi choisir le bon moment et tenir compte de la progression naturelle de l’enfant pour leur soumettre de nouveaux matériels.</p><p>Surtout, il faut attendre que l’enfant exprime un intérêt pour quelque chose pour lui fournir un matériel en rapport.</p><p>L’enfant doit aussi être libre de déterminer quand, quoi et où lire sans interférences des exigences des adultes.</p><p>Enfin, les parents sont là pour soutenir leur enfant, répondre à ses questions, offrir des explications lorsqu’elles sont demandées. Ils sont témoins de ses succès et l’encouragent dans sa progression.</p><p>Chaque parent offre à ses enfants, selon des degrés différents, des opportunités, de la patience, de l’attention, de la liberté et du soutien. L’astuce est de réaliser laquelle ou lesquelles des cinq clés posent problème. Certains parents veulent garder la bride sur leurs enfants. D’autres encore imposent leurs activités préférées.</p><h3 class="wp-block-heading">Opportunité</h3><p>L’exposition aux livres et à la lecture est seulement une partie de l’équation. Tout aussi important, il y a l’introduction aux mondes des arts, de la musique, à la science ainsi que les conversations sur toutes sortes de sujets d’actualité ou intemporels.</p><h4 class="wp-block-heading">Lire</h4><p>Le goût de la lecture est sans doute ce qu’il y a de plus important à développer chez l’enfant. Pour ce faire, lisez à vos enfants, offrez-leur des livres et qu’ils vous voient lire. Ayez dans votre bibliothèque un bon dictionnaire, une encyclopédie, et toutes sortes de livres pour tous les âges et pour tous les goûts. Allez à la bibliothèque régulièrement. Achetez des livres d’occasion dans les brocantes ou les ventes de garage. Tâchez de vous rappeler les livres que vous avez aimés étant enfant. Si votre enfant aime <em>Star Wars</em>, cherchez des livres sur <em>Star Wars</em>. Peu importe le contenu ou la qualité pourvu que votre enfant lise.</p><h4 class="wp-block-heading">Écrire</h4><p>Les gens apprennent à écrire non pas en mémorisant les règles de grammaire, mais en étant exposés à de la belle prose et en essayant de l’imiter. Écrivez des lettres. Lisez leurs lettres sans être critique. Il n’y a pas d’urgence à corriger l’orthographe, la syntaxe et la grammaire. Jouez au scrabble et d’autres jeux de mots. Tenez un journal et incitez vos enfants à faire de même. Écrivez en famille des chansons amusantes. Mettez leurs œuvres sur le frigo. Écoutez et discutez les paroles des chansons préférées de vos enfants. Pourvoyez assez de matériel à vos enfants pour se pratiquer à l’écriture. Assistez à des cours d’écriture, des conférences. Allez écouter des auteurs lire leurs livres. Apprenez à écrire si c’est quelque chose qui vous intéresse.</p><h3 class="wp-block-heading">Dialogue</h3><p>Écoutez attentivement et faites attention à ce que vous dites à vos enfants, car c’est ainsi qu’ils vous imiteront. Faites comme le père de Benjamin Franklin, invitez des gens intéressants à dîner et laissez les enfants écouter et participer.</p><p>Expliquez les choses complètement et comme si vous parliez à un adulte lorsque vous parlez de sujets qui vous intéressent.</p><h4 class="wp-block-heading">Les Arts</h4><p>L’art a une importance plus importante que l’école ne laisse penser. Visitez les musées, les galeries d’art. Les villes subventionnent souvent des studios pour artistes où le public est le bienvenu pour les voir travailler.</p><p>Ayez toujours en réserve suffisamment de matériel pour dessiner, peindre. Vous pouvez vous intéresser à l’architecture, la photographie, la couture, à faire des films, à la création de bijoux, la verrerie, etc.</p><p>Chantez en famille, jouez de la musique à vos enfants. Si vous en avez les moyens, payez-leur des leçons de musique. Sinon, trouvez un autre arrangement ou apprenez avec eux&nbsp;! Ayez de nombreux instruments de musique à la maison. Fabriquez-en&nbsp;!</p><p>Pratiquez la danse en famille. Allez à des concerts, assistez à des pièces de théâtre. Il y en a souvent à prix modique. Encouragez-les à faire une pièce de théâtre.</p><h4 class="wp-block-heading">Math et logique</h4><p>Comme l’a écrit John Holt, il est utile de montrer aux enfants la manière dont nous nous servons des nombres en tant qu’adulte&nbsp;: pour mesurer, pour avoir une meilleure compréhension du monde autour de nous, pour décider.</p><p>De la même manière que pour le dessin, il faut tout le matériel approprié, il convient d’avoir à portée de la main toutes sortes d’instruments de mesure&nbsp;: thermomètre, baromètre, métronome, montre, chronomètre, balance à peser, etc.</p><p>Il y a beaucoup de façons d’encourager les enfants à se familiariser avec les nombres&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Donnez-leur de l’argent de poche et ouvrir un compte d’épargne</li><li>Jouez à des jeux tels que les échecs, le go ou Mastermind</li><li>Initiez-les aux casse-têtes</li><li>Impliquez-les dans le budget familial.</li><li>Offrez-leur des livres pour créer une affaire ou apprendre à investir.</li><li>Faites des recettes, doublez ou réduisez de moitié les quantités.</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Science et nature</h4><p>Si vous avez un accès à la nature à proximité, profitez-en pour laisser vos enfants l’explorer. Donnez-leur un calepin pour dessiner les insectes ou les plantes qu’ils trouvent. Les bienfaits d’une exposition régulière à la nature sont incommensurables et pas seulement pour l’éducation. Vous pourrez&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Obtenir des guides peu dispendieux sur la faune et la flore locale</li><li>Faites du camping</li><li>Faites des photos de vos découvertes</li><li>Discutez d’où vient chacun des mets du dîner</li><li>Si vous avez un jardin, transformez une partie pour qu’elle fourmille de vie sauvage</li><li>Utilisez un aquarium pour faire un terrarium</li><li>Commencez à jardiner&nbsp;</li></ul><p>Pour ce qui est des sciences naturelles, posez-vous des questions en famille. Pourquoi les avions volent-ils&nbsp;? Pourquoi le ciel est-il bleu&nbsp;? Efforcez-vous de réaliser des expériences à la maison. Voici quelques suggestions&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Procurez-vous un microscope, une loupe et du papier millimétré et pourquoi pas des jumelles pour l’astronomie</li><li>Suivez l’actualité astronomique</li><li>Pratiquez la méthode scientifique</li><li>Si votre enfant est féru d’archéologie, informez-vous auprès de l’université pour savoir quelles fouilles sont ouvertes au public.</li><li>Obtenez des posters d’anatomie</li><li>Collectionnez les minéraux, les fossiles, etc., et laissez-les bien en évidence</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Technologie</h4><p>Vous pouvez offrir des livres sur la technologie et donner de vieux téléphones ou grille-pain à démonter. Des magazines techniques et scientifiques éveilleront leur curiosité et enflammeront leur imagination.</p><h4 class="wp-block-heading">Communauté</h4><p>Il n’est jamais trop tôt pour exposer vos enfants à la vie en communauté, ce qui leur rendra beaucoup plus tangibles les discussions sur la culture, l’histoire et la politique.</p><p>Par exemple, il est bon d’illustrer les différents types d’organisations politiques avec des cas réels autour de vous&nbsp;: vote par consensus, vote à la majorité, système hiérarchique.</p><p>Encouragez vos enfants à écrire à leur député s’il y a un sujet qui les préoccupe particulièrement. Discutez avec eux des débats de l’actualité.</p><p>Pour mieux comprendre leur propre culture, rien de tel que les voyages même symboliques. Regardez des films étrangers, lisez des contes d’ailleurs. Allez dans des quartiers ethniques. Regardez la télévision de pays étrangers. Devenez membre d’une organisation comme Servas qui permet d’accueillir des voyageurs du monde entier.</p><h4 class="wp-block-heading">Histoire</h4><p>Recherchez de bons films historiques. Racontez des histoires tirées de votre expérience ou de celles de vos parents ou grands-parents.</p><p>Étudiez l’histoire selon un thème à la fois que vous explorerez à fond en famille. Recherchez des films, des livres, des chansons et des musées qui traitent de la période historique qui vous intéresse.</p><h4 class="wp-block-heading">Langues étrangères</h4><p>Parents et enfants pourraient choisir une langue à étudier en famille. Louer des films en langue étrangère et repasser les autant de fois que nécessaire pour identifier certaines expressions.</p><p>Considérer la possibilité d’héberger un étudiant étranger en échange linguistique. Discutez avec vos enfants de leur intérêt à participer eux-mêmes à un programme d’échange linguistique.</p><h4 class="wp-block-heading">Le futur</h4><p>Vous ne voulez pas enseigner à vos enfants ce qu&rsquo;il doivent penser, mais comment penser. Soyez un exemple pour eux. Montrez-leur comment vous menez à bien vos projets. Emmenez-les là où vous travaillez si vous le pouvez. Laissez-les voir que vous faites des erreurs, que vous posez des questions, que vous rêvez en grand, que vous êtes persistant.</p><p>Parlez avec vos enfants pour les aider à réaliser toutes les options qui s’offrent à eux. Faites des séances d’initiation sur les activités qui les intéressent. Faites aussi des expériences de pleine immersion.</p><p>N’oubliez pas que l’horizon d’un enfant est beaucoup plus limité que celui d’un adulte. Répétez-lui souvent qu’il y a plusieurs façons d’approcher ce qui peut l’intéresser. Offrez-lui des suggestions de telles approches.</p><h3 class="wp-block-heading">Patience</h3><p>Abraham Lincoln a dit que si on avait quatre heures pour couper un arbre, nous serions bien avisés d’en passer trois à affûter la lame de la hache. De même, avec un enfant, il est contre-productif de hâter des apprentissages pour lesquels il n’est pas prêt. Et c’est justement la plus grande faute de l’école de valoriser l’apprentissage précoce.</p><p>Il n’y a pas vraiment de bénéfice à aller plus vite que la musique. C’est même tout à fait le contraire. Les enfants qui deviennent indépendants sont ceux qui reçoivent un amour inconditionnel, qui ont toute notre confiance et dont leurs besoins sont couverts. Ce ne sont pas ceux qu’on jette à l’eau en espérant qu’ils s’en sortent.</p><p>De quoi a l’air un apprentissage réel&nbsp;? Son rythme est lent et insouciant. Il est comme hors du temps, détaché des préoccupations habituelles de la performance, de l’échec et de la comparaison avec les autres.</p><p>Pour un parent soucieux de l’avenir des enfants, la peur est mauvaise conseillère. Chaque enfant apprend certaines notions à certains âges et il n’y a aucune raison que la séquence soit la même pour un autre enfant. Les parents devraient tempérer leurs craintes. Un enfant peut parler couramment une seconde langue même après 5 ans. Un enfant peut apprendre à lire tardivement, mais devenir un aussi bon lecteur ou meilleur que les autres.</p><p>Écrivez ce qui vous fait peur pour démystifier les choses. Si votre enfant perd une année, et après&nbsp;? Quelle différence cela fait-il dans une vie&nbsp;? En toute logique, votre enfant devra vivre des moments bien plus pénibles dans sa vie que cela.</p><p>De la même façon, si votre enfant est précoce, donnez-lui toute la stimulation ou les opportunités de compétition dont il a besoin.</p><p>Voici quelques suggestions&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Prêtez attention aux signaux qu’envoie votre enfant. Si ce qu’il a à faire le fatigue, vous devriez peut-être vous arrêter.</li><li>Ne faites pas la leçon à vos enfants. Vous risquez de perdre leur attention. Laissez-les plutôt poser des questions. Mieux vaut en dire un peu moins qu’un peu trop.</li><li>Les enfants subissent une énorme pression tout particulièrement ceux qui vont à l’école. Rassurez-les en insistant qu’il n’y a pas d’urgence, peu importe le sujet.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">L’intérêt</h3><p>Comme Goethe l’a écrit&nbsp;:</p><blockquote
class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Personne n’apprend réellement quelque chose que sur ce qu’il aime.</em></p></blockquote><p>Des cinq clés de l’apprentissage, c’est l’ingrédient le plus important, celui sans lequel rien ne se produit.</p><p>Pour découvrir sa vocation, un enfant doit être exposé à une grande variété d’activités. L’école a au moins le mérite d’initier l’enfant à différentes disciplines. Malheureusement, ce dernier n’est pas libre d’aller au bout de ses recherches puisqu’on occupe son temps de façon improductive. Pire, si ses performances sont critiquées, il peut se détourner complètement d’un sujet qu’il l’aurait passionné.</p><p>À la maison, une attention particulière doit être portée aux besoins de l’enfant. Il se peut que ceux-ci soient très différents de ces parents de même que pour la personnalité et la façon d’apprendre. Même si la tentation peut être grande de vouloir corriger des faiblesses, il vaut mieux au contraire pour commencer le laisser développer ses forces.</p><p>Voici quelques suggestions&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Apprenez à vous effacer et à ne pas interférer.</li><li>Apprenez à connaître vos enfants mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes.</li><li>Ne jugez pas ce qui peut les intéresser même si cela peut vous paraître frivole. Ce qui compte est que vos enfants s’intéressent à quelque chose.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Liberté</h3><p>On parle ici de la liberté de choisir ce qu’on fait et qui on veut devenir. Avec un tel choix vient un nécessaire engagement. Si l’on veut apprendre une nouvelle langue, cela implique d’y consacrer des efforts et du temps.</p><p>Le rôle des parents est de montrer aux enfants ce qu’il est possible de choisir et de les informer sur les conséquences de ces choix.</p><p>Les parents devraient aussi se montrer clairs sur les domaines où il n’y a pas de choix&nbsp;: se brosser les dents, etc.</p><p>Mais il y a une différence entre définir des limites claires, et manipuler ses enfants pour qu’ils fassent ce que vous voulez ou les obliger par la contrainte.</p><p>Donnez de la liberté à ses enfants a un double objectif. Cela leur permet de poursuivre leurs centres d’intérêt. Mais surtout, ils ont l’occasion de développer leur boussole interne qui leur servira toute leur vie pour prendre des décisions.</p><p>Il n’y a pas de mauvais choix, juste des choix avec des conséquences. Si votre enfant se consacre à sa réussite scolaire, c’est autant de temps en moins pour faire ce qui l’intéresse vraiment. À l’inverse, ceux qui ont appris à lire tardivement ont eu tout le loisir d’observer le monde naturel et d’en tirer des leçons.</p><p>Laissez vos enfants déterminer leurs propres objectifs.</p><h3 class="wp-block-heading">Soutien</h3><p>Voici quelques principes de base&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Mettez votre masque à oxygène avant de mettre celui de votre enfant. Vous ne devriez pas en faire trop dans votre soutien au point de négliger vos propres besoins et obligations.</li><li>Les activités poursuivies doivent être celles qui ont choisi pas celles que vous voulez.</li><li>Évaluer constamment le soutien que vos enfants pourraient vouloir. S’ils posent une question, vous devriez y prêter attention, peu importe la question.</li><li>Aider vos enfants à identifier leurs forces et leurs faiblesses. Quel mode d’apprentissage leur est naturel&nbsp;? Quel type de personnalité ont-ils&nbsp;?</li><li>Préoccupez-vous de leur bien-être avant tout.</li></ul><p>Quelques idées simples peuvent aider&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Accompagnez vos enfants en voiture.</li><li>Donnez de l’argent pour des livres et les activités.</li><li>Devenez une source d’information pour vos enfants, que celle-ci soit dans votre tête ou celle d’une connaissance.</li><li>Écoutez-les.</li><li>Les aider non pas sur le quoi, mais sur le comment atteindre leurs objectifs.</li><li>Faire pour eux des choses pour lesquelles ils ne sont pas équipés.</li><li>Leur apprendre des compétences que vous avez.</li><li>Les encourager à demander ce qu’ils veulent.</li><li>Ne vous limitez pas aux disciplines scolaires dans le soutien que vous offrez.</li></ul><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2161</post-id> </item> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « Hard Times in Paradise » des Colfax</title><link>https://economierebelle.com/%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90livre-hard-times-in-paradise-des-colfax/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=%25e2%25ad%2590%25e2%25ad%2590%25e2%25ad%2590%25e2%25ad%2590livre-hard-times-in-paradise-des-colfax</link> <comments>https://economierebelle.com/%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90livre-hard-times-in-paradise-des-colfax/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 13 May 2022 02:48:36 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Devenir résilient]]></category> <category><![CDATA[Eduquer]]></category> <category><![CDATA[autosuffisance]]></category> <category><![CDATA[école à la maison]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2100</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Les époux Colfax sont un couple d’universitaires et activistes d’extrême gauche. Leur engagement politique leur a valu d’être mis au ban du monde académique. Las des menaces, n’ayant aucune perspective de continuer leur carrière, le couple entreprit un changement radical : un retour à la terre dans les montagnes de Californie à Mendocino. Avec leurs&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2><p>Les époux Colfax sont un couple d’universitaires et activistes d’extrême gauche. Leur engagement politique leur a valu d’être mis au ban du monde académique. Las des menaces, n’ayant aucune perspective de continuer leur carrière, le couple entreprit un changement radical : un retour à la terre dans les montagnes de Californie à Mendocino.</p><p>Avec leurs trois enfants, les Colfax ont aménagé leur ranch dans des conditions très difficiles et parfois dangereuses sur une dizaine d’années.</p><p>Ils ont fait toutes les erreurs possibles et imaginables. C’est sans doute ce qui a permis à leurs enfants d&rsquo;apprendre la débrouillardise, le sens des responsabilités et la coopération. Aucun des enfants n’a été scolarisé. Leurs parents les ont laissé développer leurs talents naturels sans intervention autre que de les encourager, de répondre à leurs questions et de leur fournir le matériel nécessaire à leur exploration autonome.</p><p>C&rsquo;est un ouvrage à méditer avant de vous lancer dans une aventure du même genre.</p><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><ul
class="wp-block-list"><li>Les Colfax ont achèté leur terrain de 47 acres au nord de la Californie au début des années 1970 à une époque où les hippies étaient légion.</li><li>Une des premières erreurs des Colfax a été d’acheter une tronçonneuse, un outil essentiel pour défricher, qui n’était pas adaptée à leurs besoins&nbsp;: trop lourde, peu maniable, d’occasion.</li><li>Malheureusement pour eux, leur terrain était resté en friche depuis une vingtaine d’années. Un terrain dont les arbres viennent d’être coupés est beaucoup plus facile à aménager que le même terrain 20 ans après. Il suffirait de brûler les branches, les écorces et les rondins de bois inutilisables. Vous disposeriez aussi de grands espaces laissés par les arbres coupés, de routes pour l’accès et de plateformes aménagées pour disposer les rondins.</li><li>Les Colfax ont eu de la visite après avoir incinéré des débris végétaux. Le feu et la fumée ont tendance à inquiéter ou susciter la curiosité des voisins. C’est ainsi qu’ils ont la visite de leur voisin, un juge qui était par ailleurs riche et propriétaire d’un journal…</li><li>Ils ont aussi reçu la visite de l’homme à tout faire de la région – sans doute informé – par l’agent immobilier qu’il y avait de nouveaux arrivants.</li><li>La nature peut être magnifique, mais il faut aussi compter sur les insectes et autres nuisibles, le jour et la nuit.</li><li>Les Colfax ont attendu 3 ans avant d’avoir de vraies toilettes, le temps de construire leur maison, la salle de bain, installer les canalisations, la fosse septique et le champ de drainage.</li><li>Il semblerait que le manque total de préparation, d’expérience et de bon sens du couple d’universitaires des Colfax dans l’aménagement de leur terrain, soit la principale raison du succès de leurs quatre enfants. Ils ont appris très tôt à ne compter que sur eux-mêmes!</li><li>La construction de leur maison s’est faite selon le code de la construction pour éviter une visite des autorités et surtout pour ne pas prendre le risque d’une démolition.</li><li>La famille s’est aperçue de certains défauts des contreplaqués livrés uniquement lorsqu’elle a coulé le béton dans les fondations. Malgré leurs efforts pour ajuster les fondations avant qu’elles ne durcissent, un côté n’a pas pu être rattrapé. Pour cette raison, à cet endroit-là, le sol est légèrement déformé.</li><li>Au plus fort de l’été, la famille a reçu de nombreux visiteurs indésirables qui croyaient avoir affaire à des hippies. L’aide apportée n’était pas à la hauteur de la gêne occasionnée, en particulier la fois où ils ont hébergé un toxicomane paranoïaque.</li><li>Alors que le toit n’était pas encore construit à l’automne, il a plu de manière continue ce qui a bien failli déformer les poutres censées soutenir le toit.</li><li>Leurs enfants apprenaient bien trop en travaillant avec leurs parents pour que le couple se préoccupe de les inscrire à l’école.</li><li>Une autre de leur erreur a été de planter un verger avant même de prévoir son irrigation! Au moins, ils ont eu l’idée de faire financer l’achat des arbres fruitiers par leur famille, un arbre à la fois.</li><li>Pendant tout ce temps, la famille n’avait pas accès à l’eau courante. L’eau pour la cuisine et les bains hebdomadaires devait être transportée depuis un ruisseau en contrebas jusqu’au campement. Après l’achat d’une pompe et du matériel requis, une autre déception attendait les Colfax. En effet, c’est seulement une fois que tout le dispositif a été péniblement assemblé et installé qu’ils réalisèrent que la pompe était défaillante. L’achat d’une autre pompe créa d’autres problèmes à cause de l’incompatibilité des raccordements…</li><li>Un petit bassin d’eau pour les besoins quotidiens avait été construit pour récolter l’eau puisée grâce à la pompe. Le bassin a attiré des cochons sauvages qui sont venus s’y abreuver.</li><li>En échange de leur travail, la famille a pu emprunter de l’équipement pour creuser un puits à l’endroit précis où un magnétiseur avait dit qu’il y avait une source à 25 mètres sous la surface. Après un mois de travail pénible et acharné, ce fut une nouvelle déception.</li><li>Finalement, le problème de l’eau fut résolu grâce à la générosité d’un voisin qui leur donna accès a ses sources. Il restait juste à éclaircir un passage entre leur maison et la source du voisin.</li><li>Cependant, contrairement aux spécifications techniques, la pompe utilisée avait des difficultés à extraire l’eau depuis la source du voisin. Ainsi, chaque année, les Colfax devaient remplacer la pompe, en général au plus fort de l’été.</li><li>Un jour, des guêpes s’en sont prises à la chèvre de la famille. La famille est allée essayer de libérer la chèvre – sans protection une première fois, avant de recommencer. Le couple s’est fait piquer. La femme a perdu connaissance à la suite d’un choc anaphylactique. Le médecin des urgences lui indiqua qu’elle aurait pu en mourir et qu’elle devrait considérer un kit pour les piqûres d’abeilles à l’avenir.</li><li>Une autre erreur aura été d’entamer leurs économies en faisant un aller-retour entre le ranch et Saint-Louis où les Colfax avaient entreposé leur mobilier. Au bout du compte, les machines à laver et à sécher du couple sont restées trois ans dans la maison dans leur emballage avant de finir au dépotoir.</li><li>David Colfax a fait de l’auto-stop jusqu’à la côte est pour acheter un pick-up massif. Son retour a été émaillé de nombreux problèmes techniques. Le moteur était détruit. 3000$ venaient de partir en fumée. David aurait pu acheter un véhicule équivalent (et sans problèmes) auprès de leurs voisins pour 2000$&#8230; Mais après tout, il n’y connaissait rien.</li><li>Lorsque l’argent est devenu un problème, les Colfax ont commencé à vendre des bûches de bois à un prix défiant toute concurrence. Dans ce commerce, ils ont dû faire affaire avec des gens plus ou moins bizarres comme par exemple le personnage qui inspectait les bûches une à une avant de les faire déposer près de sa Mercédès immaculée. «&nbsp;Le problème quand on est pauvre, c’est que vous n’avez plus de temps à vous.&nbsp;»</li><li>David Colfax fut recruté pour construire la maison d’une connaissance. Il évita les erreurs qu’il avait commises, mais n’en retira aucune satisfaction. Au contraire, il détestait cela et le fait de ne pas voir ses enfants de la journée et de rentrer épuisé à la maison le fit changer d’approche.</li><li>David Colfax, après 4 ans passés dans les bois, s’est finalement résolu à revenir dans le monde universitaire. Après avoir accepté une offre ferme pour un poste d’enseignement dans l’Illinois (payé moitié moins que son précédent poste), et avoir loué une maison pour la rentrée, l’université l’a informé que l’offre n’était plus sur la table ! La même chose se produisit avec deux autres offres.</li><li>En désespoir de cause, et après avoir dépensé leurs économies pour rendre la maison habitable, les Colfax prirent la décision d’aller enseigner au lac Supérieur dans une communauté isolée qui recherchait désespérément des professeurs.</li><li>Une semaine avant de partir au Canada, l’agence d’adoption leur a confirmé qu’ils allaient être les heureux parents d’un bébé esquimau.</li><li>Lors de leur déménagement à 3000km au nord, les Colfax n’ont pris avec eux aucun meuble, mais seulement des outils. L’idée était de fabriquer leurs propres meubles à partir de contreplaqué.</li><li>La vie en appartement leur a permis de redécouvrir la télévision et les commodités de la vie moderne. Après quelques mois, la télévision a perdu son attrait et la famille est tombée d’accord sur le fait que rien n’égalait la vie dans les montagnes de Californie sauf sans doute l’éclairage électrique supérieur à l’éclairage au kérosène pour lire le soir.</li><li>Les Colfax ont jugé que l’école ne pourrait pas faire bien du tort aux enfants pour le peu de temps qu’ils prévoyaient rester au Canada. Les enfants n’ont pas détesté ça, mais trouvaient qu’il s’agissait d’une terrible perte de temps.</li><li>Reed, le troisième enfant, a sauté la maternelle puisqu’une évaluation avait montré qu’il avait le niveau de lecture d’un 5<sup>ème</sup> ou 6<sup>ème</sup> année.</li><li>Drew le cadet a créé un incident dans le bus scolaire en refusant d’obéir à la consigne d’un 4ème année de ne pas s’asseoir avec la personne de son choix. Une fois chez le principal, il est resté muet et a refusé de s’identifier et de répondre à ses questions. Finalement, quelqu’un est allé chercher son frère aîné, Grant qui a joué les médiateurs.</li><li>Le contraste de leur vie bien ordonnée au Canada avec leurs aventures en Californie était saisissant. Les Colfax n’aimaient pas vraiment se soumettre à des routines quotidiennes décidées par les autres. Ils préféraient organiser leur vie ou leur survie en famille.</li><li>En quittant le Canada, Micki Colfax repensa aux trois mois passés au Maroc dans l’espoir d’aller enseigner en Ouganda, avant finalement de retourner aux États-Unis&nbsp;et de commencer leur aventure en Californie : «&nbsp;J’ai encore le même sentiment de m’échapper d’une prison.&nbsp;»</li><li>De retour en Californie, le couple Colfax a proposé sans trop de conviction à leurs enfants de devenir membre de l’organisation 4H pour rencontrer d’autres jeunes garçons. L’idée les a emballés. 4H est une sorte d’association de scoutisme où les enfants de la région peuvent s’initier aux métiers de la ferme auprès de professionnels.</li><li>C’est ainsi que l’aîné Grant, âgé de 13 ans, a appris à stopper net un bœuf Angus qui lui fonçait dessus à l’aide d’un coup de planche sur la tête. La famille venait en effet de mettre toutes leurs économies dans l’achat de deux bœufs.</li><li>Après avoir engraissé les bœufs, Grant et Drew ont participé à une vente aux enchères. Bien que leurs bœufs aient obtenu le meilleur ratio du poids ajouté par quantité de nourriture fournie, ils ont obtenu le prix le plus bas environ 60 cents la livre alors que d’autres avaient obtenu près de 3 dollars la livre. La famille réalisa qu’elle faisait très peu affaire avec le reste de la communauté et que par conséquent personne ne se sentait obliger de donner un bon prix.</li><li>La famille a remarqué que peu importe les protections mises en place pour mettre à l’abri leur potager, des lapins ou des chevreuils trouvaient toujours le moyen d’y pénétrer. Ils utilisèrent cela à leur avantage&nbsp;pour piéger le gibier à proximité de cet endroit stratégique.</li><li>Grant et Drew ont réussi à gagner quelques centaines de dollars en élevant des moutons. Grant, qui s’était pris de passion pour l’étude des chèvres, a lu énormément sur le sujet et a investi son argent ainsi que celui de ses parents pour sélectionner les bonnes chèvres et démarrer un élevage. Quelque temps plus tard, Grant réalisa que ses chèvres n’étaient peut-être pas si bonnes que cela!</li><li>Grant avait tout de même eu une bonne intuition. Il n’y avait pas d’argent à faire en vendant le lait de chèvre. Le seul commerce réellement rentable était l’élevage et la vente de chèvres de bon pedigree. Profitant du départ à la retraite de propriétaires d’un bouc d’exception, il convainquit ses parents d’acheter l’animal. Drew fit la même chose avec des moutons au lieu de chèvres. Après quelques années, la famille fut connue dans la région pour ses animaux de qualité supérieure.</li><li>La famille a connu toutes sortes de mésaventures dans leurs expériences. Par exemple, David et un de ses fils ont fait une violente réaction allergique en brûlant du sumac vénéneux du chêne. Leur visage a gonflé subitement et ils ont dû se rendre à l’hôpital.</li><li>Un mouton qui a réussi à pénétrer dans la réserve s’était empiffré avec des céréales. Chez les ruminants, cela génère la production de gaz qui s’ils ne sont pas évacués provoque la mort. Il y a deux méthodes pour les sauver, soit inciser un de leurs estomacs avec tous les risques que cela comporte, soit lui faire évacuer le contenu des estomacs par aspiration!</li><li>Leur vieux pick-up dont toutes les pièces avaient été changées au moins une fois a failli coûter la vie à Micky et trois de ses enfants lorsque les freins ont lâché dans une descente dangereuse. Ils n’ont dû la vie qu’à un rocher qui se trouvait sur l’accotement.</li><li>Drew et Reed développèrent un goût pour les courses à pied et ne tardèrent pas à ajouter des trophées de course de la région ou de l’état à tous ceux que la famille avait gagnés lors des foires agricoles.</li><li>Le couple Colfax a toujours profité de l’anniversaire de leurs enfants pour leur donner soit des cadeaux éducatifs (livres de leurs auteurs favoris ou sur les sujets qu’ils aiment, encyclopédies, etc.), soit des objets utiles pour leurs projets (seaux en inox, outils, etc.). Drew avait démontré de l’intérêt pour l’astronomie. Comme un télescope était beaucoup trop dispendieux, et sur les conseils d’un vendeur spécialisé, Micky acheta tout le matériel nécessaire à la construction d’un télescope. Drew passa des centaines d’heures à poncer le miroir principal et à réaliser l’assemblage. Lui et son frère créèrent un observatoire dans le verger. À peine trois semaines plus tard, il observa une comète en même temps que trois autres observateurs amateurs.</li><li>La pompe explosa et déclencha un incendie. Il fallut que Reed coure à travers les bois pour pouvoir appeler les pompiers chez le voisin. Heureusement, l’incendie fut contenu. Cela démontra à la famille la nécessité d’avoir accès à une ligne téléphonique!</li><li>Le fait de ne pas être connecté au réseau électrique n’a jamais dérangé la famille. Les générateurs suffisaient amplement pour faire fonctionner les outils. De plus, la famille s’était habituée à faire chauffer l’eau sur le poêle pour leur hygiène quotidienne. En revanche, l’absence du téléphone a toujours été&nbsp;problématique&nbsp;: les visiteurs indésirables pouvaient arriver sans prévenir, beaucoup de temps était perdu lorsqu’un article n’était pas disponible chez le fournisseur et qu’un simple coup de fil aurait pu soit permettre d’éviter le voyage, soit permettre de discuter avec la famille d’un article de substitution.</li><li>Pour avoir accès à l’électricité, cela suppose que les voisins soient d’accord pour installer des lignes électriques sur leur terrain. En résumé, cela revient à abandonner une partie du terrain à la compagnie d’électricité pour maintenir les lignes et à prendre les risques associés aux lignes haute tension, sans parler de l’esthétique. La ligne téléphonique suit les mêmes lignes que le réseau électrique en général. Mais il existe une autre option&nbsp;: les lignes téléphoniques rurales.</li><li>Avec le matériel approprié, la famille a dû établir une ligne en hauteur suspendue d’un arbre à l’autre tous les 15m. Le travail à réaliser était énorme&nbsp;: éclaircir le bois, couper certains arbres, éviter que le fil ne touche les branches !</li><li>Le téléphone perturbait leur vie quotidienne, paisible et tranquille jusque-là. Malgré tout, au total, le téléphone améliora leur qualité de vie. En fait, cela leur donna davantage de temps libre pour se consacrer aux loisirs (films) ou à de l’activisme politique.</li><li>L’isolement de la famille a été clé au début de leur aventure pour les mettre à l’abri des autorités scolaires. Plus tard, le fait que tous leurs enfants décrochaient les meilleurs prix au club 4-H a démontré clairement aux yeux de tous qu’ils avaient appris bien plus à la maison qu’en allant à l’école.</li><li>Contrairement à d’autres familles qui ne se sont pas accrochées, les Colfax ont réussi à tenir le cap. Grant, l’aîné est celui qui a essuyé les plâtres. Par la suite, Grant a pu aider ses parents à contribuer à l’enseignement de ses frères puisqu’il savait ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas.</li><li>Grant décida d’aller à l’université. Pour ce faire, il s’imposa un programme intensif d’études. Grant a ainsi noté ses progrès au cours de 4 mois&nbsp;: 420 pages de mathématiques, 800 pages d’anglais, 200 pages de chimie, l’équivalent d’une deuxième année d’espagnol.</li><li>La famille a accompagné Grant pour ses entrevues avec les universités. La première à Cornell s’est mal passée, car la personne en charge du recrutement se disait incapable de l’évaluer. L’argent était aussi un problème dans la mesure où même les universités d’état étaient trop coûteuses. Il ne pouvait pas non plus, dans le cas de Grant, compter sur une bourse athlétique. Harvard et Yale en revanche disposaient de programme de bourses d’études tout compris.</li><li>Grant a obtenu d’excellents scores au SAT et autres tests standardisés. Ses entrevues dans la plupart des Universités se sont très bien déroulées. Elles avaient tendance à durer une ou deux heures au lieu des 15 minutes réglementaires. Naturellement, il fut admis à Harvard pour y faire médecine – tous frais payés. Plus tard Drew et Reed seront également admis à Harvard.</li><li>Au total, cela a pris environ 10 ans de dur labeur à la famille Colfax pour devenir autosuffisante. La recette de leur succès a été de faire une gestion attentive et méticuleuse d’un petit nombre de bêtes de qualité supérieure. Rien de cela n’aurait été possible sans avoir utilisé le travail de leurs quatre enfants. Désormais, ils allaient quitter le ranch familial l’un après l’autre.</li><li>Les Colfax ont vu de nombreuses tentatives romantiques de revivre à la campagne. Toutes ou presque se sont soldées par des échecs&nbsp;: commerce de planches à découper, un hôtel, une mise en conserves, un magasin bio, le magasin d’aliments pour animaux, la fabrique de cidre. Les vignobles semblaient faire exception, mais sans doute parce que ceux qui se lançaient en affaire le faisaient avec des fonds importants&nbsp;: «&nbsp;Dans le commerce du vin, vous finissez en général avec une petite fortune après y avoir investi une grande.&nbsp;» Dans la pratique, la vallée ne semblait pas capable de soutenir plus que 2 ou 3 quincailleries, 2 ou 3 stations-service et 1 ou 2 cafés. Les seuls qui avaient l&rsquo;air de prospérer étaient les agents immobiliers qui tiraient parti des fantasmes des néoruraux.</li><li>Un partenariat improbable avec une cheffe à la cuisine dédiée à un public snob améliora la situation financière de la famille. Au début, ce restaurant chic détonait compte tenu de la population locale de fermiers. Après plusieurs mois sans réelle clientèle, d’un seul coup, le restaurant fut découvert par son public d’écrivains, de critiques gastronomiques et autres gourmets de San Francisco et du reste du pays. Les Colfax approvisionnaient le restaurant en échange de repas gratuits. Le restaurant proposa à ses clients des logements pittoresques et recommanda la famille Colfax qui venait de construire une cabine à louer dans le ranch avec un petit-déjeuner de la ferme.</li><li>La cabine fut un immense succès. Malheureusement, l’expérience pouvait devenir pénible avec des clients curieux de leur mode de vie et qui les interrogeaient sur leur méthode d’enseignement et comment il avait réussi à envoyer leur fils aîné à Harvard.</li><li>La publicité générée par les articles de presse autour des prouesses de la famille a suscité l’intérêt du mouvement «&nbsp;homeschooling&nbsp;» pour l’éducation des enfants à la maison. Les Colfax se faisaient payer pour les appels de parents désireux d’en savoir plus sur leur méthode. De là est née l’idée d’écrire un livre sur le sujet.</li><li>La gentrification de la vallée n&rsquo;apportait pas que des désagréments. Par exemple, avec l&rsquo;arrivée de clients affluents, de nouveaux débouchés s&rsquo;offraient aux entreprises de la région.</li></ul><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2100</post-id> </item> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « Teach Your Own » de John Holt</title><link>https://economierebelle.com/livre-teach-your-own-de-john-holt/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-teach-your-own-de-john-holt</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-teach-your-own-de-john-holt/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Sat, 23 Apr 2022 03:24:09 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Eduquer]]></category> <category><![CDATA[école à la maison]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2086</guid><description><![CDATA[<p>Introduction John Holt est l’un des fondateurs du mouvement «&#160;unschooling&#160;» qui prône la déscolarisation des enfants au profit d’un apprentissage autonome et personnalisé. Son livre “Teach Your Own”, paru en 1981, s’appuie sur sa correspondance avec des parents qui font l’école à la maison et expose les diverses situations auxquelles ils sont confrontés. Pourquoi retirer&#8230; <a
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Les gens qui souffrent, qui ont une vie pénible et ennuyeuse, ne supportent pas que les autres souffrent moins et les feront souffrir aussi s’ils le peuvent.</p><p>Tant que de tels parents représentent la majorité – et c’est le cas – il ne sera pas possible de réformer l’école. Pourquoi les enfants devraient-ils prendre du plaisir au lieu de s’habituer dès que possible à faire des choses qui ne leur plaisent pas comme c’est le cas de leurs parents.</p><p>Une minorité de parents choisissent de déscolariser leurs enfants pour les éduquer à la maison pour trois raisons. Ils considèrent que l’éducation de leurs enfants est leur affaire et non celle du gouvernement. Ils aiment avoir leurs enfants près d’eux et les aider à se développer. Ils veulent leur éviter de souffrir mentalement, physiquement et spirituellement.</p><p>Il est difficile de savoir leur nombre en partie parce que certains parents font l’école à la maison en secret. Lorsqu’ils arrivent dans une nouvelle région ou dans un nouvel état, ils n’inscrivent pas leurs enfants à l’école du quartier. En cas de questions, ils disent qu’ils ont inscrit leurs enfants à l’école privée. Parfois, dans certains états, ils s’enregistrent comme une école.</p><p>S’il est difficile de dire qui sont ces familles, il est plus aisé de dire qui elles ne sont pas. Elles ne vivent pas dans les grandes villes. Elles ne sont pas dans les quartiers les plus aisés du pays non plus. Elles ont un revenu moyen et ont tendance à vivre à la campagne.</p><p>Différentes expériences ont montré que le temps de lecture en silence améliorait l’apprentissage. Cependant, de nombreux enseignants ne le font pas, jugeant peut-être le niveau de leurs élèves insuffisant, ou l’interrompent avec des questions, des colles ou des commentaires.</p><p>Une autre étude indique que la plupart des enseignants notent mieux un exposé écrit avec un langage ampoulé que le même exposé écrit en termes simples&nbsp;!</p><p>Très souvent, les familles qui choisissent de faire l’école à la maison sont celles d’enfants qui ont appris à lire très tôt. Leurs enfants souhaitent lire des livres de leur âge, mais leur enseignant leur impose de faire les mêmes exercices que les autres, d’où une grande frustration.</p><p>Les familles qui retirent leurs enfants de l’école remarquent souvent une nette amélioration de leur santé. En effet, beaucoup d’enfants n’ont pas le loisir de lire ou de s’adonner aux activités intellectuelles qui les intéressent lors des heures de classe et se rattrapent à la maison. Cela réduit fortement le temps pour les activités physiques.</p><h3 class="wp-block-heading">Objections courantes à l’école à la maison</h3><h4 class="wp-block-heading">Nous avons besoin d’un socle commun à tous les citoyens.</h4><p>Nous avons besoin plus que jamais, en effet, d’un dénominateur commun à tous les citoyens. Trop souvent de nos jours, l’unité n’est réalisée que contre des ennemis extérieurs. Pour autant, l’école n’est pas le bon endroit pour construire une identité commune. Du moins pas tant qu’elle servira à classer les individus entre perdants et gagnants et à préparer les perdants à accepter une vie misérable.</p><p>Certains prétendent aussi que l’école met en contact de nombreux groupes sociaux et raciaux qui n’auraient pas eu l’occasion de se croiser autrement et que cela contribue à réduire les préjugés. Sans doute. D’un autre côté, des enfants éduqués à la maison ont tendance à avoir une meilleure estime d’eux-mêmes et par conséquent moins besoin de trouver des boucs-émissaires.</p><h4 class="wp-block-heading">L’école publique donne l’occasion de se faire des amis d’une race ou d’une classe sociale différente</h4><p>La séparation des élèves se fait très tôt et souvent sur la base de l’apparence et des manières, de sorte qu’en pratique il est difficile de côtoyer des élèves différents dans une même classe. D’un autre côté, les écoles sont le théâtre de conflits raciaux ou de classe entre différents groupes qui ne se connaissent pas.</p><h4 class="wp-block-heading">Comment empêcher les parents aux idées bornées de les transmettre à leurs enfants ?</h4><p>La différence entre un pays libre et un État policier est que dans le pays libre, pourvu que vous suiviez les lois, vous avez le droit de croire ce que vous voulez.</p><p>Si nous devions censurer des idées, alors qui déciderait&nbsp;et selon quel critère&nbsp;?</p><p>En fait, non seulement les gens ont le droit de croire ce qu’ils veulent: que la terre est plate, que certaines races sont supérieures, mais ils ont aussi le droit de transmettre ces idées à leurs enfants.</p><p>Aucune autorité gouvernementale, y compris l’école, ne devrait avoir le droit de dire ce qui est vrai et ce qui n’est pas vrai. Inévitablement, l’école met en avant certaines idées. Ceux qui sont d’accord avec ces idées y enverront volontiers leurs enfants. Mais qu’en est-il de ceux qui ne sont pas d’accord&nbsp;? Pourquoi ne pourraient-ils pas avoir un autre choix&nbsp;?</p><p>Même si vous pensez que c’est la mission de l’école de lutter contre les préjugés, il faut quand même admettre après plusieurs générations de scolarisation obligatoire qu’elle n’a pas fait un très bon travail.</p><h4 class="wp-block-heading">Si vous ne mettez pas vos enfants à l’école, comment pourront-ils s’insérer dans la société&nbsp;?</h4><p>L’école pourra en effet aider votre enfant à croire ce que la plupart des gens croient, et à aimer ce que la plupart des gens aiment. Le présupposé est que sans l’école, les enfants vont devenir des marginaux et ne s’adapteront pas à la société.</p><p>Mais que se passe-t-il quand les valeurs dominantes du moment, l’argent, le sexe et la drogue&nbsp;imprègnent l’école ? Est-il toujours intéressant d’y envoyer vos enfants pour qu’ils partagent cette «&nbsp;culture&nbsp;»&nbsp;commune ?</p><h4 class="wp-block-heading">Les enfants qui font l’école à la maison ne vont-ils pas manquer la vie sociale à l’école&nbsp;?</h4><p>Voici un petit aperçu de la vie sociale à l’école&nbsp;: un groupe de leaders populaires, les suiveurs et les exclus. Les sujets de conversation tournent autour de qui est fâché avec qui, de qui est invité (ou pas) à telle ou telle fête. Les préoccupations sont centrées sur la compétition et le statut. C’est encore plus le cas dans les écoles où les élèves viennent de milieux privilégiés.</p><p>Le quotidien de l’école est marqué par la violence et l’humiliation de certains élèves, pour l’exemple ou par méchanceté gratuite. La peur est entretenue. Les élèves finissent par internaliser les règles du jeu qu’on veut leur faire jouer&nbsp;: trouver un plus faible que soi à écraser, de préférence en groupe.</p><p>Les dynamiques de groupe qu’on trouve à l’école ont aussi des effets désastreux. C’est ainsi que de nombreux élèvent commencent à fumer et à boire, non par goût, mais parce que les autres autour d’eux le font. Le phénomène est amplifié par le fait que l’école limite artificiellement les contacts à ceux des élèves du même âge.</p><h4 class="wp-block-heading">Le problème de l’exposition des élèves à des enseignants non certifiés</h4><p>Un enseignant certifié et un bon enseignant ne sont pas nécessairement les mêmes choses.</p><p>Étrangement, de nos jours, il faut une préparation spécifique pour apprendre à enseigner.</p><p>Cependant, depuis l’aube des temps, les humains ont transmis efficacement leur savoir à d’autres humains sans que cela soit leur activité principale en respectant certains principes&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Pour aider quelqu’un à apprendre, vous devez savoir où il est rendu</li><li>Montrer est mieux que parler, laisser les autres faire est encore meilleur</li><li>Y aller progressivement. Ne pas tout dévoiler d’un coup.</li><li>Laisser autant de temps que nécessaire pour que l’élève absorbe le matériel présenté</li><li>Plutôt que de leur faire un examen, évaluez leur niveau d’après les questions qu’ils posent</li><li>Vous ne devez pas vous énerver lorsque les gens ne comprennent pas</li><li>Faire peur bloque l’apprentissage</li></ol><p>N’est-il pas d’ailleurs intéressant de noter que le groupe professionnel le plus représenté parmi les parents d’élèves des écoles <em>privées</em> est formé des administrateurs d’écoles publiques&nbsp;!</p><p>Une expérience intéressante a été menée à l’intérieur d’une école défavorisée. Des 5<sup>ème</sup> années devaient apprendre à lire à des 1<sup>ère</sup> années. Non seulement les 1<sup>ère</sup> années soumis à ce régime ont appris à lire plus vite que ceux qui avaient un enseignant certifié, mais les 5<sup>ème</sup> années qui donnaient les cours ont considérablement amélioré leur niveau&nbsp;de lecture&nbsp;!</p><p>Il y a une leçon à tirer ici. L’apprentissage entre enfants est effectif, car la relation est éphémère et moins importante que leur amitié. Si les choses tournent mal, soit le jeune maître adopte une autre approche, soit le jeune élève va se trouver un autre partenaire&nbsp;!</p><p>De même lorsque des parents qui font l’école à la maison se rendent compte qu’ils vont trop loin avec leur enfant, ils s’arrêtent et vont chercher une autre façon de faire.</p><p>Ceux qui souhaitent faire l’école à la maison ont ce profil&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Ils aiment la compagnie de leurs enfants</li><li>Ils ont confiance en leurs enfants, les respectent, les traitent avec courtoisie et les prennent au sérieux</li><li>Ils ressentent une partie de l’émerveillement de leurs enfants tandis qu’ils explorent le monde autour d’eux</li><li>Ils sont suffisamment sceptiques vis-à-vis des experts, ont suffisamment confiance en eux pour accepter d’être différents des autres</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Comment vais-je trouver le temps de passer six heures avec mon enfant chaque jour&nbsp;?</h4><p>Soyez honnête, combien de temps votre enseignant vous a-t-il vraiment consacré à l’intérieur d’une semaine&nbsp;? Si l’on exclut les blâmes, les avertissements, les consignes, les menaces, le temps passé à discuter avec vous d’un sujet qui vous intrigue ou qui vous intéresse est de l’ordre de 15 minutes par semaine, au plus 15 minutes par jour.</p><p>D’autre part, les enfants ne supportent pas d’avoir six heures d’instruction par jour. C’est beaucoup trop.</p><p>Les enfants veulent faire partie de votre vie, voir où vous allez, découvrir ce qui vous intéresse, rencontrer vos amis et connaître votre passé.</p><p>Vos enfants ont besoin de connaître d’autres adultes. Ils ont besoin de deux ou trois amis de leur âge, mais pas beaucoup plus. Par-dessus tout, il leur faut beaucoup de temps de solitude au calme, du temps où il n’y a rien à faire.</p><h4 class="wp-block-heading">Comment les enfants vont-ils apprendre ce qu’ils ont besoin de savoir&nbsp;?</h4><p>Un enfant ne sait pas ce dont il aura besoin dans dix ans. En fait, personne ne le sait. Par contre, il sait ce qu’il désire intensément connaître et comprendre à un moment donné. Lorsque sa curiosité est satisfaite, les connaissances ainsi acquises restent pour ainsi dire gravées dans sa mémoire.</p><p>Il n’est pas difficile ni très coûteux de trouver de l’équipement pour apprendre la chimie ou les sciences physiques. Même pour la biologie, le matériel est disponible dans la nature. Avec le développement de l’enseignement à la maison, il sera sans doute possible de disposer d’un marché actif pour l’achat, la vente et la revente de l’équipement.</p><p>Il faut comprendre que l’enseignement supérieur n’a pas pour objet d’apprendre une spécialité, mais d’empêcher le public d’avoir accès à l’information et de contingenter la profession. Il est par exemple intéressant de noter que le travail effectué actuellement par les titulaires de doctorats était il n’y a pas si longtemps effectué par des titulaires de maîtrise.</p><p>En tant que parent, vous devez vous efforcer de mettre autant de bonnes choses que possible dans leur vie et d’enlever autant de mauvaises choses que possible. Si vous jugez que l’école fait partie de ces mauvaises choses, vous devriez prendre action. Même ainsi, vos enfants auront leur quota d’adversité dans le monde. Autant leur épargner la perte de temps que constituent les défis bidon de l’école&nbsp;: faire plaisir au prof, faire profil bas, s’intégrer au groupe, être populaire, faire comme les autres.</p><p>Les enfants qui suivent leur inclination n’évitent pas les difficultés et ne font pas juste ce qui leur plaît. Cela leur forge le caractère. Au contraire, à l’école, se soumettre à une autorité sous la menace le détruit.</p><h3 class="wp-block-heading">Politique et déscolarisation</h3><h4 class="wp-block-heading">École à la maison et changements sociaux</h4><p>Le changement social se produit sur une très longue période. Au départ, seul 1% des gens sont prêts à non seulement changer leur vision politique, mais surtout le mode de vie. Puis cette proportion augmente à 2, 5, puis 10, 20, 30%. Il est contre-productif d’essayer de faire changer d’avis la majorité en argumentant.</p><p>C’est peu ou prou ce qui est en train de se passer avec l’éducation à la maison. Des actions individuelles pour changer la façon d’éduquer les enfants ne sont pas politiques en tant que telles à moins qu’on en fasse la publicité dans le but de multiplier les vocations.</p><p>Les parents qui décident de faire l’école à la maison font preuve de leadership, c’est-à-dire non pas la capacité à se faire suivre, mais la capacité à suivre son chemin. Cela demande&nbsp;du courage, de l’endurance, de la patience, de la flexibilité, de la détermination, de l’ingéniosité, de l’humour et de garder son sang-froid face à l’adversité et aux imprévus.</p><h4 class="wp-block-heading">Qui est-ce que l’école aide&nbsp;?</h4><p>La plupart des gens qui travaillent pour l’Éducation nationale pensent sincèrement que l’école aide les enfants de pauvres à améliorer leur sort.</p><p>En réalité, la petite minorité des riches cherchent à préserver leur progéniture de la pauvreté à tout prix. Pour ce faire, il est dans leur intérêt de limiter l’accès à la connaissance autant que possible. C’est ce qui se passe partout dans le monde.</p><p>Par exemple, aujourd’hui, le secteur de l’énergie solaire est animé principalement par de petites entreprises, des inventeurs et des amateurs. Il n’existe pas de diplôme reconnu pour travailler dans l’industrie naissante. Mais dans dix ans, la plupart de ces gens vont s’organiser pour faire passer des lois ou des règlements exigeant des certifications et des diplômes coûteux. Bref, des barrières à l’entrée seront érigées pour limiter la concurrence.</p><h4 class="wp-block-heading">Un autodidacte de la vie</h4><p>En 1815, Hiram Salisbury était un homme ordinaire. Il savait faire toutes les corvées de la ferme, découper des planches, fabriquer une maison, collecter les taxes de la ville, réparer des horloges, pêcher, forger les métaux et une longue liste d’autres activités. Un individu de notre époque n’aurait pas survécu longtemps à la sienne.</p><p>Un tel personnage n’a pas appris en allant à l’école, mais en faisant. De plus, il n’y a pas de meilleure incitation à faire un bon travail que lorsqu’on sait que le produit va être utilisé par quelqu’un.</p><h4 class="wp-block-heading">Déscolarisation et les classes laborieuses</h4><p>L’école à la maison peut sembler être réservée à des personnes des classes supérieure ou moyenne. Il n’en est rien.</p><p>Une large portion des familles qui éduquent leurs enfants à la maison viennent de milieux défavorisés. Il s’agit souvent aussi de mères célibataires. Souvent, elles ont choisi de sortir leur enfant de l’école après s’être entendu dire que leur enfant n’apprenait rien. Ces familles ont refusé de se résigner.</p><p>L’obtention du baccalauréat est importante pour certaines familles défavorisées. Mais cela ne nécessite pas d’assister aux cours. Tout peut se faire par correspondance.</p><p>Autant que possible, il convient d’éviter l’affrontement avec les autorités. Une mère de famille qui était harcelée par les autorités après avoir retiré son enfant des griffes de l’école a simplement déménagé dans un autre état.</p><h3 class="wp-block-heading">Les sortir de là</h3><h4 class="wp-block-heading">Préparer votre dossier</h4><p>L’expérience montre que vous avez de meilleures chances de pouvoir faire l’éducation de vos enfants à la maison si vous préparez un projet détaillé à destination de votre école et/ou des autorités. Vous devez expliquer pourquoi vous souhaitez faire l’école à la maison, comment vous comptez vous y prendre, et surtout quelle est la jurisprudence actuelle qui selon vous garantit votre droit. Plus le document est long, mieux c’est.</p><p>Envoyez le document à tous les membres du comité d’administration et toute partie prenante utile. Mettez les destinataires bien en évidence, ce qui incitera les destinataires à lire votre œuvre et à en discuter entre eux. Ces gens sont déjà obligés d’assister à toutes sortes de rencontres inutiles. Faites-leur comprendre que vous allez leur mobiliser beaucoup de leur temps.</p><p>Pour ce qui concerne le programme d’étude, écrivez quelque chose qui sera accepté par les écoles, mais sans être si précis que cela réduira votre liberté d’action. Par exemple, ne dîtes pas que vous étudierez l’anglais le jeudi de 9h à 10h. Par contre, vous pourrez dire en bonne conscience que chacune des disciplines sera couverte avec autant d’heures qu’à l’école.</p><h4 class="wp-block-heading">Lorsque l’école coopère</h4><p>Certains arguments contribuent à convaincre l’école du bien-fondé de votre projet&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Mentionner que votre enfant dispose d’un réseau de relations sociales hors de l’école.</li><li>Indiquer que votre enfant fera le point régulièrement avec un professeur certifié dûment nommé</li><li>Préciser les livres que vous avez lus sur le sujet</li><li>Donner des exemples précis concernant le mode d’apprentissage de votre enfant</li><li>Ne pas attaquer le principe de l’école, mais le système d’évaluations fréquentes qui est nécessaire lorsque l’enseignant ne peut pas suivre individuellement les progrès des élèves</li><li>Expliquer les perturbations du rythme scolaire sur la vie familiale</li><li>Suggérer que l’école à la maison ne nécessite pas de dépenser autant d’énergie dans la discipline que dans une classe de trente élèves</li><li>Ne montrer aucune rancœur vis-à-vis du système scolaire, exprimer une approche philosophique différente.</li><li>Mentionner que les parents sont mieux à même d’identifier ce qui intéresse leurs enfants et de faire des activités sur ces thèmes dans un court délai, ce que l’école ne peut pas faire.</li></ul><h4 class="wp-block-heading">Écoles alternatives</h4><p>Une autre façon de sortir ses enfants du système scolaire consiste à les inscrire nominativement dans une école privée dans un premier temps. Certaines pourront même aider à préparer votre projet d’école à la maison.</p><p>Il faut réaliser que les écoles sont en général disposées à faire des exceptions tant que personne ne se plaint. Cependant, dès lors qu’un voisin un peu trop curieux vous dénonce, les administrateurs de l’école deviennent très vite nerveux. La bonne réponse autant pour le voisin curieux et surtout pour l’école est de dire que l’enfant fait sa scolarité dans une école privée.</p><h4 class="wp-block-heading">Lorsque les écoles ne coopèrent pas</h4><p>Les fonctionnaires en haut de la pyramide hiérarchique au niveau de l’état sont les plus compréhensifs et réalisent qu’un conflit ne peut qu’être dommageable. En revanche, l’opposition et l’hostilité sont les plus grandes chez les administrateurs de l’école de quartier. Ils ne comprennent pas ce que vous voulez faire, ils n’acceptent pas que vous, une personne non certifiée, soyez en mesure d’enseigner à vos enfants. De plus, l’absence de votre enfant leur fait perdre des ressources&nbsp;!</p><p>Vos interlocuteurs locaux vous diront qu’il y aura des conséquences, comme par exemple que votre enfant n’obtiendra pas d’équivalence de niveau ou qu’il redoublera s’il veut revenir dans le système. Cela devra être le principal point de désaccord&nbsp;: l’équivalence entre ce que votre enfant apprend à la maison et ce qu’il apprend à l’école.</p><p>Recherchez des alliés parmi d’anciens enseignants, notamment pour préparer le programme que vous présenterez à l’école.</p><p>Faites un relevé précis des communications au téléphone ou par écrit, ou autre avec l’école ainsi que leur contenu. Posez le plus possible de questions et essayez de vous mettre à la place de vos différents adversaires.</p><p>Une fois qu’il apparaît clair que l’école ne coopère pas, mettez tout par écrit autant que possible. Si vous devez avoir des conversations téléphoniques, enregistrez-les ou faites un compte-rendu à valider par l’autre partie.</p><h4 class="wp-block-heading">Autres tactiques</h4><p>Le principal risque est la dénonciation par les voisins suspicieux. Du point de vue de l’école, ce qui les intéresse est le niveau de l’enfant tel que mesuré par les évaluations. Des tactiques peuvent être utilisées&nbsp;pour couvrir l’un ou l’autre de ces problèmes :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Certains font faire une exemption par un médecin en utilisant le motif de l’hyperactivité.</li><li>D’autres minimisent le temps passé à l’école et choisissent le professeur le mieux adapté, etc. Connaître les règles de présence aide&nbsp;: un certain nombre de jours d’absence est autorisé, si l’enfant quitte à 10h30, il peut être considéré à présent une demi-journée, certaines causes d’absence sont bonnes à connaître.</li><li>Une autre tactique consiste à faire évaluer son enfant s’il est précoce et fournir l’évaluation à l’école.</li><li>Certains épargnent une ou deux années de lycée à leur enfant en leur faisant prendre des cours à l’université d’avance. Ainsi, le test de l’équivalence est difficilement discutable en cour si l’étudiant obtient de bonnes notes à l’université.</li><li>Avoir à la maison les guides et manuels qui ont la bénédiction des autorités scolaires comme preuves de vertu lors d’éventuelles visites.</li></ul><h3 class="wp-block-heading">L’école à la maison en pratique</h3><h4 class="wp-block-heading">Se concentrer sur ce qui intéresse l’enfant</h4><p>Faire l’école à la maison permet de sortir du cadre rigide de l’école. D’autres matières peuvent être enseignées comme l’archéologie ou l’astronomie. L’apprentissage y est plus naturel si on laisse l’enfant suivre sa curiosité et avoir le plaisir de découvrir par lui-même de nouveaux sujets d’étude.</p><h4 class="wp-block-heading">Le langage</h4><p>Pour apprendre à lire à son enfant, il est inutile de mettre de la pression. Il vaut mieux donner de nombreuses occasions de l’initier à la lecture&nbsp;: l’enfant peut chercher les livres qui lui plaisent à la bibliothèque pour se les faire lire par ses parents.</p><p>Pour les nombres, vous pouvez faire des jeux qui les utilisent indirectement comme la bataille navale ou de simples jeux de cartes.</p><h4 class="wp-block-heading">Sciences</h4><p>Un jardin, la télévision, et les musées locaux peuvent beaucoup contribuer au goût pour les sciences.</p><h4 class="wp-block-heading">Société</h4><p>Il faut donner l’opportunité à votre enfant de vous accompagner dans vos activités d’adulte. Cela l’expose à différentes situations de la vie réelle et lui donne à connaître toutes sortes d’occupations qui existent.</p><p>Il convient de lui fournir tout l’équipement dont il pourrait avoir besoin pour un apprentissage autonome&nbsp;: papier, matériel de dessin, magazines, livres, jeux intéressants. S’il a des questions, se rendre disponible pour y répondre, mais pas plus que nécessaire. Surtout, il faut être patient. L’enfant peut tout simplement ne pas être prêt.</p><h4 class="wp-block-heading">Un jour sans école</h4><p>Le principal problème qu’il y a à suivre un programme officiel est soit que l’enfant connaît déjà le sujet, soit qu’il n’est pas encore prêt pour aborder la nouvelle notion.</p><p>Essayer de reproduire l’école dans le contexte familial est une perte de temps dans tous les sens du terme. En particulier, cela laisse peu de temps pour autre chose.</p><p>Certains parents utilisent de nouveaux classeurs chaque mois pour compiler le travail fait par les enfants, les souvenirs d’excursions, etc. Vous pouvez aussi noter dans un journal les activités réalisées.</p><p>En général, c’est une bonne idée de proposer aux enfants des activités que les parents font volontiers&nbsp;: lecture, piano, promenades en forêt, les échecs, etc.</p><h4 class="wp-block-heading">Explorer ensemble</h4><p>Quelques exemples d’activités à faire en famille&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Fabriquer des livres</li><li>Apprendre et réciter des poèmes ou des scènes de théâtre</li><li>Jongler et faire des exercices d’équilibre</li><li>Construire un abri d’oiseau</li></ul><p>Les activités à la maison sont l’occasion de rechercher et d’atteindre la perfection dans la réalisation, d’où de bien meilleurs standards qu’à l’école.</p><h3 class="wp-block-heading">Vivre avec les enfants</h3><h4 class="wp-block-heading">Les enfants, leur nature et leurs besoins</h4><p>Les enfants veulent bien faire comme les adultes. Il leur manque juste de l’expérience et un meilleur contrôle de leurs émotions.</p><p>Jusqu’à un an environ, le meilleur environnement pour un bébé est celui qui a toujours été en vigueur depuis la nuit des temps&nbsp;: le contact constant avec sa mère. Les bébés ainsi élevés sont exposés aux diverses activités des adultes et ne demandent qu’à pouvoir y participer dès que possible.</p><h4 class="wp-block-heading">Nés bons</h4><p>Lorsqu’un enfant d’un ou deux ans observe une personne qui souffre, ils font preuve d’empathie et veulent aider.</p><h4 class="wp-block-heading">Dire non</h4><p>Il vaut mieux éviter autant que possible de dire non sur le ton de la colère. La bonne approche pour changer le comportement d’un bambin est de lui dire d’une voix neutre que ce qu’il fait n’est pas approprié et surtout d’accompagner le mot d’un geste&nbsp;: ralentir le mouvement de ses mains avec douceur, autant de fois que nécessaire.</p><h4 class="wp-block-heading">Tester les adultes</h4><p>Les enfants testent naturellement les limites avec les adultes. Mais ce n’est pas une fatalité.</p><p>Par exemple, un enfant peut vouloir empêcher une conversation entre adultes. Demandez-lui de but en blanc&nbsp;: «&nbsp;essayes-tu de m’énerver&nbsp;?&nbsp;– Oui&nbsp;». Proposez-lui alors un jeu ou un défi&nbsp;: «&nbsp;veux-tu voir qui va ennuyer le plus l’autre&nbsp;? – Non&nbsp;». En général, les enfants difficiles veulent attirer l’attention sur eux. Il teste aussi les autres tout en sachant que ce n’est pas bien, juste pour voir ce qui va se passer.</p><h4 class="wp-block-heading">D’accord&nbsp;?</h4><p>«&nbsp;Mets ton manteau, d’accord&nbsp;?&nbsp;»</p><p>Le «&nbsp;d’accord&nbsp;» est de trop. Il implique qu’on laisse un choix, alors que ce n’est pas vraiment le cas. Si vous êtes invités chez quelqu’un, votre hôte vous dira sans doute quelque chose du genre «&nbsp;Nous nous levons à 7h du matin&nbsp;» et pas «&nbsp;Nous nous levons à 7h du matin, d’accord&nbsp;?&nbsp;».</p><p>L’enfant peut ne pas apprécier de devoir obéir à des requêtes fermes, c’est son droit, mais il doit comprendre clairement quelle est la situation.</p><h4 class="wp-block-heading">Les crises</h4><p>Les crises des enfants ont toujours une raison.</p><p>L’astuce est d’éviter les situations qui provoquent les crises. Parlez aux enfants susceptibles avec respect. Donnez-leur le temps d’organiser leurs choses tranquillement avant de faire ce que vous leur demandez. Ne testez pas leur patience à un moment où ils sont affaiblis, par exemple en retardant trop l’heure du dîner.</p><h3 class="wp-block-heading">Le grand livre du monde</h3><h4 class="wp-block-heading">Accès au monde extérieur</h4><p>Les écoles traditionnelles ou alternatives coupent les enfants du monde réel pour les occuper sur un programme concocté de toute pièce.</p><p>Les enfants ont besoin de multiplier les expériences dans le monde réel et d’avoir du temps pour y réfléchir. Ce n’est pas facile dans le monde moderne qui est généralement hostile aux enfants et parfois dangereux.</p><p>Il y a en fait autant de façons de découvrir le monde qu’il y a de personnes. Certains sillonnent les bibliothèques, d’autres les musées, d’autres encore les grands parcs, les cinémas, le réseau de transport public, etc.</p><h4 class="wp-block-heading">L’école de la vie</h4><p>Certains premiers de la classe ne se rappellent pas ce qu’ils ont «&nbsp;appris&nbsp;» à l’école après quelques années seulement. Ils oublient tout, car ils n’étaient pas réellement intéressés dans ce qu’ils apprenaient. À l’inverse, l’école de la vie donne des leçons inoubliables ou indélébiles.</p><h4 class="wp-block-heading">Le contrôle du temps</h4><p>Lorsque vous n’êtes plus en contrôle d’une large part de votre temps, par exemple en tant qu’employé, cela a pour conséquence un affaiblissement de votre force morale. Il en va de même pour les enfants.</p><p>Peut-être que le plus grand dommage que cause l’école n’est pas tant ce qu’on y fait ou comment on le fait que l’aliénation produite sur un élève qui n’est plus la responsable de gérer son temps 5 jours sur 7 et 9 mois sur 12.</p><p>Le principal problème ne semble pas être le temps perdu, qui n’est pas négligeable, mais plutôt l’interruption dans le flux naturel des pensées. Ainsi, un rendez-vous au milieu d’une journée, par ailleurs sans obligations, peut la gâter, un peu comme un caillou dans la chaussure. D’autre part, une fois pris dans les filets de la passivité, il est difficile de s’extraire de cet état de léthargie.</p><p>Les enfants comme les adultes ont besoin de beaucoup de temps à eux pour apprendre à s’accepter. Il vaut mieux oublier les sorties un peu trop organisées. Quant à la fameuse «&nbsp;vie sociale&nbsp;», en lieu et place de celle-ci, pourquoi ne pas apprendre à s’aider les uns les autres en famille ou dans une petite communauté. Les liens forgés dans l’adversité et le dur labeur ont beaucoup plus de valeur. Les expériences où votre vie dépend de l’autre, et réciproquement, donnent du recul sur les rapports sociaux.</p><h4 class="wp-block-heading">Compétences pour la vraie vie</h4><p>Il y a énormément d’activités à faire à la ferme pour s’occuper des animaux et les vendre, au jardin pour planter et faire la cueillette, à la maison pour les travaux de plomberie, carrelage, menuiserie, et les réparations.</p><p>La gestion de l’argent est une autre qualité qui peut être développée très tôt. Ouvrez-leur un compte bancaire qui leur donne la possibilité de faire des achats et d’encaisser des paiements.</p><h4 class="wp-block-heading">Expression orale et écrite dans le monde réel</h4><p>La plupart des gens dans le monde apprennent leur(s) langue(s) en écoutant et en parlant avec d’autres personnes. Dans nos contrées modernes, les gens sont exposés à des discours préparés et récités, une version aseptisée de la langue vernaculaire.</p><p>Les enfants sont particulièrement attirés par les conversations d’adultes. Plus le groupe qui discute est large et plus ils feront des pieds et des mains pour écouter ce qui se dit, et comment cela est dit.</p><h3 class="wp-block-heading">Espaces de travail et de vie</h3><h4 class="wp-block-heading">Former une école ou un club&nbsp;?</h4><p>Lorsqu’un groupe de parents se rassemblent pour former une école, immanquablement, des disputes éclatent sur ce qui doit être enseigné&nbsp;: les maths&nbsp;? le français&nbsp;? 1h par semaine&nbsp;? 4h par semaine&nbsp;?</p><p>De telles écoles doivent avoir des règles comme tout groupe humain, mais elles ne devraient pas essayer d’imposer des apprentissages.</p><p>Bien souvent, les parents se regroupent ainsi pour pouvoir socialiser leur enfant. Pour pallier ce problème, il serait intéressant de disposer au sein de nos communautés d’endroits où les enfants peuvent se réunir pour faire des activités. Idéalement, ces endroits devraient être une variante des «&nbsp;country clubs&nbsp;».</p><p>Pour se représenter à quoi pourrait ressembler une école qui n’en est pas une, vous pourrez visionner le documentaire <em>We Have to Call It School</em>.</p><h4 class="wp-block-heading">Serre</h4><p>Une serre est l’endroit idéal pour intéresser les enfants (et les adultes). Elle fournit un lieu communautaire où l’on peut apprendre à faire du compost, comment conserver les aliments, comment coopérer ou abattre un animal, ramasser des œufs, faire des semis, etc.</p><h4 class="wp-block-heading">Sans limites</h4><p>Les enfants scolarisés sont marqués par leur expérience. Ils attendent que quelqu’un leur dise quoi faire et ont tendance à être passifs.</p><h3 class="wp-block-heading">Jouer sérieusement</h3><p>Les moments de fantaisie chez les enfants où ceux-ci laissent libre cours à leur imagination sont essentiels à leur bien-être et à leur résilience. Cela demande du temps pour jouer dans leur coin. Il ne s’agit pas d’un dessert pour récompenser l’enfant, mais du plat de résistance. Ils devraient avoir au moins autant de temps pour leurs aventures imaginaires que pour les mathématiques et le français.</p><h4 class="wp-block-heading">Mondes fantastiques</h4><p>Les enfants peuvent jouer à des jeux élaborés de leur propre invention sur de très longues périodes en incorporant au fur et à mesure de nouvelles dimensions. <em>Donjons et dragons</em> a peut-être commencé ainsi.</p><h4 class="wp-block-heading">Jouer aux gendarmes et aux voleurs</h4><p>Contrairement à ce qu’on pense en général, ce jeu n’est pas un jeu qui glorifie la violence. Il s’agit d’un jeu où celui qui est le plus intensément dans le moment présent l’emporte. À l’inverse, certains enfants se révèlent incapables de jouer à ce jeu et sont de mauvais perdants&nbsp;: ils sont constamment surpris par les autres qui sont bien plus réveillés.</p><h4 class="wp-block-heading">Histoires faites maison</h4><p>Les enfants seront plus intéressés par les histoires personnalisées qui mentionnent des faits, des personnes ou des animaux connus que par les contes pour enfants.</p><h3 class="wp-block-heading">Apprendre sans enseignant</h3><p>Les enfants n’ont pas besoin d’enseignants, ils découvrent les choses par eux-mêmes. Répondez à leurs questions quand ils en ont, alimentez-les lorsqu’un sujet particulier les intéresse. S’il y a des sujets qui vous passionnent, les enfants le sentent et vont vouloir en savoir plus.</p><p>Apprendre à apprendre</p><p>La capacité à apprendre de façon autonome est l’un des plus grands atouts qu’on puisse avoir pour réussir dans la vie. Cela recouvre plusieurs aspects&nbsp;: déterminer ce qu’on doit apprendre pour atteindre un objectif, accepter son ignorance et faire le nécessaire pour y remédier.</p><h4 class="wp-block-heading">Acteurs plutôt que spectateurs</h4><p>Certains spécialistes voient les enfants comme une espèce de rats de laboratoire qui se soumettent docilement aux expérimentations. &nbsp;Ils posent une question, l’enfant répond. S’il répond bien, il a sa récompense. Mais ce n’est pas vraiment ainsi que les enfants voient les choses. Ils veulent comprendre comment les choses fonctionnent, pourquoi elles fonctionnent ainsi et ensuite les faire fonctionner à leur guise.</p><h4 class="wp-block-heading">Les langues</h4><p><a>Les enfants ont, paraît-il, une facilité plus grande à apprendre de nouvelles langues que les adultes. En réalité, c’est plutôt que les adultes sont inhibés dans leur pratique&nbsp;: ils cherchent à apprendre un langage au lieu d’interagir avec d’autres personnes, ils sont découragés par la moindre difficulté, ils ont peur d’échouer ou d’avoir l’air stupides, ils oublient que le principal est de comprendre et se faire comprendre.</a></p><h4 class="wp-block-heading">Musique</h4><p><a>Chez les Gitans de Hongrie et de Slovaquie, le jeune bambin se voit offrir un petit violon et est autorisé à rejoindre la bande. Il n’a aucune explication, aucune instruction et se contente d’imiter et d’essayer de participer. Dans le tintamarre, les erreurs du bambin passent inaperçues et petit à petit, il parvient à faire faire ce qu’il veut à son instrument.</a></p><p>Le rôle d’un enseignant devrait être d’expliquer clairement à son élève qu’il ne peut pas faire grand-chose pour l’aider. Il devrait lui dire que s’il sait bien jouer à sa manière, rien ne dit qu’elle convient à l’élève. C’est à lui à trouver sa voie.</p><p>Les pires professeurs sont ceux qui ne donnent pas de concert. Inversement, ceux qui donnent des représentations ont toujours quelque chose d’intéressant à partager à leur élève tiré de leur expérience.</p><h4 class="wp-block-heading">Enseigner versus apprendre</h4><p>Il y a des parents qui ont troqué leur rôle de parent pour celui d’enseignant à la maison. Chaque activité, chaque parole est l’occasion d’une leçon… Ne laissez pas votre maison devenir une école en miniature&nbsp;! Ce serait plus souhaitable de les livrer à eux-mêmes.</p><h4 class="wp-block-heading">Le prix des tours de passe-passe</h4><p>Qu’est-ce qui rend les enfants stupides&nbsp;?</p><p>La manipulation sans fin des mots et des symboles crée chez l’enfant de la peur, de l’ennui et de la confusion. Mais c’est surtout le fait que d’autres ont pris le contrôle de leur esprit qui les abêtit.</p><p>C’est pour la même raison que l’éléphant qui danse dans le cirque est moins intelligent que l’éléphant dans la jungle ou que le rat de laboratoire est moins dégourdi que le rat d’égout.</p><p><strong>La question la plus importante qu’un humain peut se poser est «&nbsp;qu’est-ce qui mérite que j’y réfléchisse&nbsp;?&nbsp;». Si l’on ne peut pas se poser cette question, car d’autres nous en empêchent, alors on devient moins attentif, moins adaptable et moins ingénieux. En un mot, on devient plus bête.</strong></p><p>L’intelligence n’est pas une mesure de notre savoir-faire, mais plutôt la manière dont nous nous comportons quand nous ne savons pas quoi faire.</p><h3 class="wp-block-heading">Difficultés d’apprentissage</h3><h4 class="wp-block-heading">Difficultés ou handicap&nbsp;?</h4><p>Si quelqu’un de l’école ou non vous dit que votre enfant a dû mal à l’école, demandez à cette personne comment elle sait qu’il s’agit d’un problème de l’enfant et non de la méthode, du professeur ou du matériel proposé.</p><h4 class="wp-block-heading">Stress et perception</h4><p>Au cours des deux guerres mondiales, les soldats des tranchées et les soldats du débarquement ont été soumis à des épisodes de stress paroxystiques. Le système nerveux de certains soldats s’est effondré au point qu’ils ont perdu la vue, l’ouïe ou l’usage de leurs membres. La plupart ont réussi à se remettre du traumatisme partiellement ou complètement à la suite d’une période de repos loin du champ de bataille. Les médecins ont confirmé qu’il ne s’agissait pas de simulations.</p><p>Étant donné l’impact de la peur et du stress sur le psychisme des adultes, il est clair que ce phénomène est également présent chez les enfants dans le contexte de l’école.</p><h4 class="wp-block-heading">Droite et gauche</h4><p>La confusion entre la droite et la gauche est possiblement causée par les adultes. Les enfants ont tendance à voir les objets comme des êtres animés. Ainsi la droite de l’objet en face de l’enfant peut être perçue comme étant sa gauche&nbsp;!</p><h3 class="wp-block-heading">Les enfants et le travail</h3><h4 class="wp-block-heading">Trouver sa vocation</h4><p>Un emploi est quelque chose que vous faites pour l’argent. Une carrière est une succession d’emplois qui dénote une progression. Une vocation est une notion très différente, quelque chose que vous faites parce que cela vous intéresse.</p><p><strong>Une des choses les plus difficiles dans la vie est de trouver sa vocation.</strong></p><p>L’un des drames de notre époque est que si peu de jeunes savent ce qui les intéresse et se demande comment travailler dans le domaine.</p><h4 class="wp-block-heading">Trouver un travail qui a du sens</h4><p>Les gens qui font du vrai travail sont souvent surmenés et débordés par la quantité d’ouvrage à réaliser. Trouvez une telle personne dans le domaine qui vous intéresse et dites-lui&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Je crois en ce que vous faites et souhaite vous aider d’une façon ou d’une autre. Je serai heureux de faire n’importe quelle tâche que vous me demanderez ou qui s’imposera à moi pour un salaire modique ou même pour rien si vous m’offrez le gîte et le couvert.&nbsp;» Cette proposition est irrésistible. Le travail que vous aurez l’occasion de faire avec une telle personne sera incomparablement supérieur à tout ce que vous pourrez étudier à l’école ou à l’université.</p><h4 class="wp-block-heading">Faux départ</h4><p>Avant de vous lancer dans des études supérieures, vous devriez vous demander, premièrement quelles portes elles vous ouvrent, deuxièmement si ce qui se trouve derrière ces portes vous intéresse et enfin s’il n’y a pas un moyen plus simple, plus rapide ou plus économique de se rendre là.</p><h4 class="wp-block-heading">L’approche directe</h4><p>Si vous savez ce qui vous passionne, essayez de vous en approcher en de la façon la plus directe possible. Si vous voulez construire des bateaux, allez là où l’on construit des bateaux&nbsp;!</p><h4 class="wp-block-heading">Travail exigeant</h4><p>Rien de tel qu’un véritable travail pour grandir.</p><p>Les gens deviennent plus éveillés en observant attentivement les détails de la vie quotidienne, en résolvant des problèmes concrets et en ayant une rétroaction rapide de leur environnement. C’est pourquoi le bois, la mer, la ferme ou tout autre endroit où il faut savoir ce qu’on fait pour ne pas se blesser sont très formateurs.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2086</post-id> </item> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « Weapons of Mass Instruction » par John Taylor Gatto</title><link>https://economierebelle.com/livre-weapons-of-mass-instruction-par-john-taylor-gatto/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-weapons-of-mass-instruction-par-john-taylor-gatto</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-weapons-of-mass-instruction-par-john-taylor-gatto/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Wed, 13 Apr 2022 23:24:29 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Eduquer]]></category> <category><![CDATA[école à la maison]]></category> <category><![CDATA[école publique]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2035</guid><description><![CDATA[<p>Introduction John Taylor Gatto explique comment l’école a pour objectif de transformer les enfants en employés et en consommateurs dociles. Après près de 30 ans à enseigner dans des écoles de New York et avoir reçu le prix du meilleur professeur de l&#8217;état, Gatto a démissionné en déclarant qu&#8217;il ne voulait plus faire du mal&#8230; <a
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class="wp-block-list" type="1"><li><strong>La soumission à l’autorité.</strong> Celle-ci ne peut être testée qu’en faisant faire aux enfants des activités qu’ils ne veulent pas faire, i.e. ennuyeuses ou absurdes.</li><li><strong>Le conformisme. </strong>Ici, l’objectif est de rendre les enfants aussi uniformes que possible, car cela les rend prévisibles et garantit une main-d’œuvre plus obéissante.</li><li><strong>La détermination de la position sociale. </strong>L’accumulation des évaluations scolaires est utilisée pour justifier la place réservée à l’élève dans la société.</li><li><strong>La différentiation. </strong>Une fois le niveau social établi, l’élève ne doit pas être formé au-delà de ce que nécessite son rôle.</li><li><strong>La sélection. </strong>Les mauvaises notes, les redoublements, toutes les petites humiliations servent à identifier les inférieurs et les ostraciser à des fins eugénistes.</li><li><strong>Préparation de l’élite.</strong> La continuation du système suppose qu’un petit groupe d’élèves soit initié et sache en assurer la gestion&nbsp;: contrôler une population abêtie, satisfaire les besoins en main-d’œuvre et faire avancer le projet sans contestation.<strong> &nbsp;</strong></li></ol><p>Au 20<sup>e</sup> siècle, la production de masse requiert la consommation de masse. L’école publique a annihilé l’esprit critique qui est la principale barrière à l’influence du marketing.</p><h3 class="wp-block-heading">Tout ce que vous savez sur l’école est faux</h3><p>Benjamin Disraeli, le Premier ministre britannique a déclaré que tous les événements importants étaient contrôlés par un gouvernement invisible. Dans le cas de l’école publique dans les années 1920, la fondation Rockefeller était l’entité qui tirait les ficelles avec comme mission d’extraire les enfants de leur milieu familial rétrograde et de les mettre entre les mains d’experts.</p><p>Depuis Darwin et Galton, une idéologie eugéniste a vu le jour dans les classes dirigeantes. Cette idéologie vise à améliorer la race et elle perdure aujourd’hui. L’école a été un instrument de choix pour séparer les élèves considérés comme intelligents des élèves considérés comme stupides.</p><p>Au début du 20<sup>e</sup> siècle, hors de toute supervision publique, la fondation Rockefeller a financé des chaires universitaires pour promouvoir l’instruction obligatoire. Un de leur document, daté de 1906, éclaire leurs objectifs&nbsp;: «&nbsp;Nous ne nous efforcerons pas de transformer ces gens ou leurs enfants en philosophes, en érudits ou en hommes de science […] auteurs, éducateurs, poètes, hommes de lettres […] artistes, peintres, musiciens, avocats, médecins, ministres du Culte, politiciens, hommes d’État – dont nous avons déjà amplement le nécessaire. La tâche que nous ne fixerons est très simple […] Nous organiserons les enfants […] et leur apprendrons à faire parfaitement ce que leurs parents font d’une façon imparfaite.&nbsp;»</p><p>Après la Seconde Guerre mondiale, ce mouvement s’est fait plus discret.</p><p>Entre 1967 et 1974, la formation des enseignants a radicalement changé sous l’influence de fondations privées, d’universités de premier plan, d’agences gouvernementales et des corporations. Un des principaux changements a été l’introduction de la psychologie behavioriste pour forcer les enfants à adopter les bons comportements, les bonnes pensées et les bonnes attitudes. Cette approche a été promue par Benjamin Bloom qui était obsédé par la classification des étudiants pour le bénéfice de la classe managériale.</p><p>L’école est devenue à cette époque un laboratoire pour l’expérimentation de techniques de manipulation. Ce n’est sans doute pas un hasard si l’explosion de violence dans les écoles se produit à peu près au même moment. L’interdiction de prompts châtiments corporels qui étaient un moyen de maintenir la discipline y a également contribué.</p><p>Entre 1942 et 1944, 98% des recrues de l’armée savaient lire et écrire convenablement, soit 2% de moins que dix ans auparavant. Au moment de la guerre de Corée en 1953, ce taux est passé à 81%. Lors de la guerre du Vietnam, le taux s’est établi à 73%. Ces résultats sont ceux de jeunes adultes bien plus scolarisés que leurs prédécesseurs.</p><p>Aucune cause génétique ne peut expliquer une dégradation aussi rapide. En réalité, cela est le résultat de la méthode globale d’enseignement qui a été privilégiée au détriment de la traditionnelle méthode phonétique. La méthode globale consiste à apprendre à reconnaître des mots entiers. La méthode phonétique se base sur les sons de&nbsp;l’alphabet et est utilisée depuis plus de 300 ans.</p><p>Une autre source, encore une fois d’origine prussienne, remonte à Hegel, celui-là même qui avait dit qu’il fallait susciter des crises pour créer l’unité et ainsi atteindre ses objectifs. Un courant philosophique, appelé les hégéliens de Saint-Louis, voulait amener la fin de l’histoire, c’est-à-dire la fin des conflits et des révolutions. Dans ce monde idéal, la plupart des individus attendraient sagement qu’on leur dise quoi faire. Selon William Torrey Harris, l’outil pour parvenir à cette utopie est l’aliénation psychologique. Autrement dit, il fallait les rendre étrangers à eux-mêmes en les coupant de leur vie intérieure, de leur milieu familial, de leurs traditions, de leur religion et toute autre chose qui pourrait contredire le projet de l’État.</p><p>Si votre vie intérieure est pauvre, ce sera beaucoup plus facile de travailler chez McDonald&rsquo;s, ou de rester assis en face d’un ordinateur toute la journée, ou encore de livrer des marchandises fabriquées en Chine. Peut-être même qu’avec l’aide de l’alcool, du divertissement ou d’autres drogues, ce type d’activités peu gratifiantes deviendrait supportable.</p><p>Historiquement, l’Amérique était hautement éduquée et dotée d’un esprit d’entreprise inégalé de même qu’une passion pour la libre expression et la contestation. Non seulement les Américains étaient alphabétisés, mais ils maîtrisaient la lecture, l’écriture et l’expression en public, des compétences qu’il était interdit d’enseigner sous l’Empire britannique.</p><p>Après la guerre civile, l’économie s’était peu à peu transformée d’économie entrepreneuriale à la production de masse qui nécessitait un prolétariat déraciné et corvéable à merci.</p><p>L’implantation de l’école publique a commencé par le Massachusetts. La résistance à l’école publique était telle qu’il aura fallu 15 ans pour qu’un second état la propose, c’est-à-dire si l’on ne tient pas compte de Washington D.C. qui l’a mise en œuvre immédiatement.</p><p>Au départ, les commissions scolaires étaient gérées localement. Pour contrer les influences locales, les districts scolaires sont devenus plus grands au nom d’une supposée efficacité. En réalité, cela a eu pour effet d’écarter les parents qui n’avaient pas de financement pour se faire élire. Et contrairement à l’efficacité promise, les coûts de gestion ont augmenté, certains en profitant pour se remplir les poches.</p><p>Les commissions scolaires ont ainsi été réduites de 135000 à 15000 environ. Du fait de leur taille, ces institutions devenaient des cibles intéressantes pour le clientélisme politique et pour certaines industries.</p><p>Quels sont les avantages qu’offre la scolarisation pour une gestion politique de la population ? Tout d’abord, l’école et ses sous-traitants sont le premier employeur du pays. L’institution permet d’employer autant de gens que nécessaire pour calmer les velléités révolutionnaires.</p><p>L’école est aussi un moyen de sélectionner des employés avec les bonnes idées. Les budgets de l’Éducation Nationale rivalisent avec ceux de la Défense et servent à payer les bons amis dans l’industrie. Comment expliquer autrement que l’école paie plus cher qu’un particulier pour ses commandes ?</p><p>Les parrains de l’école publique comptent parmi les plus grandes familles de l’Amérique. Leurs traditions démocratiques ont été ébranlées par la théorie de Darwin. Par la suite, c’est surtout la crainte de la surproduction qui les a motivés à agir sur le destin de millions d’enfants. Pour que l’investissement initial soit rentable, la production doit pouvoir compter sur une demande stable et prévisible. Au tournant du siècle, il restait encore un peu de trop de volonté d’indépendance dans la population pour en faire une clientèle fiable. En particulier, l’esprit d’entreprise et la capacité d’innovation étaient très répandus et constituaient une menace pour les monopoles.</p><h3 class="wp-block-heading">Détour par Londres</h3><p>L’apprentissage autodirigé à la manière de Benjamin Franklin est un parcours à la carte pour une éducation sur mesure. Ce type de formation accepte que tout et n’importe quoi puissent être un point de départ pour un apprentissage&nbsp;: un emploi, jouer au poker, etc. Tout ce qui importe est que ce choix soit personnel et voulu. N’importe quelle personne qu’on rencontre est un professeur potentiel&nbsp;: un mécanicien, une stripteaseuse, un compteur de cartes, etc.</p><p>Dans ce modèle, il n’y a pas vraiment de règle, si ce n&rsquo;est que l’élève choisit ce qu’il veut apprendre. Il n’est pas pénalisé s’il ne souhaite pas apprendre de vous, comme c&rsquo;est le cas à l&rsquo;école.</p><p>L’apprentissage autodirigé peut paraître chaotique, mais il ne l’est pas plus que la vraie vie. Au bout du compte, soit vous choisissez votre scénario, soit vous êtes dans le scénario de quelqu’un d’autre.</p><p>Il est difficile de croire que nous en soyons arrivés de nos jours à faire appel à des spécialistes pour des questions à la portée de gens ordinaires.</p><p>De la même manière, nous considérons &#8211; à tort &#8211; comme une catastrophe d’être déscolarisés. Mais les exemples de Thomas Edison, parti vers l’Ouest à 12 ans sans argent et sans contact, ou de George Bernard Shaw qui a quitté l’école à 14 ans devraient nous faire douter.</p><p>Une étude de l’université du Connecticut a voulu évaluer l’accumulation de connaissances entre la première année d’université et la dernière. Dans 16 sur 50 des universités étudiées, les étudiants en savaient moins en sortant qu’en arrivant à l’université. Dans les autres universités, aucun progrès n’a été mesuré !</p><p>La Guerre Civile américaine n’avait pas pour cause la lutte contre l’esclavage. En fait, les industriels du Nord observaient avec envie ce que leurs concurrents européens faisaient avec leur prolétariat. Mais ils étaient suffisamment avisés pour réaliser que l’indépendance et les traditions familiales et religieuses des Américains devaient d’abord être affaiblies. L’école obligatoire était un instrument pour réaliser cet objectif.</p><p>En effet, un esprit indépendant et libre de ses choix d’apprentissage est sûr de lui et d’autant moins malléable face à l’autorité.</p><p>Une économie de production de masse débouche inéluctablement sur une oligarchie. Dans un tel régime, les processus naturels du capitalisme sont empêchés. La destruction créatrice de Schumpeter ne peut pas avoir lieu sans quoi le capital des oligarques n’est plus à l’abri. Une telle économie centralisée ne peut pas fonctionner correctement sans un contrôle et une uniformisation des esprits. L’entreprise est facilitée si l’on commence dès le plus jeune âge.</p><p>Durant deux siècles, l’apprentissage autonome a été la règle en Amérique. Cette période a été caractérisée par une inventivité sans pareille dans l’histoire de l’humanité. La scolarisation et sa nasse de jugements et de normes a coupé les ailes de notre jeunesse. Peu après la généralisation de l’instruction obligatoire jusqu’à l’adolescence, le nombre de demandes de brevets déposés a diminué. Le déclin s’est accéléré avec la Seconde Guerre mondiale lorsque la maternelle et l’éducation supérieure ont gagné du terrain.</p><p>Des hommes comme Spinoza au 17<sup>e</sup> siècle et Fichte au 19<sup>e</sup> siècle ont été capables d’anticiper les conséquences délétères de la scolarisation (et de la promouvoir). Selon ces derniers, un individu à l’imagination fertile est beaucoup moins prévisible et contrôlable qu’un autre.</p><p>De nombreuses personnes qui n’ont pas jugé utile d’avoir une formation supérieure&nbsp;ont très bien réussi : Bill Gates et Paul Allen (Microsoft), Steve Job et Steve Wozniak (Apple), Michael Dell, Larry Ellison (Oracle), Ted Turner (Time Warner), Warren Avis, William Faulkner, Paul Orfaela (Kinko), Shawn Fanning (Napster), Lew Wasserman (MCA), John Mackay (Whole Foods), Kip Tindell (The Container Store). Pour certains d’entre eux, leur principal avantage sur les autres a été de préserver du capital et de commencer leur carrière très tôt alors qu’ils étaient au sommet de leurs capacités à l’adolescence.</p><p>Adam Smith considérait le désir insatiable de gagner de l’argent comme une maladie mentale. Derrière le succès des entreprises citées précédemment, il faut chercher non pas la volonté de maximiser le profit ou la valeur pour l’actionnaire comme cela est enseigné dans les Business Schools, mais plutôt le souci de satisfaire ses clients.</p><p>La véritable éducation, à l’opposé de l’instruction scolaire, enseigne que le seul moyen de s’enrichir est d’être utile aux autres. Ce ne sont pas nos systèmes qui vont sauver notre économie malade, seuls des individus complets le peuvent et ceux-ci ne sortent pas d’écoles-usines. Auparavant, nous fabriquions de l’acier, maintenant nous produisons des bulles spéculatives. Alors même que nous n’avons jamais eu autant besoin de citoyens pleins de ressources et avec de nouvelles idées, l’école continue à produire des zombies dociles.</p><p>À l’époque de Saint Paul, la vie des israélites était codifiée à l’excès. Par exemple, une règle concernait la hauteur réglementaire depuis laquelle verser de l’eau sur du fumier. Saint-Paul proposait de respecter le principe de l’amour de son prochain et de s’adapter aux circonstances. À notre époque, la société est aussi réglementée qu’à l’époque de Saint-Paul, mais dispose de plus d’outils de surveillance de masse pour punir les déviants et les récalcitrants.</p><p>Mais la résistance s’organise. Des millions d’Américains font l’école à la maison. Des trucs et astuces s’échangent sur internet pour passer sous le radar ou pour confectionner des armes. L’ère de l’expert, des élites créées par le rationnement de l’information, ainsi que des distorsions créées par le gouvernement touche à sa fin. Demandez-vous, dans une telle période, voulez-vous comme ami le premier de la classe ou quelqu’un qui a le sens de la débrouille ?</p><h3 class="wp-block-heading">Stanley le Gros et les Amish de Lancaster</h3><p>L’éducation se distingue de l’instruction en cela qu’elle requiert la connaissance de soi avant qu’elle ne puisse se développer. Dans le cas de l’instruction, c’est toujours le plan de quelqu’un d’autre qui sert de référence ultime. L’éducation est initiée de l’intérieur tandis que l’instruction est imposée de l’extérieur.</p><p>L’éducation suppose une large palette d’expériences, une introspection constante, le maintien de sa concentration en dépit des distractions, de la curiosité, de la patience, de l’observation, une inclination à faire des essais et à prendre des risques, et une capacité à apprendre de ses erreurs.</p><p>Stanley, le Gros, âgé de 13 ans, était un camarade de classe de John Taylor Gatto. Il venait seulement un ou deux jours par mois à l’école. Le reste du temps, il s’empressait de travailler gratuitement pour ses oncles et tantes entrepreneurs&nbsp;: un fleuriste, un restaurant, une épicerie, un menuisier et une entreprise de livraison. Il savait qu’il n’avait que 8 ans pour devenir financièrement indépendant et accumulait autant qu’il le pouvait de l’expérience avec sa famille.</p><p>L’école n’offre pas ce type d’expériences. En fait, elle les décourage. Ce qu’elle apprend c’est d’attendre patiemment son tour, si jamais il vient et de se soumettre au jugement d’étrangers, même lorsqu’ils ont tort.</p><p>Là où le capitalisme industriel s’évertuait à tuer sa main-d’œuvre à la tâche, les socialistes souvent issus des mêmes familles industrielles voulaient les tuer avec bonté. C’est ainsi qu’est né l’état providence. Contrairement aux promesses faites, l’école n’a pas résorbé les inégalités, mais les a renforcées. La richesse, aujourd&rsquo;hui, est deux à trois fois plus concentrée qu’au début du 20<sup>e </sup>siècle. Le pouvoir d’achat d’un <em>couple</em> de travailleurs en 1995 est 8% supérieur à celle d’un <em>célibataire</em> en 1905 !</p><p>Les Amish ont pris un chemin différent. Pour les Amish, l’école publique était une atteinte à leur mode de vie en séparant les enfants de leur famille et de leur communauté. Pour les Amish, l’école produisait des individus abîmés et inaptes à prendre des responsabilités dans la communauté. &nbsp;Finalement, en 1976, un arrêt de la Cour Suprême sur le conflit qui opposait l’état du Wisconsin et la communauté Amish a statué&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li>Les écoles devaient être à distance de marche de la maison</li><li>Les écoles devaient avoir une taille modeste pour ne pas avoir à séparer les élèves en classes d’âges et pour pouvoir conserver le même professeur pendant toute leur scolarité.</li><li>Le temps de scolarité devait être d’au plus 8 mois.</li><li>Les décisions importantes devaient être sous le contrôle des parents et non des bureaucrates.</li><li>Les professeurs devaient connaître et apprécier la culture Amish.</li><li>Les enfants devaient apprendre que la sagesse et l’érudition étaient deux choses différentes.</li><li>Les élèves devaient avoir l’opportunité de faire des stages pratiques supervisés par leurs parents.</li></ol><h3 class="wp-block-heading">La classe de David Sarnoff</h3><p>David Sarnoff est immigrant russe. À peine arrivé à New York, son père est décédé, ce qui l’a obligé à soutenir sa famille en travaillant à partir de 9 ans. En cinq mois, il a appris à lire l’anglais et a commencé à travailler pour un journal. Lorsqu’il vit une annonce pour un poste chez Marconi Wireless, il s’est précipité dans leurs bureaux et est entré directement chez le PDG pour lui dire qu’il voulait le poste. Il l’a eu. Les cinq cents garçons qui attendaient à l’extérieur pour une entrevue ont donc attendu pour rien.</p><p>Sarnoff s’est constamment formé pour être à la pointe des développements technologiques. À 39 ans, il est devenu PDG de la RCA.</p><p>L’école obligatoire aurait rendu cette aventure impossible. C’est encore plus vrai aujourd’hui avec nos écoles dysfonctionnelles et en proie à la violence.</p><p>Ce n&rsquo;est pas tout. Des dynamiques autodestructrices sont à l’œuvre dans le corps enseignant . Certains enseignants jouissent de privilèges&nbsp;: de bonnes salles de classes, de bons élèves, etc., parfois même des postes administratifs sans enseignement. D’un autre côté, d’autres enseignants, souvent jeunes, ont des conditions de travail plus difficiles et la tentation est grande pour ces derniers de se désengager et d’en faire le moins possible.</p><p>Dans ce système, les rares idéalistes qui cherchent à changer les choses sont rapidement mis hors d’état de nuire.</p><p>Les professeurs de mathématiques et d’éducation physique sont ceux qui deviennent le plus souvent des administrateurs ou des principaux. En effet, ce sont eux qui ont le plus de temps et le moins de stress dans une journée de travail. Ils trouvent alors l’énergie pour construire des alliances et amadouer des intérêts particuliers pour monter en haut de la pyramide hiérarchique. Lorsqu&rsquo;ils atteignent leurs objectifs, ils ne sont pas enclins à mordre les mains qui les ont nourris.</p><h3 class="wp-block-heading">Camino de Santiago</h3><p>Les enfants avec les pires problèmes de comportement sont ceux qui regardent trop la télévision. Il faut croire qu’écouter des histoires sans queue ni tête, des publicités absurdes, ainsi que la propagande corporative ne contribue pas à forger le caractère et le sens moral.</p><p>Les individus apprennent grâce à des rétroactions. Dans la vraie vie, s’ils n’exécutent pas une tâche comme il faut, ils vont le savoir très vite. Or, à l’école, le système de règles rigides inventées il y a longtemps par on ne sait qui limite beaucoup ce type d’apprentissage interactif.</p><p>Pour résoudre la problématique de l’abrutissement par la télévision, les ordinateurs et l’internet, la solution passe par une exposition à un apprentissage interactif.</p><p>Le secret d’un programme de guérilla éducationnelle consiste à donner l’opportunité à des élèves d’avoir des expériences dans le monde réel. Pour les élèves, ces expériences sont beaucoup plus engageantes que n’importe quel divertissement sur écran.</p><p>Faire des expéditions à travers l’état de New York, déposer une plainte dans le système judiciaire, créer une activité entrepreneuriale, participer à des débats publics est infiniment plus intéressant que de rester assis dans l’ombre.</p><p>Le programme de John Taylor Gatto était en fait inspiré du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, qui donne l&rsquo;occasion de se réconcilier avec soi-même, de se sentir en contrôle, et de communier avec la nature. Voici une autre source d’inspiration&nbsp;: <em>A Visitor’s Key to Iceland</em>, un guide touristique sur l’Islande où chaque lieu était décrit avec une histoire pittoresque.</p><p>Les élèves envoyés par Gatto en excursion devaient collecter des informations intéressantes sur les lieux qu’ils visitaient pour les partager avec leurs camarades.</p><p>Les enfants qui s’abrutissent devant leurs écrans ont une capacité d’attention moindre. Ils ont un besoin constant de stimulation que la réalité ne peut leur donner. La violence, y compris la violence sexuelle, est leur exutoire. La plupart des civilisations en déclin glorifient la guerre. Le respect pour les devoirs et pour la famille diminue de même que l’empathie au profit du divertissement et de la prédation.</p><h3 class="wp-block-heading">Armes d’instruction massive</h3><p>L’école n’est pas un bon endroit pour vos enfants. Elle est incurable et mérite d’être sabotée.</p><p>Comme les guildes médiévales de l’orfèvrerie ou du verre, l’institution scolaire décourage toute innovation parmi ses membres et sanctionnera toute dérive. Comme l’a démontré Robert Michel, la mission première de toute bureaucratie est de se préserver.</p><p>Il n’y a pas vraiment de différences entre les bons et les mauvais élèves si ce n’est que le second groupe a été privé de stimulations délibérément.</p><p>La méthode de John Taylor Gatto consistait d’abord à connaître intimement l’histoire de ses élèves et les relations entre eux. Toutes les sources d’information étaient bonnes&nbsp;: faire parler les élèves, leurs ennemis, leur famille, et même consulter les bulletins de notes. Une fois le profil de l’élève connu, un questionnaire à remplir par l’élève devait indiquer trois choses qu’ils aimeraient apprendre et trois faiblesses sur lesquelles ils voudraient travailler. Les priorités de l’élève devenaient celles de Gatto sans aucune censure. Toutefois, aucun collègue ou administrateur ne devait être au courant. Seuls les parents étaient dans la confidence et la plus grande discrétion leur était demandée. Sans plaintes des parents et sans désordre dans la salle de cours, Gatto avait alors les coudées franches.</p><p>Comme Adam Smith l’a clairement énoncé, l’objet de l’éducation n’est pas de faire une nation plus prospère. Selon lui, l’éducation est le moyen de résorber les dommages collatéraux inhérents au capitalisme. En effet, la compétition associée au libre-échange crée des dégâts psychologiques&nbsp;: les travailleurs deviennent plus frileux, plus stupides, plus paresseux et plus indifférents.</p><p>La véritable éducation s’attaque à ces maux.</p><p>Les élèves sentent instinctivement que l’école n’a pas leur intérêt à cœur. Pour cette raison, il la méprise et tout ce qui y ressemble de près ou de loin.</p><p>L’école est aussi sous influence politique. Des intérêts privés ou des intérêts de caste peuvent éliminer du programme des informations critiques sur leurs privilèges, leurs pratiques, leurs croyances. Une grande partie du temps de classe est donc consacrée à des sujets sans importance ou du moins sans rapport avec les questions importantes que se posent les enfants.</p><p>Vos professeurs ne vous ont sans doute jamais mentionné que Darwin a une formation de ministre du Culte et qu’il était d’une famille immensément riche qui côtoyait les princes et les ducs. Ils ne vous auront pas non plus mentionné que Darwin, dans <em>Descent of Man</em>, prônait le darwinisme social et qu’il croyait dans l’inégalité des races, et ô surprise que la race européenne étant la plus avancée.</p><p>Saviez-vous que la première décision d’Adolphe Hitler une fois au pouvoir fut d’interdire la possession d’armes à feu par les citoyens ? Pourquoi n’en parle-t-on pas ?</p><p>Le slogan de la Royal Scientific Society est <em>Nullius in verba</em> c’est-à-dire «&nbsp;Ne croyez rien sur parole ! Pensez par vous-même.&nbsp;» Le slogan de nos écoles serait plutôt « Laissez les autres penser à votre place !&nbsp;»</p><p>Un autre secret que l’école se garde bien de vous dire, mais que vous devinez sans doute est que l’apparence physique et la prestance sont importantes pour l’admission dans les universités d’élite. Tout se passe presque comme si ces universités participaient à un projet eugéniste…</p><p>La laideur demande du travail. À votre avis, est-ce que rester assis passivement des heures durant toute la journée va vous donner une meilleure mine ? Est-ce que le stress des devoirs et des examens vous rendra plus agréable ?</p><p>Avez-vous appris à l’école que les nazis se sont inspirés des programmes eugénistes américains qui ont conduit à stériliser des dizaines de milliers de personnes aux États-Unis ?</p><p>Dans un monde complexe comme le nôtre, les personnes flexibles survivent mieux que les autres. Malheureusement, l’école récompense ceux qui suivent scrupuleusement des règles. Or, pour rester indépendants, nous devons savoir où et comment chercher l’information et se former continuellement. Le véritable apprentissage conduit inévitablement à de piètres performances aux examens.</p><p>Pour une bureaucratie, tout est secondaire sauf une chose, la subordination. Un membre éduqué ou avec des principes est ce qu’elle redoute le plus. Le premier, car il peut argumenter efficacement, le second car il est inflexible. De tels individus sont problématiques.</p><p>C’est pourquoi le conditionnement commence au jardin d’enfants par l’injonction&nbsp;: «&nbsp;ne fais pas ça&nbsp;». En primaire, au lieu d’explorer le monde, les élèves s’entendent répéter&nbsp;: «&nbsp;Ne cours pas! Ne grimpe pas aux arbres! Ne parle pas! Ne regarde pas par la fenêtre! » Ils comprennent ce que cela veut&nbsp;dire : «&nbsp;N’aies pas très propres idées! Sois passif! Ne fais pas tes propres choix!&nbsp;»</p><p>Le programme éducatif idéal devrait multiplier l’exposition à de nouvelles idées, de nouvelles expériences et de nouvelles personnes.</p><p>Au lieu de ça, tout est fait pour limiter le développement de compétences réelles et d’une pensée claire. Lorsqu’ils sortent de l’école, les élèves sont incapables de faire face aux défis de leur existence sans aide et leur impuissance les rend manipulables comme des enfants.</p><p>S’il y avait un seul conseil à donner aux parents dans leur relation avec leurs enfants, ce serait celui-ci&nbsp;: «&nbsp;Ne les voyez pas comme des enfants. S’ils sont encore puérils après 7 ans, c’est qu’il y a un problème. Si à douze ans, ils ne connaissent pas leur chemin en ville, s’ils ne font pas des excursions en vélo de 150 km, et ne sont pas assez utiles à la communauté pour avoir un revenu indépendant, c’est que vous avez raté quelque chose.&nbsp;»</p><p>Andrew Hsu, un immigrant taiwanais, âgé de 11 ans a fait son éducation à la maison. Il a remporté des prix en natation, un concours de science, et il parle couramment l’anglais, le français et le chinois. Voici la leçon la plus importante qu’il ait apprise&nbsp;: «&nbsp;si vous mettez des puces dans un contenant, elles sautent pour s’échapper. Mais si vous mettez un couvercle sur le contenant, les puces vont se cogner dessus et au bout d’un certain temps, elles cesseront de sauter.&nbsp;Quand le couvercle est enlevé, les puces n’osent plus sauter. Dans la vie, c’est la même chose. »</p><p>Nous savons depuis longtemps qu’un sommeil ininterrompu est le secret d’une pensée claire et précise. Mais cela est aussi vrai durant le jour. Une étude constamment interrompue nous empêche d’arriver à nos conclusions. Le rythme de l’école, ses interruptions régulières, ses changements de classe, les distractions créées par les élèves (flirts, intimidations, brouhahas) constituent un frein majeur à l’apprentissage. Les interruptions signalent aussi que ce qui est enseigné ne mérite pas notre attention, sinon pourquoi l’interrompre ?</p><h3 class="wp-block-heading">Qu’est-ce qu’une éducation</h3><p>Une véritable éducation devrait vous permettre de comprendre le monde autour de vous et en particulier comment nous en sommes arrivés là.</p><p>Emmanuel Kant a posé les bases d’un véritable programme d’éducation en posant ces questions&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Qu’est-ce que je peux connaître ?</li><li>Que suis-je en droit d’espérer ?</li><li>Que dois-je faire ?</li><li>Qu’est-ce qu’un Homme ?</li></ul><p>Une personne éduquée&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Aime passer du temps seul et profiter de sa compagnie.</li><li>Forme des relations saines, car elle comprend la dynamique des rapports humains.</li><li>Est consciente du temps qui passe et de sa mortalité. Elle tire des leçons à tout âge.</li><li>Évalue de façon critique les instructions qu’elle reçoit à l’aune de son système de valeurs. Elle connaît aussi des systèmes de valeurs alternatifs.</li><li>Apprécie le pouvoir de créer de nouvelles choses et découvre la vérité par elle-même.</li><li>Détecte les besoins des autres et obtient un revenu en y répondant sans perdre de vue que la richesse matérielle n’est pas l’essentiel.</li><li>Cherche à maîtriser une variété d’activités pour le plaisir et le savoir tout en ayant une occupation principale.</li><li>Cherche à découvrir d’où elle vient, quelles sont ses limites, quelles sont ses possibilités.</li><li>Observe attentivement le monde réel proche et lointain, l’analyse et interagit avec lui. Le tableau noir ne remplace pas l’expérience réelle.</li><li>Noue très tôt des relations à tous les niveaux&nbsp;: famille, amis, camarades, ennemis, amoureux, communauté, réseautage, etc.</li><li>À une approche raisonnée de sa vocation&nbsp;: comment contribuer au bien commun et gagner sa vie ?</li><li>Réalise que son temps est limité et que des choix irréversibles doivent être faits.</li></ul><p>La scolarisation obligatoire donne des avantages économiques de court terme pour les élites managériales. Mais cela se fait au prix de la vitalité de la communauté comme cela s’est produit en Union soviétique.</p><p>On dit que la mission de l’école est principalement d’apprendre à lire. Or, l’expérience montre qu’il suffit de 30 heures d’efforts assidus pour maîtriser les bases de la lecture. Tout le problème est que ce travail ne peut être imposé et l’élève doit le vouloir. Ainsi, certains élèves apprendront à 5 ans d’autres à 12 ans, mais à 15 ans on ne saura pas dire qui des deux a appris le premier.</p><p>Au 19<sup>e</sup> siècle, nous apprenions à lire comme aujourd’hui les gens apprennent à se servir d’un ordinateur&nbsp;: en nous donnant du mal, en demandant à des amis, en faisant des essais, en regardant les autres faire… On pourrait faire une comparaison similaire avec la conduite automobile.</p><h3 class="wp-block-heading">Une lettre à ma petite-fille</h3><p>Les clés d’une bonne éducation selon John Taylor Gatto&nbsp;:</p><ol
class="wp-block-list" type="1"><li><strong>Connais-toi toi-même.</strong> Vous devez connaître vos inclinations, forces et faiblesses.</li><li><strong>Observation</strong>. Vous devez être capable de vous concentrer intensément pour mémoriser une situation ou un document afin de l’analyser plus tard. Vous devez être capable de lire les sources originales, peu importe leur forme.</li><li><strong>Rétroaction</strong>. Vous devez prêter attention aux signes de votre environnement pour savoir si vous êtes sur la bonne voie. En revanche, les notes et appréciations des professeurs vous induiront en erreur.</li><li><strong>Analyse</strong>. Vous devez être capable de décomposer un problème en sous-problèmes et identifier les facteurs les plus importants – tout seul.</li><li><strong>Simulation</strong>. Vous devez être capable de vous glisser dans la peau de quiconque même de vos ennemis, et vous fondre dans les groupes les plus divers.</li><li><strong>Expression</strong>. Vous devez être capable de vous exprimer avec force et clarté pour gagner des alliés.</li><li><strong>Jugement</strong>. Vous devez percer le voile des apparences. Presque rien n’est tel qu’il paraît. Les personnalités les plus attirantes sont presque systématiquement fausses.</li><li><strong>Être utile</strong>. Si vous n’êtes pas utile pour les groupes dont vous faites partie, alors vous n’avez &#8211; littéralement &#8211; aucune valeur.</li></ol><p>Notre monde ressemble de plus en plus à un laboratoire où nos moindres faits et gestes sont scrutés. Les meilleurs talents des classes populaires sont identifiés aussitôt que possible pour être recrutés et éviter qu’ils n’encadrent un mouvement révolutionnaire. Ce projet de gestion scientifique des ressources humaines a été mené avec un grand art. Chaque fois qu’une liberté était enlevée, une autre était octroyée dans les domaines traditionnels&nbsp;: sexualité, famille, religion, etc. Tout et n’importe quoi étaient permis. L’école a contribué à ce mouvement en coupant les élèves de leur référence morale traditionnelle.</p><p>La création d’habitudes par l’école est la clé pour maintenir l’ordre établi. Comme l’a écrit William James en 1890 dans <em>Principes de psychologie&nbsp;</em>:</p><p>«&nbsp;L’habitude est l’élément stabilisateur de la société. C’est son agent conservateur le plus précieux. Seule l’habitude […] permet aux enfants privilégiés d’être protégés des soulèvements vengeurs des pauvres […] Seule l’habitude empêche les travaux les plus durs et les plus vils d’être désertés. Elle tient le mineur dans l’obscurité. Elle décourage le mélange des classes.&nbsp;»</p><p>C’est notre responsabilité d’identifier de telles habitudes placées en nous par des agents étrangers et qui bloquent notre curiosité.</p><h3 class="wp-block-heading">Incident au lycée Highland</h3><p>Les études montrent que trois choses comptent pour être heureux&nbsp;: de bonnes relations humaines, une bonne santé et un emploi intéressant. L’école contribue malheureusement à réduire le temps disponible pour nouer des relations, est néfaste pour la santé et conduit à des emplois dépourvus de sens.</p><p>Une des principales peurs des élèves, comme ceux du lycée huppé de Highland, est de ne pas être admis dans une université prestigieuse. En réalité, ils sont mal informés. Les universités sont des entreprises qui doivent recruter suffisamment d’élèves pour payer leurs frais. Bien sûr, tout le monde ne rentre pas, mais les notes sont moins importantes qu’on ne le croit. Harvard, Princeton, Yale, Stanford rejettent de nombreux candidats avec des scores SAT parfaits. À l’inverse des étudiants médiocres comme George W. Bush, Al Gore, John McCain, Franklin D. Roosevelt y sont acceptés sans difficulté.</p><p>Qu’est-ce qui intéresse ces universités ? Elles veulent savoir si vous êtes déjà distingué en créant une entreprise ou une association caritative, ou en faisant le tour du monde à la voile, ou en démontant un tracteur et en le réassemblant. En bref, elles veulent savoir si vous avez du potentiel. Car si vous avez du potentiel, vous avez de grandes chances de réussir d’une façon ou d’une autre. Vous contribuerez alors par votre réputation ou votre argent à l’essor de l’institution.</p><p>Vous n&rsquo;avez pas besoin de l&rsquo;école pour cela, bien au contraire.</p><p>The post <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p><p>L’article <a
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