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><channel><title>autosuffisance - Economie rebelle</title> <atom:link href="http://economierebelle.com/tag/autosuffisance/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>https://economierebelle.com/tag/autosuffisance/</link> <description>Mon argent, mon choix</description> <lastBuildDate>Fri, 13 May 2022 13:46:15 +0000</lastBuildDate> <language>fr-FR</language> <sy:updatePeriod> hourly </sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency> 1 </sy:updateFrequency> <generator>https://wordpress.org/?v=6.7.1</generator> <item><title>&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;&#x2b50;Livre « Hard Times in Paradise » des Colfax</title><link>https://economierebelle.com/%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90livre-hard-times-in-paradise-des-colfax/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=%25e2%25ad%2590%25e2%25ad%2590%25e2%25ad%2590%25e2%25ad%2590livre-hard-times-in-paradise-des-colfax</link> <comments>https://economierebelle.com/%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90%e2%ad%90livre-hard-times-in-paradise-des-colfax/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Fri, 13 May 2022 02:48:36 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Devenir résilient]]></category> <category><![CDATA[Eduquer]]></category> <category><![CDATA[autosuffisance]]></category> <category><![CDATA[école à la maison]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=2100</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Les époux Colfax sont un couple d’universitaires et activistes d’extrême gauche. Leur engagement politique leur a valu d’être mis au ban du monde académique. Las des menaces, n’ayant aucune perspective de continuer leur carrière, le couple entreprit un changement radical : un retour à la terre dans les montagnes de Californie à Mendocino. Avec leurs&#8230; <a
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class="wp-block-list"><li>Les Colfax ont achèté leur terrain de 47 acres au nord de la Californie au début des années 1970 à une époque où les hippies étaient légion.</li><li>Une des premières erreurs des Colfax a été d’acheter une tronçonneuse, un outil essentiel pour défricher, qui n’était pas adaptée à leurs besoins&nbsp;: trop lourde, peu maniable, d’occasion.</li><li>Malheureusement pour eux, leur terrain était resté en friche depuis une vingtaine d’années. Un terrain dont les arbres viennent d’être coupés est beaucoup plus facile à aménager que le même terrain 20 ans après. Il suffirait de brûler les branches, les écorces et les rondins de bois inutilisables. Vous disposeriez aussi de grands espaces laissés par les arbres coupés, de routes pour l’accès et de plateformes aménagées pour disposer les rondins.</li><li>Les Colfax ont eu de la visite après avoir incinéré des débris végétaux. Le feu et la fumée ont tendance à inquiéter ou susciter la curiosité des voisins. C’est ainsi qu’ils ont la visite de leur voisin, un juge qui était par ailleurs riche et propriétaire d’un journal…</li><li>Ils ont aussi reçu la visite de l’homme à tout faire de la région – sans doute informé – par l’agent immobilier qu’il y avait de nouveaux arrivants.</li><li>La nature peut être magnifique, mais il faut aussi compter sur les insectes et autres nuisibles, le jour et la nuit.</li><li>Les Colfax ont attendu 3 ans avant d’avoir de vraies toilettes, le temps de construire leur maison, la salle de bain, installer les canalisations, la fosse septique et le champ de drainage.</li><li>Il semblerait que le manque total de préparation, d’expérience et de bon sens du couple d’universitaires des Colfax dans l’aménagement de leur terrain, soit la principale raison du succès de leurs quatre enfants. Ils ont appris très tôt à ne compter que sur eux-mêmes!</li><li>La construction de leur maison s’est faite selon le code de la construction pour éviter une visite des autorités et surtout pour ne pas prendre le risque d’une démolition.</li><li>La famille s’est aperçue de certains défauts des contreplaqués livrés uniquement lorsqu’elle a coulé le béton dans les fondations. Malgré leurs efforts pour ajuster les fondations avant qu’elles ne durcissent, un côté n’a pas pu être rattrapé. Pour cette raison, à cet endroit-là, le sol est légèrement déformé.</li><li>Au plus fort de l’été, la famille a reçu de nombreux visiteurs indésirables qui croyaient avoir affaire à des hippies. L’aide apportée n’était pas à la hauteur de la gêne occasionnée, en particulier la fois où ils ont hébergé un toxicomane paranoïaque.</li><li>Alors que le toit n’était pas encore construit à l’automne, il a plu de manière continue ce qui a bien failli déformer les poutres censées soutenir le toit.</li><li>Leurs enfants apprenaient bien trop en travaillant avec leurs parents pour que le couple se préoccupe de les inscrire à l’école.</li><li>Une autre de leur erreur a été de planter un verger avant même de prévoir son irrigation! Au moins, ils ont eu l’idée de faire financer l’achat des arbres fruitiers par leur famille, un arbre à la fois.</li><li>Pendant tout ce temps, la famille n’avait pas accès à l’eau courante. L’eau pour la cuisine et les bains hebdomadaires devait être transportée depuis un ruisseau en contrebas jusqu’au campement. Après l’achat d’une pompe et du matériel requis, une autre déception attendait les Colfax. En effet, c’est seulement une fois que tout le dispositif a été péniblement assemblé et installé qu’ils réalisèrent que la pompe était défaillante. L’achat d’une autre pompe créa d’autres problèmes à cause de l’incompatibilité des raccordements…</li><li>Un petit bassin d’eau pour les besoins quotidiens avait été construit pour récolter l’eau puisée grâce à la pompe. Le bassin a attiré des cochons sauvages qui sont venus s’y abreuver.</li><li>En échange de leur travail, la famille a pu emprunter de l’équipement pour creuser un puits à l’endroit précis où un magnétiseur avait dit qu’il y avait une source à 25 mètres sous la surface. Après un mois de travail pénible et acharné, ce fut une nouvelle déception.</li><li>Finalement, le problème de l’eau fut résolu grâce à la générosité d’un voisin qui leur donna accès a ses sources. Il restait juste à éclaircir un passage entre leur maison et la source du voisin.</li><li>Cependant, contrairement aux spécifications techniques, la pompe utilisée avait des difficultés à extraire l’eau depuis la source du voisin. Ainsi, chaque année, les Colfax devaient remplacer la pompe, en général au plus fort de l’été.</li><li>Un jour, des guêpes s’en sont prises à la chèvre de la famille. La famille est allée essayer de libérer la chèvre – sans protection une première fois, avant de recommencer. Le couple s’est fait piquer. La femme a perdu connaissance à la suite d’un choc anaphylactique. Le médecin des urgences lui indiqua qu’elle aurait pu en mourir et qu’elle devrait considérer un kit pour les piqûres d’abeilles à l’avenir.</li><li>Une autre erreur aura été d’entamer leurs économies en faisant un aller-retour entre le ranch et Saint-Louis où les Colfax avaient entreposé leur mobilier. Au bout du compte, les machines à laver et à sécher du couple sont restées trois ans dans la maison dans leur emballage avant de finir au dépotoir.</li><li>David Colfax a fait de l’auto-stop jusqu’à la côte est pour acheter un pick-up massif. Son retour a été émaillé de nombreux problèmes techniques. Le moteur était détruit. 3000$ venaient de partir en fumée. David aurait pu acheter un véhicule équivalent (et sans problèmes) auprès de leurs voisins pour 2000$&#8230; Mais après tout, il n’y connaissait rien.</li><li>Lorsque l’argent est devenu un problème, les Colfax ont commencé à vendre des bûches de bois à un prix défiant toute concurrence. Dans ce commerce, ils ont dû faire affaire avec des gens plus ou moins bizarres comme par exemple le personnage qui inspectait les bûches une à une avant de les faire déposer près de sa Mercédès immaculée. «&nbsp;Le problème quand on est pauvre, c’est que vous n’avez plus de temps à vous.&nbsp;»</li><li>David Colfax fut recruté pour construire la maison d’une connaissance. Il évita les erreurs qu’il avait commises, mais n’en retira aucune satisfaction. Au contraire, il détestait cela et le fait de ne pas voir ses enfants de la journée et de rentrer épuisé à la maison le fit changer d’approche.</li><li>David Colfax, après 4 ans passés dans les bois, s’est finalement résolu à revenir dans le monde universitaire. Après avoir accepté une offre ferme pour un poste d’enseignement dans l’Illinois (payé moitié moins que son précédent poste), et avoir loué une maison pour la rentrée, l’université l’a informé que l’offre n’était plus sur la table ! La même chose se produisit avec deux autres offres.</li><li>En désespoir de cause, et après avoir dépensé leurs économies pour rendre la maison habitable, les Colfax prirent la décision d’aller enseigner au lac Supérieur dans une communauté isolée qui recherchait désespérément des professeurs.</li><li>Une semaine avant de partir au Canada, l’agence d’adoption leur a confirmé qu’ils allaient être les heureux parents d’un bébé esquimau.</li><li>Lors de leur déménagement à 3000km au nord, les Colfax n’ont pris avec eux aucun meuble, mais seulement des outils. L’idée était de fabriquer leurs propres meubles à partir de contreplaqué.</li><li>La vie en appartement leur a permis de redécouvrir la télévision et les commodités de la vie moderne. Après quelques mois, la télévision a perdu son attrait et la famille est tombée d’accord sur le fait que rien n’égalait la vie dans les montagnes de Californie sauf sans doute l’éclairage électrique supérieur à l’éclairage au kérosène pour lire le soir.</li><li>Les Colfax ont jugé que l’école ne pourrait pas faire bien du tort aux enfants pour le peu de temps qu’ils prévoyaient rester au Canada. Les enfants n’ont pas détesté ça, mais trouvaient qu’il s’agissait d’une terrible perte de temps.</li><li>Reed, le troisième enfant, a sauté la maternelle puisqu’une évaluation avait montré qu’il avait le niveau de lecture d’un 5<sup>ème</sup> ou 6<sup>ème</sup> année.</li><li>Drew le cadet a créé un incident dans le bus scolaire en refusant d’obéir à la consigne d’un 4ème année de ne pas s’asseoir avec la personne de son choix. Une fois chez le principal, il est resté muet et a refusé de s’identifier et de répondre à ses questions. Finalement, quelqu’un est allé chercher son frère aîné, Grant qui a joué les médiateurs.</li><li>Le contraste de leur vie bien ordonnée au Canada avec leurs aventures en Californie était saisissant. Les Colfax n’aimaient pas vraiment se soumettre à des routines quotidiennes décidées par les autres. Ils préféraient organiser leur vie ou leur survie en famille.</li><li>En quittant le Canada, Micki Colfax repensa aux trois mois passés au Maroc dans l’espoir d’aller enseigner en Ouganda, avant finalement de retourner aux États-Unis&nbsp;et de commencer leur aventure en Californie : «&nbsp;J’ai encore le même sentiment de m’échapper d’une prison.&nbsp;»</li><li>De retour en Californie, le couple Colfax a proposé sans trop de conviction à leurs enfants de devenir membre de l’organisation 4H pour rencontrer d’autres jeunes garçons. L’idée les a emballés. 4H est une sorte d’association de scoutisme où les enfants de la région peuvent s’initier aux métiers de la ferme auprès de professionnels.</li><li>C’est ainsi que l’aîné Grant, âgé de 13 ans, a appris à stopper net un bœuf Angus qui lui fonçait dessus à l’aide d’un coup de planche sur la tête. La famille venait en effet de mettre toutes leurs économies dans l’achat de deux bœufs.</li><li>Après avoir engraissé les bœufs, Grant et Drew ont participé à une vente aux enchères. Bien que leurs bœufs aient obtenu le meilleur ratio du poids ajouté par quantité de nourriture fournie, ils ont obtenu le prix le plus bas environ 60 cents la livre alors que d’autres avaient obtenu près de 3 dollars la livre. La famille réalisa qu’elle faisait très peu affaire avec le reste de la communauté et que par conséquent personne ne se sentait obliger de donner un bon prix.</li><li>La famille a remarqué que peu importe les protections mises en place pour mettre à l’abri leur potager, des lapins ou des chevreuils trouvaient toujours le moyen d’y pénétrer. Ils utilisèrent cela à leur avantage&nbsp;pour piéger le gibier à proximité de cet endroit stratégique.</li><li>Grant et Drew ont réussi à gagner quelques centaines de dollars en élevant des moutons. Grant, qui s’était pris de passion pour l’étude des chèvres, a lu énormément sur le sujet et a investi son argent ainsi que celui de ses parents pour sélectionner les bonnes chèvres et démarrer un élevage. Quelque temps plus tard, Grant réalisa que ses chèvres n’étaient peut-être pas si bonnes que cela!</li><li>Grant avait tout de même eu une bonne intuition. Il n’y avait pas d’argent à faire en vendant le lait de chèvre. Le seul commerce réellement rentable était l’élevage et la vente de chèvres de bon pedigree. Profitant du départ à la retraite de propriétaires d’un bouc d’exception, il convainquit ses parents d’acheter l’animal. Drew fit la même chose avec des moutons au lieu de chèvres. Après quelques années, la famille fut connue dans la région pour ses animaux de qualité supérieure.</li><li>La famille a connu toutes sortes de mésaventures dans leurs expériences. Par exemple, David et un de ses fils ont fait une violente réaction allergique en brûlant du sumac vénéneux du chêne. Leur visage a gonflé subitement et ils ont dû se rendre à l’hôpital.</li><li>Un mouton qui a réussi à pénétrer dans la réserve s’était empiffré avec des céréales. Chez les ruminants, cela génère la production de gaz qui s’ils ne sont pas évacués provoque la mort. Il y a deux méthodes pour les sauver, soit inciser un de leurs estomacs avec tous les risques que cela comporte, soit lui faire évacuer le contenu des estomacs par aspiration!</li><li>Leur vieux pick-up dont toutes les pièces avaient été changées au moins une fois a failli coûter la vie à Micky et trois de ses enfants lorsque les freins ont lâché dans une descente dangereuse. Ils n’ont dû la vie qu’à un rocher qui se trouvait sur l’accotement.</li><li>Drew et Reed développèrent un goût pour les courses à pied et ne tardèrent pas à ajouter des trophées de course de la région ou de l’état à tous ceux que la famille avait gagnés lors des foires agricoles.</li><li>Le couple Colfax a toujours profité de l’anniversaire de leurs enfants pour leur donner soit des cadeaux éducatifs (livres de leurs auteurs favoris ou sur les sujets qu’ils aiment, encyclopédies, etc.), soit des objets utiles pour leurs projets (seaux en inox, outils, etc.). Drew avait démontré de l’intérêt pour l’astronomie. Comme un télescope était beaucoup trop dispendieux, et sur les conseils d’un vendeur spécialisé, Micky acheta tout le matériel nécessaire à la construction d’un télescope. Drew passa des centaines d’heures à poncer le miroir principal et à réaliser l’assemblage. Lui et son frère créèrent un observatoire dans le verger. À peine trois semaines plus tard, il observa une comète en même temps que trois autres observateurs amateurs.</li><li>La pompe explosa et déclencha un incendie. Il fallut que Reed coure à travers les bois pour pouvoir appeler les pompiers chez le voisin. Heureusement, l’incendie fut contenu. Cela démontra à la famille la nécessité d’avoir accès à une ligne téléphonique!</li><li>Le fait de ne pas être connecté au réseau électrique n’a jamais dérangé la famille. Les générateurs suffisaient amplement pour faire fonctionner les outils. De plus, la famille s’était habituée à faire chauffer l’eau sur le poêle pour leur hygiène quotidienne. En revanche, l’absence du téléphone a toujours été&nbsp;problématique&nbsp;: les visiteurs indésirables pouvaient arriver sans prévenir, beaucoup de temps était perdu lorsqu’un article n’était pas disponible chez le fournisseur et qu’un simple coup de fil aurait pu soit permettre d’éviter le voyage, soit permettre de discuter avec la famille d’un article de substitution.</li><li>Pour avoir accès à l’électricité, cela suppose que les voisins soient d’accord pour installer des lignes électriques sur leur terrain. En résumé, cela revient à abandonner une partie du terrain à la compagnie d’électricité pour maintenir les lignes et à prendre les risques associés aux lignes haute tension, sans parler de l’esthétique. La ligne téléphonique suit les mêmes lignes que le réseau électrique en général. Mais il existe une autre option&nbsp;: les lignes téléphoniques rurales.</li><li>Avec le matériel approprié, la famille a dû établir une ligne en hauteur suspendue d’un arbre à l’autre tous les 15m. Le travail à réaliser était énorme&nbsp;: éclaircir le bois, couper certains arbres, éviter que le fil ne touche les branches !</li><li>Le téléphone perturbait leur vie quotidienne, paisible et tranquille jusque-là. Malgré tout, au total, le téléphone améliora leur qualité de vie. En fait, cela leur donna davantage de temps libre pour se consacrer aux loisirs (films) ou à de l’activisme politique.</li><li>L’isolement de la famille a été clé au début de leur aventure pour les mettre à l’abri des autorités scolaires. Plus tard, le fait que tous leurs enfants décrochaient les meilleurs prix au club 4-H a démontré clairement aux yeux de tous qu’ils avaient appris bien plus à la maison qu’en allant à l’école.</li><li>Contrairement à d’autres familles qui ne se sont pas accrochées, les Colfax ont réussi à tenir le cap. Grant, l’aîné est celui qui a essuyé les plâtres. Par la suite, Grant a pu aider ses parents à contribuer à l’enseignement de ses frères puisqu’il savait ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas.</li><li>Grant décida d’aller à l’université. Pour ce faire, il s’imposa un programme intensif d’études. Grant a ainsi noté ses progrès au cours de 4 mois&nbsp;: 420 pages de mathématiques, 800 pages d’anglais, 200 pages de chimie, l’équivalent d’une deuxième année d’espagnol.</li><li>La famille a accompagné Grant pour ses entrevues avec les universités. La première à Cornell s’est mal passée, car la personne en charge du recrutement se disait incapable de l’évaluer. L’argent était aussi un problème dans la mesure où même les universités d’état étaient trop coûteuses. Il ne pouvait pas non plus, dans le cas de Grant, compter sur une bourse athlétique. Harvard et Yale en revanche disposaient de programme de bourses d’études tout compris.</li><li>Grant a obtenu d’excellents scores au SAT et autres tests standardisés. Ses entrevues dans la plupart des Universités se sont très bien déroulées. Elles avaient tendance à durer une ou deux heures au lieu des 15 minutes réglementaires. Naturellement, il fut admis à Harvard pour y faire médecine – tous frais payés. Plus tard Drew et Reed seront également admis à Harvard.</li><li>Au total, cela a pris environ 10 ans de dur labeur à la famille Colfax pour devenir autosuffisante. La recette de leur succès a été de faire une gestion attentive et méticuleuse d’un petit nombre de bêtes de qualité supérieure. Rien de cela n’aurait été possible sans avoir utilisé le travail de leurs quatre enfants. Désormais, ils allaient quitter le ranch familial l’un après l’autre.</li><li>Les Colfax ont vu de nombreuses tentatives romantiques de revivre à la campagne. Toutes ou presque se sont soldées par des échecs&nbsp;: commerce de planches à découper, un hôtel, une mise en conserves, un magasin bio, le magasin d’aliments pour animaux, la fabrique de cidre. Les vignobles semblaient faire exception, mais sans doute parce que ceux qui se lançaient en affaire le faisaient avec des fonds importants&nbsp;: «&nbsp;Dans le commerce du vin, vous finissez en général avec une petite fortune après y avoir investi une grande.&nbsp;» Dans la pratique, la vallée ne semblait pas capable de soutenir plus que 2 ou 3 quincailleries, 2 ou 3 stations-service et 1 ou 2 cafés. Les seuls qui avaient l&rsquo;air de prospérer étaient les agents immobiliers qui tiraient parti des fantasmes des néoruraux.</li><li>Un partenariat improbable avec une cheffe à la cuisine dédiée à un public snob améliora la situation financière de la famille. Au début, ce restaurant chic détonait compte tenu de la population locale de fermiers. Après plusieurs mois sans réelle clientèle, d’un seul coup, le restaurant fut découvert par son public d’écrivains, de critiques gastronomiques et autres gourmets de San Francisco et du reste du pays. Les Colfax approvisionnaient le restaurant en échange de repas gratuits. Le restaurant proposa à ses clients des logements pittoresques et recommanda la famille Colfax qui venait de construire une cabine à louer dans le ranch avec un petit-déjeuner de la ferme.</li><li>La cabine fut un immense succès. Malheureusement, l’expérience pouvait devenir pénible avec des clients curieux de leur mode de vie et qui les interrogeaient sur leur méthode d’enseignement et comment il avait réussi à envoyer leur fils aîné à Harvard.</li><li>La publicité générée par les articles de presse autour des prouesses de la famille a suscité l’intérêt du mouvement «&nbsp;homeschooling&nbsp;» pour l’éducation des enfants à la maison. Les Colfax se faisaient payer pour les appels de parents désireux d’en savoir plus sur leur méthode. De là est née l’idée d’écrire un livre sur le sujet.</li><li>La gentrification de la vallée n&rsquo;apportait pas que des désagréments. Par exemple, avec l&rsquo;arrivée de clients affluents, de nouveaux débouchés s&rsquo;offraient aux entreprises de la région.</li></ul><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2100</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;Livre « Comme des invitées de marque » de Léandre Bergeron</title><link>https://economierebelle.com/livre-comme-des-invitees-de-marque/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-comme-des-invitees-de-marque</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-comme-des-invitees-de-marque/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Sat, 07 Aug 2021 17:42:11 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Eduquer]]></category> <category><![CDATA[autosuffisance]]></category> <category><![CDATA[enseignement à la maison]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=996</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Léandre Bergeron, qui est par ailleurs l’auteur du Petit manuel d’histoire du Québec, nous partage les notes de son journal sur l’éducation de ses trois filles Déirdre, Phèdre et Cassandre. Dans Comme des invitées de marque, il illustre une version radicale de l’enseignement à la maison, où il ne demande jamais rien à ses&#8230; <a
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Tandis que ses parents le destinaient à la prêtrise, il leur annonça à 16 ans qu’il en avait assez du Juniorat.</p><p>Léandre Bergeron choisit d’étudier les Lettres, à la grande déception de ses parents. Il quitta son Manitoba natal pour une université catholique à Montréal, dans une province «&nbsp;plus catholique que le pape&nbsp;». Quelques mois plus tard, c’en était trop pour lui et il partit enseigner dans la campagne manitobaine.</p><p>Son expérience manitobaine avec des durs à cuire rétifs à toute forme d’éducation formelle ne fut pas plus concluante.</p><p>Il eut alors l’opportunité d’aller faire un doctorat en France sur Paul Valéry. Il fut frappé par la pédanterie des professeurs, les hiérarchies de l’université et par l’immobilisme de la société française.</p><p>De retour au Canada, Bergeron remarque que les choses bougent au Québec. Mais à nouveau, il ne s’intègre pas vraiment&nbsp;: les marxistes l’accusent d’être un agent de l’impérialisme américain, les nationalistes lui reprochent ses affinités anglophones.</p><p>En 1973, il quitte sa chaire universitaire au Québec pour ne pas être prisonnier du système et s’installe en Abitibi sur un terrain de 60 acres. Il passe les années suivantes à rebâtir la maison et ses dépendances, préparer la terre, bûcher son bois, élever des moutons, des chèvres, des poules, apprendre tous les métiers nécessaires au fonctionnement d’une ferme.</p><h3 class="wp-block-heading">Symbiose avec les enfants</h3><p>Trois filles vont naître dans cette ferme. Entourés par les animaux de la ferme, quoi de plus naturel que d’accoucher dans leur maison&nbsp;?</p><p>D’autre part, contrairement à l’hôpital, l’enfant qui naît à la maison n’est pas séparé de sa mère, il n’est pas nettoyé de sa graisse protectrice. En fait, plus l’enfant est en symbiose avec sa mère, et mieux il va se développer. Des études de Marcelle Gerber sur la relation fusionnelle entre la mère et le nouveau-né en Ouganda ont établi que certains bébés étaient capables de tenir assis avec la tête bien droite dès le deuxième jour.</p><p>Si cette relation est bonne pour l’enfant dans ces premières heures, elle devrait l’être également par la suite.</p><p>Chez les Bergeron, il n’a jamais été question de laisser pleurer une de leur filles. Au contraire, chacune d’entre elles a bénéficié d’un amour inconditionnel et sans contrepartie.</p><p>L&rsquo;approche des Bergeron a consisté à traiter leurs filles comme des invitées de marque. Demande-t-on à un invité de marque de faire la vaisselle&nbsp;? Est-ce qu’on crie sur un invité qui a renversé un verre de vin&nbsp;? Est-ce qu’on lui demande de se lever ou de se coucher à une heure précise&nbsp;? Jamais de la vie. A plus forte raison, pourquoi brimer un enfant qui ne connaît pas encore les conséquences de ses actes&nbsp;?</p><p>Léandre Bergeron est devenu artisan boulanger et copropriétaire d’un magasin d’alimentation naturelle. Ainsi, son mode de vie lui a permis de rester proche de ses filles et de les voir s’épanouir.</p><h3 class="wp-block-heading">Ne jamais rien forcer avec les enfants</h3><p>Du fait de leur relation privilégiée avec leur père, Déirdre, Phèdre et Cassandre abordaient avec lui toutes les questions qui les préoccupaient.</p><p>Léandre s’assurait de répondre, soit sur le champ soit un peu plus tard si ce n’était pas possible. Surtout, il s’abstenait d’étirer la réponse au-delà de ce qui intéressait l’enfant.</p><p>Jamais Léandre n’a évalué ou testé ses filles. Est-ce qu’on fait subir un interrogatoire un invité de marque&nbsp;? Certainement pas car ce dernier va se demander si vous avez un problème avec lui.</p><p>A force d’examens et d’interrogatoires, la confiance entre l’adulte et l’enfant va s’amenuiser et l’enfant risque alors de développer une tolérance pour l’agression des adultes. Il sera tellement habitué à réprimer sa colère vis-à-vis des demandes des adultes qu’il deviendra une proie facile entre des mains mal intentionnées.</p><p>Pour l’adulte, cette attitude suppose de «&nbsp;divorcer&nbsp;» du monde des adultes et de ses ententes tacites sur ce qu’on a le droit de faire aux enfants. &nbsp;L’enfant qu’on oblige à exécuter une tâche n’apprend rien, à part l’obéissance et son corollaire la frustration. L’obéissance c’est également l’aliénation, c’est-à-dire devenir autre que soi-même.</p><p>Ne vaut-il pas mieux savoir son enfant occupé à faire ce qu’il aime, courir, jouer ou s’amuser, que de faire une tâche où il serait à moitié absent. Si le cœur n’y est pas, comment peut-on faire du bon travail ?</p><p>En fait, l’expérience de Léandre lui a appris que moins on en demande aux enfants, plus ils en font. Lorsqu’on ne s’attend à rien d’eux, cela les libère des obligations débilitantes et surtout de ce fléau qu’est la culpabilité.</p><h3 class="wp-block-heading">L’école à la maison</h3><p>Léandre a essayé toutes sortes de formules pour instruire ses filles. Au début, il recréa une salle de classe à la maison, mais après quelques temps le cœur n’y était plus et les filles se pliaient à l’exercice juste pour faire plaisir à leur père.</p><p>Plutôt que de forcer l’apprentissage, Léandre préféra faire confiance à ses filles, les laisser apprendre toutes seules et découvrir le monde à leur rythme. Longtemps, le seul exercice d’écriture à la maison fut la rédaction de listes d’épicerie. Puis ce fut de petits messages entre elles et leur père ainsi que de la correspondance avec les amis.</p><p>A 5 ans, Déirdre a exprimé le souhait d’aller à l’école. La maternelle lui a plu, mais l’expérience fut tout autre en première année. Elle perdit son sourire. Sa maîtresse voulait à tout prix lui imposer ses méthodes pédagogiques. Déirdre rentrait à la maison les yeux rougis et la rage au ventre.</p><p>Après quelques jours à la maison, Déirdre voulait retourner voir son amie de l’école. En effet, ses sœurs étaient encore trop jeunes pour jouer avec elle. Léandre s’installa une semaine à l’arrière de la salle de classe pour observer le régime imposé aux enfants et l’art qu’on mettait à leur faire perdre l’envie d’apprendre. Il ne fut alors plus question de laisser sa fille dans cet endroit à endurer ça.</p><p>De retour à la maison, Déirdre dut réapprendre la liberté et le goût des petites choses qui rende la vie précieuse. La déscolarisation de Déirdre impliquait de rencontrer un fonctionnaire de la commission scolaire, puis un suivi régulier par une conseillère pédagogique qui évaluerait ses progrès en français, mathématiques et sciences de la nature.</p><p>Léandre réalisa qu’il suffisait de 15 minutes par jour, trois ou quatre fois par semaine pour que Déirdre sache ce qu’elle avait à savoir. A la suite d’une proposition d’une amie d’Ottawa, Déirdre fut envoyé dans une école Waldorf anglophone. Cela avait aussi l’avantage de retirer définitivement Déirdre de la liste de la commission scolaire de Rouyn-Noranda.</p><p><strong>Léandre ne fit plus l’erreur d’inscrire ses deux autres filles à la commission scolaire, ce qui leur évita les contrôles pédagogiques</strong> qu’avait dû subir Déirdre.</p><p>Les parents sont tellement endoctrinés par l’école que la déscolarisation est un processus lent et difficile. Même ceux qui font l’enseignement à la maison ont tendance à reproduire les schémas destructeurs de l’école.</p><h3 class="wp-block-heading">La relation avec les adultes</h3><p>Léandre n’a jamais appris la politesse à ses filles, du moins pas directement. S’il lui arrivait de les bousculer sans le faire exprès, il s’excusait immédiatement comme il l’aurait fait avec un adulte. Le simple exemple de son comportement a fait d’elles des adolescentes très polies.</p><p>Cassandre avait une drôle d’habitude de lécher ses assiettes à la manière d’un chien. Léandre laissa faire. Après tout quel mal y avait-il là-dedans ? Sa mère fit tout de même remarquer&nbsp;: «&nbsp;Tu ne ferais pas ça devant de la visite&nbsp;?&nbsp;» et Cassandre de répondre&nbsp;: «&nbsp;Bien voyons. J’ai le sens des convenances&nbsp;!&nbsp;»</p><p>Le grand air de la campagne rendait possible beaucoup d’activités en extérieur, y compris en hiver&nbsp;: patin à glace sur le lac gelé, ski, raquettes, traineau à chien. Les chevaux de trait de la ferme fournissaient l’occasion d’inoubliables sorties et les animaux de la ferme sont sources d’enseignements et d’émerveillement. Les filles préparaient des gâteaux décoratifs pour les salons ou foires organisées par la municipalité. Les fêtes d’Halloween et de Noël furent l’objet d’intenses préparations&nbsp;pour les déguisements, les décorations, les cartes et les cadeaux.</p><p>Les filles accompagnaient souvent les sorties pour affaires de Léandre. Elles prenaient plaisir à écouter les conversations d’adultes et à comprendre leurs préoccupations. Par la suite, elles posaient des questions sur les sujets abordés&nbsp;: «&nbsp;Que fait le gouvernement pour aider les producteurs&nbsp;? Qui contrôle les marchés&nbsp;?&nbsp;».</p><p>Déirdre commença à s’occuper du magasin d’alimentation à 13 ans. En plus d’apprendre les ficelles du métier, de la gestion du stock en passant par les commandes, elle fut confrontée à la clientèle qui a toujours son quota de tordus. Après des expériences déplaisantes, elle réalisa que certains traînent avec eux leurs problèmes et cherchent à profiter des plus faibles. Encouragée par son père, elle apprit à mieux contrôler son indignation et ses larmes.</p><p>La mère de Léandre passa ses derniers mois auprès de son fils et de ses petites filles au lieu de finir ses jours dans un hôpital. Ce sont les filles qui lavèrent le corps avant l’enterrement.</p><h3 class="wp-block-heading">Différences dans le développement par rapport aux autres jeunes</h3><p>Un des principaux problèmes de l’école est qu’elle enseigne aux enfants à se méfier de leurs parents et à intégrer le monde des «&nbsp;ados&nbsp;», des semi-orphelins livrés à eux-mêmes.</p><p>Déirdre observa le cirque des adolescents du même âge qu’elle. Les autres jeunes semblaient chercher des compensations émotives&nbsp;: «&nbsp;L’affection, il faut que ça soit gratuit, pas pour en avoir en retour comme si on est deux en manque&nbsp;». Pour elle, il semblait difficile de trouver un gars qui se tienne debout et qui ne soit pas juste intéressé à boire ou fumer du pot.</p><p>Une des surprises de l’éducation libre qu’ont eu les filles Bergeron est le développement d’une incroyable force physique. Par exemple, Déirdre était capable de monter des escaliers avec 40kg de farine sous chaque bras. Notons également qu&rsquo;aucune des trois sœurs n&rsquo;a jamais reçu aucun vaccin.</p><p>Les filles Bergeron étaient aussi beaucoup moins susceptibles aux addictions&nbsp;: télévision, jeux vidéo, alcool, sexe et drogues que les jeunes de leur génération.</p><p>Par exemple, pour ce qui concerne la télévision, Léandre n’a pas voulu en interdire l’accès à ses filles. Selon lui, ce sont les interdits et la surveillance constante, qui poussent les enfants vers des refuges comme la télévision. D’une certaine manière, le temps passé par ses filles devant la télé lui servait à voir si elle avait un manque à combler.</p><p>En pratique, elles avaient mieux à faire que de regarder la télévision et ne passaient pas plus de 30 minutes par jour à la regarder. En fait, Léandre observa que c’était lorsque Déirdre allait à l’école qu’elle passait le plus de temps devant&nbsp;!</p><h3 class="wp-block-heading">Une journée typique dans la famille Bergeron</h3><p>Très tôt le matin, Phèdre qui est plus matinale que les autres commence à écrire son journal, puis s’installe dans un sofa pour lire un livre. Plus tard, les autres la rejoignent, mangent un morceau et prennent aussi un livre.</p><p>Tandis que Léandre pétrit son pain et le met au four dans sa cuisine (en infraction avec les règlements du MAPAQ), il fait la dictée à ses filles ou des maths. Le texte est choisi par les filles qui le lisent attentivement. Lorsqu’elles sont prêtes, Léandre dicte puis leur remet le texte pour qu’elles corrigent elles-mêmes. Puis, il relit tout haut leurs copies pour voir si tout a bien été corrigé.</p><p>Ensuite, c’est le tour des verbes à tous les temps. Elles choisissent leurs verbes à nouveaux puis consulte le Bescherelle en cas de doute. Parfois, elles préfèrent faire des maths&nbsp;: additions, soustractions, multiplications, division et un peu de géométrie.</p><p>Puis vient le moment de s’occuper des animaux de la ferme. Phèdre et Cassandre s’occupent quant à elles de leurs chevaux d’équitation.</p><p>Phèdre prépare ensuite des bagels et Cassandre roule la pâte à pita. Quand le tout est cuit, la famille transporte les pains et autres croissants au magasin d’alimentation où Déirdre est déjà présente. Puis direction l’épicerie où les emplettes sont complétées manu militari.</p><p>L’après-midi est déjà planifié : écriture d’une lettre à une amie, promenade en raquettes, randonnée à cheval, puis lecture de <em>Tom Sawyer</em>. Le soir : retour auprès des animaux. A son retour, Déirdre raconte les aventures de la journée au magasin.</p><p>A table, au souper, si aucune sortie nocturne au théâtre ou au cinéma n’est prévue, la famille discute de quel film visionner à la télévision, de préférence un film mettant en valeur le courage&nbsp;: Braveheart, Gandhi, Le Compte de Monte Cristo.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">996</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;Livre « La ferme impossible » de Dominic Lamontagne</title><link>https://economierebelle.com/livre-la-ferme-impossible-de-dominic-lamontagne/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-la-ferme-impossible-de-dominic-lamontagne</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-la-ferme-impossible-de-dominic-lamontagne/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Wed, 31 Mar 2021 02:14:24 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Devenir résilient]]></category> <category><![CDATA[autosuffisance]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=567</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre « La ferme impossible » de Dominic Lamontagne dresse un constat amère de l&#8217;agriculture artisanale au Québec. La province suit le même modèle productiviste en vigueur dans la plupart des pays occidentaux. Mais Québec rend la tâche d&#8217;un néo-agriculteur encore plus difficile qu&#8217;ailleurs. L&#8217;approche entrepreneuriale défendue par l&#8217;auteur est, on ne peut plus cohérente.&#8230; <a
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href="https://economierebelle.com">Economie rebelle</a>.</p> ]]></description> <content:encoded><![CDATA[<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2><p>Le livre « La ferme impossible » de Dominic Lamontagne dresse un constat amère de l&rsquo;agriculture artisanale au Québec. La province suit le même modèle productiviste en vigueur dans la plupart des pays occidentaux. Mais Québec rend la tâche d&rsquo;un néo-agriculteur encore plus difficile qu&rsquo;ailleurs.</p><p>L&rsquo;approche entrepreneuriale défendue par l&rsquo;auteur est, on ne peut plus cohérente. Pour un producteur artisanal qui valorise son produit, cela n&rsquo;a aucun sens de participer au système pour mêler un produit de qualité avec les produits inférieurs des gros producteurs. Et pourtant, l&rsquo;administration et le syndicat ne lui laisse pas vraiment d&rsquo;options.</p><h2 class="wp-block-heading">Points clés à retenir</h2><h3 class="wp-block-heading">État des lieux</h3><p>Le mode d’organisation de l’agriculture au Québec a pour effet de donner un monopole au syndicat de l’Union des Producteurs Agricoles. Un grand pouvoir est ainsi délégué à ce syndicat pour imposer des règles qui ne sont pas nécessairement alignées avec l’intérêt du public.</p><p>Le dispositif actuel, outre le fait qu’il octroie l’exclusivité de l’approvisionnement des supermarchés à une poignée de gros producteurs, empêche l’émergence d’une agriculture entrepreneuriale et à taille humaine.</p><p>Une petite ferme de quelques vaches ou quelques centaines de poules coûte des centaines de milliers de dollars en permis et en infrastructure. La vente de lait cru est prohibée par le gouvernement canadien. L’abattage à la ferme est interdit par la MAPAQ (Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec). Il n’en pas toujours été ainsi. En 1950, 75% des fermes québécoises étaient artisanales.</p><h3 class="wp-block-heading">Historique</h3><p>Dans les années 40, l’UCC (Union des Cultivateurs Catholiques) qui est l’ancêtre de l’UPA, s’organise selon le modèle qui s’impose dans les autres provinces et les autres pays, celui de la mise en marché collective.</p><p>Un plan conjoint est établi par les producteurs d’un produit donné pour s’entendre sur les caractéristiques et le prix, dont une partie financera les activités du syndicat, y compris les activités de contrôle. Une fois entériné, le plan conjoint a force de loi. Le problème avec cette organisation est qu’elle marginalise l’agriculteur qui voudrait procéder différemment.</p><p>Cette organisation s’est solidifiée dans les années 60 par la Loi des marchés agricoles du Québec qui s’appelle aujourd’hui Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche.</p><p>Là où le bât blesse, c’est que cette loi vient limiter la capacité d’association et d’organisation de producteurs indépendants, notamment dans des coopératives. Par exemple, des producteurs de maïs qui souhaiteraient s’associer pour transformer leur produit ne seraient pas libres de le faire en pratique puisque l’achat et la vente du maïs se ferait obligatoirement à travers le syndicat.</p><p>Quel est donc l’intérêt de s’associer si de toute façon il y a un autre intermédiaire obligé&nbsp;? Cela est peut-être une des causes du déclin des coopératives agricoles.</p><p>L’instauration de quotas à la fin des années 60 a institué des barrières à l’entrée insurmontables pour un nouvel entrant. Initialement, ces quotas étaient fournis gratuitement ou à faible coût, mais ils sont hors de prix aujourd’hui, un peu sur le modèle des médaillons de taxi. Alors qu’au reste du Canada, la valeur du quota représente 10% de la valeur marchande d’une ferme, celui-ci est de 30% au Québec et monte jusqu’à 60% pour une ferme laitière.</p><p>Une étape supplémentaire a été franchie avec la loi sur les producteurs agricoles qui régit l’accès à la «&nbsp;profession&nbsp;» d’agriculteur. Le contrôle de la profession est assuré par un unique syndicat (UPA) de façon exclusive selon les termes de la loi.</p><p>Si un agriculteur québécois veut profiter des aides gouvernementales et du remboursement des taxes foncières, il est obligé d’être syndiqué à l’UPA et de payer la cotisation&nbsp;!</p><p>Un fermier qui voudrait commercialiser un pâté au poulet maison aurait affaire à 7 plans conjoints distincts… L’effet de ces mesures a donc été une spécialisation accrue des producteurs.</p><p>Le système des quotas canadiens qui porte sur les œufs (1972), le poulet (1978) et le lait (1996) a une visée protectionniste. Elle ne limite pas seulement toute forme de concurrence, elle crée des incitations contre-nature. Un producteur qui voudrait accroître ses parts de marché ne peut le faire qu’en achetant les quotas d’un «&nbsp;concurrent&nbsp;», ce qui a pour effet de concentrer encore plus la production au sein des mêmes familles.</p><p>La loi 85 a consacré l’UPA comme un acteur incontournable. Certains agriculteurs contestaient être des producteurs agricoles et certains producteurs agricoles revendiquaient le droit à la libre entreprise afin de ne pas payer la cotisation à l’UPA. Or voilà que l’Etat québécois, premièrement offre le remboursement des taxes foncières aux agriculteurs, et deuxièmement le conditionne au paiement des cotisations à l’UPA qui est un groupe de pression et d’intérêt privé.</p><h3 class="wp-block-heading">Début de remise en question</h3><p>Le rapport Pronovost (2008) a amorcé une nouvelle dynamique. Selon ce rapport, l’agriculture québécoise est devenue une place forte incapable d’innover et de se renouveler. Ce rapport recommande la pluralité de l’agriculture y compris au niveau syndical. Mais le rapport restera lettre morte.</p><p>Le rapport Saint-Pierre (2009), quant à lui, met en évidence un des effets pervers des aides gouvernementales, principalement l’ASRA (Assurance Stabilisation des Revenus Agricoles). En réalité, ces transferts de centaines de millions de dollars des contribuables vers les plus gros producteurs de la province sécurisent les deux tiers de leurs revenus. Les producteurs ne sont donc pas incités à adapter leur offre à la demande en quantité, qualité et variété, mais à produire le plus possible.</p><p>Il faut ajouter de plus que les bases de calcul pour les aides gouvernementales sont biaisées. En effet, les fermes les plus efficientes n’y participent pas, ce qui fait monter mécaniquement la moyenne des coûts dans l’échantillon sondé et augmentent indirectement leurs aides&nbsp;!</p><p>Les gouvernements successifs ont enterré ces rapports et leurs conclusions les plus intéressantes (et les plus clivantes) pour ne surtout rien changer. Le gouvernement Marois se contente de promouvoir un «&nbsp;label de provenance&nbsp;» à grands renforts de publicités. De plus, il existe une confusion entre le label «&nbsp;Aliments du Québec&nbsp;» et «&nbsp;Aliments préparés au Québec&nbsp;».</p><h3 class="wp-block-heading">Oeufs, poulets et lait</h3><p>Ce n’est pas par hasard que les œufs, les poulets et le lait font l’objet de quotas. Un entrepreneur qui voudrait démarrer commencerait logiquement par ces produits car ils ne nécessitent pas des terres fertiles ni de gros investissements. Ces produits sont en théorie très rapidement rentables puisque les pâturages, et les insectes ou petits animaux qui y vivent sont capables de nourrir des poules et quelques vaches.</p><p>Cependant, nul n’a le droit de produire du lait, des œufs ou des poulets sans acquérir des quotas de production. Voici les tarifs en vigueur en 2015&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>25000$ par vache</li><li>100$ environ par poulet</li><li>285$ par poule pondeuse, avec minimum de 100 poules</li></ul><p>En pratique, vous ne pouvez pas racheter le quota au détail pour seulement deux vaches. Vous devez obtenir les quotas de production d’une autre ferme, qui en moyenne inclut une cinquantaine de vaches. Pour les poulets, la situation est pire puisque la vente de quota a été suspendue indéfiniment par la Fédération. Vous avez néanmoins le droit à 100 poulets ou poules pondeuses hors quotas à une même adresse. Pour les poules pondeuses, il n’y a pas non plus de nouveaux quotas et il vous faudra racheter une ferme spécialisée pour en obtenir (moyenne de 35000 poules). De surcroît, vous ne pourrez pas vendre vos produits au marché du village. Vous êtes obligés de passer par un poste de classification pour lavage et tamponnage. Par contre, vous pouvez vendre vos œufs sur site.</p><p>Le résultat de cette politique&nbsp;? L’impossibilité de posséder une petite ferme polyproductrice qui transforme le lait de vache, le poulet et les œufs.</p><h3 class="wp-block-heading">Les contraintes du producteur artisanal</h3><p>Les agents du MAPAQ ont pour principale fonction de vérifier la salubrité des installations des producteurs qui se sont vus octroyés un permis du ministère. Ils ne voient les producteurs artisanaux que comme une étape intermédiaire jusqu’à la grosse entreprise, alors que c’est souvent une fin en soi. Il est plus facile pour eux d’inspecter une usine de fabrication que de nombreux artisans dont les procédés sont non standardisés et innovants. Lors de leurs inspections, ils ne vont pas s’attarder à la qualité gustative du produit transformé, mais plutôt à la revue d’une liste de contrôle sur d’éventuelles infractions&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Température des aliments</li><li>Chaîne du froid</li><li>Résilles pour les cheveux</li></ul><p>La cuisine personnelle n’est pas acceptée non plus au-delà de 100kg de produit transformé par mois et pour une période de rodage.</p><p>A noter&nbsp;: une modification de 2013 au règlement de la Loi sur les produits alimentaires donnerait une dérogation pour un producteur d’œufs de moins de moins de 300 poules qui peut classer lui-même ses œufs.</p><p>La tendance dans les autres provinces canadiennes est à l’augmentation des limites de poules pondeuses et de poulets du fait du développement de l’agriculture biologique ou raisonnée. En Europe, s’il existe des quotas laitiers depuis les années 80 dont les tarifs sont très en deçà de ceux au Québec, il n’y a rien de tels pour les œufs et les poulets.</p><p>Bon à savoir&nbsp;:</p><ul
class="wp-block-list"><li>La loi interdit toute forme d’abattage à l’extérieur d’un abattoir dûment reconnu</li><li>Il est légal, mais fortement déconseillé, d’abattre un animal chez soi pour sa consommation (mais pas pour quelqu’un d’autre)</li><li>Il est illégal de faire commerce ou le don du lait cru, partout au Canada. Mais un producteur et sa famille peuvent le consommer.</li><li>Pour préparer des pâtés de poulet, l’artisan devra&nbsp;:<ul><li>Payer 600$ pour faire abattre ses 100 poulets dans un abattoir certifié</li></ul><ul><li>Avoir une 2<sup>ème</sup> cuisine dédiée (50000$)</li></ul><ul><li>Obtenir un «&nbsp;permis de préparation générale&nbsp;» du MAPAQ de 306$/an</li></ul><ul><li>Obtenir un «&nbsp;permis de garder chaud ou froid&nbsp;» du MAPAQ de 285$/an</li></ul></li></ul><h2 class="wp-block-heading">Commentaires</h2><p>En protégeant l&rsquo;agriculture québecoise et canadienne contre l&rsquo;agriculture des autres pays, le système a également fermé celle-ci à la concurrence et à l&rsquo;innovation. L&rsquo;exemple de Dominic Lamontagne nous fait penser à l&rsquo;adage : «&nbsp;l&rsquo;homme raisonnable s&rsquo;adapte au monde, d&rsquo;où il vient que les seuls progrès sont le fait des hommes déraisonnables. » Non pas que M. Lamontagne soit déraisonnable dans ses revendications, mais il s&rsquo;expose à toutes sortes de déconvenues avec les autorités et certains groupes privés.</p><p>The post <a
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xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">567</post-id> </item> <item><title>&#11088;&#11088;&#11088;&#11088;Livre « Going Off The Grid » de Gary R. Collins</title><link>https://economierebelle.com/livre-going-off-the-grid-de-gary-r-collins/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=livre-going-off-the-grid-de-gary-r-collins</link> <comments>https://economierebelle.com/livre-going-off-the-grid-de-gary-r-collins/#respond</comments> <dc:creator><![CDATA[Khalid Lyoubi]]></dc:creator> <pubDate>Thu, 25 Mar 2021 02:11:04 +0000</pubDate> <category><![CDATA[Devenir résilient]]></category> <category><![CDATA[autosuffisance]]></category> <category><![CDATA[livre]]></category> <guid
isPermaLink="false">https://economierebelle.com/?p=507</guid><description><![CDATA[<p>Introduction Le livre « Going Off The Grid » qu&#8217;on pourrait traduire par « Propriétés isolées » de Gary R. Collons donne quelques conseils sur comment acheter une propriété isolée et sélectionner un entrepreneur pour les travaux. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un livre théorique puisque l&#8217;auteur nous parle de sa propre expérience et des compromis qu&#8217;il faut faire pour&#8230; <a
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class="wp-block-list"><li>Sélectionnez 5 zones qui répondent à vos critères (climat, caractéristiques du terrain, impôts locaux, lois, etc.)</li><li>Utilisez un site Web d’annonces immobilières pour vous faire une idée des prix et de la taille des terrains</li><li>Partez en vacances pour visiter les environs</li><li>Faites d&rsquo;abord vos propres recherches avant de contacter un agent immobilier</li><li>La meilleure façon de vous faire votre opinion est de visiter les environs en autos quelques jours</li></ul><p>Les lots exploités pour le bois peuvent être intéressants car les sociétés forestières font des coupes sélectives sur les arbres et vendent les terres nues. De plus, la société forestière prépare généralement un site pour stocker les troncs. Il s’agit souvent du site le plus approprié pour construire une maison (terrain plat, accessible, etc.). Cela facilite la vie de l&rsquo;acheteur. De plus, la zone est débarrassée des arbres et des routes ont été construites pour accéder au site.</p><p>Les lignes de transmission électriques ne sont pas nécessairement des points négatifs. En effet, le service public a l&rsquo;obligation d&rsquo;entretenir les routes donnant accès aux lignes et vous pourrez les utiliser pour vous rendre chez vous.</p><p>Vérifiez toujours les codes du bâtiment de votre ville / zone rurale avant de faire quoi que ce soit. En particulier, vous devez faire attention à l&rsquo;évacuation des eaux usées. Vos voisins apprécieront. Il existe de nombreuses restrictions sur l&rsquo;endroit où vous pouvez placer un champ sceptique. En particulier, il n&rsquo;est généralement pas permis de construire une structure au-dessus du champ sceptique. Le champ sceptique devrait en théorie être situé un peu plus bas que la maison pour bénéficier de la gravité. L&rsquo;alternative la plus coûteuse est un système sceptique avec distribution de pression (5000 $) lorsque la gravité n&rsquo;est pas suffisante ou que la ville / zone rurale le rend obligatoire. Notez que les entrepreneurs gagneront beaucoup plus d&rsquo;argent sur de tels systèmes…</p><h3 class="wp-block-heading">Recruter un entrepreneur</h3><p>L&#8217;embauche d&rsquo;entrepreneurs pour construire votre propriété hors réseau sera la partie la plus difficile de votre projet. Voici l&rsquo;état d&rsquo;esprit du mauvais entrepreneur: le gars qui séchait les cours au lycée. Quand il venait en cours, il roupillait au fond de la classe. Il adorait aller à toutes les fêtes… Mais curieusement, il lui manquait toujours son portefeuille au moment de payer la note. Il n&rsquo;a jamais lu un livre d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre. A cause de sa mauvaise éthique de travail, il s’est fait virer de tous les emplois payés au salaire minimum. Après s’être finalement fait jeter à la porte par les amis qui l’hébergeaient encore, il ne lui reste la seule chose à faire: devenir ouvrier dans l’industrie de la construction. Vous n&rsquo;avez besoin d&rsquo;aucune compétence et pouvez être renvoyé de nombreuses fois sans aucune conséquence. Ce type de personnes a également tendance à avoir des problèmes avec la drogue et/ou l&rsquo;alcool.</p><p>Sur un chantier, l&rsquo;entrepreneur général ou maitre d’œuvre est le responsable. Il peut avoir des employés ou engager des entrepreneurs indépendants. Pour les travaux spécialisés (toiture, électricité), il embauchera un sous-traitant. Si tout est fait dans les règles de l’art, il sera assuré pour le travail de son équipe, entrepreneurs indépendants et sous-traitants. Vérifiez auprès des autorités locales pour évaluer s’il est facile ou non d’obtenir un agrément pour devenir entrepreneur général.</p><p>Si vous êtes coincé avec un mauvais entrepreneur parce que personne d&rsquo;autre n&rsquo;est disponible, renvoyez-le dès que possible. Voici quelques conseils pour le gérer en attendant afin de minimiser les risques :</p><ul
class="wp-block-list"><li>Faîtes tout par écrit</li><li>Assurez-vous que toutes les offres de travaux contiennent un plafond de coût&nbsp;: « pas plus élevé que…»</li><li>Obtenez une attestation de lui et de ses sous-traitants afin d’éviter les hypothèques de construction sur votre propriété</li><li>Achetez vous-même tous les matériaux</li><li>Établissez un calendrier prédéterminé pour les travaux à effectuer</li><li>Payez pour le travail seulement une fois qu’il est terminé</li><li>Gardez constamment l’œil sur lui lorsqu’il travaille</li><li>Évitez de discuter avec lui en dehors du cadre du projet</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Bons entrepreneurs, mauvais entrepreneurs</h3><p>Les mauvais entrepreneurs commencent généralement en donnant bonne impression, de sorte que vous baissez la garde. Les bons entrepreneurs maintiennent la qualité de leur travail tout du long pour obtenir des références. Les mauvais entrepreneurs adorent les clients qui viennent d’ailleurs ! Dans les petites communautés, personne ne va en dire du mal car ils savent que cela peut leur retomber dessus.</p><p>Le moyen le meilleur et le plus fiable de trouver un bon entrepreneur est par recommandation. Trouvez qui chez les locaux a récemment fait construire une maison ou fait des travaux de rénovation. S&rsquo;ils ont eu une mauvaise expérience, ils ne vous donneront pas le nom. S&rsquo;ils ont eu une bonne expérience, ils vous donneront volontiers le nom de l&rsquo;entreprise ou de l&rsquo;entrepreneur. Si cela ne fonctionne pas, vous pouvez essayer dans les magasins de matériaux de construction du coin. Appelez-en quelques-uns et voyez si un nom est mentionné plusieurs fois. C&rsquo;est un bon signe mais pas aussi bon que la recommandation, car ils vous diront qui est le plus occupé, pas qui est le meilleur.</p><p>Vous devrez ensuite obtenir des devis de ces entrepreneurs sélectionnés. Restez sur vos gardes dans ces situations :-</p><ul
class="wp-block-list"><li>Estimation manuscrite</li><li>Facturation du temps pour faire un devis</li><li>Manque de détails sur les matériaux et les coûts pour chaque phase du projet</li></ul><p>Essayer d’obtenir au moins 3 devis de 3 entrepreneurs différents. Ne partagez jamais les détails du devis d&rsquo;un entrepreneur avec un autre.</p><p>Caractéristiques d&rsquo;un bon entrepreneur:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Fournit tout par écrit</li><li>Ne commencera pas ou n&rsquo;acceptera pas de dépôt tant que tout n&rsquo;est pas convenu dans un contrat</li><li>Le contrat se lit comme un document juridique approprié et inclut les éventuelles contingences</li><li>Très organisé et professionnel</li><li>Ses nouveaux projets se font principalement par référence</li><li>Fait beaucoup de projets locaux</li><li>Fournira des références sans que vous n’ayez à lui demander</li><li>Est réactif et ponctuel</li><li>Est bien connu (et dans le bon sens) dans la communauté</li><li>Répond à votre appel téléphonique rapidement</li><li>Il n’est pas forcément en mesure de commencer demain car il a déjà plusieurs semaines ou mois de travail de cédulé</li><li>A une licence. Son numéro se trouve sur sa fourgonnette et sa carte de visite.</li><li>Est assuré à la fois pour l’invalidité et la responsabilité civile</li><li>Est cautionnable ou mieux encore cautionné (protection du client s&rsquo;il est incapable de terminer)</li><li>Est disposé à montrer que sa police d&rsquo;assurance est à jour</li><li>Possède un portfolio de travaux antérieurs</li></ul><p>Prenez votre temps pour embaucher et soyez prompt à licencier.</p><h3 class="wp-block-heading">Respectez les règles applicables</h3><p>Respectez les règles en matière de permis:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Moins de stress</li><li>Les propriétés en règle se négocient à un meilleur prix</li><li>Des inspections régulières vous permettent de détecter les erreurs et de les corriger rapidement</li><li>Les mauvais entrepreneurs peuvent être éliminés en faisant revérifier leur travail</li></ul><p>Lors de l&rsquo;achat d&rsquo;une propriété rurale, vérifiez les permis, même pour les structures énergétiques alternatives. Prenez votre temps: 3 à 5 ans.</p><p>Lors de la détermination de la taille de votre maison, vous devez tenir compte de la possibilité de la revendre pour quelque raison que ce soit. Ainsi, votre maison ne doit pas être trop petite ou trop grande. Les petits projets ne sont pas plus coûteux que les plus grands, bien que le coût pour amener les matériaux et obtenir les permis sera plus élevé par mètre carré. Pour être honnête, la plupart des entrepreneurs ne sont pas intéressés par les petits projets, cela ne vaut tout simplement pas la peine pour eux et ils essaieront donc de facturer plus. Pour réduire le coût du projet, vous pouvez acheter les matériaux directement. Vérifiez que vous pouvez retourner le supplément et conserver les factures.</p><h3 class="wp-block-heading">Énergie</h3><p>Une installation micro-hydraulique devra très certainement être inspectée et autorisée. Cependant, c&rsquo;est une source plus fiable que l&rsquo;énergie solaire ou éolienne. La combinaison parfaite serait: un terrain isolé, avec de superbes vues et un système hydroélectrique. Mais c&rsquo;est presque impossible à trouver. Notez également que dans certaines régions, un ruisseau pourrait signaler la présence d’insectes. La géothermie est probablement la technologie du futur, pour le chauffage et le refroidissement mais aussi pour l&rsquo;électricité. Les zones volcaniques offrent les meilleures possibilités, tandis que les régions surélevées sont les moins propices. Le coût est le double de celui de l&rsquo;énergie éolienne ou solaire, soit environ 35 000 $.</p><p>Les systèmes d&rsquo;énergie de secours sont indispensables. Le code du bâtiment peut l&rsquo;exiger. Vous pourriez avoir de mauvaises choses avec votre système énergétique alternatif. Un générateur utilisé uniquement pour les outils électriques est insuffisant. Considérez plutôt un générateur à propane.</p><p>Construire une remise pour le tableau électrique est un excellent moyen de démarrer et de prototyper votre projet:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Agit à la fois comme un hangar électrique et un hangar de stockage</li><li>Il ne nécessite généralement pas de permis de construire (selon la taille)</li><li>L&rsquo;onduleur est bruyant. Vous ne le voulez pas près de vous</li><li>Les batteries au plomb libèrent de l&rsquo;hydrogène et de l&rsquo;oxygène, ce qui constitue un danger</li><li>Vous pouvez utiliser la structure comme modèle pour votre structure d&rsquo;habitation principale</li><li>Vous pouvez monter des panneaux solaires dessus (pensez à l&#8217;emplacement et à l&rsquo;orientation du toit avant)</li><li>C&rsquo;est un excellent moyen mettre vos outils à l&rsquo;abri des voleurs</li></ul><p>Dans les petites collectivités, les gens savent ce que vous faites. Si vous laissez vos outils à portée de main, quelqu&rsquo;un les ramassera.</p><p>Soyez prudent lorsque vous choisissez un électricien. Certains prétendront avoir de l&rsquo;expérience dans les systèmes hors réseau alors qu&rsquo;ils n&rsquo;en ont pas.</p><p>Quelques astuces:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Utilisez des appareils fonctionnant au propane</li><li>Installer des éclairages à LED</li><li>Achetez le réfrigérateur le plus petit et le plus efficace qui existe</li><li>Installez des fenêtres et des puits de lumière pour un maximum de lumière naturelle</li><li>Assurez-vous que votre maison est correctement isolée</li><li>Si vous partez de zéro, envisagez une conception de maison solaire passive</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Les communications</h3><p>Dans les zones rurales, il y a probablement une compagnie de téléphonie cellulaire qui a une meilleure couverture que l&rsquo;autre. Lorsque le signal est faible, vous pouvez utiliser un amplificateur de signal. Pour ce qui concerne les systèmes de sécurité dans des endroits isolés, un système de caméra basé sur un réseau cellulaire sera plus fiable que des systèmes basés sur Internet.</p><p>Pour ce qui est d’Internet, le service par satellite est probablement la solution par défaut dans de nombreux cas. Il est important de noter que la qualité de service est inversement proportionnelle au nombre d&rsquo;abonnés à un « nœud » particulier du fournisseur. Ce sera toujours meilleur que rien si vous n’avez pas d’autres options.</p><h3 class="wp-block-heading">Le financement</h3><p>Les institutions financières ne financeront tout simplement pas les propriétés hors réseau. Mais une fois que la maison est terminée, à condition que vous ayez tout fait selon les règles, vous pourriez obtenir une marge de crédit hypothécaire.</p><h3 class="wp-block-heading">Types de construction</h3><p>Le facteur clé dans un projet de construction hors réseau est l&rsquo;efficacité énergétique. Types de constructions:</p><ul
class="wp-block-list"><li>Construction à charpente de bois</li><li>Construction en ballots de paille</li><li>Construction en rondins</li><li>Parpaing / bloc vert isolé</li></ul><p>Outils à main: ensemble / trousse d’outils du propriétaire.</p><p>Outils électriques portatifs:</p><ul
class="wp-block-list"><li>perceuse-visseuse</li><li>perceuse à percussions</li><li>scie sauteuse</li><li>scie circulaire</li><li>scie à onglets</li><li>meuleuse</li></ul><p>Home Depot propose des cours gratuits sur l&rsquo;utilisation des outils.</p><p>Outils de jardin:</p><ul
class="wp-block-list"><li>pelle à creuser</li><li>tarière à poteau</li><li>râteau en acier</li><li>hache</li><li>brouette</li></ul><h3 class="wp-block-heading">Sécurité</h3><p>Vous allez avoir des voisins et ils voudront vous connaître. Le portail est la première chose à sécuriser. Vous voulez que les voleurs passent le plus de temps possible à essayer de passer le portail. En ce qui concerne les caméras de sécurité, utilisez des caméras de chasse reliées au cellulaire ou à l’ordinateur. Ces caméras résistent aux intempéries, peuvent être montés sur les arbres et sont difficiles à repérer. Utilisez des piles au lithium longue durée. Notez que les voleurs aiment voler ces caméras, il faut donc trianguler : installez 3 caméras chacune pointant vers la suivante, la zone d&rsquo;intérêt étant le centre de ce triangle.</p><p>The post <a
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